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Frontenac, Beauce: lait, moutons

146. Côte centre-sud du St-Laurent: lait, volailles, porcs, pommes de terre.

147. Lac St-Jean: liait, moutons, porcs, pommes de terre, pionnier.

148. Bas St-Laurent, côte sud: lait, moutons, porcs, pommes de terre.

149. Témiscouata est: lait, moutons, pommes de terre, volailles, pionnier.

150. Bonaventure est: lait, moutons, pommes de terre, volailles, pionnier.

comté de Napierville. La région Huntingdon-Stanstead, (n° 139) , qui borde les Etats-Unis, se spécialise en industrie laitière, mais il y a aussi des vergers assez importants, spécialement dans Châteauguay. Plus à l'est, dans la région appelée Cantons de l'Est, l'industrie laitière est le type principal d'exploitation, mais les porcs, les volailles, les menus grains et le foin sont aussi des produits importants.

La partie lia plus à l'est du sud du Québec s'occupe plutôt de la production du bœuf, mais les fermes y sont d'une nature générale et les produits assez variés. Les produits de l'érable sont une industrie importante dans cette partie de la province. La région au sud et à l'est du St-Laurent, s'étendant jusqu'à La Gaspésie, est une zone de culture mixte. Dans les comtés plus au sud, l'industrie laitière, les porcs et les moutons constituent des entreprises importantes. Plus au nord et vers la frontière du Nouveau-Brunswick, les vaches laitières et les moutons sont encore importants mais la production des pommes de terre augmente dans cette région. Dans la région du lac St-Jean, au nord et à l'ouest du St-Laurent, les montons, les porcs et l'industrie laitière sont les industries agrieoles les plus importantes, ainsi que la production des pommes de terre. Il se cueille dans cette région une grande quantité de bleuets qui sont expédiés sur d'autres districts. Cette partie du pays est encore l'objet d'un grand développement.

Nouveau-Brunswick

Comme cette province est voisine de la mer, l'agriculture y a commencé très tôt, mais elle s'est développée lentement les premières années. Cependant, dès 1840 l'étendue en culture couvrait 435,861 acres. Il se produisait autrefois de grandes quantités de blé d'hiver dans cette province, et les pommes de terre du Nouveau-Brunswick se firent avantageusement connaître dès le début. La production de pommes de terre y est toujours de première importance mais la culture du blé a presque disparu depuis l'ouverture de l'Ouest du Canada.

Au recensement de 1931 il y avait dans cette province 4,151,596 acres de terre arable occupée, dont 1,330,232 acres étaient améliorés. En 1931, la dimension moyenne des fermes du Nouveau-Brunswick était de 122 acres, mais une grande partie de la terre est encore couverte de bois et l'étendue moyenne de terre ■améliorée n'est que de 39 acres par ferme. L'étendue en récoltes de grande culture par ferme était en moyenne de 28 acres. Les récoltes les plus importantes étaient les suivantes: le foin couvrait en moyenne 17.4 acres par ferme; l'avoine 6.4 acres, les pommes de terre 1.8 acre et le sarrasin 1.25 acre. La population animale moyenne par ferme se décomposait comme suit: chevaux 1.6, bovins 6.4, moutons 4.2, porcs 2.6 et volailles 43.8. Le nombre des volailles est encore faible, par comparaison à d'autres provinces mais c'est là la seule catégorie d'animaux de ferme qui ait eu une tendance à augmenter en ces dernières années. En 1861, la population bovine, ovine et porcine par ferme était plus élevée qu'en 1931.

La culture se pratique dans presque tous les districts du Nouveau-Brunswick mais le degré d'intensité et le genre de production varient beaucoup. La production des animaux et des récoltes est l'industrie principale du nord-ouest de la province, et surtout du comté de Madawaska; sur bien des fermes les pommes de terre constituent une récolte importante. La vallée du haut St-Jean (N° 154 sur la carte) est une région très spécialisée dans la culture des pommes de terre. C'est cette récolte qui fournit le plus gros du revenu de la ferme, cependant la plupart des fermes de cette région maintiennent également un nombre modéré de bestiaux et récoltent suffisamment d'aliments pour l'entretien de ces bestiaux.

La région de Woodstock-Fredericton, qui borde le fleuve St-Jean entre ces deux villes, est une région d'élevage et de culture, où les industries principales sont l'industrie laitière, l'industrie porcine, les grains à bétail et les pommes de

terre. On peut en dire autant de la région de St-Stephen, au sud-ouest de la province. La grande zone du centre et du nord-est de la province n'est pas essentiellement une région agricole. Une grande partie de cette étendue est couverte de forêts; il y a bien quelques fermes près des grands chemins, mais la plupart de ces fermes sont petites et leurs exploitants sont obligés de chercher du travail en dehors de la ferme pour ajouter à leur revenu.

La région entre Saint Jean et Sussex, au sud-est, est une région de culture générale et de production animale; l'industrie laitière en est la branche la plus importante; il s'y produit aussi quelques pommes de terre. Le type d'exploitation est à peu près le même que dans la région de Moncton, mais l'industrie porcine y est un peu plus développée. Il y a dans le bas de la vallée du St-Jean une petite région à pommiers, principalement dans le canton de Gagetown.

Nouvelle-Ecosse

La colonisation agricole de la Nouvelle-Ecosse date du commencement du dix-septième siècle; mais les progrès en furent lents; un fait intéressant à noter c'est les premiers pommiers dont la récolte devait être un jour l'un des principaux produits agricoles de la province furent plantés en 1633. Le plus haut point du développement agricole paraît avoir été atteint vers 1891 et depuis cette époque une diminution graduelle s'est produite dans l'étendue totale en grain et la population animale, accompagnée d'une diminution correspondante dans le nombre de fermes occupées et dans la population rurale. En 1881 la population rurale formait 85.6 pour cent du total mais en 1931 le pourcentage n'était que de 54.8.

En 1931, l'étendue de terre occupée en Nouvelle-Ecosse était de 4,302,031 acres dont 844,632 acres étaient améliorés.

L'étendue totale moyenne par ferme était de 109 acres, mais sur ce total l'étendue améliorée n'était que de 21 .4 acres. En 1931, l'étendue moyenne occupée par les récoltes de grande culture était de 14.6 acres dont 10.7 acres étaient en foin. On voit par ces chiffres que la production des récoltes n'est pas une industrie importante dans cette province. Il ne faut pas oublier cependant que ces chiffres sont la moyenne pour toute la province et qu'il y a des districts où l'étendue cultivée est plus élevée. Pour toute la province, la population animale par ferme est aussi relativement faible. La moyenne en 1931 était la suivante: chevaux 1.2, bovins 5.9, moutons 5.0, porcs 1.2 et volailles 37.4 par ferme. Il n'y a eu que peu de changement dans ces moyennes depuis 1901 à part quelques augmentations dans le nombre des volailles par ferme.

La production des pommes, qui est l'industrie agricole la plus importante en Nouvelle-Ecosse, n'est pas comprise dans les chiffres qui précèdent. Cette production se pratique surtout dans la région désignée sous le nom de vallée d'Annapolis (n° 161 sur la carte) . En 1930, il s'est cueilli dans cette région, qui comprend des parties des comtés d'Annapolis, de Kings et de Hauts, 5 millions de boisseaux de pommes. Les bestiaux, les volailles et les pommes de terre fournissent également leur part au revenu de ces fermes. La région qui comprend les comtés de Hants, Colchester, Pictou et Antigonish (n° 163) est une région de culture mixte, quelque peu spécialisée dans la production laitière. On trouve aussi dans cette région des porcs, des moutons, des pommes de terre et des racines. Le comté de Cumberland est un district de culture générale qui produit des bestiaux, des menus grains et des pommes de terre. Une bonne partie du reste de la Nouvelle-Ecosse est impropre à la culture. Cependant, il se fait un peu de culture, en général une partie de l'année, le long de la côte est et sur l'île du Cap Breton. L'industrie laitière sur ces fermes est la source de revenu la plus importante. En 1930, il y avait 566 fermes élevant des animaux à fourrure en Nouvelle-Ecosse et le nombre de ces fermes a augmenté.

Ile du Prince-Edouard

L'Ile du Prince-Edouard est la plus petite des provinces canadiennes, mais elle est très importante au point de vue agricole, parce qu'une très forte proportion de son étendue totale se prête à la culture. Le recensement de 1931 y a révélé une étendue de 1,258,190 acres de terre arable dont 1,191,202 acres ou 94.7 pour cent étaient occupés. En 1931, l'étendue améliorée était de 765,772 acres, un peu moins qu'en Nouvelle-Ecosse. Quatre-vingt quatorze pour cent des fermes étaient exploitées par leurs propriétaires en 1931.

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