RIRE
un accident d’une sorte de Bigarade (probablement de la Bigarade cornue), porte à la fois sur des branches diverses, des feuilles étroites et irrégulières (comme érosées), panachées ou plutôt satinées-bordées blanc, et sur d’autres branches, des feuilles vertes, larges et fortement auriculées, ainsi que des fruits qui rappellent ceux de la Bigarade cornue.
OGrontium Japonicum varlegsgatum.
Osmanthus Fortunei ovaia (Grav. 8. — Cette variété, qui provient de l’'Osmanthus Fortunei (Olea ilicifolia du commerce), est instable. Après l'avoir conservée pendant plus d’un an sans varier, elle a repris en grande partie son caractère primitif, qui est d’avoir des feuilles longues, fortement épineuses et grossièrement nervées, comme sont celles qui sont placées à la base (Gravure 9). Quelquefois aussi, on trouve des rameaux
ortant des feuilles de forme diverse ainsi qu’on e voit sur la même gravure.
Osmanthus aquifolium varie-
gata, — Diffère du tÿpe, dont elle est un accident, par ses feuilles panachées de blanc jaunûtre. |
L'Osmanthus aquifolium, qu’on peut considérer comme le réprésentant, au Japon, de notre Houx commun, paraît, comme ce dernier, très-apte à produire ïes accidents. On ne peut douter que les diverses variétés récemment introduites du Japon n’aient été produites de cette manière.
Pêcher à fleurs d'œillet. (Persica dianthiflora) et Pêcher à fleurs de
piusieurs couleurs (Persica versi.
color). — Ces deux variétés sont des formes accidentelles du Persica rosæflora dontlesfleurs sont d’un rouge très-foncé. Comme ce dernier, ces deux variétés sont à fleurs doubles mais de couleurs très-différentes de celles de leur mère, Le P. dianthiflora a les fleurs d’un rose carné, le P. versicolor, au contraire, a les fleurs blanches, striées ou rubannées de rose vif.
Ce dernier est beaucoup plus délicat que le type, — Persica rosæflora, — sa mère; il l’est également beaucoup plus que son frère, le P. dianthiflora.
Pêcher Madelcine rouge à feuil-
les de Saule. Cette variété, remarquable par la forme de ses feuilles, qui sont très-longues et étroites, planes, luisantes, trèscourtement dentées, est le’ résultat d’un accident qui s’est développé sur la variété désignée par certains hortüculteurs sous le nom
de Pêcher Madeleine de Courson (Madeleine
rouge); elle nous paraît avoir beaucoup de ressemblance avec celle très-anciennement connue sous le nom de Pécher à feuilles de Saule.
Pêcher Madeleine rouge à feuil-
les laciniées (Grav. 10). Cette variété dont les feuilles sont fortement et grossièrement laciniées, est un fait de dimorphisme qui
s’est montré sur le P. Madeleine rouge (Made-
leine de Courson, hort.)
Pelargonium Manglesii. Trèsremarquable par ses feuilles panachées de blanc,
le P. Manglesi est un accident du P. zonale, dont il se distingué non-seulement par la panachure de ses feuilles, mais par ses rameaux, qui sont beaucoup plus maigres, et par ses feuilles plus profondément lobées. A son tour il a, par dimorphisme, produit plusieurs variètes.
Pelargonium hederæfolium variegatuxmn,
Pelnrsonium zonale et P, in-
quinans. Les variétés accidentelles produites par ces deux types (qui en réalité n’en font qu'un), sont très-nombreuses ; il en est parmi elles de tellement tranchées que, si l’on en ignorait l’origine, on pourrait les considérer comme des types.
Phalaris arundinacen picta ct Phalaris arundinacena aurena. — Issues par accident du Phalaris arundinacea, ces deux variétés différent du type par les panachures qui sont blanches chez la première, jaunes chez la deuxième. — Elles sont le re présentant, exact, du phénomène qui s’est produit sur l’Arundo Donax, de même que sur la Canne à sucre.
Philox Croix de Saint-Louis blanc.
— Cette variété, dont les fleurs sont complétement blanches, est un accident (fait de dichroïsme) qui s’est montré en 1863 sur la variété de Phlox decussata nommée Croix de Saint- Louis, qui est rose strié de blanc, en croix, d’où son nom. E
Fhragmites vulgaris variegata.
— Ï1se distingue du type, Phragmites vulgaris, dont il est un accident, par ses feuilles qui sont bordées ou marginées blanc.
Picea excelsa tabulæformis.
— Cette variété, qui atteint à peine quelques décimèêtres de hauteur, et qui, au lieu de s’élever verticalement, s’étend horizontalement et tend à former des sortes de tapis, est un fait de dimorphisme des plus remarquables, le résultat d’un broussin (note 40) qui s’est développé sur la tige d’un très-grand Picea excelsa. Ce fait des plus remarquables s’est produit dans le parc de Trianon, à Versailles.
Pinus sylvestris nana mons-
trosa. —— Cette variété, naine et monstreuse, résultat d’un broussin qui s’est développé sur la tige d’un grand Pinus sylvestris, est trèsremarquable par ses feuilles longues et inégales, rapprochées et tourmentées ; elle l’est surtout par ses rameaux grêles, parfois presque fili- : formes et irréguliers, qui naissent en quantité telle qu'ils cachent quelquefois complétement les branches et même la tige.
Pinus sylvestris mann com pacta. — Cette variété, qui atteint à peine
. quelques décimèêtres de hauteur, provient d’un
broussin qui s’est À per sur un grand Pinus sylvestris. À peine haute de douze centimètres, ses ramifications, nombreuses et très-courtes, portaient déjà deux générations de cônes, les uns à peu près mûrs, petits, quoique bien conformés; les autres, beaucoup plus jeunes, étaient encore herbacés.
nn
As
Pittosporum tobira variegatum.
Podocarpus Cephalotaxus.)
Poiriers à fruits parachés. — Les Poiriers Duchesse d'Angoulême panaché,
HKoraiana ,
Amanlis panaché, Guénette où Madeleine pana-
chée, Saint-Germain panaché, Bergamotte d’automne panachée, Culotte de Suisse panachée, etc., etc., sont des accidents des Poiriers dont ils portent le nom. Ces variétés sont encore remarquables en ce que les panachures portent sur les rameaux et sur les fruits, mais non sur les feuilles, ce qui les distingue de la variété suivante, qui est également le résultat d’un accident. |