‹ Prodrome de la théorie mécanique de l'électricitéChapitre 12 sur 16 · P, «= AE 1 — BE · texte numérisé non relu

P, «= AE 1 — BE

ou

P 4 = MT — Nl/T.

Cette relation ne tient évidemment pas compte de la variation de distance des ions, qui détermine une diminution de la pression interne lorsque la température s'élève.

Cette équation représente les variations de pression avec la température, le volume étant constant.

Rapprochons-la de l'équation de Van der Waals :

(p + £,)(V-v)-AT,

ou

AT n

Si nous supposons v constant, ce qui n'est pas absolument exact, car dans l'ancienne théorie les molécules se dilatent, et dans celle que nous proposons les tubes-tourbillons s'allongent, nous pouvons encore écrire

P — CT— Dn,

C et D représentant des constantes.

Nous voyons donc que la valeur de n croîtrait proportionnellement à la [/" de la température absolue si l'on ne tenait pas compte de l'allongement du tube- tourbillon.

Voici quelques valeurs de n pour CO* que nous extrayons d'un travail précédent (*) :

Température. Valeur de *■

Ces résultats sont évidemment encore insuffisants, mais cependant l'accroissement de n semble se manifester entre 198* et 258°, malgré l'accroissement de distance des éléments ioniques.

Dans les cas des gaz poly atomiques, le tube-tourbillon devrait être assimilable à une corde formée de plusieurs brins tordus.

Si la raréfaction atteint une certaine limite, les chaînes ioniques a, b, a', b' se brisent et les ions a deviennent indépendants les uns des autres. A partir de ce moment, le gaz devient iodynamique et conducteur de l'électricité. Ainsi se trouve réalisé l'état radiant de Crookes .

Il est curieux de remarquer que dans cet état ce gaz particulier correspond à la conception de Bernouilli et de Glausius.

Il est vraisemblable que dans l'état liquide les chaînes se ferment pour constituer des molécules annulaires, alors que la surface de ces corps est enveloppée par des filaments gyrostaliques, tels que ab, a'b' t et qui déterminent la tension superficielle. Dans l'état solide, ces filaments s'orientent suivant les directions qui correspondent aux faces cristallines.

Il est encore aisé de concevoir que la tension superficielle doit être une fonction de la force éleciromotrice, propriété qui a été mise en usage dans l'électromètre capillaire de Lipmann.

Nous voyons également qu'un accroissement de température détermine, d'une part, un allongement du tube tourbillon et, d'autre part, une diminution de diamètre.

(<) Bull, de VAcad. roy. de Belgique, 1894, t. XXVIII, p. 46.

Si donc nous concevons une série de ces tubes orientés suivant la même direction, l'accroissement de température pourra déterminer une contraction normalement à Taxe des tourbillons et un allongement dans une direction perpendiculaire. Tel est le phénomène qui s'observe pour certains cristaux qui se dilatent dans la direction de leur axe cristal lographique et se contractent suivant une direction normale à cet axe.

Si nous concevons les molécules liquidogéniques comme des vortex annulaires, nous voyons également le diamètre de ceux-ci diminuer à mesure que s accroît la vitesse de giration ou la température. Telle serait la raison de la dilatation négative de l'eau, les liquides ne se dilatant en général que par suite d'une variation de constitution, c'est-à-dire d'une variation de masse des vortex.

L'eau est donc physiquement plus stable que les autres liquides, conclusion qui est en parfait accord avec ce fait que lorsque ce liquide subit une variation de pression, il prend instantanément le volume qui lui correspond.

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