‹ Prodrome de la classification des reptiles ophidiensChapitre 63 sur 67 · DS · texte numérisé non relu

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G. V. Cerastes, Wagler. — Narines planes ; sourcils saillants, écailleux ou tuberculeux ; tête recouverte d’écailles entuilées. 4. C. Ægyptiacus, Hasselquitz.—Schlegel, t, Il, p. 585 ; Vipera. 2. C. lophophrys, G. Cuvier. Schlegel, t. II, p. 582, n° 3 ; Vipera cornuta.

3. C. Persicus, nobis. — Espèce nouvelle de la Perse; M. Aucher-Éloy.

G. VI. Ecnis, Merrem. — Urostégés en rang simple ; vertex écailleux.

4. E. frænata, nobis. — D'Égypte, par M. Bové. Echis arenicola, Boié.

SECONDE Famicce. Les CROTALIENS.

CARACTÈRES ESSENTIELS. Serpents Solénoglyphes à fossettes, ou éxcavations creusées entre les yeux et les narines.

Ce nom, emprunté à celui d’un genre particulier et que nous avons assigné à la famille, est destiné à remplacer celui de Bothrophides que lui avait donné M. Fitzinger, pour indiquer le caractère essentiel qui nous a servi également, afin de rapprocher les sept genres principaux. [ci, les fossettes sont des organes particuliers, qui paraissent importants par leur situation constante et par leur structure anatomique, quoique leur fonction ne soit pas connue. Nous avons préféré le nom de Crotaliens, comme nous avions adopté celui de Vipériens, à cause de la grande analogie avec le genre principal, qui comprend les Serpents à sonnettes, dont l'existence scientifique est depuis longtemps admise, et qui sont ainsi désignés par le vulgaire.

Voici comment, en 1824, Desmoulins a fait connaître, dans une description détaillée, la structure de l'appareil dit lacrymal. Placees entre l'œil et la narine de chaque côté dela lèvre supérieure, ces cavités sont de véritables sinus, plus larges à l'entrée, se rétrécissant ensuite par un petit conduit qui se prolonge obliquement sous la peau dela lèvre, pour se terminer sous l'orbite, dans une cavité recouverte par une membrane muqueuse. On trouve quelquefois dans l’intérieur de ce trajet quelques particules d’une matière comme épaissie, sorte de magma, qui paraît être le résidu d’une humeur sécrétée. Les

filets nerveux qui se distribuent dans les parois de cet organe

peuvent faire penser qu’il est de quelque importance dans l’économie de cette race de Serpents.

Quoique nous n’ayons distribué les espèces de ce groupe qu’en sept genres, aucun n’a été établi par nous en particulier, et nous les avons indiqués sous les mêmes noms que les auteurs avaient proposés, avec le renvoi aux espèces que nous avons décrites ailleurs.

Voici l'énumération des genres et des espèces dont l’histoire se trouve inscrite dans notre Ærpétologie générale.

G. I. Crorazus, Linné. — Des étuis cornés, articulés, mobiles, enveloppant la dernière vertèbre caudale, et restant ainsi retenus à la suite les uns des autres, et pouvant s’y mouvoir à la volonté de l'animal.

4. C. durissus, Linné. — Schlegel, t. IT, p. 565, n° 2. 2. C. horridus, Linné. — Schlegel. Vélins du Muséum , Reptiles, n° 44.

3. C. miliarius, Linné. — Schlegel, t. Il, p. 569, n°5. G. IT. Lacuesis, Daudin. — A urostéges sur une seule rangée, au moins en partie ; à écailles tuberculeuses ou carénées, non entuilées. 4. L. mutus, Linné. — Crotalus, Schlegel, t. II, p. 570.

G. HT. TriconoceræaLus, Oppel. — Corps à écailles carénées ; urostéges sur deux rangs ; queue pointue, sans grelots; sommet de la tête à plaques et à écusson central. |

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