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Fie 233. — Piston de la machine Kœrting, avec circulation d'eau et garniture de métal blanc.

était ainsi opérée dans les premiers moteurs Kœrting ; une coulisse du type Walchaert agissait sur la position du tiroir P^ et le déplaçait. Mais cette coulisse offrait une trop grande résistance.

31. Régulation par reflux du gaz dans la pompe à gaz. — Actuellement la régulation se fait au moyen des vannes /, / (fig. 230) que jusqu'ici nous avons supposé

fermées.

Admettons maintenant que ces vannes /, f ne soient pas complètement fermées. L'intérieur de la pompe à gaz GP communique alors continuellement avec le &" conduit de refoulement, cette communication étant d'ailleurs établie en même temps pour les deux faces du piston de la pompe à gaz. Dans la conduite de refoulement s'exerce un excédent de pression (sur la pression atmosphérique) de 0,5 à 0,6 atmosphère. Il en résulte que, pendant la période d'aspiration de la pompe et pendant la période de retour (désormais invariable) qui précède le moment où la pompe refoule du gaz dans le cylindre-moteur, le gaz reflue de la conduite de refoulement dans l'intérieur de la pompe à gaz et dans les tuyaux d'aspiration de ce gaz. Au lieu d'avoir dans les tuyaux de refoulement les £^ «u -pi*kiv> phénomènes que nous avons analysés plus haut (diffusion du gaz dans l'air autour de la soupape d'admission du cylindre-moteur, tant que la course d'aspiration dure dans les deux pompes, puis refoulement du gaz par l'air dans le tuyau de refoulement du gaz dès que la pompe à air comprime dans le tuyau de refoulement), il se produit dans le tuyau de refoulement du gaz un déplacement du gaz et son remplacement par de l'air dès le début de la course d'aspiration dans la pompe à gaz GP. On

conçoit donc qu'au moment où cette pompe à gaz va entrer en action pour refouler du gaz dans le cylindre-moteur, il y ait un retard dans l'arrivée du gaz à la soupape d'admission, puisque l'air qui est venu dans le conduit de refoulement du gaz doit d'abord être refoulé. Tout se passe donc comme si le moment où commence le refoulement du gaz avait été retardé.

On fait, d'ailleurs, varier l'amplitude de ces phénomènes et, par suite, on fait varier le moment où commence la compression du gaz et son arrivée dans le cylindre-moteur en ouvrant plus ou moins les vannes /, /.

Fio. 234. — Moteur Kœrting: réunion de la tige de piston à la tête de crosse.

LES GRANDS MOTEURS A GAZ

Enfin, pour rendre cette régulation plus sensible, on emploie pour /, / des vannes équilibrées. La figure 231 montre les détails d'une telle pompe à gaz.

32. Allumage du moteur Kœrting. — \1 allumage se fait au moyen d'une magnéto dans le voisinage du moment où le piston arrive à son point mort intérieur pour la partie gauche du cylindre et h son point mort extérieur pour la partie droite. 11 est d'ailleurs facile de faire varier le point d'allumage.

33. Mise en marche. — Compression, circulation d'eau. — La mise en marche de la machine se fait au moyen d'air comprimé. Les moteurs qui actionnent une soufflerie peuvent être mis en marche avec une pression de 10 atmosphères; pour les autres, il suffit d'une pression de 6 à 8 atmosphères.

Fig. 235. — Démontage d'un moteur Kœrting. (Construction de la Siegener Maschinenbau A. G., à Siegcn.)

La compression dans le moteur Kœrting est d'environ 10 h 12 atmosphères.

11 y a une circulation d'eau autour du cylindre, dans les fonds, autour des stufiing-box métalliques, dans l'enveloppe qui entoure les orifices d'évacuation {fig. 232). D'autre part, de l'eau de refroidissement est introduite d'un côté dans la tOtte de crosse et, de là, coule dans la tige du piston et à. l'intérieur de celui-ci {fig. 233); elle revient d'ailleurs à la tête de crosse par un tuyau concentrique au premier, passant dans la tige du piston.

La figure 234 montre la réunion de la tige du piston à la tête de crosse, ctlaiigurc235 représente le démontage d'une machine Kœrting.

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