HORS DU SAC
(XHTpîin nayioi, Recueil de Galakov,) on voit la fainéantise punie. La mère el le Qls cherchent le métier idéal permettant de bien vivre h ne rien faire. (C'est le métier que me semble chercher la pédagogie moderne ) Un sorcier se charge de l'apprentissage et, après quelques années, rend à la mère, au lieu de son fils, une grosse bête. — Hors du sac! montre le vol chûtié. Un vieillard, battu par sa femme, oblige une grue, laquelle lui donne une besace magique ; au prononcé de la formule sortiront des lutins qui serviront à dîner. Charmé du cadeau, notre homme Texhibe à sa commère qui le lui dérobe et lui passe au cou, au lieu et place, une besace vulgaire, que le vieux, rentrant au logis, présente à sa femme. Naturellement la formule n'opère plus; le mari passe pour menteur et reçoit une raclée. Il se plaint, et la grue est par lui suppliée... Elle lui donne une autre besace et le renvoie chez la yoleuse. Môme jeu. Mais cette fois sortent du sac deux diablotins armés d'une trique... Au logis. Bonhomme essaie la première besace devant sa femme qui s'esclaffe au miracle et s'empiffre au dîner; puis il lui substitue négligemment la seconde. La femme trop gourmande veut renouveler le couvert et s'attire des coups. La leçon lui profite et, depuis ce temps, le vieux et la vieille vécurent comme tourtereaux.
Les contes, même les moins littéraires, sont réjouissants, parce qu'ils présentent une correction aux injustices de l'histoire, une revanche de l'esprit sur l'oppression, sur la
profit à être enfant trouvé; gain à ôtre fils de forçat. Pauvre petit, il faut bien le consoler!.. On en arrivera à fonder une Société pour l*arausement des apprenties modistes, couturières, etc., qui ne boivent pas de Champagne, elles! qui ne font pas de voyage à Nice, elles! qui n'ont pa9 de piano! et dont « les grands yeux et le petit cœur » sont mouillés de larmes, étreint par l'angoisse à la pensée qu'il faut travailler. Les membres actifs de la Société se feront un point d'honneur d'amuser chacun plusieurs jeunes apprenties; leur zèle charitable fiambera et ils s'amuseront eux-mêmes, la charité se trouvant, par un juste retour, toujours récompensée. Quelle comédie!
sotlise brutale. Toujours lesenfants, jeunes ou vieux, riront « de voir d*affreux géants très bêtes vaincus par des nains pleins d'esprit, » de voir Tinnocence justifiée, la pauvrette épousée par un prince, les méchantes belles-mères victimes de leur malice. La conclusion optimiste console de la grise réalité. On se dit : Cela n'est pas, mais cela pourrait être ! et Ton attend; ce qui donne le temps de mourir. En général, les contes prennent parti pour les pauvres contre les riches, mais ils ont soin d'appuyer cette préférence sur des raisons morales. Ainsi les sœurs de Cendrillon étaient vraiment trop égoïstes! Ainsi le méchant frère (dans JIb* ,iojiii. Recueil de Galakhov), ayant, par jalousie, ouvert la porte au Malheur, que son frère avait enfermé sous triple serrure, voit le Malheur lui sauter sur les épaules pour ne plus le lâcher. — Les pouvoirs publics sont respectés, soitfaute d'ingéniosité pour les railler, soit par prudence. Pourtant la magistrature, <( douce aux grands, dure aux petits », est bafouée dans La Brème et la Grémille (Recueil de Tsvetkov). La grémille coupable et condamnée crache à la figure des juges et s'échappe indemne. Mais ce conte est une exception.
L'ivrognerie est censurée sans amertume; elle semble acceptée comme mal nécessaire, vice endémique; à preuve ce proverbe :« Il naquit petit, crût bête, grandit pochard, mourut vieux. Va, belle àme, en paradis! » A preuve encore ce dialogue de Ostrovski (Btaiinn noBt.(Ta).
Une fille intell igeate ne prête nulle attention à la beauté d'un homme; il lui suffit que son mari soit intelligent, soit .. là... enfin vêtu correctement.
Anna, — Pas ivrogne.
— Sans doute... Néanmoins j'ose vous dire quechez un homme cela n'a pas d'importance. Chez une femme, oui, c'est un défaut ; mais, pour un homme, c'est même une exigenc«î.
A preuve encore ce fragment de biographie ' :