LA PSYCHE
Dans la psyché tu te balances Au double reflet des flambeaux Qui semblent être les anneaux, Où ta chambre dans le silence Monte et descend comme un bateau.
Et bientôt te voici lointaine Pendue aux cordes du miroir, Où se courbe avec nonchaloir Ton corps entier, comme une traîne Abandonnée au vent du soir.
Ton reflet a l'air ironique, Car il te regarde en dessous, Et raille le g-este où debout, Rêvant de danse et de musique, Tu serres ta robe aux genoux.
Et lorsque soudain il te touche,
Ton haleine qui l'a frôlé
A l'air déjà de t'isoier
Devant la glace où sous ta bouche
Un oiseau clair s'est envolé.