SARTHE
Circonscription de LA FLÈCHE M. LAROCHE,
Élu au 1er tour de scrutin, — il .796 voix.
Messieurs,
Je me présentais, Tannée dernière, à vos suffrages, pour continuer la tradition des 363, victorieux du coup d’État du 16 Mai, et la tradition de la majorité, plus récemment victorieuse du nas ion alisme. Je suis toujours partisan d’une République attachée aux principes de la démocratie moderne, et animée, dans l'exercice du pouvoir, du plus large esprit tde conciliation, — une République secourable aux faibles, économe des deniers publics, préoccupée de tous les progrès, — une République qui soit te règne de la bienveillance, de la justice et la liberté, — dont les ministres appelés au Gouvernement, et le fonctionnaires chargés d’y collaborer avec eux, donnent l’exemple du dévouement au devoir, du respect du droit, de l’amour du peuple.
Sur les principales questions dont s’occupera la nouvelle législature, fai le devoir de vous exposer les yues que j’apporterai à la Chambre, si j’ai l’honneur d'y être élu.
L Bouilleurs de cru ,
Rentrés en possession du droit des bouilleurs, nous ne devons pas le laisser remettre en question. Vous pouvez compter sur ma fermeté pour repousser tout projet dans ce sens, qu’il vienne de Tinitiative parlementaire ou d’un Gouvernement mal inspiré.
IL Retraites ouvrières .
La Chambre aura à discuter de nouveau le projet des retraites ouvrières. Si la sagesse commande d’en limiter le cadre et de restreindre les sacrifices qu’exigerait Tinstitutîon trop élargie, le principe démocratique et le bon sens interdisent d’opérer cette réduction au préjudice de la classe la plus pauvre, celle des ouvriers agricoles. La France doit garantir le minimum de 1 franc par jour à ces vaillants serviteurs,- vieillis par 60 ans de travail sous la pluie et le soleil, et dont la retraite sera le plus souvent la seule ressource.
UI, Insuffisance du budget de l'agriculture.
L’insuffisance de la dolation des services du travail national nous met dans des conditions difficiles en face des producteurs étranger, concurrents. Ainsi l’agriculture reçoit à peine 1 1 millions de subsides annuels. Le fermier qui perd un bœur ne louche, comme indélimité, que 2 1/2 ou 5 0/0 de la perte.
y est indispensable de relever ces chiffres dérisoires. Et, pour cela, il n’y a pas besoin d impôt nouveau ; il suffit de puiser dans une caisse où l’argent surabonde : il suffit de retrancher du budget de la guerre, non pas les dépenses utiles, mais les dépenses stériles et injustifiées.