M. CACHET
Élu au 1er tour de scrutin. — 8.048 voix.
Messieurs les Électeurs et chers Concitoyens,
En vous demandant le renouvellement du mandat que vous m’avez confié, il y a quatre ans je dois vous rendre compte de mes actes et vous mettre a même de juger si j ai loyalement rempli mes engagements et justifié la confiance que vous m avez >it 1 honneur
de m’accorder.
Comme je vous l’avais promis :
]’ai voté la loi de deux ans et soutenu la réduction des périodes d’exercices des réservistes et territoriaux. J’ai même proposé, d’accord avec plusieurs de mes collègues, 1 etuue d’îm projet de réduction du service militaire à un an, avec augmentation du contingent des
1CnSfe me suis associé, soit à la Chambre, soit à la Commission du budget, dont je fais partie depuis deux ans, à toutes les mesures de défense et de protection de 1 agriculture modification du tarif douanier qui a permis, notamment en 1903, de maintenir les cours du bétail français, alors exposé à une forte baisse, - lois contre la fraude des bc^res des engrais, ~ crédits agricoles, etc. - Je me suis opposé à toute diminution des crédits
alloués aux sociétés d’assurances mutuelles contre la mortalité du ‘
nouvait porter un préjudice quelconque aux cultivateurs. — Il y a deux ans, au momen SSi L JL*m en Angleterre un
la constitution d’un groupe pour la défense des intérêts agiles de 1 OM ^
-, été f-îitc auprès des cultivateurs, des syndicats agricoles et des Chambres de comme ,
l'-onn^r de présider, nous a fourni des éiémeuts unies pour
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avec laquelle vous vous êtes opposés à ces inventaires prouve surabondamment que
représentant était l’interprète fidèle de vos sentiments. , r •
SnslSlS'St «03, "ou» aucun fai. rendre au, cultivateurs 1. dm., de
distiller cil toute liberté. ,
Vous m’avez vu à l’œuvre, vous pouvez méjuger.
Et si vous ine continuez votre confiance, j’apporterai, comme par le passé, mon concours le plus dévoué à toutes les réformes ayant pour but de ramener la paix religieuse, d'assurer le respect de toutes les libertés, d’améliorer le sort des travailleurs, de favoriser le développement de ^agriculture, du commerce et de l’industrie, et de rendre notre chère France prospère, forte et respectée.
Docteur CACHET,
Député sortant,
Candidat républicain libéral
2e Circonscription de DOM FRONT.
M. AD1GÂRD,
Élu au 1er tour de scrutin. — 8.046 voix.
Mes chers concitoyens,
II y a dix-huit mois, alors que ma candidature semblait assurée du succès, je me suis, malgré le vœu presque unanime de mes amis, effacé momentanément devant M. Salles, qui voulait, disait-il, terminer le mandat de M, Gévelot. C'est ainsi que M. Salles fut élu par les modérés contre le radical Ronnet.
Aujourd’hui, c’est un mandat nouveau qull vient solliciter,
Mais les circonstances ont changé.
La politique de nos maîtres s’est faite plus sectaire, plus oppressive, plus ruineuse, rendant impossible toute conciliation.
Désormais on ne peut plus transiger, ni s’abstenir sur les principes:
11 faut être pour ou contre.
Si j'avais été votre député, j’aurais par exemple, — et contrairement à ce qu’a fait M. Salles, — voté, le 17 avril 1905, contre le principe même des inventaires, mesures inutiles et vexatoires \ j’aurais, surtout, — contrairement à ce qu’il a fait encore, — voté, le 7 mars dernier, un blâme au Ministère coupable d’avoir exécuté ce premier acte delà séparation d’une façon odieuse et illégale qui a soulevé vos consciences.
Réclamer, pour rétablir la paix religieuse, la négociation d’un nouveau Concordat, sera Je premier devoir de votre député de demain.
Des libéraux, appartenant à toutes les nuances de l’opposition républicaine, sont venus me rappeler mes engagements et mont mis en demeure d’être candidat.
Le même sentiment du devoir, qui a dicté ma conduite, il y a dix-huit mois, inspire mon accep ta üo od’a u j ou rd 1 h u i .
Je résume ainsi un programme que j'aurai l’occasion de développer devant vous.
Je défendrai :
La patrie et l’armée contre les internationalistes et les révolutionnaires;
La paix intérieure contre les fauteurs de guerre civile ;
La Uberiê contre toutes les tyrannies ;
Les deniers publics contre les pillards ;
La propriété contre ï es collectivistes ;
Le peuple enfin, contre les politiciens qui l’exploitent.
Je combattrai sans merci le bloc, ses gaspillages et ses mouchards.
En même temps, je serai le partisan résolu d’un effort incessant et pratique vers l’amélioration du sort des travailleurs.
Je m'attacherai à ne rien négliger des intérêts commerciaux, industriels et agricoles de la région \]es bouilleurs, notamment, savent de quelle façon effective je les défends depuis vingt ans), et a rendre tous les services dont je serai capable : à cet égard, je voudrais être, avant tout, le député des humbles et des déshérités de la fortune.
C’est ainsi que j'entends servir la vraie République, celle qui a pour base i’honnêteté, pour but le progrès social sous toutes ses formes, et pour moyens d’action la liberté.
Pour cette noble cause, j’apporterai dans la bataille parlementaire, qui va être plus dure et plus ardente que jamais, parce qu’elle sera décisive, tout ce que j’ai de jeunesse, d’énergie et d’activité avec tout mon cœur.
Entre M. Salles, — dont je serai le concurrent loyal et courtois, — et moi, vous choisirez en citoyens libres, intelligents et fermes.
Vous ne vous laisserez émouvoir ni par les attaques personnelles, ni parles manœuvres politiques qui vont faire rage, je le sais. N’ëtes-vous pas les maîtres?
Si vous me choisissez, soyez surs que je m’acquitterai du mandat que vous m’aurez confié en honnête homme et en bon Français.
Pierre ÀDIGARD,
Conseiller général du canton de Messei,
Candidat républicain antiblüeard.
Circonscription de MORTAGNE-
M. BANSÂRD DES BOIS.
Élu au 1er tour de scrutin. — U* 968 voix.
Mes chers Concitoyens,
Les sympathies que, depuis tant d’années, vous m’avez si unanimement témoignées, et dont je vous suis si profondément reconnaissant, m’autorisent à vous demander le renouvelle* ment de mon mandat de député aux élections législatives du 6 mai prochain.
J’ai conscience de n’avoir pas démérité de voire confiance.
En toutes circonstances, je me suis attaché k défendre vos intérêts et à rester fidèle au programme politique de toute ma vie, que vous avez consacré à maintes reprises par yqs suffrages répétés. Je n’ai donc rien à changer à mes précédentes professions de foi.
Au cours de cette dernière législature, des décisions graves ont été prises par le Parlement.
Dans un sentiment de solidarité et de justice, je me suis associé à toutes les réformes démocratiques, basées sur les principes d’égalité et de fraternité, qui avaient pour but d’améliorer notre régime économique et social en assurant aux travailleurs la sécurité du lendemain. J’ai voté la réduction du service militaire à deux ans, ainsi que les lois protégeant l’agrî culture et l’industrie et affirmant le droit de propriété des bouilleurs ie cru.
Mais j’ai rejeté résolument toutes tes mesures de discorde, telles que la loi de sépara* tion, les menées antipatriotiques et antisociales, menaçantes pour nos libertés : liberté de
penser, liberté do conscience, dangereuses pour la paix publique, inquiétantes pour l’honneur et l’avenir de la patrie.
Gomme je vous l’ai toujours dit, je veux que la République soit réellement le gouvernement du pays par le pays ; que chacun puisse y être écouté dans ses légitimes revendications et supporter sa part des charges publiques sans procédés vexatoires ou inquisitoriaux ; qu’aucun Français ne soit molesté pour ses opinions ou ses croyances, ni traité en suspect ou en ennemi ; que les droits et les libertés de tous soient également respectés.
Je veux une République économe des deniers du contribuable, pacifique, libérale, acceptant toutes les bonnes volontés et les concours désintéressés, ouverte à tous les progrès, qui ne sont réalisables, enlendezde bien, que dans la concorde et la paix sociale, réformatrice des abus, de l’arbitraire, de l’injustice, flétrissant la délation et la corruption, faisant, en un mot, œuvre républicaine de réconciliation, et non de division et de haine entre tous les Français.
Telle est la politique que j’ai toujours suivie et dans laquelle j’entends persévérer, si vous me faites l’honneur de me continuer votre confiance.
Indépendant par situation et par caractère, je ne fais partie d’aucune secte, d’aucune faction. Je n’ai aucun profit personnel à recueillir de mon mandat et je n’ai d’autre ambition que de vous être utile et de servir honnêtement les intérêts supérieurs delà République et de la patrie.
Le court délai qui nous sépare du 6 mai ne me permettra sans doute pas d’aller vous voir tous, comme je l’eusse désiré, mais je compte sur vous, et vous me connaissez depuis assez longtemps pour savoir que, dans l’avenir comme par le passé, vous pouvez, mes chers amis, compter sur mon inébranlable dévouement.
BANSARD DES BOIS,
Député, conseiller général et maire de Bellême.