‹ Production et utilisation des gaz pauvresChapitre 107 sur 132 · DESTINATION · texte numérisé non relu

DESTINATION

Oberschlesische Eisenbahn-Bedarfs-Aktien- Gesellschaft à Friedenshûtte

Gutehoffnungshûtte è Oberhausen

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Société de Dudelange à Dudelange

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Hôrderhûttenverein, à Horde

Rud. Bôcking, à Halbergerhûtte

Société métallurgique, La Felguera

— Dniéprovienne du Midi de la Russie, à Kamenjove <

()) H. Hubert, Sur quelques progrès des moteurs à gaz de haut fourneau (Revue universelle des Mines, t. LIX, septembre 1902).

( 2 ) Nous devons tous les renseignements concernant les moteurs Cockerill A M. Bailly, ingénieur à la Société Cockerill, dont les travaux ont tant contribué à leur perfectionnement ; nous sommes heureux de le remercier ici de l'amabilité avec laquelle il nous a montré tous les détails du fonctionnement de ces moteurs.

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12. Introduction du double effet dans les moteurs de grande puissance. —

La réalisation des machines de grande puissance avec le moteur à gaz à simple effet conduit rapidement à la construction de cylindres de grand diamètre que Ton est obligé de grouper, si Ton veut atteindre des puissances supérieures à 1.200 chevaux. De là l'idée de doubler la puissance de chaque cylindre en le construisant à double effet. Ce mode de fonctionnement permet, de plus, d'avoir une course motrice par tour avec un seul cylindre ou deux courses motrices par tour avec deux cylindres en tandem ou jumelés.

13. Moteur Letombe à double effet et à triple effet. — Le premier qui soit revenu au double effet, complètement tombé en discrédit par suite des difficultés que présentaient la construction du presse-étoupes et le graissage, est M. Letombe, qui réalise un moteur à admission variable et surcompression d'un mélange tonnant de richesse variable ; cet ingénieur augmente le volume de l'admission lorsque la vitesse diminue, mais en même temps il diminue la proportion de gaz combustible existant dans le mélange, de telle façon que la pression après l'explosion ne soit pas supérieure à la pression pour laquelle la résistance des pièces a été calculée. En outre, dans ce moteur, la détente est assez prolongée pour que les gaz sortent assez froids, ce qui a certainement facilité à M. Letombe l'emploi du double effet^).

Cet allongement de la détente conduit à augmenter la longueur du moteur ; aussi, en abordant les moteurs de grande puissance, M. Letombe eût-il été amené à développer outre mesure ses moteurs en longueur, s'il n'en était pas venu au triple effet. Il a été conduit à son type actuel en remplaçant la glissière des anciens moteurs par un cylindre et un piston à simple effet placé en avant du piston à double effet. Sur la figure 153, le cylindre de droite est à simple effet et le cylindre de gauche à double effet. On obtient ainsi trois impulsions motrices sur quatre courses du piston, au grand avantage de la régularité de la marche. Comme ces trois effets sont indépendants, on peut les supprimer à volonté et le même moteur fournit successivement, et suivant le besoin, une, deux ou trois impulsions par tour de l'arbre.

Il en résulte une certaine facilité pour l'emploi des gaz chargés de poussière et notamment pour les gaz des hauts fourneaux. On peut, en pleine charge, supprimer un effet et nettoyer ou changer tous les organes qui le desservent. Il n'y a qu'une soupape à gaz à enlever et un levier à manœuvrer pour provoquer une aspiration et un refoulement d'air très énergiquess, qui balaient, hors du cylindre toutes les impuretés qui auraient pu s'y accumuler.

14. Les moteurs à double effet à grande puissance. Moteurs Cockerill, Otto, de la Société de Nuremberg. — Le double effet est aujourd'hui employé par tous les constructeurs pour toutes les puissances des moteurs fonctionnant au gaz pauvre. C'est ainsi que la Société Cockerill construit couramment des moteurs monocylindriques à double effet donnant 1.400 à 1.500 chevaux effectifs en tournant à 80 ou 85 tours par minute ; le cylindre de ces moteurs a l m ,30 de diamètre et l m ,40 de course : en groupant deux de ces cylindres en tandem, on peut développer 3.000 chevaux en ayant deux courses motrices par tour; en jumelant deux de ces groupes de cylindres, on peut réaliser une puissance de 6.000 chevaux.

Les figures loi, 155, 156 et 157 représentent des moteurs à double effet construits par la Société Cockerill : moteur tandem à double effet de 500 chevaux (fig. 154) ; moteur ju-

(t) Voir, pour la théorie du mode de régulation Letombe, L. Marchis, les Moteurs à gaz et à pétrole, p. 64 (Paris, Gautbier-Villars, 1901).

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GAZ PACVHES.

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Fio. 158. — Moteur Cockerill vertical, double effet, jumelé, de 120 chevaux

mêlé (deux cylindres) à double effet de 500 chevaux (fig. 155) ; moteur tandem à double effet de 1.200 à 1.500 chevaux (fig. 156 et 157). Toutes ces machines sont horizontales; mai s

Fio. 159. — Usines métallurgiques de Rombach (Lorraine). Machines soufflantes accoudées à des moteurs à «raz de 950 chevaux ; vitesse : 80 tours.

la Société Cockerill construit aussi maintenant des machines verticales : la figure 158 représente un moteur vertical double effet jumelé de 120 chevaux.

Fio. 460. — Soufflante a gaz de haut fourneau accouplée à un moteur a gaz de la Société de Nuremberg (Usines de Rombach).

La Société de Nuremberg établit des machines à deux cylindres à double effet en tandem de 2.000 chevaux et des machines à quatre cylindres groupés deux à deux en tandem dont

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les puissances vont jusqu'à 3.200, 3.600 et 4.000 chevaux. On conçoit qu'en jumelant ainsi deux groupes de cylindres en tandem, il est possible d'arriver à obtenir des mac hines d'une régularité parfaite qui permet de leur accoupler des alternateurs ou des génératrices polyphasées.

Fio. 161. — Salle des moteurs à gaz des usines de Rombach.

Les figures 159, 160, 161/162, 163 et 164 représentent des installations de moteurs de Nuremberg faites, Tune aux usines métallurgiques de Rombach (Lorraine) (fig. 159, 160 et 161) (puissance d ^ chaque moteur = 950 chevaux en deux cylindres tandem à double effet),

Fio. 162. — Compagnie minière et métallurgique de Gelsenkirchcn : 2 moteurs de Nuremberg (puissance unitaire, 1.500 à 1.800 chevaux; vitesse, 94 tours), actionnant chacun une dynamo à courant continu et un alternateur.

la deuxième à la Compagnie minière et métallurgique de Schalke-Gelsenkirchen (fig. 162 et 163) (puissance de chaque njoteur = 1.500 à 1.800 chevaux en deux cylindres tandem à double effet), la troisième (fig. 164) à la Mine Consolidation (puissance de chaque moteur = 700 chevaux en deux cylindres tandem à double effet).

La figure 165 représente un moteur de 2.000 chevaux (2 cylindres double effet en tandem) construit par la Gasmotoren Fabrik Deutz pour la Société des Usines métallurgiques et des Mines de Horde (Hôrder Bergwerks- und Hûttenverein).

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Fio. 163. — Compagnie minière et métallurgique de Schalke-Gelsenkirchen : 2 moteurs de Nuremberg (puissance unitaire, 1.500 à 1.800 chevaux; vitesse, 9ltoursj, lactionnant chacun une dynamo à courant continu et un alternateur.

Enfin la figure 166 montre un moteur h gaz de 900 chevaux construit par la Société Haniel et Lue g et actionnant une dynamo de VAllgemeine Elektricitâts Gesellschaft.

Fig. 164, — Alternateur (5.000 volts) commandé par un moteur à gaz de 700 chevaux [mine Consolidation IIl-IV (Société de Nuremberg et A. E. G.)].

Il convient de remarquer que, comme aspect extérieur, toutes ces machines ressemblent aux machines à vapeur à soupapes ; les tiges de piston sont guidées à t avant et à l'arrière ; elles sont creuses et servent à faire circuler dans le piston de l'eau sous une pression de3ài ki-

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logrammes. La Société Cockerill est encore ici celle qui atteint par cylindre la plus grande puissance; les moteurs de Nuremberg et d'Otto ne dépassent pas 1.000 chevaux effectifs par

Fio. 165. — Moteur à gaz Deutz de 2.000 chevaux (Horder Bergwerks- und Huttenverein).

cylindre, tandis que le moteur Cockerill est construit jusqu'à 1.500 chevaux effectifs par cylindre.

D'autres firmes que celles dont nous venons de parler construisent des moteurs h gaz

Fio. 166. — Dynamo à courants alternatifs (5.000 volts) commandée par un moteur à gaz de 900 chevaux [mine Shamrock 1II/IV (Haniel et Lueg et A. E. G.)].

de hauts fourneaux et de fours à coke ; on en trouvera la nomenclature dans les tableaux XX, XX1H et XXIV, qui montrent quel développement a pris cette industrie en Allemagne. Le tableau XXVIU donne]les caractéristiques de quelques installations.

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