‹ Profils et types de la littérature russeChapitre 44 sur 148 · Th. Lavalléb, I, 2t · texte numérisé non relu

Th. Lavalléb, I, 2t

Les sentiments de fraternité furent réveillés... Le commerce connut de nouvelles roules*. ..La langue franque fut parlée en Syrie (270), etc. » C'est un résultat. Mais le savant auteur oublie le plus joli : la lèpre; du temps de saint Louis on comptait, en France seulement, dix mille léproseries I

Sans revenir sur ces commotions passées, il est utile de remarquer : 1» Que les croisades ne furent nullement un élan spontané mais un mouvement fomenté pendant plus d'un siècle. Les témoignages sont innombrables; on avait tâté le terrain un peu partout; mais les Italiens, par exemple, « se contentèrent de pleurer sur les malheurs des chrétiens de TAsie: on s'arma en France *. » C'est-à-dire que déjà dans ce temps-là nous tirions pour d'autres les marrons du feu. — 2' Autant que les chrétiens, les Arabes respectaient les Lieux saints; et, loin de gêner les pèlerinages, qu'ils trouvaient légitimes, ils les encourageaient par intérêt commercial; et les chrétiens ne se plaignirent que lorsque la Palestine appartint aux Turcomans, ni plus ni moins musulmans que les Arabes, mais nomades qui n'entendaient point le commerce. Cet empire turc était neuf, entouré d'ennemis; et des bandes de quinze mille pèlerins, la plupart mendiants effrontés, quf s'abattent sur une contrée, sont gênantes, on l'avouera, et suspectes. Les Turcs les surveillèrent donc; c'était leur droit; ils vendirent une pièce d'or le permis de séjour : c'était encore leur droit, nullement exagéré, car ce revenu payait la police et facilitait le contrôle. (Nos lois l'autorisent sous le nom de taxe sur les étrangers.) « Plusieurs chrétiens furent tués*... » Le contraire étonnerait; car parmi ces pèlerins il y avait nombre de scélérats auxquels le clergé avait précisément

1. Ce qu'on appelle aujourd'hui : créer des débouchés... Préparer un placement de bon père de famille (le Tonkin, le Sahara, la Patagonie, la Lune).

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