PARLEMENT DE PARIS
Par m. Avt. LOISEL, adtûcat eh parlement.
O TM , Q todi , prima utqne nOTÎMioiA noitri Nomioa coUeg^i diicito , et hiatorias.
Argument. — L*occasion qui a donné liea à ce Dialogue , fat la diriiioii qui arriva dans le Palais au mois de may de lan i6oa, auquel temps la cour ayant résolu en une Mercuriale de faire garder aux advocats Tart. i6i de l'ordonnance de Blois , qui n'ayoit jamais esté observé , par lequel il est dit en ces termes , que les ad%^ocats et pnoÊTutn seront tenus signer Us délibérations , inventaires et autres êterUatret qu'ils feront pour Us parties , et au-dessous de leur seing , etaire ei parapher de leur main ce qu'ils auront receupour Uur salaire^ et ce nsr peine de concussion; les advocats s'offencerent si fort de l'arrest qui fot alors rendu en conséquence de cet article de l'ordonnance , par par lequel il fut enjoint à ceux qui n'y voudroient pas obeyr, de le dedarer, pour estre rayez de la matricule , et fait défenses de plus exercer les functions d advocats ; que s'estaus assemblez insqu'au nom* bre de trois cent sept , en la chambre des consultations , ils résolurent tons d'une voix de renoncer publiquement à leurs charges. Et pour cet effet s'en allèrent à l'instant deux à deux au greffe de la cour faire leur déclaration, qu'ils quittoient volontiers la fonction d'advocat, plustost que de souffrir un règlement qu'ils estimoient si préjudiciable à leur honneur. Car ils disoient hautement qu'il estoit touti-Cût indigne de leur profession , de soumettre à un gain limité et mercenaire, l'honoraire qu'on leur offroit volontairement en reco* gnoissance de tant de vertus et d'eminentes qualités , nécessaires à an bon adyocat, et piincipalement de l'éloquence.