‹ Profils et types de la littérature russeChapitre 36 sur 148 · UNE PAROLE IMPRUDENTE · texte numérisé non relu

UNE PAROLE IMPRUDENTE

Je fis la conna\ssd.ncc de ChevlchenkOf le poète petit- russien, dans une société instruite et distinguée... Ces joyeux camarades» soit par oisiveté, soit par entraînement du plaisir, se noyaient dans une ribole perpétuelle. Cette faiblesse, excusable chez les hobereaux, méritoire même en ce temps-là, et d*ailleurs ne faisant tort à personne, n*empéchait pas les membres de la dile société d'être d'aimables causeurs presque toute la journée, parce qu'ils pouvaient absorber beaucoup avant de divaguer. Ils constituaient le cercle des Rince-Dalle (OômecTBo MO'ioMop;iiH). L'expression *< se rincer la dalle » remplaçait pour eux le terme : s'enivrer. Suivant exploits et capacité, la confrérie décernait le titre de Pochard-aga, Pochard-pacha et Pochard-sultan. Le président était Z*, hussard en retraite, homme distingué et intelligent.

Nous omettrons ici : 1° les contes appelés mythiques; par exemple,le mariage dessœursdeFédorTougarine avec leVent, le Tonnerre et compère Grêlon; Morozko, personnification du froid, etc. Nous retenons la gentillesse du conte et rions du prétendu mythe. Quand un locataire dénomme son propriétaire Monsieur Vautour, et sa portière Dame Harpye, il fabrique, sans se croire poète, des.mythes analogues; 2» adressant le lecteur curieux à la Vie des Saints \ nous omettrons aussi les contes purement religieux, de peur de prononcer, comme le héros du conte suivant.

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