‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 127 sur 280 · M. LENOIR · texte numérisé non relu

M. LENOIR

Élu au 28 tour de scrutin. — 8.855 voix.

Citoyens,

Je ,ienB vous demande, de me renouveler la ceudauce que vous m’ave. témoignée, le

17 décembre dernier, par 9.0ii8 suffrages. i^wure il ne m’a guère été pos-

E„« é 1. Chambre dans le, 'prineipes que

sible d'y faire œuvre personnel e , J -, moig et dont je me réclame

j’ai défendus toute ma vie, dont je me suis reciame, y h

encore apjourdTtni. pe sociali„e parlementaire, qni, ne voulant pa»

sépare*' Hdêe socialiste d6 1 ^t^^P^^J^^^g^velo'ppées par

ïerré8;^»" ^"éîr. "«tes les surenchères, qui son. danger..*. P<™- * «— * pour le prolétariat tout entier.

Vous connaissez mon programme. .. j- îaïHté arcom-

Plie - d8 la neutralité absolue de l’Étal eu matière confessionnelle^ ^ ^ nos droit8 et

réalité que la prédominance du pouvoir militaire sui le p

qui prêchent la désertion et la guerre civile. entte natioos peuyent être

Bans abdication aucune*

Comme en décembre dernier, je suis partisan :

De ]a S de fimp&t’ sur les snccessions, dans le sens *««— *» ij*sîve des tarifs;

Du droit pour tous les travailleurs de se syndiquer - ^ actuellement

De la nationalisation de ceriaines entreprises d intérêt gen jl , f minos

concédées ou appartiennent à de- puissantes sociétés, telles que chemins

«TZSti lois qui réglementeront et protégeront le travail, organiseront l’assurance

sociale entre les risques d'invalidité, de chômage, de maladie, obj„t

De la représentation proportionnelle, et de toutes les mesures qm auront pour o J

d’assurer le secret du vote et la sincérité du suffrage umverse . ., noursuivrai

J’ai voiè à la Chambre la loi sur les retraites ouvrières et paysannes, ] en poursui

1* adoption définitive.

Dés le début de la législature, mes efforts tendraient a ;

La suppression des conseils de guerre ;

L arbitrage obligatoire, qui, en donnant toutes garanties à l’ouvrier, contribuerait à la paix sociale;

L’égalité de tous les enfants devant le droit à l’instruction; l’accession des écoles professionnelles et secondaires facilitée à tous les déshérités de la fortune, l’abolition de tout ce qui reste de la loi Falloux.

Citoyens,

Partisan sincère et résolu de toutes les mesures législatives qui s’inspirent des éternels principes de la Révolution française, je crois fermement que les améliorations sociales ne peuvent être obtenues que par l’union de tous les républicains.

Le Bloc a montré ce que vaut cette union, ce qu’elle peut faire; il a victorieusement lutté et nous a apporté une politique de résultats.

Ma conscience de socialiste et de républicain me commande de rester . Adèle à ce Bloc républicain, dont l’action peut être si féconde.

Citoyens,

Dans toutes les occasions, j’ai défendu les intérêts économiques de notre circonscription.

l’ai soutenu les intérêts de ceux d’entre vous qui se sont adressés à moi, lorsque leurs réclamations étaient justes et légitimes.

j’ai tenu toutes mes promesses.

C est avec confiance que je me soumets au verdict que vous prononcerez le 6 mai prochain.

Si vous me renouvelez mon mandat, mon plus grand souci sera de continuer à représenter fidèlement la deuxième circonscription de Reims et à soutenir énergiquement la cause des travailleurs, qui se trouve intimement liée à l’avènement d’une véritable République de justice, de liberté et de solidarité.

Vive la République fraternelle, la République des travailleurs 1

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