LES CHEVELURES
Les eaux de la rivière ont l'air de chevelures Mortes et dénouées et qui flottent au vent, Sous le soleil ou sous la lune, à l'aventure, Et tantôt se mêlant, tantôt se poursuivant. Elles semblent passer dans un jardin de rêve Parmi les branches d'arbre, et tressent aux roseaux Dû le flot en courant se boucle et se soulève Un chant lég-er, écho de quelque ancien sang-lot. Tout souvenir se perd quelque jour dans un rire... Dphélies oubliées et dont on ne voit plus Dans les cheveux défaits qu'un instant de délire t qui semblent toujours glisser dans deux bras nus !