Scène I, — (Un jardin public sur la rive escarpée de la Volga
Trois personnages : un horloger autodidacte, un commis, un bourgeois, sont d'accord pour juger Saviole Dikoî, riche marchand, un être brutal. Quereller les gens, voilà sa vie. Le commis affirme qu'il n'a pas peur de son patron.
S'il me dit un mot, j'en réponds dix.
Scène IL, — Dikoi dispute son neveu Boris, le dénomme fainéant, parasite, batteur de pavés. On ne sait pas pourquoi.
Va-t'en, je ne veux pas parler avec un Jésuite (?). (ii crache et sort.)
La scène a neuf lignes.
Scène 111. — Boris conte ses affaires aux trois personnages de la scène I : Il supporte ses querelles, parce que sa grand'mère a ordonné par testament que l'oncle, tuteur des deux orphelins (car Boris a une sœur —vous suivez?), ne leur rendrait compte de leur argent, à leur majorité, que s'ils
étaient (le frère et la sœur) respectueux envers lui. Clause peu sensée, comme le remarque Koudriasch, le commis :
Vous aurez beau t^tre respectueux ; qui rempt^chera d^afflrmer que vous êtes irrespectueux?
Soudain Koudriasch dit au bourgeois :
Hé ! que faisons-nous là debout ? allons nous promener. (lu sortent.)
I/horloger autodidacte annonce à Boris que, dans cette ville, c'est tout canaille.
Mœurs cruelles, Monsieur, cruelles ! Dans notre bourgeoisie, Monsieur, vous ne trouvez que goujaterie et pauvreté sordide... Seulement, je voudrais bien moi-même trouver le mouvement perpétuel I Adieu, Monsieur, (ii «>rt.)
Scène IV. — Boris [seul). Ce serait dommage de le désenchanter. Ce rêveur est heureux. — Moi, je suis malheureux et bcte. De plus, je suis amoureux — de plus, d'une femme k laquelle je n'ai pas encore pu dire un mot.
Scène V. — M"^ Kabanova querelle son fils, le plus respectueux des fils, pour le plaisir de quereller. Entre autres choses, elle lui reproche de trop aimer sa femme. On en a enfermé de moins folles.