‹ Profils d'or et de cendreChapitre 44 sur 87 · SOIR D'ÉTÉ · texte numérisé non relu

SOIR D'ÉTÉ

L'odeur des foins coupés mêle au parfum des roses

L'âpre g-oût des baisers, Qu'on se souvient d'avoir, sur des lèvres décloses, Posés un soir d'été très lointain qui repose Dans la mort des jours apaisés.

Je sens monter vers moi des bouquets de caresses.

Ma main cherche une main.

On dirait que, charmé par autant de tristesse, Le passé vient rôder, incertaine tendresse, Dans les sentiers noirs du jardin.

Des voitures s'en vont encore sur la route ;

Quand s'arrête leur bruit, ^e crois que descendue et venant vers mon doute Jne inconnue approche et sait que je l'écoute Tourner près de moi dans la nuit...

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