L'HORLOGE D'EAU
Suivant d'un vase rond la courbe intérieure, Une eau pâle verdit à l'ombre d'un bouquet, Dont la tache d'été lève en notre demeure Ses couleurs que ternit l'hiver^, miroir discret.
Que la seule heure soit dite au cadran liquide, Où tourne le sommeil immobile de l'eau ! Un pétale en tombant fait trembler une ride, Le temps marque le temps de son propre pinceau.
Horloge où les parfums et les couleurs s'éraaillent ! Cependant que l'eau boit leur faible souvenir, Cadran liquide où l'heure est la fleur qui défaille, Et dont le jour se meurt doucement, à loisir.