Acte 111 Scène VIL
Je n*ai jamais rien su faire. Maintenant, je suis devenue tout à fait stupide.
Elle n'exagère pas.
Il est cliflicile de s'intéresser à ces gens-là! Dobrotvorski, homme d'affaires, ami de la famille, auquel la veuve demande conseil, répond :
Je ne trouve rien... je suis devenu vieux, je suisdcvenu bête.
La pièce entière roule sur cette thèse : pas de dot, donc la petite épousera qui la dégoûte. Marie est le seul personnage propre dans cette pièce. Tous les autres sont des idiots et des goujats. Et plus dégoûtée encore des jeunes que des vieux, Marie se sacrifie.
L'action ne se dessine nettement qu'au W^ acte. Trop de scènes de remplissage. Marie a seule quelques accents vrais. Elle se trouve mal quand sa mère la jette ainsi à un bonhomme. Dame! Il a une position; et la mère n'a plus d'argent. Elle s'écrie elle-même avec pudeur, indignée :
Je ne peux pourtant pas me faire cuisinière !
Pourquoi pas? C'est plus propre que de vendre sa fille. A celle-ci non plus ne vient l'idée de vivre en travaillant. Il y a naturellement dans la maison une bonne et un piano.
A la fin du 1V« acte, Khorkov, l'étudiant timide, qui, lui aussi, vit à ne rien faire, se grise pour noyer sa peine. Marie se retrouve mal; Khorkov pleure, appuyé contre le mur... Tout cela est ridicule.