LIS MOTEURS A QUATRE TEMPS
Nous avons défini daas le paragraphe précédent les modes de groupement des moteurs à gaz.
Nous allons maintenant étudier les divers modes de construction des moteurs à quatre temps à grande puissance en prenant comme exemples les principaux moteurs employés actuellement en sidérurgie. Nous ne considérons ici que les moteurs horizontaux à double effet.
1. BAti, — Bâti à. longerons de la Sociélé Cockerill* — Le bâti du moteu r Cockerill à double effet {fig. 172) est caractérisé par rétablissement de deux longerons en fonte entre lesquels les cylindres sont attachés par une de leurs extrémités. La partie (coulée d'une seule pièce) qui porte les paliers P, P\ destinés à recevoir l'arbre coudé ainsi que les guides-crosses GG', GjG/du pied de bielle, est fixée solidement sur la fondation. Les longerons LjL,', L 2 L>' sont creux, cloisonnés, et sont placés dans Taxe des paliers ; ils sont fixés dans le prolongement au moyen de brides boulonnées. Ils ne sont pas attachés à la fondation ; ils sont portés seulement, à l'endroit du milieu de la longueur de chaque cylindre, sur des pieds en fonte BjB/, B. 2 B./, sur lesquels ils peuvent glisser librement en s allongeant. Les cylindres, reposant sur les longerons par l'intermédiaire des saillies cloisonnées dont ils sont munis, y sont fixés longitudinalement par des clavettes doubles et latéralement par des vis, qui empêchent les longerons de s'écarter.
Ce type de bâti, s'il n'est pas du système de construction le plus économique, présente de grands avantages. En effet, ces longerons, dont Taxe coïncide avec Taxe du moteur, reçoivent l'effort et le transmettent suivant leur axe, ce qui est important à cause de la grandeur de cet effort. De plus, ils permettent une accessibilité parfaite de tous les organes. Les couvercles des cylindres étant glissés sur la tige des pistons, on a accès dans les cylindres par en haut comme par en bas pour aller nettoyer les cavités où se trouvent les soupapes d'admission et surtout les soupapes d'échappement. Il est en effet très important de pouvoir facilement visiter la cavité de l'échappement dans laquelle se rassemblent les huiles. Les guides et les patins placés dans les longerons sont accessibles et bienà la main. Enfin, quand il faut enlever un organe quelconque et l'attacher pour cela au crochet du pont roulant, on a toute facilité de le faire ; la place ne manque pas entre les longerons.
2. Bâti à collerette de la Société d'Augsbourg-Xûremberg. — Le bâti du moteur A'Augsbourg-Nùremberg, représenté sur la figure 173, repose par toute sa longueur sur les fondations, auxquelles il est solidement attaché par des scellements et des boulons de fond. Il est à peu près symétrique par rapport à l'axe longitudinal de la machine et porte les deux coussinets de l'arbre moteur. La glissière de la crosse est fondue avec le bâti et est disposée pour ne recevoir qu'un seul coulisseau, le moteur ne devant avoir qu'un seul sens de rotation.
Le bâti porte à l'arrière une forte collerette sur laquelle vient s'assembler le cylindre; son diamètre est assez grand pour empêcher tout déplacement latéral de ce cylindre.
LES GRANDS MOTEURS A GAZ
Dans les machines tandem (Société d'Augsbourg-Nûremberg), les deux cylindres sont reliés entre eux par une entretoise EE^E,/ munie d'une glissière GG' dans laquelle se déplace la crosse C qui réunit et soutient les deux pistons (Voir ftg. 173). Cette glissière présente à la partie supérieure une large ouverture 00' qui permet de sortir les fonds de cylindres et facilite la visite des soupapes. Elle est renforcée par des tirants en acier.
Les deux collerettes ont le même diamètre que celle du bâti et s'emboîtent comme elle dans les deux cylindres en assurant leur centrage rigoureux. La glissière arrière a également une collerette à emboîtement (Voir les figures 174, 175, 176, qui représentent le mode de démontage d'un moteur d'Augsbourg-Nûremberg).