‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 132 sur 280 · M. LEBRUN · texte numérisé non relu

M. LEBRUN

Élu au l*r tour de scrutin, — 9.222 voix.

Mes chers concitoyens*

*Je viens vous demander aujourd'hui le renouvellement du mandat législatif que, deux fois déjà* vous avez bien voulu me confier*

Comme eu 1900 et en 1902* j'affirme mes sentiments profondément républicains et mon dévouement sans réserves aux institutions que la France s'est librement données. Je veux une République forte et respectée, assurant l'ordre intérieur sans lequel le progrès reste impossible, le travail incertain, les affaires inquiètes.

Je la veux aussi tolérante pour tous et respectueuse des libertés nécessaires ; liberté de conscience, liberté d'enseignement, liberté d'association, liberté de travail.

On essaie, par tactique électorale, de dénaturer à vos yeux ïe caractère de la loi de séparation des Églises et de l'Étaf, et de la représenter comme une arme de guerre contre les croyances religieuses et la liberté de conscience. Si cela était, je ne l'eusse pas votée* Elle est inspirée, au contraire, dans son ensemble, d'un véritable esprit de libéralisme : la disposition gratuiteet indéfinie des églises assurée aux fidèles, la constitution des associations cultuelles fixée conformément aux règles générales do culte, de façon à respecter la hiérarchie ecclésiastique, l'autorisation donnée à ces associations de se fédérer comme bon leur semble, un régime de transition ménagé par tout un système de pensions et d'allocations aux ministres du culte, enfin le retour aux contribuables, sous forme de dégrèvement, des 40 millions du budget des cultes, toutes ces mesures précisent le caractère de la loi*

Je veillerai à ce qu'elle soit appliquée dans l'esprit de justice et de tolérance où elle a été votée, de manière à assurer la pleine liberté des cultes et h paix religieuse,

Àu même titre que la liberté de conscience, je revendique la liberté d'enseignement que j'ai défendue hier, avec la garantie de grades et de contrôle assurant la compétence des maîtres et le respect des lois de la République; TUniversitè me comptera toujours au nombre de ses fils les plus reconnaissants, mais je crois demeurer fidèle à ses leçons en repoussant le monopole de renseignement.

J'ai toujours voté pour la liberté d’association et îa liberté de travail; le droit de grève n'est plus nié par personne, mais le droit au travail est aussi sacré; c'est le devoir du Gouvernement de le faire respecter partout,

La loi sur la réduction du service militaire à deux ans répartit d’une façon égale pour tous la charge de l'impôt le plus lourd, dont jusqu'ici les enfants du peuple supportaient

plus durement le poids* Elle donne à la France une armée homogène, vraiment nationale. Sachons la mettre au* dessus de nos luttes de parti, et, par une loi d’avancement du corps d'officiers, la soustraire aux influences dissolvantes de la politique. Je rappelle que je me suis énergiquement prononcé contre les « pratiques inadmissibles » de la délation.

Je répudie toute idée d’antimilitarisme et d'internationalisme.

Les réformes sociales ont toujours été et resteront la principale préoccupation des vrais démocrates : la loi sur F assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables, en proclamant le droit à l’assistance, a consacré d'une sanction le grand principe de la solidarité ; demain, le Parlement devra parfaire ja loi sur les retraites ouvrières, déjà votée à la Chambre, en s’appliquant à réserver un traitement égal aux ouvriers des villes et des campagnes, ainsi qu’aux petits artisans; cetie œuvre grandiose doit, à mes yeux, être établie sur la triple base de la mutualité, du concours de l’État et de la participation des patrons.

Cela fait, l'Etat aura assuré les travailleurs contre deux risques sociaux fort importants : les accidents et la vieillesse; il lui restera à se préoccuper de deux autres risques ; maladie et chômage.

Et, à côté de cela, que de problèmes à résoudre : développement de la juridiction des conseillers prud’hommes, création [de conseils du travail et de tribunaux d’arbitrage, constitution du bien de famille insaisissable; hygiène et sécurité des travailleurs, repos hebdomadaire, etc*, etc*!

Je crois, d’ailleurs, que la solution des questions sociales ne peut résider que dans une union intime du capital et du travail, et non dans la lutte des classes, — dans le progrès des oeuvres et des idées d’assistance et de solidarité, et non dans les tentatives de nivellement qui ne sauraient aboutir qu’à la misère.

Les réformes fiscales doivent tendre à l'équilibre et à la sincérité budgétaires, en réduisant les dépenses publiques, grâce à des mesures de décentralisation heureusement ménagées, grâce aussi à l’interdiction faite aux députés de proposer une dépense nouvelle s’ils n’apportent la recette correspondante.

Dans la refonte des parties vieillies de notre système fiscal, concernant notamment la k personnelle mobilière » et les « portes et fenêtres », il convient d’atteindre les diverses sources de revenus, sans vexation ni inquisition, en laissant à l’impôt son double caractère, réel et proportionnel, et en dégrevant les contribuables peu fortunés et les familles nombreuses, de façon à proportionner plus exactement aux ressources de chacun sa contribution aux charges de l’État*

Le meilleur moyen d’assurer le rendement de l’impôt est encore de stimuler l’activité du pays dans toutes les branches de la production et d’aider aux progrès de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.

Fils de cultivateur, j’ai été élevé à bonne école pour connaître les besoins de l'agriculture et rechercher les remèdes à ses maux; je serai demain, comme je l’étais hier, tout dévoué à ses intérêts.

Je ne serai pas moins préoccupé de conserver à notre industrie sa prospérité, en ne négligeant aucune des questions qui la concernent ; voies de communication, tarifs de transport, taxes douanières, etc.

Le commerce local a besoin d’ètre protégé contre Sa concurrence des grandes Sociétés^ venues du dehors, et contre celle des commerçants étrangers ; je m’en préoccuperai égale-* ment*

Mes chers concitoyens,

Jamais, pour les services à rendre, je n’ai fait de déduction entre mes amis et mes adversaires. Je me devais à tous, je crois û’ayoir manqué à personne. Demain, comme hier, je veux m'employer à faire le plus de bien possible*

L'heure est grave ; les partis de révolution et de réaction tentent un grand effort pour

prendre le pouvoir; si Pan ou Pau ire y réussissait, ce serait un grand malheur pour notre pays. Vous ne le permettrez pas; comme en 1900 et en 1992, vous vous prononcerez pour la politique nettement républicaine qui veut affermir Pidée nationale et le sentiment démocratique, pour h politique qui, comme le disait hier M- le président de la Chambre, fera « la patrie prospère, grande et glorieuse, en donnant au pays la paix, Pordre, le progrès. Portion fraternelle des citoyens ».

Vive la France!

Vive la République!

Albert LEBRUN,

Député sortant.

Ancien secrétaire de la Chambre des Députés, Vice-président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle*

Circonscription de LUNÉVILLE.

M. MÉQUILLET.

Élu au 2” tour de scrutin, — 11.971 voix.

Mes chers Concitoyens,

Désigné par le congrès qui s’est réuni à Lunéville le 26 novembre 1905, fai. accepté comme un devoir d’être le candidat de tous les républicains dans la lutte qui va Couvrir.

le me présente avec confiance à vos suffrages, persuadé que, sans vous arrêter à la personnalité du candidat, vous comprendrez le but beaucoup plus élevé qu’a poursuivi le congrès : réaliser Punion de tous les républicains contre les forces coalisées de la réaction.

C’est en m’inspirant de ce principe que je vous soumets mon programme, basé sur les légitimes revendications de ia démocratie.

Si fai l’honneur d’être votre élu,

le serai un défenseur énergique des intérêts de l’agriculture :

Maintien du privilège des bouilleurs de cru. Diminution de Pimpôt foncier. Défense de la production nationale. Révision du cadastre ^vec nouveau classement des terres. Diminution des droits de muta don en cas de ventes d’immeubles. Constitution du bien de famille incessible et insaisissable.

Extension, aux travailleurs de la campagne, de la loi sur les accidents du travail.

Encouragement à l’élevage des chevaux ardennais en Lorraine.

Constatation et règlement rapides des dégâts causés par les troupes en manœuvres.

Réparations, par les concessionnaires des droits de chasse, des dégâts causés par les sangliers et les cerfs.

Au point de vue social .

Établissement définitif des retraites ouvrières et agricoles.

Retraites spéciales pour les ouvriers atteints de maladies professionnelles et protection des syndicats ouvriers pour la défense pacifique de leurs intérêts corporatifs.

Développement des sociétés de prévoyance et de mutualité*

Réforme de l'impôt en vue d'apporter plus de justice dans la répartition des charges publiques*

Diminution des gros traitements- Augmentation de ceux des petits fonctioanaires (douaniers, facteurs, cantonniers, gardes-forestiers, etc,)*

Diminution des frais de justice, et notamment des frais de saisie mobilière et immobilière et de saisie-arrêt sur les salaires des ouvriers*

Allègement des patentes des petits commerçants.

Profondément respectueux de la liberté de conscience, je n’admettrais pas que l’esprit dans lequel e^t conçue la loi de (réparation des Églises et de l'État soit modifié et qu’elle soit transformée en loi d’oppression.

Bien que le patriotisme doive être exclu de (ouïe polémique électorale, je tiens à affirmer que je considère comme indispensable de maintenir dans notre pays une armée forte et disciplinée, La République ne recherche pas la guerre, mais elle ne saurait supporter une paix achetée au prix de îa moindre humiliation*

La discipline doit être égale pour tous, et, si quelque indulgence doit être apportée à la répression des fautes, c’est en faveur de vos enfants, à qui leurs chefs doivent montrer l’exemple*

Je m’associerai à toutes les mesures qui auront pour but d’affermir la défense nationale*

Mes chers Concitoyens,

Depuis dix ans, je travaille, dans vos rangs, à la défense des idées qui nous sont chères* Les marques d’estime et de sympathie que vous ne m’avez pas ménagées me permettent de dédaigner les injures d’adversaires auxquels le sentiment du devoir accompli me dispense de répondre.

Vous suivrez les anciens qui vous ont toujours conduits à la bataille, pour la défense de la République,

Je leur exprime ma profonde reconnaissance de m’avoir fait l’honneur de me confier son drapeau*

Vive la République démocratique ï

Raoul MÊQU1LLET,

Avocat,

Conseiller municipal de Lunéville, Candidat des républicains.

lre Circonscription de NANCY.

M. Louis MARIN.

E u au VT tour de scrutin* — 10*056 voix*

Par 8.738 voix, au scrutin du 8 octobre dernier, vous avez exprimé sur mon nom yotre volonté de vivre en République, c’est-à-dire sous un régime ennemi du favoritisme et de l’arbitraire, respectueux de la liberté et des croyances de chacun*

Fidèle à cet. idéal, certain d’avoir toujours voté selon ma conscience et vos intérêts, je viens, de nouveau, vous demander vos suffrages.

Mon programme n'a pas changé. Nos adversaires sont toujours les mêmes.

Nous avons contre nous la coalition maçonnique des haines et des appétits, le bloc des grands délateurs et des petits mouchards.

Nous avons vu les finances du pays sacrifiées aux intérêts électoraux des députés les plus serviles, les bons citoyens en butte aux plus lâches dénonciations, rhervéisme propageant sur notre territoire, comme une épidémie, les doctrines internationalistes et révolutionnaires, nos frontières dégarnies et nos arsenaux vidés, à l’heure même où l'Allemagne préparait le coup du Maroc et pendant qu'on déchaînait sur le pays la guerre religieuse et la guerre sociale.

Qui sème le vent récolte la tempête. L’anarchie, qu’on a laissé grandir de toutes parts, menace aujourd’hui de suspendre la vie économique du pays!

Et nous avons cet étrange spectacle de voir M. Clemenceau, dont toute la carrière politique s’est passée à poursuivre la désorganisation de l’armée, être trop heureux aujourd’hui de se mettre à l’abri derrière elle et de défendre, avec le sang de nos officiers et de nos soldats, un pouvoir qu’U n’a obtenu qu'en les injuriant.

En vain, ces politiciens aux abois essayent-ils d'égarer l’opinion publique à la veille du scrutin, en inventant de faux complots.

Cela ne prend plus I

11 s’agit do savoir si, pou r mettre fin au péril qui se dresse de tou Les parts, vous pouvez avoir confiance dans les agitateurs qui l’ont lait naître.

Électeurs,

Si vous êtes satisfaits de ce qui se pâsse, vous voterez pour mou adversaire. Sa profession de foi, muette sur la politique consbiste, muette sur la délation, muette sur la propagande antimilitariste, muette sur l'anarchie révolutionnaire, dit assez qu’il approuve ces mœurs politiques : c’est le candidat du bloc.

Si, au contraire, vous êtes résolus à protester contre ce régime d’oppression, de désordre et d in sécurité nationale, vous voterez pour moi.

Partisan d’une République ouverte à tous les cœurs loyaux, je condamne énergiquement h jacobinisme, le système des fiches, les délégués épiant la vie de chacun.

Respectueux de la liberté de conscience, n’ayant pas voté cette loi de séparation qui tend à priver du culte les communes les plus pauvres, j'ai protesté contre des inventaires illégaux, exécutés avec une brutalité odieuse et qui prépareraient la spoliation des églises, si le cumbisme reprenait le dessus.

Partisan de la liberté de l’enseignement, je veux qu’on laisse aux pères de famille la faculté de donner à leurs enfants l’éducation de leur choix.

Ami üe la paix, je crois qu’elle ne peut être garantie que par une armée solide, disciplinée et respectée.

Défenseur des cultivateurs, des petits commerçants, des ouvriers, je ne veux pas qu’ils soient à la merci de la spéculation et des puissances d’argent. Je crois qu’ils doivent demander l’amélioration de leur sort à la mutualité, aux groupements, aux syndicats, et non aux grèves politiques et aux agitations stériles.

Soucieux à la fois des intérêts généraux du pays du pays et de nos intérêts régionaux, je réclamerai :

La suppression de 'initiative parlementaire en matière de dépenses;

Une stricte gestion de nos finances ; pas d’impôts nouveaux;

L’organisation des retraites ouvrières par la mutualité, avec contribution de l’État; L’amélioration de la loi sur les accidents du travail ;

L'accession des jeunes travailleurs à la propriété foncière;

Une taxe sur les ouvriers étrangers;

Le repos hebdomadaire pour les employés, en tenant compte des habitudes commerciales;

La sollicitude des pouvoirs publics pour le petit commerce :

Le maintien d n droit des bouilleurs de cru;

La protection des vins de pays, des houblons et des tabacs français;

La répartition des travailleurs militaires, des subventions et des secours suivant les besoins de Pagricullure et sans faveur politique;

La diminution du nombre des fo actionnaires;

La reprise lies relations diplomatiques que la République française, comme tous les autres pays, doit entretenir avec le Vatican;

La mise de Nancy et de la région frontière à l’abri d’un coup de main militaire.

En votant pour moi, vous manifesterez votre volonté d’en finir avec cette politique d'intolérance et de désorganisation, — vous voterez contre ie bloc, — vous voterez pour une République forte, équitable et généreuse.

Et vous affirmerez sur mon nom votre amour pour la liberté, pour la Lorraine et pour la patrie.

Louis MARIN,

Député sortant

2° Circonscription de NANCY*

M. le comte Ferri de LU DRE,

Elu au 1CT tour de scrutin* — 7.602 voix.

Messieurs et cbers concitoyens.

Quand j’ai sollicité, il y a quatre ans, de votre libre décision, des suffrages que vous m’avez accordés à une imposante majorité, j’ai pris, vis-à-vis de vous, des engagements dont je vous dois compte*

Si je viens, aujourd’hui, pour la seconde fois, vous demander votre appui, c’est que j’ai conscience, pendant ces quatre années, de m’être scrupuleusement conformé à mes déclarations.

Il n’est pas unacte .de ma vie publique, dans la dernière législature, qui ne soit l’affirmation sincère et loyale de mes sentiments républicains.

Mais, avec vous, je veux une République large, tolérante, économe, sagement réformatrice, exempte d’arbitraire, de favoritisme, d’esprit sectaire et délateur.

Profondément épris de liberté vraie, de justice pour tous, j’ai protesté contre la tyrannie cambiste que le pays a dû subir pendant trois ans.

J'ai îefusé de voter des lois, dirigées contre la plus essentielle de nos libertés, celle de la conscience et fai repoussé

la séparation des Églises et de P J État.

Cette loi, conçue et préparée par les loges maçonniques, votée sans Passentiment du pays, en dépit dé quelques dispositions apparemment libérales, n’a qu’un but : empêcher,

dans notre pays, si profondément attaché à ses traditions religieuses, le libre exercice du culte.

Soucieux, avant tout, de maintenir notre Patrie grande et forte parmi les autres nations, je me suis associé à toutes les mesures destinées à assurer La sécurité de notre région frontière.

J’ai combattu toutes celles que j'estimais dénaturé à i’affaîbür.

La loi de deux ans, à mon avis, est de celles-là. Je me serais toujours reproché d’en avoir, par calcul électoral, voté l’ensemble'

Avec des hommes tels que MM* Mézières, Krantz, d’Alsace, le lieutenant-colonel Rousset, je n’ai pas voulu voter cette loi, au sujet de laquelle le conseil supérieur de la guerre nTa pas été appelé à délibérer et qui est destinée à affaiblir Tannée de seconde ligue et nos cadres de sous-officiers, et, en présence de l'Allemagne menaçante, à nous acheminer aux milices !

Gomme je Pai toujours été, je demeure partisan de l’amélioration du sort, matériel et moral, des travailleurs de l’industrie et des campagnes, par des mesures législatives pratiques, devant leur assurer une retraite*

Les agriculteurs de la région savent qne leurs intérêts sont les miens, et les bouilleurs de cru n’ignorent pas que, si la liberté de la consommation familiale leur a été rendue, c est grâce à la sollicitude des députés qui se sont constitués les champions de leur cause.

J7 ai été de ceux-là/

Les commerçants, les employés de notre arrondissement n’ont jamais douté de mon dévouement, qu’il s’agisse de soutenir leurs œuvres mutualistes, de voter le repos hebdomadaire, de reviser la loi des patentes.

Toujours, vous le savez, j’ai été acquis aux mesures destinées à assister les vieillards, à protéger les faibles et les petits, à améliorer P hygiène des classes laborieuses, à développer, sous toutes ses formes, les œuvres de mutualité et de solidarité sociale*

Je me suis constamment Inspiré des sentiments qui vous animent tous, et j’ai défendu, avec une entière bonne foi, les idées saines, honnêtes et utiles à mon pays.

Mes chers concitoyens, vous êtes, je le sais, demeurés en pleine communauté d’idées avec moi! Aussi, le 6 mai prochain, vous marcherez au scrutin, unis dans un effort commun contre le radicalisme sectaire, avant-coureur du collectivisme anarchique, aux cris de :

Vive la France 1

Vive la République pour tous!

Vive la liberté I

Ferri de LUDRE,

Député sortant*

3® Circonscription de NANCY.

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