Acte IV
Chez les nouveaux mariés. Madame nonchalamment étendue sur un canapé, en toilette fraîche; Monsieur, méconnaissable,
ressemblant à un Français comme deux gouUcs d>au.
La courtière vient réclamer la somme promise — on la met àlaporte;etelle jure d'aller les diffamer dans tout Moscou. Le pôro a été misen prison, et n'obtient plus de sortir que sous escorte.
En prison? lui dit sa fille; bah, de meilleurs que vous y sont bien !
El les créanciers? Demandent-ils beaucoup? — Ils veulcnt25du iOO. — C'est beaucoup, beau-pùre ! — Je le sai>, parbleu ! que c'est beaucoup! — Voyons, qu'on se mette d'accord sur 10 du 100! 7 1/12 pour leur faire plaisir, 2 1/2 pour les frais de poursuite. Je ne peux pas plus, j'ai tant de frais! Installation de la maison, l'écurie à monter, les toilettes de ma femme... et puis il faut penser aux enfants.
Le père insiste, supplie...
La fille. —Voyons, papa, nous ne pouvons pourtant pas, afin de vous tirer de la prison, rester sans un roujçe liard! Je ne suis pas une épicij'Te! Je n*; puis pourtant pas sortir en robe de coton!
Bref, ils refusent tout secours. Lo père doit rentrer en cage. La mère maudit sa fille.
Lazare demande son plus vieux vêtement pour s'en aller, comme dans Aristophane, apitoyer ses créanciers. Entre temps, il nie ses dettes avec grandeur d*i\me, et envoie promener le malheureux clerc qui réclame son salaire.
Ilmt3 vole, le brigand! Et j'ai une femme, quatre enfants, et des bottes »»culées! Que l'argenl volé t'étoulfe, et que le diable t'emporte. (H sort.)
Lazare. — Tête chaude I... — (Et s'adrcssant au public) Ne Técoutcz pas, il ment. Je n'ai jamais volé personne, il a rêvé... Nous venons d'ouvrir un magasin, et nous avons Thonneur de vous prier de le visiter... Vous pouvez môme envoyer un petit enfant» nous ne le tromperons pas d'un radis!