ALPES (BASSES
Circonscription de BARCELONNETTE M, Camille GUYOT DE VILLENEUVE Élu au lor tour de scrutin* — 1*747 voix.
Électeurs 1
Je suis fier de répondre à rappel que lea Comités républicains libéraux de farrondissement de Barcelonnette ont bien voplu m’adresser.
Eu me confiant aux élections prochaines le drapeau de la liberté, ils ont you lu vous permettre de manifester sans équivoque vos sentiments/
Républicain libéral et patriote, je suis l’adversaire résolu de la politique d'intolérance et de haine, de déficit financier et de guerre civile qu’a si tristement personnifiée le ministère Combes et qu’inspire la franc-maçonnerie.
Vous allez juger cette politique par vos yoles*
Hier, elle violait Ja liberté d’association par la dispersion des associations religieuses, le droit de propriété par la confiscation de leurs biens, la liberté d’enseignement par la fermeiure des écoles libres où 1.600.000 enfants du peuple trouvaient gratuitement fin-, b traction.
Aujourd’hui elle agite le pays par la loi de séparation des Églises de l’État ; elle déchaîne la guerre religieuse et menace la liberté des consciences.
Les députés qui ont voté cette loi, avaient-ils reçu de vous mandat d’accomplir cette révolution ?
Vous souvenez-vous d’avoir été consultés en 1902 sur cette grave question et d’avoir donné à votre représentant pouvoir de l'accomplir?
L* avez -vous autorisé à voter la suppression du budget des cultes et à faire peser ainsi de nouvelles charges sur les citoyens pauvres et malheureux ?
Volée sans l’assentiment du pays, la loi de séparation est un attentat à la souveraineté nationale.
Sectaire par son but, spoliatrice par ses clauses, antidémocratique par ses conséquences, elle justifie l'émotion produiteipar les inventaires et la révolte de Ja conscience publique.
Si vous me faites l’honneur de m’envoyer à la Chambre des Députés, je demanderai ion abrogation*
Le répugnant régime de la délation que les ministres du bloc ont organisé dans l’armée, dans les administrations publiques et jusque dans les plus petites communes, sous !a direction de la franc-maçonnerie, doit être également flétri et aboli sans retour.
Aux élections dernières, le pays avait réclamé de ses élus une politique d’apaisement, de travail et de progrès,
La haie fébrile avec laquelle, en fin de législature, après quatre ans de discussions et
de violences stériles* le bloc a bâclé des réformes et des dégrèvements, sans même examiner si l'application en était rendue possible, proclame le sentiment qu'il a de sa faillite et de son impopularité,
H se glorifie d'avoir voté la loi sur les retraites. Il faut que le pays sache que, sous la forme où elle a été votée, cette loi, dont le Ministre des Finances a dit qu’il ne savait, ni ce qu'elle coûterait, ni comment on pourvoirait à la dépense, est inapplicable. Elle est de plus par ses dispositions défavorable aux ouvriers agricoles, aux petits propriétaires et aux petits commerçants de nos campagnes. La Commission du Sénat, qui en est saisie, en a condamné le principe. Boiteuse et incohérente, elle n'esc qu'une gigantesque réclame électorale.
Il en est de même de ces dégrèvements divers votés à la dernière heure, comme celui du timbre à dix centimes, du régime des bouilleurs de cru.
Parler de dégrèvement est pure moquerie quand le budget voté pour 1906 est en déficit de plus de 200 millions, car il faudra recourir à l'impôt pour payer ces prétendues largesses.
Les grèves qui se généralisent et deviennent sanglantes, l'agitation qui grandît chaque jour traduisent le mécontentement public.
Le Bloc, complice des agitateurs révolutionnaires auxquels il a fait appel, est impuissant à obtenir Papaisement.
Électeurs,
L'heure est venue d'en finir avec ces violences, ces faiblesses et ces jongleries.
Elles se sont exercées pendant quatre ans contrairement à votre volonté, à vos intérêts.
Aujourd’hui vous êtes les maîtres.
Condamnezdes.
L'œuvre â accomplir est assez urgente, la situation du pays au dedans et au dehors est assez grave pour grouper en un seul faisceau toutes les bonnes volontés sous le drapeau do la République incontestée, libérale et réformatrice, respectueuse de tous les droits, de toutes les opinions, de toutes les croyances.
Rétablir Péqui libre budgétaire par une administration économe, par la suppression des faveurs et des emploi inutiles, par de meilleures méthodes de travail parlementaire.
Assurer ainsi les ressources nécessaires pour l'application immédiate de J a loi sur l'assistance aux vieillards indigents et infirmes.
Développer les caisses de retraites ouvrières et paysannes par la mutualité encouragée par l'État,
Réaliser une meilleure répartition de l'impôt par le dégrèvement des petites cotes foncières et des petites patentes.
Défendre Parmée, gage de la paix, contre la propagande des antimilitaristes et des sans-patrie.
Diminuer les charges militaires en réduisant les périodes d'exercices des réservistes et des territoriaux.
Stimuler les énergies locales en encourageant les associations agricoles de production, en favorisant le pacage par une réglementation moins sévère* en développant le réseau toujours incomplet des voies de communication.
Rétablir enfin les libertés nécessaires, conditions de la paix sociale et de la paix religieuse.
Tel est le programme auquel toute mon activité et tout mon dévouement sont acquis.
Vive la République libérale !
Vive l'arrondissement de Barcelonnette 1
G. GUÏQT DE VILLENEUVE* Candidat Républicain libéral.
Circonscription de GASTELLANE
M. le comte Boni de CASIELLAiSE Élu au ier tour de scrutin. — 2,171 voix.
Pour la quatrième fois, vous êtes appelés à dire si mon altitude à la Chambre des Députés, si mes efforts dans les luttes politiques répondent bien à vos aspiration* de Bas- Alpins, de bons Français et de bons républicains.
le fais de nouveau appel à vos suffrages, avec le sentiment du devoir accompli, avec la conviction d’avoir fait tout ce qui dépendait de moi non seulement dans l’ordre de vos intérêts particuliers, mais encore pour le bien du pays, pour la sauvegarde de la patrie.
Électeurs,
La législature qui vient de finir lègue à celle qui va commencer un bien lourd héritage.
11 n’est que trop nécessaire de se demander ce qui sortira de cette séparation des Églises et de l’État au vote de laquelle je me suis opposé. Ai-je besoin de vous dire que, sur ce point capital, tous mes efforts tendront à circonscrire le mal, à éviter les spoliations, à empêcher que, dans lu France, l’application de la séparation ne dégénère en guerre religieuse, à empêcher aussi que, dans l’arrondissement de Castellane, les habitants des communes pauvres soient, comme cela est a craindre, privés des secours de la religion i
Dans un autre ordre d’idées, je ne crois pas que les populations rurales retirent du vote de la loi de deux ans tous les avantages qu’on leur a promis. En effet, pour maintenir aux effectifs de l’armée française l’importance nécessaire à cause des préparatifs des autres nations, il faudra chaqua année enrôler et maintenir sans discontinuité sous les drapeaux un contingent supérieur d’un tiers à celui qu’on appelait autrefois, soit euviron 75.000 hommes
de plus. .
C’est vous, cultivateurs, qui fournirez ce supplément d’hommes, c’est vous aussi qui 'payerez les dépenses nouvelles qui résulteront de l’application de la loi, et vous n’aurez, en échange, que la perspective d’être, dans certains cas, retenus par les obligations du service actif jusqu’à Cage de YÏngt-sept ans*
Dans ces conditions, il apparaît que les charges militaires vont peser plus lourdement que jamais sur vous, et, justement désireux de les alléger, sans perdre toutefois de vue les nécessités de la défense nationale, je proclame que la Eolmion du problème réside avant tout dans un désarmement, amené par des accords diplomatiques et opéré de concert avec les autres puissances européennes.
Désarmement, c’est-à-dire réduction des effectifs, c’est-à-dire, — contribuables notez-le bien, — réduction des dépenses militaires, c’est-à-dire enfin possibilité de maintenir dans leurs foyers et en plus grand nombre que jamais tous ces soutiens de famille, tous ces hommes de constitution faible qui, avec la loi actuelle, n’échapperont pas à la vie de caserne l
Contribuables,
Je m’étonne que les législateurs qui ont eu si grande hâte de voter la séparation des Églises et de l’État, alors que la plupart ne l’avaient pas inscrite dans leur programme, aient
laissé de côté la diminution et la transformation des impôts qu’ils avaient, par contre, formellement promises à leurs électeurs.
C’est à cette réforme vraiment nécessaire que se reconnaîtront les défenseurs sincères du peuple et je serai au nombre de ceux qui la voteront d’autant plue volontiers qu’elle aura pour vous, Bas-Aîpins, Theureux résultat de réduire dans de notables proportions le poids de vos charges fiscales.
La diminution des impôts et surtout leur répartition plus équitable, voilà ce que ne doit pas perdre de vue un représentant soucieux de vos intérêts.
Travailleurs des champs, c’est sur vous — et sur vous seuls — que pèsent les plus lourdes charges de l’État français. L’impôt foncier vous écrase et il n’est pas admissible qu’un remaniement de cet état de choses n’intervienne à bref délai.
C’est à quoi je m’attacherai tout spécialement*
Chers compatriotes,
Vous n’ignorez pas les circonstances dans lesquelles j’ai eu à m’occuper des affaires extérieures de la France et les efforts que j’ai faits pour contribuer au rapprochement amical avec l’Angleterre — rapprochement qui, avec la continuation de l’alliance russe, est un gage certain du maintien de la paix,
À cet égard, c’est vers le même but que tendront tous mes efforts. La paix nous est nécessaire et vos représentants ont le devoir de prévenir tout ce qui pourrait la troubler. C’est pourquoi j’ai été un des premiers à crier gare lorsque fut imprudemment soulevée la question du Maroc qui faillit dégénérer en un désastreux conflit.
Si vous me faites Thonneur de renouveler le mandat que je tiens de vos votes, tous mes actes tendront vers ces trois points :
Diminution de vos impôts.
Augmentation de vos libertés.
Maintien de 3a paix.
Chers amis,
En ce qui concerne vos intérêts particuliers, vous me trouverez toujours serviable et empressé, A ce point de vue le passé est garant de l’avenir et je ne pourrai mieux faire que de continuer ce que j’ai toujours fait.
Républicains de l’arrondissement de Casteüane, je vous invite à vous compter sur mon nom.
Pour Tordre !
Pour la justice 1
Pour le progrès ï
Pour la paix!
Vive la France 1 Vive la République!
Comte de CASTELLANE,
Député sortant.
Conseiller général de Senez.
Circonscription de DIGNE
M. Joseph REINACH
Elu au 2“ tour de scrutin. — 5.3Û3 voix.
Mes chers Concitoyens,
Vous me connaissez depuis près de vingt ans. Vous savez les services que j'ai rendus à notre arrondissement de Digne pendant les huit années où j’ai eu l’honneur de le représenter à la Chambre.. Les haines coalisées contre moi suffiraient à vous rappeler ceux que j’ai rendus à la République.
C’est parce que j’ai toujours été un serviteur fidèle et sincère de la démocratie, l’avocat de la justice, de la liberté et de la tolérance, un artisan obstiné du progrès dont le développement est impossible sans le mainiien jaloax de l’ordre, que je suis l’objet de tant d’attaques imbéciles ou perfides.
Toutes les armes sont bonnes pour me combattre. De prétendus avancés ramassent contre moi les vieilles calomnies de la réaction. Les chefs avérés de la réaction, incapables de trouver parmi eux un candidat, embauchent un ancien député radical qui fut l’insulteur do Gambetta.
Il y a quelques années, mon crime était d’avoir protesté des premiers contre la condamnation d’un innocent par le moyen de pièces secrètes; ou me reproche aujourd’hui d’avoir, également des premiers, protesté contre les fiches secrètes, la délation, le système des délégués. Est-ce que, par deux fois, l’évènement n’a pas justifié mes avertissements î EBtce que le Gouvernement, est-ce que l’immense majorité du parti républicain ne pensent pas aujourd’hui comme moi?
Quoi qu’il arrive, je réclamerai toujours le droit égal pour tous, sans distinction de religion, de classe ou de fortune.
Je fais appel aux républicains loyaux, qui répugnent également à la violence et au recul ; aux bons citoyens, aux honnêtes gens qui refusent de pactiser soit avec le nationalisme, soit avec la secte détestable des antipatriotes.
Ma conscience ne se prête pas aux compromissions. J’ai toujours dit, à mes risques et périls, ce que je croyais être la vérité. Je ne sais pas un courtisan. Je me refuse à tromper le peuple par des espérances fallacieuses.
Je ne suis pas de ces satisfaits à qui suffisent les progrès d’hier. Je veux dans les lois et dans les institutions républicaines toujours plus de justice. Je veux diminuer tes souffrances humaines, non par la haine, qui n’a jamais rien créé, mais par la bonté.
Nous réaliserons les progrès de demain par les mêmes méthodes sûres et sages qui nous ont donné la République et les grandes lois de défense nationale, d’enseignement laïque, d’assistance sociale; dont les principes sont intangibles,
La loi qui a séparé l’État des Eglises a été conçue dans un esprit de liberté et d’équité ; il faut, comme l’a très bien dit M. Bourgeois, que la loi votée soit la loi appliquée; elle devra être appliquée loyalement, sans tracasserie, de manière à assurer la pleine liberté de la conscience et la paix religieuse.
Récemment encore, dans un document qui a fait grand bruit, quelques-uns des adversaires les plus notoires de la séparation ont convenu qu’ils n’étaient empêchés par la loi ni de croire ni.de pratiquer ce qu’iis voulaient; les édifices du culte demeurent à la disposition des fidèles.
Renonçant aux querelles épuisantes* cherchons à réaliser, dans un paye apaisé, tant de réformes pratiques, trop longtemps ajournées.
Voici celles que je préconise :
Suppression des contributions indirectes ou vieillies : portes et fenêtres, et la personnelle’ mobilière; impôt sur le revenu, maïs sans taxation d’office et sans inquisition du fisc; exemption et dégrèvement gradués à la base;
Des charges trop lourdes pèsent sur la terre, sur la petite propriété foncière ; j-avaîs contribué autrefois à faire voter un premier dégrèvement; il faut réduire les droits de mutation, réviser le cadastre; le bien de famille doit être insaisissable;
Faire disparaître de notre système fiscal les dépenses parasitaires; supprimer les sinécures; donner la chasse aux abus onéreux; défendre résolument l’intérêt publie contre lea appétits particuliers ; politique d'économie et d’équilibre; la fortune publique, c’est l’argent du peuple, il faut 1J administrer en bons pères de famille ;
Réforme administrative : diminuer le nombre, tous les jours croissant* des fonctionnaires ; rétribuer mieux les petits serviteurs de FÉtat; garanties contre l'arbitraire et le favoritisme; en démocratie et sous la République, Tavancement au talent* au mérite, à la loyauté professionnelle ;
Réforme judiciaire: rendre la justice moins coûteuse, la rendre plus prompte; ta soustraire aux passions; supprimer les tribunaux d’exception, les conseils de guerre en temps de paix;
Liberté individuelle; rassurer par des prescriptions sévères contre quiconque y porte atteinte, quelque haut placé qu’il soit;
Œuvres et lois d'assistance et de prévoyance : caisse de retraites pour les invalides du travail, qu’ils soient ouvriers des campagnes ou ouvriers des villes; rente d'invalidité et retraite de vieillesse; assurance contre la maladie et le chômage, avec le concours é la fois de FÉtat et des sociétés de secours mutuels;
Développer renseignement professionnel;
L’agriculture, dans nos pays de montagnes* se plaint à bon droit qu’elle manque de moyens de communication : il faut reprendre l’œuvre interrompue, achever notre réseau de routes et de chemins de fer, réduire nos tarifs de transport;
Politique de paix : recours à l’arbitrage pour résoudre les conflits; mais, comme on ne respecte que les forts, maintenir intacte notre puissance militaire : Tannée du service de deux ans est l’image même de la nation; elle doit être, elle sera une grande école de patriotisme et de civismç.
Si vous me renvoyez à la Chambre, mon zèle, mon activité, le crédit qu’ont pu me ■ valoir mes services passés seront employés à en rendre de nouveaux. Je serai, demain comme hier, ïe défenseur de tous les intérêts légitimes, et, par-dessus tout* de TIntérêt général.
Unissons-nous pour la liberté, pour la République et pour la France I
Vive la France!
Vive la République !
Joseph RE1NACH,
Ancien député.
Circonscription de F ORG AL QUIER
M. ISOA.RD
Élu au i*r tour de scrutin. — 3.785 voix.
Mes chers concitoyens.
Après trois années d’une législature laborieuse, parfois troublée, mais vraiment féconde, je viens vous rendre mes comptes et solliciter le renouvellement de mon mandat.
Ai-je failli A un seul de mes engagements? N’ai-je pas rempli tous mes devoirs? Et peut-on, sans faire preuve de parti pris, me reprocher de ne pas m’être montré en toutes circonstances actif, ardent, dévoué à la politique réformatrice qui a été celle du Ministère Combes et a valu à la République, grâce à l’union des gauches, une ère de stabilité gouvernementale, de progrès social, de réalisations tangibles ? .
À cette heure, la situation des partis esttrès nette dans l’arrondissement de Forcalquier- Manosque ; elle indique le devoir strict de tous les républicains dont j ai défendu les principes, sans faiblesse, tout en soutenant, sur le terrain économique, les intérêts de tous meB compatriotes.
Les paroles peuvent séduire et tromper; — les actes sont une garantie. Vous connaissez les miens; placez-les en regard des affirmations de principe et des promesses que je vous avais faites et jugez-moi sur eux. Je les livre sans crainte à votre critique.
Républicain socialiste, j’appartiens à ce parti qui est le prolongement logique du parti radical et radical-socialiste.
Ce parti réciaine ponr chacun la plénitude de sa liberté et le respect de l'iiidividualisme humain. Il ne tend pas à supprimer la petite propriété, mais, au contraire, il est fermement déridé â la défendre contre les empiètements des trusts et à la sauvegarder d’une ruine menaçante.
Oui, j’appartiens à un parti qui repousse la violence et l’émeute, qui travaille à assurer ia marche clu progrès sans arrêt et sans heurt douloureux, qui souhaite la patrie grande et respectée, également bonne pour tous ses enfants.
Aussi ai-je été, naturellement, à la dernière Chambre, le représentant fidèle du bloc de de gauche qui m’avait nommé.
Tel je serai encore dans la prochaine législature.
Citoyens, *
De nombreux points du programme que j'avais assumé sont désormais faits accomplis. Mon bulletin de vote n’a jamais manqué à leur solution et j’ai tenu à honneur de remplir mon mandat avec une scrupuleuse assiduité ; c’est ainsi que j’ai voté :
La réduction du service militaire à deux ans.
L’allocation de secours aux familles nécessiteuses des réservistes et territoriaux.
L’assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables.
La loi assurant le secret, la liberté et la sincérité des opérations électorales.
La suppression de l’enseignement congréganiste.
Les retraites ouvrières actuellement pendantes devant le Sénat.
La séparation des Églises et de l’État.
La loi étendant la compétence des justices de paix. ,
Tous les projets de loi touchant le travail industriel pour l’hygiuie et la sécurité des
travailleurs et la loi sur les accidents.
La loi relative à la contribution des patentes.
Les réformes et les améliorations postales, le timbre à deux sous.
Pour l’Agriculture :
Les avances aux sociétés agricoles; les facilités concernant la vente des engrais; les warrants agricoles; l’amnistie pour les bouilleurs de cru; l’insaisissabilité du bien de famille; la constitution de caisses de cheptel communal ; des adoucissements au code penal pour l'attribution de circonstances atténuantes atix délits de chasse ; 1 abrogation de article 75 du code forestier et des modifications concernant la réglementation des pâturages dans les forêts soumises au régime forestier; des crédits extraordinaires pour les vicum®® des inondations ; des crédits pour la destruction des animaux nuisibles et pour venu -en aide aux cultivateurs éprouvés par leurs ravages; la répression des fraudes et des falsifications de denrées alimentaires ; l’exemption de l’impôt sur les sucres employés a 1 alimenta-
tion du bétail» . ,
L’abrogation du monopole des inhumations aux fabriques et consistoires.
La loi sur le service des epfants assistés. . . . .
Plusieurs projets de loi concernant les mines (hygiène, salubrité, durée, de la journée de travail, participation des délégués à la sécurité, aux caisses de retraites et de secours) Les nouvelles réglementations relatives au placement des employés et ouvriers des
deUKj*ai*' WeJlïïtendu) collaboré également au projet de loi déclarant d’utilité publique les travaux dans le périmètre de Durance-Jabron pour la restauration et la conservation des
terrains en ™onta®, j. ai toujours donné mon approbation aux réformes politiques,
économils et U 25 », 1 contrerai à consacrer tous mes efforts Ma réalisation d’un programme auquel je leste fidèle et que, par votre bulletin de vote, vous ave* déjà
“"ÏÏÛ'l. souci do ces réformes ce me fers pomt «è8liger le. intéréf. psrlieuliers (le cet» terre des Basses-Alpes à laquelle je suis attaché par le lien indissoluble des affection. , d naissance, des traditions de ma famille et aussi de la reconnaissance.
On me rendra cette justice que ces intérêts, je ne les ai pas négligés. Et cest bien naturel ; des candidats en présenee, ne suis-je pas le seul enfant du pays . \ous avn pu constater que je n’ai jamais oublié mes compatriotes durant le cours de mon mandat et que régulièrement, autant qu’il m’en a été possible, j’ai rendu visite aux communes de 1 arrondissement pour m'enquérir de leurs besoins et de leurs desiderata légitimes.
Sur ce point encore, je ne crains pas votre sentence.
Mais tandis que je consacrais tout mon temps à l’accomplissement du mandat que vous m’aviez confié, citoyens, une campagne odieuse do calomnies et de mensonges, menêe par une presse immonde, soutenue par des ressources pécuniaires auxquelles je ne puis toujours songer à opposer les miennes, était sans cesse dirigée contre celui qui n était coupable que
d/êtrG votre dépoté. - .
Pour me défendre, contre les accusations les plus infâmes, conlie les a laques les plus
perfides, contre des polémiques de boue que tous les honnêtes gens de tous les partis condamnent avec mépris, je n’ai que l’ardeur de mon âge, l’inébranlable fermeté de mes «mviciions et le dévouement de mes amis républicains.
11 n’en faut pas plus pour vaincre, n’est-ce pas, et pour assurer, le 6 mai prochain, le triomphe de la cause démocratique.
Citoyens républicains,
L’heure est grave! La République est en danger. A vous de la défendre! Voua ne voudrez pas être les dopes de celui sur le nom duquel lès royalistes, les bonapartistes, les nalionalisies, les conservateurs et les cléricaux tentent une suprême ruée.
Vous ne voudrez pas faire le jeu du parti qui faillit, au 16 Mai, étouffer nos libertés sous ies coups de l’ordre moral, qui essaya en 1889 d’une nouvelle coalition monstrueuse, qui fomenta le boulangisme, puis le nationalisme; quj nous valut, jadis, le 2 Décembre dont les victimes furent si nombreuses dans notre département et qui laissa, [après Sedan, la France mutilée.
Pas de défaillances, pas de défections I Elles seraient criminelles à l’heure critique où la Répnblique a besoin de loue ses soldats pour écraser définitivement l’hydre réactionnaire qui relève la tète.
Au bloc de droite vous opposerez le bloc de gauche, plus compact, plus inébranlable que jamais, en votant en masse pour votre député sortant et, le 6 mai, de tout notre cœur, avec l’enthousiasme que provoquent toujours les victoires des idées et des principes, nous acclamerons ensemble 1a République sociale que vous aurez fait triompher.
Docteur ISO A RD,
Député sortant,
Républicain socialiste, Candidat du bloc de gauche.
Union des Comités radicaux, radicaux-socialistes et socialistes.
Programme du citoyen D ' hoard.
Dépütè sortant.
Répub itcain-socialkte, candidat du Bloc de gauche*