A rcniplaceiueDt actuel de rAcadémie des Beaux- Arts
riée'. Volkov mourut eu plein succès, à trente-quatre ans, surmené par les préparatifs de sa mascarade en l'honneur dr Catherine II, Le triomphe de Minerve,
C'était, dit Von Vizine, un homme remarquable par rintelligence, le savoir et la vertu; il eût pu jouer un rôle dans l'État".
Son biographe affirme qu'il était modeste (un acteur modeste !),s'effaçant volontiers devant ses camarades, proférant leurs ouvrages aux siens propres. Aussi sont-ils perdus. 11 ne reste que quelques traductions de Molière et quelques chansons. Une de ses épigrammesost devenue classique :
Passe un cavalier. « Le bel homoie ! >> Dit l'un; l'autre : « Un bel animal! » — Paix! tous deux sont beaux, mais en somme Tous deux b(^les, homme et cheval.
Il convient de citer près do lui (de Volkov) : 1" son ami JJmitrevski (pseudonyme de Narykov) dont le mérite rejaillit sur la profession. Pendant trente-huit ans, il continua l'œuvre commencée, composa ou traduisit quarante pièces, forma des acteui-s et connut les ovations; —2' l'excellent Plaviltchikovy Moscovite, fds de marchand.
Je n'ai qu'une pensée : un Dieu existe, notre maître à tous; un seul désir : me rendre utile; une seule espérance : ressusciter pour une existence meilleure (Iartsev, p. 53).
Cet homme aux larges épaules, au cou de taureau, mugit un peu fort mais n'aque des amis ; — 3*» Chouc/uhlne (f 1813) qui démontre Futilité morale du théAtre, ayant été par celle nouvelle passion guéri de l'ivrognerie et du vagabondage ;
1. Cinq mUlc roables au début. Dix ans plus tard, les trois troupes réunies — russe, française, italienne — recevaient 138,000 roubles.
2. 11 en joua un, et prit part au coup d'État qui Ut (latlieriue II impératrice.