Membre de l'Académie française
2. M Telle est rimpuisAauce des écrivains de ce tcmpi> (le moyen âge) eu qui le pédantisme monacal s'unit à la grossièreté barbare. Leurs propres émotions leur échappent; ils les ont reçues, car ils étaient tiommes ; ils sont horsdVtat de les communiquer. ., etc. » (litizuT). —
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dirait-il des héros russes? M. Rambaud déclare que « ces épopées ont étt» faites par le peuple et pour le peuple! » Eh bien, que h» peuple les garde 1 Mais cette paternité peu enviable est même contestée : « Aucune poésie ne mérite moins ce nom (populaire) que F épopée du moyen âge,., C*est uniquement pour les grands seigneurs et pour les grandes dames que l'auteur l'a faite; eux seuls sont assez riches pour la payer... Le peuple n'y figure que par les railleries qu'on lui prodigue » [Revue des Deux Mondes, 1884). Et M. G. Boissier s'égaie de la prétention d'opposer aux œuvres classiques, bijoux d'apparat, produits de serre chaude, cette littérature de grand air. Comme on dit : voleurs <le grand chemin.
Qu'on nous laisse tranquilles avec l'Ame du Peuple! Le peuple n'a jamais rien su l'aire en lillérature; ce n'est pas non plus son métier. N'est-il pas comique d'entendre Avenarious, éditeur de ces bylines, ces prétendus effluves de l'âme russe (ces symboles de foi, de sincérité, de douleur \), ajouter naïvement : « Il n'est pas sans intérêt de mentionner l'opinion d'après laquelle toute notre poésie épique, aussi bien celle de Kiev que celle de Novogorod, ne serait qu'une transcription de divers poèmes orientaux, turcs, mongols^ etc. »
D'où provient donc cette réclame archéologique?
Unde hœc monatra tamen, vd quo de fonte^ requUis?
Las du joug honnête de la beauté classique, certains courent après une poésie moins scrupuleuse ; c'est du libertinage littéraire. D'autres, joyeux docteurs, balivernent le public, et rient dans leur barbe de voir leurs thèses prises au sérieux.
Parmi les trésors mongolo-archéologiques récemment
u Dès que Koltzov eut lu IjSS Mille et Une Suits, les épopées russes perdireot pour lai tout attrait... Et ce ii*estpas étouaaotl » ajoute Biélioski, à qui jVmpruute ce détail.