Edition Tzvjetkov
en écus. Sadko se serait donc enrichi comme poissonnier. La byline Tindique :
Je le remercie, petite mère Volga! J'ai voyagé sur toi pendant douze années, sans chagrin, sans mésaventure el je t'ai quittée, fort et dispos, pour liabiter, bon garçon, Novogorod.
Le récit est mieux suivi, plus régulier que le précédent. 11 s*y rencontre même quelques traits humoristiques. Ainsi Sadko aime le luxe, veut faire grand, 11 se construit un palais en pierres blanches, et la décoration des plafonds doit figurer la voûte céleste; il n'oublie pas « d'y amener pour soi une jeune femme » et invite tous les honnêtes gens de Novogorod à venir accrocher la crémaillère.
Ei quand tous eurent mangé leur soûl. Et quand tous eurent bu à crever, Ils se mirent à se vanter. L'un vanta son bon cheval, I /autre sa force ot sa vigueur, l'autre sa noble naissance... Le sage vanta ses père et mère, l'imbécile vanta sa jeune femme.
Au dessert, Sadko se fit fort d'acheter toutes les marchandises de Novogorod, et tint parole ; il acheta jusqu'aux tessons de bouteilles, jusqu'aux marmites cassées. —On sait que Novogorod fut en relations avec la hanse germanique ; un dicton, une plaisanterie sur la richesse d'un gros marchand a dû servir de thème à ce récit; et quand revinrent les premiers explorateurs du commerce indien, l'or et les pierreries devinrent monnaie courante dans l'imagination populaire. Sous cette impression fut composé Djouk Stépanovitch, sorte de rajah remuant l'or à la pelle, venu pour éblouir les Kiéviens. 11 possède mille quatre-vingt-quinze costumes neufs I En trois ans on parvient à peine à inventorier les joyaux de ses harnais; et s'il fallait décrire les richesses de sa patrie, la vente de Kiev paierait juste le papier nécessaire, la vente de Tchernigov à peine l'encre et les plumes!... Ces récits dorés illuminaient la misère, 8ti XP^" ao)v Ttvwv TcuXwv oVÊipoç aç(xeTo, 6 tî^wtoç, ypDfso^q y.0Li aixoç!