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LES PREMIERS ACTEURS CÉLÈBRES

qui d(Mnoiitre aussi la magie do Tamour ; car, pour se rapprocher d'une actrice alors célèbre, il se mit par un travail acharné en état de jouer auprès d'elle les premiers rôles ; — 4" la/iovlev {f 1817), fils de marchand, qui réussit sans peine par son extérieur séduisant. Il joua les amoureux dans Jes tragédies de Soumarokov ; puis, dans le drame bourgeois, plus favorable à ses dons naturels que le pathos pseudo- classique, il célébra en Russie le comte Meinau (dans Misanthropie et Repentir de Kotzebue) et le musicien Miller (dans V Intrigue et V Amour, &q Schiller). Quand Tâge amoindrit ses facultés, lakovlev se coupa la gorge, et ne guérit que par miracle. Il est difficile de pousser plus loin le culte de son art.

Ces acteurs ont merveilleusement contribué à la diffusion des œuvres littéraires et le théâtre eût peut-être en Russie végété longtemps encore si, par la dignité de leurs mœurs et par leur souplesse intelligente, ils n*eussent renversé maints préjuges.

En province, on mène les actrices au cabaret; à Paris, on les respecte quand elles sont belles, et on les jette à la voirie quand elles sont mories... On leur refuse ce que ces gens-ci appellent les honneurs de la sépulture, c'est-à-dire de pourrir avec tous les gueux du quartier dans un vilain cimetière.

Plus heureuse que Adrienne Lecouvreur, que plaint ici Voltaire, fut Catherine Séinrnova, qui débuta précisément dans Nanine ou le Préjugé vaincu, de Voltaire. Elle joua tous les grands rôles du répertoire dramatique, et les contemporains ont à Tenvi exalté son talent et sa beauté ! Son profil de camée troubla même la tête d'un solennel helléniste, (le ^///WZ/r-^, traducteur de VIliadel Les rôles féminins cessèrent d'être tenus par des hommes et, naturellement, gagnèrent au change; le public goûta l'innovation, car on va au théîUre autant pour voir que pour entendre', et les dilettantes objectèrent aux moralistes alarmés le galant

aphorisme : Une actrice est uue femme comme une autre... avec plus de talent.

La seconde période théâtrale a été classée par Longhinov (Saint-Pétersbourg, 1873) de 1749, quand les élèves du corps des Cadets jouèrent KItoreb de Souniarokov, la première tragédie russe, à 1774. 11 est curieux de feuilleter ce répertoire.

1750. Tamira et Sélim,

Deidamie, 1752. Démophont, 1755. Céphaleet Procris^

tragédie de Lomonosov.

— TRÉDIAKOVSKr.

— LOMO.NOSOV.

opéra de Soumarokov.

(apparition des premières actrices).

1756. Taniouchay ^péra-comique de Volrov.

1757. Viennent les traductions et adaptations :

Fierté et Pauvreté, comédie de Holberg' .

Les Fourberies de Scapin;

V Avare; V École des Maris;

VÉcole des Femmes, Tar-

tuffe ; le Misanthrope, Les Grâces,

1758 . Le Bourgeois gentilhomme ; Geor-

ges Dandin,

1759. VOracle ( \ acte , prose , sa

meilleure), Le Mariage au tambour,

1760. L'indiscret,

1761. Amphitryon, 1762-3. (Absence de documents.) 1764. Le Jaloux désabusé,

L'Écossaise,

Sidney,

La Fausse Agnès,

MOLIKRR.

Saim-Foi\*.

Molière.

Saint- Foix.

Destouches.

Voltaire.

Molière.

Campistron*.

Voltaire.

Gresset.

Destouches.

i, Louis, baron de Holberg (1684-1754), ué à Bergen (iNorvège).

2. PouUaiu de Saint-Foix (1698-1776), né à Rennes. C'est le célèbre bretteur.

3. 1656-1723, né à Touloase. ~ Le choix était bon. Le Jaloux désabusé est sa meilleure pièce.

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