M. V 1L.L.AU LT-DUCHESNOIS
Élu au 1er tour de scrutin. — 8.756 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je viens solliciter, pour la troisième fois, le renouvellement du mandai que vous m’avez
C0111 Libre de tout engagement et de toute compromission avec qui que ce soit, inébranlable iJliïSÏÏŒL*. qu« lai prise «. I. premier j««r, je suie resté strictement
en 1902. von, m'accorde l.W voix de majonté; an» ai-je la conviction que, comme il y a quatre ans, nous sommes toujours en complète com-
m Un Soucieux^de tout ce qui peut alléger les souffrances de la classe ouvrière je suis persuadé que, seul, l’accord léeond du capital et du travail peut améliorer le ,ort de 1 ouvrier.
Adversaire déterminé du eollectivis -ne, je ne me fuis pas illusion sur le perd je ou ble dont il menace la société moderne. Je réprouve toute concession a.te a es e
ie combattrai avec la dernière énergie toute atteinte a la propriété et a 1 épargne indi viduelle que je considère comme les stimulants les plus efficaces de l’activité personnelle.
JeTuUerai non moins ardemment contre ses tendances criminelles qui, sous prétexte de sentiments humanitaires, n’ont d’autre but que de détruire l’idée de pamen
Je veux que l’école enseigne l’amour de la patrie. Je connais trop nos vaillants institi teurs pour ne pas être absolument sûr qu’ils ne manqueront jamais
Je veux que l’insulte au drapeau et ta propagande contre le devoir militait e
impuoyablement ^uées.^ ^ ^ gràce à la République, nous jouissons depuis trentecinq ans et dont nous souhaitons tous ardemment le maintien, que la France, bdele a ses alliances et à ses amitiés, conserve une armée forte et disciplinée, “““J
l’écart de nos divisions politiques, uniquement préoccupée d’assurer la défense de la patrie
Gl ^Profondément respectueux de toutes les croyances religieuses je crois que le Concordat loyalement observé de parte! d’autre pouvait continuer, comme il le faisait depuis ceutans à assurer la paix religieuse, tout en sauvegardant la suprématie du pouvoir civil ^auss. « j- e voté contre la loi de séparation. - Je m’associerai a 1 avenir a toute eapab
d’assurer la paix des consciences et la pleine liberté du culte.
Je considère la liberté d’enseignement comme le corollaire nécessaire de la liberté de conscience- et de^ la liberté du père de la uille, sous les conditions de grade et de contrôle garantissant sans privilège pour personne, la compétence des maîtres et le respect des lois.
™SsIântïs ignominieuses pratiques de la délation et réprouvant les procédés par lesquels un gouvernement oublieux du droit de libre discussion prétendait courber et avilir les consciences, j’estime qu’entre les partis extrêmes il y a place pou.’ ment rèoublicaine s’inspirant des principes de tolérance et de libellé affirmés par la Dec ratim, des Droits de l’homme; pour une politique de réformes démocratiques, d apaisement et d’union républ.caine, également éloignée des timidités et des ^muurespour une g tique enfin qui puisse assurer l’ordre, la ■ du pays, sa dignité et sa prospérité
économique.
Désireux d'alléger les charges que le service militaire fait peser sur nos populations, j'ai voté la loi réduisant le service à 2 ans et je suis tout prêt à voter* comme du reste je l'ai déjà fait une fois, la réduction des 28 jours et des 13 jours, lorsque le Ministre de la Guerre, responsable de la sécurité du pays, acceptera cette mesure.
le crois nécessaire la réforme de l'impôt II ne faut pas que la terre supporte à peu prés à elle seule le poids de l'impôt, il faut que cette charge si lourde se répartisse plus équitablement sut les différentes sources de revenu, et que les charges deviennent proportionnelles aux facultés de chacun. Je considérerais toutefois comme un danger l'établissement de l'impôt global progressif sur le revenu, qui ne serait qu'un imoôt de superposition, provoquerait une émigration des capitaux français et no pourrait être établi que d'une façon inquisitoriale.
le veux une politique de stricte économie.
Ce n'est pas dans la création d'impôts nouveaux que le Parlement doit rechercher les ressources qui seront nécessaires au pays pour faire face aux dépenses qu'entraîne l'application des lois nouvelles. îl doit attendre ces ressources de l'augmentation normale du rendement des impôts, augmentation produite par l'accroissement de la fortune publique.
Vos représentants ont le devoir de faire aboutir la. loi des retraites ouvrières dont ils ont déjà abordé l'examen, mais ils devront la faire aboutir en évitant d'entraver Pœuvre prospère de la mutualité et en se mettant en face des réalités possibles.
Donner une retraite aux travailleurs des villes et des campagnes, la leur laisser assez élevée pour qu'elle assure le pain, de leurs vieux jours et r/impose pas cependant une charge trop lour le. à i'Ltat, an patron et a l'ouvrier lui- même, i elles sont les conditions dans lesquelles je m'efforcerai de résoudre cette grave question.
î^iotre agriculture florissante est la base de la prospérité nationale. Aussi les questions agricoles ont-elles toujours tenu une large place dans mes préoccupations.
Au premier rang des mesures destinées à lui venir en aide, se placent le maintien de notre tarif douanier et la création de Chambres d'agriculture.
Je continuerai à demander l'amélioration de nos stations d'étalons pour lesquelles j'ai déjà obtenu beaucoup ces années dernières.
Je ne cesserai de réclamer, dans l'intérêt de notre élevage et dans celui du Trésor, que l'Administration des remontes ne fasse ses achats que dans les régions de production comme la nôtre et achète le plus possible directement à T éleveur.
Nos sociétés d'assurance mutuelle contre la mortalité du bétail, dont je créais les premières dans notre arrondissement en 1898, se sont, comme je l'espérais, régulièrement développées depuis ceue époque. 11 est nécessaire que l'État continue à leur accorder de larges subventions, de façon à leur permettre de rendre les services que nous sommes en droit d'attendre d'tdîes.
Je tâcherai d'obtenir une meilleure organisation de nos concours de pouliches et de poulinières en les rendant accessibles à tous, et une augmentation du nombre des primes plus en rapport avec l'excellence de notre élevage.
Je m efforcerai* dès le début, de la législature, de faire voter définitivement par îa Chambre le projet de loi contre la fraude des beurres* que j'ai énergiquement défendu devant la Commission de l'Agriculture,
Je poursuivrai la réduction des frais de transport par chemins de fer des denrées agri cales, surtout des produits de la culture maraîchère.
Le réseau de nos chemins doit être le plus rapidement possible terminé*
Le cultivateur doit pouvoir faire ce qu'il entend de sa' récolte et la transformer à sa guise. Son domicile doit être inviolable. C'est dans cet ordre d'idées que j’ai voté le maintien, puis le rétablissement du droit des bouilleurs de cru*
Si notre arrondissement est ou arrondissement agricole* je n'oublie pas non plus qu'il est un arrondissement maritime.
L existence de labeur et de péril de nos braves marins leur donne droit à tou le la sollicitude du législateur.
Membre des différents groupes qui se sont formés à la Chambre pour la défense de leurs intérêts, je m’associerai à toute mesure qui pourra améliorer leur situation personnelle augmenter les bénéfices des barques de pêche et développer le commerce de nos ports.
Le petit commerce doit être soutenu et favorisé le plus possible, de façon à lui permettre de résister à la concurrence des grands magasins de la capitale.
Agriculteurs, commerçants, ouvriers, marins.
Je viens de vous exposer les grandes lignes de mon programme. Je ne vous ferai pas de
pi ornes ses que je rie pourrais peut-être pas tenir. J’aime mieux promettre moins et faire plus.
J’emploierai, cela je vous le promets, toute mon activité et toute mon énergie à la défense de vos intérêts et à ceux de notre cher arrondissement de Valognes*
Gomme je vous le disais, il y a quatre ans, ma politique se résume en deux mots : ni réaction, ni révolution.
Ma foi dans la République n’a jamais subi une heure de découragement. Elle est égale a mon amour de la France.
Vive la République !
J* VILLAULT-DUGHESNOIS,
Président de la Société d’agriculture de l'arrondissement de Valognes.