PÉRIODE CONSÉCUTIVE
minute 15°,20
3 1/2 minutes 16°,60
(maximum)
7 minutes 18°,32
2 minutes 15°,20
Pression de l'oxygène : 25 atmosphères.
18 34 is 26
Abaissement moyen de température pendant la période consécutive : a/ = — 2 z 2 — = 0°,016.
Différence brute de température :
Pendant les minutes (4-5), (5-6), les températures moyennes 18°, 12 et 18°,33 diffèrent du maximum 18°,34 de moins de 1°; pendant la demi-minute (3 1/2-4), la température moyenne 17°,36 diffère du maximum de plus de 1° et de moins de 2°. La correction calorimétrique, se calcule alors de la manière suivante.
Correction (4-5) — (5-6) 2 X 0,016 = 0,032
Correction (3 1/2-4) | [0,016 — 0,005] == 0,005
Correction (3-3 1/2) 0,000
a= 0,037 A + « = 3,140 + 0,037 = 3°,177 ou environ 3°,18.
On a d'autre part :
Poids en eau = P + F = 2.681, Poids du fil de fer = p' = 0,025 gramme ;
Poids de Az 3 H = p k = 0,15 gramme, Poids de SCMH 1 = p, =0;
La quantité de chaleur dégagée par la combustion de 1 gramme du combustible étudié a donc pour expression
Q = 3,18 X 2.681 — [1.600 X 0,025 + 230 X 0,15] = 8.451 calories-grammes ou 8,451 calories-kilogrammes.
La puissance calorifique absolue supérieure 9 S est alors
9 s = 1.000Q = 8.451 calories-kilogrammes.
Remarquons que si Ton ne faisait pas de correction calorimétrique, l'erreur commise serait
Elle serait donc inférieure au — de la quantité à mesurer. C'est une précision qui,
dans un grand nombre de cas, pourra sembler suffisante à l'industriel .
13. Méthode calorimétrique de Parr. — Afin d'éviter remploi d'une bombe à parois résistantes, et dont la construction doit être particulièrement soignée à cause des pressions élevées produites à son intérieur, S. W. Parr( l ) emploie le peroxyde de sodium pour fournir l'oxygène nécessaire à la combustion du charbon. Comme, d'autre part, l'acide carbonique formé donne un produit solide, le carbonate de sodium, il n'y a pas de pression à l'intérieur de la chambre de combustion, qui peut être alors constituée par un vase en laiton nickelé.
14. Autres méthodes calorimétriques. — D'autres méthodes calorimétriques, présentées comme plus rapides et plus faciles à appliquer, ont été proposées par divers ingénieurs. Citons, notamment, l'appareil de Wallace, dérivé de l'appareil Carpenter. Cet appareil est formé essentiellement d'un thermomètre à alcool de grandes dimensions, dont le réservoir possède une cavité dans laquelle on peut faire brûler l'échantillon à étudier. L'alcool se dilate dans le tube thermométrique et, de sa dilatation, on peut déduire la quantité de chaleur dégagée dans la combustion. L'instrument a été préalablement gradué au moyen d'un corps dont on connaît la puissance calorifique ( 2 ).
D'autres méthodes, proposées par Lewis Thompson et par P. Thompson^), nécessitent des corrections qui peuvent atteindre jusqu'à 10 0/0 de la quantité à mesurer, et qui, par conséquent, sont très insuffisantes au point de vue de l'exactitude des mesures.
Enfin, on a proposé de réaliser la détermination de la puissance calorifique fies combustibles en faisant brûler ceux-ci sous des chaudières convenablement disposées ( 4 ). Mais cette méthode, essayée en 1878 à Munich dans le laboratoire d'analyse des combustibles de l'Association polytechnique, présente de telles causes d'erreurs qu'elle ne s'est pas répandue.
15. Formules donnant la puissance calorifique en fonction de la composition élémentaire. — La méthode calorimétrique que nous venons d'exposer est facile à appliquer même par des personnes étrangères à la chimie. Cependant, dans les
( 1 ) Lungb, Uber das Verfahren von Parr zur Bestimmung des Heizwertes von Brennstoffen (Zeitschrift fur angewandte Chemie, 1901, p. 793-800); Hanns von Jùptner, Lehrbuch der chemischen Technologie der Energien, t. I, première partie, p. 104 (Leipzig, Deuticke, 1905).
( 2 ) Wallacb, Calorimètre à alcool pour les essais de combustibles (Engineering, 20 avril 1906; — VEclairage électrique, t. XLVIlï, 13- année, n« 27).
( 3 ) J. Holliday, Mesure du pouvoir calorifique du charbon [Electrical Review (New-York), 19 mai 1906; — l'Eclairage électHque, t. XL VIII, 13* année, n° 27].
(*) Buntb, Berichte der Heizversuchsstation Mûnchen, Bayer. Industrie- und Gewerbeblatt, 1879, p. 117-321; 1880, p. 299; 1881, p. 1. — Muspratt, Theoretische praktische und analytische Chemie, 4' édition, t. IV, p. 272. — Fischbr, Chemise fie Technologie der Brennsloffe, t. 1, p. 164. — Theodor Immbxkôtter, Uber Heizwertbestimmungen mit besonderer Berilcksichtigung gasfôrmiger und flilssiger Brennstoffe, Munich, R. Oldenbourg, 1903. Cette méthode est décrite avec figure à l'appui à la pige 32 de cet opuscule bien documenté en ce qui concerne l'historique des méthodes d'analyse des combustibles.
LES COMBUSTIBLES DES GAZOGÈNES 4i
laboratoires industriels, on est obligé de connaître la composition des charbons que Ton emploie. Des chimistes spéciaux sont employés à ces manipulations, qui sont souvent très délicates. Aussi désire-t-on tirer de ces analyses tous les renseignements relatifs au combustible que Ton étudie et en particulier sa puissance calorifique. De la l'idée de trouver des formules permettant de connaître la puissance calorifique d'un combustible quand on a fait son analyse chimique.
Plusieurs formules ont été proposées ; nous allons les indiquer en faisant remarquer qu'elles ne peuvent donner qu'une évaluation approchée à l'usage des industriels. Au point de vue scientifique, dans l'état actuel de nos connaissances sur la question, on ne conçoit pas une formule générale reliant rigoureusement à leur composition la puissance calorifique de ces substances complexes et excessivement variées que sont les combustibles.