Acte I
Un intérieur très modeste. La fille (vingt ans) est couturière.
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Elle apprend que son amanl, qui lui avait promis le [mariage, va se marier avec une autre. Elle prie une commère d'aller aux nouvelles : Cette fille épousée est-elle jeune, belle? L'aime-t-elle?
La scène VI (Prokhov épousant une riche et venant prendre congé de sa fiancée pauvre) est honteuse pour l'homme, Tout ce premier acte est un fait-divers assez répugnant.
Actes II et 111
Prokhov, âme bornée, est au fond un bon garçon; peu instruit (sa mère raconte qu'on a eu grand'peine à lui apprendre à lire, et qu'au collège il passait pour crétin), mais il a le génie du contentieux. Il s'est fait une clientèle lucrative parmi les marchands; il n*est pas fier avec eux, et c'est à qui lui rincera le bec. L'un d'eux le lui rince si bien, juste avant d'aller chez sa riche fiancée, qu'il y arrive pochard... — Tout est rompu, mon gendre! Il se rabat chez la couturière, jure qu'il l'a toujours aimée. Elle lui pardonne, disant à part :
Une fois mariée, je te briderai, mon bonhomme.
Ajoutez un type assez drôle de commère, langue d'enfer, qu'on passe son temps à mettre à la porte et qui revient sans rancune.
Dans cette pièce, il y a ce cri à noter. Olinka répond à sa mère, qui semble trouver que ce petit avocat pochard ne vaut pas cher :
Ça vaut toujours mieux qu'un ouvrier!