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sur terre et sur mer, et toute action propre à enlever à l’armée nationale cette force de cohésion que la discipline seule peut donner est un crime contre la patrie.
Il importe de persévérer dans la voie si heureusement ouverle par la France dans son accord avec l’Italie pour l’application réciproque, dans les deux pays, des lois de protection des accidentés et de chercher par une entente entre les gouvernements, à résoudre certains problèmes du travail devenus internationaux, et particulièrement la limitation générale des
heures de labeur. . e . , T
Je ne crois pas à l'antagonisme absolu des classes, mais à la solidarité des classes Je
veux une société où, loin de se montrer les dents et le poing, on se tende la main. U faut travailler, non à exaspérer, mais à concilier les différends d’intérêts entre employeurs et employés. Je pense qu’il importe de chercher à prévenir les conséquences, si nuisibles a l’intérêt général, des conflits aigus entre le capital et le travail, et je suis paru -an de organisation législative de comités de conciliation et d’arbitrage, foil qu’il s agisse de salaries de l’industrie privée, soit des employés et fonctionnaires de l’Etat.
Partisan résolu de la propriété individuelle, qui assure son indépendance a la personnalité humaine, je réclame la création du bien de famille insaisissable, qui empêcherait la
disparition si fâcheuse de la très petite propriété.
Le Parlement devra, dans la prochaine législature, continuer l’étude de ces lois d assurance sociale qu’il a entreprises. Mais, pour pouvoir faire face à ce budget de solîdarit , i devra procéder à une révision profonde de noire système fiscal, qui frappe si peu équitablement et si lourdement la propriété rurale, appeler tous les revenus à participer aux dépenses publiques, tendre enfin à établir cet impôt global qui imposera lescitoyens suivant leur faculté de contribution, impôt que Gambetta déclarait être « le plus juste, le plus moral , le plus équitable de tous »,
Mes cbers Concitoyens,
Votre mandataire ne doit pas être exclusivement un homme politique, mais encore un homme d'affaires préoccupé des intérêts économiques du pays et de la circonscription qu’il représente. t
Je leur accorderais une attention toute particulière, qu’il s’agisse des intérêts de !a grande ville que j’ai l’honneur d’administrer ou des intérêts ruraux, et spécialement de ceux
de nos petits vignerons si durement éprouvés.
Je suivrais soigneusement les traités de commerce soumis au Parlement et je veillerais à toutes les lois louchant notre commerce et notre industrie. Je sais quelle est la situation précaire du petit commerçant, combien est lourd et mal assis en ce qui le concerne, 1 impôt delà patente, combien il a à souffrir des grosses maisons, à l’égard desquelles il y aurait lieu de procéder à une plus juste application des patentes.
Je me tiendrais du reste le plus possible en rapport avec mes élec-. eursr ce qui est le plus sûr moyen de connaître leurs besoins.
Tant vaut l’homme, tant vaut son programme. J’ai derrière moi une carrière politique et administrative : je vous la livre.
Fidèle à mes principes, je crois m’être monlrê large et tolérant dans leur application , soucieux des intérêts qui m'étaient confiés; je crois n'avoir ménagé ni mon temps ni ma peine pour les défeudre.
Ce que j’ai été comme citoyen, comme administrateur, je m'efforcerais de l’être comme député.
Vive la République démocratique l
Docteur Adrien POZZÏ,
Maire de Reims,
Candidat républicain radical.
2e Circonscription de REIMS.