MAYENNE
Circonscription de CHATEAU GONTIER.
M. le duc de BR0GL1E, décédé, remplacé par M. le vicomte de VILLEBOiS-MAREÜlL. Voy, Élections partielles.
!re Circonscription de LAVAL,
M. de MONTE
tl u ad 1er tour de scrutin. — 9,072 voix.
Messieurs et chers concitoyens
La France traverse une crise sociale qui met en péril, non seulement sa prospérité, mais son existence même.
Pour plaire à l'étranger, le bloc qui nous gouverne a désorganisé, par son incurie et par la délation, notre marine et notre armée, sauvegardes de noire indépendance nationale* Pour obéir à la franc-maçonnerie, dont il est le serviteur, il a déclaré la guerre à nos croyances, à notre religion, et, après avoir chassé hier les sœurs de nos écoles et de nos hôpitaux, il s’apprête, le 9 décembre prochain, à s'emparer de nos églises, dont ü vient de défoncer brutalement les portes.
M est du devoir de tout bon Français, de tout catholique, de tout ami de la liberté, de combattre pour son pays et sa religion également menacés, et c’est pénétré de ce devoir que j'ai répondu à l'appel de nombreux amis et de nombreux élus du suffrage universel et accepté l'honneur de prendre en main:*, dans la première circonscription de Laval, le drapeau de la défense religieuse et sociale, le drapeau de la liberté.
Pendant dix ans, j'ai eu l'honneur d'appartenir à notre vaillante armée et ma place sera toujours marquée au premier rang parmi les défenseurs et les serviteurs de la Patrie.
Si vous me faites l'honneur de m’accorder vos suffrages, l'agriculture, le commerce et l'industrie trouveront en moi un zêïé défenseur. T'estime en effet que ces trois organes de notre vie nationale ne peuvent et ne doivent être opposés les uns aux autres : la richesse et la prospérité d3un pays dépendent de leur mutuelle entente et de leur égale défense contre l'invasion des produits étrangers.
Des caisses de retraites ouvrières, basées autant que possible sur la mutualité, administrées par les intéressés eux-méines, aûn d’éviter la création de nouveaux fonctionnaires,
doivent être encouragées, afin d’assurer l’existence des travailleurs âgés ou in firmes, mais en laissant à chacun d’eux le droit de s’y associer, si bon lui semble,
Respectueux de la volonté de mon pays, j’estime que la forme du Gouvernement n’est absolument pas en jeu aujourd’hui. Mais, pour avoir droit à l’obéissance de tout citoyen, un Gouvernement doit èire honnête, respectueux des croyances de chacun, assurer l’ordre et garantir la liberté*
Catholiques, vous avez vu comment on respecte nos croyances I
Partisans de Tordre, vous êtes témoins chaque jour des progrès de la révolution que les détenteurs actuels du pouvoir, M. Clemenceau et M, Briand, ont encouragée et déchaînée par leurs écrits et par leurs discours !
Amis de la liberté, vous pouvez dire à votre tour ; <t Que de crimes on commet en ton notn I » Aussi la France libérale proteste contre ce Gouvernement qui nous opprime. Elle veut T union, la paix, la concorde, l’égalité entre tous ses enfants.
Eüe réprouve la dilapidation de nos finances, l’établissement de nouveaux impôts, veut la diminution de nos dépenses et flétrit les hommes qui profitent de leur passage au pouvoir pour caser leurs créatures et s’enrichir eux-mêmes, en puisant à pleines mains dans un budget toujours en déficit, malgré une augmentation de Z|2G * Zi68 - 0 00 francs depuis 1898.
Je serai donc l’adversaire acharné de toute charge nouvelle.
C’est aux défenseurs de celte France que je m’adresse, Messieurs* Ils sont nombreux, je le sais, dans la ire circonscription de Laval, et c'est pourquoi, après vous avoir promis de mettre à votre disposition, à l’exemple de votre ancien député, mon ami, M. d’Elva, mon temps, mon activité, mes relations et mon dévouement, je fais appel avec confiance a tous les catholiques, à tous les amis de la liberté,
Henri de MONTI,
Ancien officier de cavalerie,
Candidat catholique et libéral*
2S Circonscription de LAVAL*
M. DUTREIL.
Élu au 1er tour de scrutin. — 6*5^3 yoix.
Mes chers Concitoyens,
Ma profession de fui sera brève.
C’est par ses actes qu'on juge un homme.
Depuis quatre ans que je suis votre représentant, vous m’avez vu à l’œuvre et vous avez pu me juger par les actes de ma vie politique*
Elu sur un programme nettement républicain, libéral et patriote, jy suis resté
constamment fidèle ;
J’ai appuyé de mon vote tontes les mesures destinées au bien public, au développement de la richesse et de la prospérité do pays, à Tamélioration du sort de tous les
J’ai refusé ma voix aux trop néfastes lois dont les funestes effets se font déjà sentir! J’ai notamment voté contre !a loi de séparation, dont vous avez pu déjà voir les déplorables résultats, lors des inventaires!
j’ai combattu énergiquement le ministère de décomposition nationale Combes-André- Pelletan que, pendant trois années, nous avons subi et qui nous a conduits a grands pas vers la révolution dont nous voyons déjà les débuts sanglants sur plusieurs points de la
FiailEnfiii, j’ai participé à diverses discussions importantes en prenant plusieurs fois la parole à la tribune de la Chambre.
Si vous me faites l'honneur de me confier une seconde fois le mandat de vous représenter au Parlement, je continuerai à défendre la France et la République contre les ennemis de l’ordre et de la paix, à lutter pour toutes les libertés, notamment pour la liberté de conscience et le droit de propriété, qui ont souffert tant d'atteintes pendant ces dernières années et restent si gravement compromis dans l’avenir 1
Je continuerai à défendre notre armée nationale contre les criminels qui journellement l’insultent et s’efforcent de la détruire; à lutter contre ceux qui, il y a quelques mois a
peine, ont failli nous amener la guerre et l’invasion. .
Je m’efforcerai de maintenir l’ordre économique et social si profondément trouble a l’heute actuelle, sans d’ailleurs refuser mon concours aux justes réformes dont notre democratie a naturellement besoin.
Je tâcherai d'arrêter l’accroissement effrayant des dépenses publiques et 1 augmentation des impôts.
Je combattrai, en un mot, ponr tous les principes qui sont la hase d un gouvernement vraiment digne de ce nom et qui, seuls, peuvent rendre la France plus grande et la Répubiique plus tolérante I
Enfin, n’oubliez pas que je suis des vôtres, que mes intérêts sont dans la Mayenne et qu*en toutes occasions yous m’avez toujours trouvé prêt à vous aider, à vous obliger, à vous être utile !
Maurice DUT BEI L,
Ancien officier,
Député de la Mayenne,
iro Circonscription de MAYENNE*
M. de BERCÉ.
Élu au 1er tour de scrutin. — 8.851 voix.
Mes chers Concitoyens,
En présence dés événements graves qui se sont produits dernièrement, sollicité par un grapd nombre de mes compatriotes, j'ai considéré comme un devoir de me présenter à vos suffrages, le 6 mai*
Ma candidature est tme candidature de protestation catholique*
La question de forme de gouvernement n*est pas en jeu. Il s’agît de savoir si nous, catholiques, nous allons nous laisser opprimer plus longtemps par une minorité de secta ires*
Catholique, je le suis par tradition et par conviction*
C’est vous dire que je veux notre foi respectée et que je ferai le possible, si je suis élu, pour que les lois qui oppriment nos consciences soient rapportées: luis contre l'enseignement du catéchisme dans l’école, lois contre les Congrégations, loi du 10 décembre 1005 sur la séparation.
Vous savez tous que c’est en raison de celle dernière loi que les portes de nos églises ont été enfoncées et nos sanctuaires violés.
Si je t-uis catho'îque, j’ui bien aussi le droit de me dire libéral.
Mes adversaires ne manqueront pas d'insinuer que j ai pris cette étiquette poui la circonstance.
Ma réponse est facile. J’ai depuis seize ans l’honneur d’être maire de Monlenay, et mes administrés qui, à chaque élection, m'ont renouvelé mon mandat avec une majorité de plus en plus forte, peuvent dire si j’ai jamais méconnu les grands principes de liberté et de tolérance qui ont toujours été la règle de ma conduite.
Au point de vue social, je suis opposé aux théories socialistes et internationalistes. Je ferai tous mes efforts pour améliorer le sort des travailleurs en votant toutes les lois qui aurom pour but de faire droit à de justes revendications.
Dans nos pays, nos agriculteurs ont particulièrement besoin d’être protèges d une façon
efficace*
Tôt ou tard, probablement très tôt, on viendra enlever aux agriculteurs ce que certains parlementaires ont appelé le privilège des bouilleurs de cru»
Ce privilège, je le considère comme un droit.
Je serai doue contre toute mesure qui aurait pour but de le supprimer ou de le restreindre*
Tel est mon programme.
Mes chers concitoyens, nos convictions, comme nos intérêts, sont certainement les mêmes.
C’est donc avec confiance que je vous donne rendez-vous au scrutin du ô mai, comptant sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
Vive la France I Vive la liberté ï
Henri de HËRCÉ»
Maire de Montenay,
Candidat catholique et libéral.
2° Circonscription de MAYENNE.