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pour l'alimentation des moteurs à gaz a soulevé diverses objections en 1898, à l'époque des premiers essais. Ces objections étaient tirées :
1° Du faible pouvoir calorifique de ce gaz et de la difficulté que Ton aurait à l'enflammer ;
2° Des variations de composition de ce gaz ;
3° Des dimensions exagérées qu'il faudrait donner aux cylindres ;
4° De la difficulté de construire des moteurs à gaz de plus de 100 chevaux ;
5° De la variation de leur rendement à demi et à pleine charge;
6° De l'impossibilité de les atteler directement aux machines soufflantes;
7° De la grande quantité de poussières qu'ils entraînent.
Aujourd'hui, il reste bien peu de choses de toutes ces objections.
37. La pratique a répondu aux objections du début sur l'utilisation des gaz de hauts fourneaux dans les moteurs à gaz, — L'adoption de compressions plus élevées a permis de résoudre la première difficulté relative au faible pouvoir calorifique et à la difficulté d'allumage.
Pour un même haut fourneau, l'expérience a montré, d'une part, que les variations de pouvoir calorifique du gaz ne dépassaient pas 10 0/0; d'autre part, que ces variations ainsi que l'influence de la pression du gaz n'avaient pas d'action appréciable sur le fonctionnement des moteurs à gaz, surtout lorsque plusieurs hauts fourneaux étaient à feu simultanément.
Les objections tirées des dimensions exagérées des cylindres, de la difficulté de construire des moteurs de plus de 100 chevaux, de l'impossibilité de les atteler directement aux machines soufflantes, n'existent plus aujourd'hui. Nous avons vu, en effet, que l'on construisait actuellement des moteurs de 1.500 chevaux dans un cylindre actionnant directement des souffleries. %
Les variations de charge ne sont pas non plus un obstacle à l'emploi du moteur à gaz de haut fourneau. Il résulte, en effet, d'essais faits par M. Hubert ( ! ), en 1901, sur un moteur Cockerill de 200 chevaux, que les variations du rendement thermique h pleine charge et à demi-charge ne sont pas considérables. On a en effet les résultats suivants.