V. Dejeante, M. Devèze
Fédération ce la Seine Appel au Prolétariat
Citoyens,
Pour la première fois, tous les socialistes de France vont à la bataille politique, étroitement unis, se dressant en face de la bourgeoisie aux étiquettes multiples, et affirmant toutes les revendications de la classe prolétarienne.
Le Congrès international d’Amsterdam a décidé que, de même qu’il n’y avait qu’un prolétariat, il ne devait y avoir qu’un Parti socialiste, et nos récents Congrès nationaux ont ajouté que quiconque n’était pas avec nous devenait un adversaire à combattre.
Comme partout en province, dans chaque circonscription de la Seine, c’est donc sur le nom d’un candidat unique que vous êtes appelés à exprimer votre volonté d’affranchissement total par la réalisation de l’idéal socialiste.
Citoyens,
Plus aiguë, plus âpre que jamais vous apparaît la lutte engagée, dans ia Société présente, entre la classe oisive des possédants capitalistes et la classe laborieuse des salariés dépossédés.
D un côté, la misère, le désespoir et la maladie déciment les ouvriers créateurs de toutes les richesses ; de l'autre, les profits et les exigences du Capital augmentent à vue d’œil.
Plus les travailleurs produisent, plus ils rendent leur sort misérable. L’anarchie règne en maîtresse dans le régime économique actuel et conduit fatalement aux crises d’un chômage meurtrier. Ainsi les salariés sont livrés à toutes les incertitudes de la vie et c’est à leur détriment que joue le système de la libre concurrence, si cher aux économistes bourgeois.
Au surplus, ia liberté n’existe pas pour le prolétaire asservi dans les usines les ateliers, les grands magasins; car la propriété, fruit du travail, garantie d’indépendance, est le privilège d’une classe, qui s’en sert comme d’un instrument de domination.
Et les lois actuelles, accumulées dans les codes bourgeois, n’ont pour but que d’assurer aux détenteurs des richesses nationales la suprématie sur les producteurs, comme aussi l’unique préoccupation de conserver le pouvoir politique et économique dirige leur préoccupation.
Citoyens,
Cet état de choses ne saurait durer longtemps encore : il suffit de vouloir.
Déjà vous êtes le nombre, et chaque jour le grand capital augmente la foule des expropriés.
Mieux encore, vous avez pour vous la science : vous avez pour vous Inobservation des faits historiques et la marche de la production capitaliste qui collectivise le travail.
Citoyens, le Parti socialiste, auquel vous viendrez, proclame le droit à l'existence pour tous et ie devoir au travail pour tous ceux qui sont en état de produire.
Vous voudrez avec nous rendre à tout homme sa dignité et sa liberté en 1e faisant propriétaire de son instrument de travail, et c’est ainsi que vous créerez l'égalité économique et sociale, sans laquelle la prétendue égalité devant la loi et Pégalité politique sont illusoires.
Vous direz avec nous que c’est dans la paix que vous voulez poursuivre la conquête de votre totale émancipation ; vous direz que vous n’êtes plus des résignés et que le temps est passé où u C’est avec les pauvres que les riches se font la guerre
Vous protesterez contre un militarisme qui gaspille tant d’or et de vies humaines.
En un mot vous vous affirmerez sur les principes du socialisme ;
Entente et action internationales des Travailleurs ;
Organisation politique et économique du Prolétariat en parti de classe pour la con* quête du pouvoir et la socialisation des moyens de production et d’échange : c’est-à-dire la transformation de la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste.
Citoyens, avec nous vous serez pour réaliser la société de production harmonique, de répartition équitable et de fraternelle solidarité, et vous le direz en vous comptant sur ie nom du candidat que la Fédération de la Seine présente à vos suffrages:
Le citoyen Albert W1LLM.
Vive Internationale Ouvrière I Vive la République Sociale !
Le Comité Fédérai
5L Circonscription de SAINT-DENIS.
M, Hector DEPASSE Élu au 2S tour de scrutin- — 8.206 voix*
ÀUX fjLEGTEUfiS
Désigné, par Punionde tous les comités républicains do la circonscription de Neuilly- Boulogne-Billancourt, comme candidat à Sélection législative du 6 mai, je viens solliciter vos suffrages et vous adresser un appel.
Je me présente à vous avec tout mon passé, avec les principes de ma vie qui vous est connue, avec ma foi indéfectible dans P avenir de la Patrie et de la République, qui ne font qu’un.
Ancien collaborateur de Gambetta, qui a le plus incarné à notre époque Ridée de Patrie, Je dis après lui : « Qui veut être Patriote en France, doit être Républicain l »
Comment pourraient-ils être républicains, ces hommes qui ne savent que calomnier Ta République, travestir tous ses actes, qui ne lui donnent toujours que des marques de haine, jamais d’affection et de dévouement?
Dans la consultation qui va avoir lieu, la République ne sera pas mise en cause directement ; elle ne sera pas attaquée de front,
Mais, comme ils ont pris l'habitude depuis longtemps, les anciens royalistes, les anciens impérialistes, les boulangistes d'hier, les nationalistes d'aujourd'hui, rapiéçant les lambeaux de leurs vieux masques usés et flétris, se sont fabriqué un nouveau visage pour tromper le peuple.
Ces prétendus libéraux ont essayé de faire d'une grande loi de liberté et de paix civile, une loi de violence et de chouannerie*
Ces grands défenseurs de la Patrie, incorrigibles conspirateurs, ne rêvant toujours que Tactions et coups d'État, ont employé tout leur zèle à semer les genres de discorde et de défiance dans l’armée de la Pairie* Iis ont poursuivi cette oeuvre néfaste à l’heure E^me où la République était occupée aux négociations les plus graves avec l'étranger*
Autant nous désapprouvons la façon dont on a pris à certain moment les informations que tous les gouvernements ont toujours prises sur les fonctionnaires de I ordre civil et militaire, autant nous détestons cette reconstitution perfide de papiers qui avaient été détruits au Ministère de la guerre et qui sont reconstruits dans la presse, sans garantie d'authenticité, par un délateur d'un nouveau genre*
Si, par impossible, aux élections du G mai 1906, comme à celles du 8 février 1871, qu’un des leurs a appelées : « Les élections du jour de malheur », le suffrage universel, trompé et égaré, venait adonner ses suffrages en majorité à des candidats pareils, on verrait aussitôt ces libéraux et ces nationalistes de la veille redevenir les monarchistes et les impérialistes du. lendemain, et une ère de difficultés, de crises, de révolution peut-être, s'ouvrirait pour la France*
La République avec la réalisation de toutes ses promesses!
Ni Réaction, ni Révolution; La République !
Hector DEPASSE,
Programme économique et politique
Citoyens,
Le Suffrage universel aura la parole le 6 mai* La Chambre de 1902 a terminé son tBLivre ; elle appartient à l'histoire*
Longtemps, à la fin de chaque législature, nous nous plaignions de voir les réformes, sans lesquelles la République ne serait qu'une vaine étiquette, traînées d'ajournement en ajournement*
Il y a quatre ans, h la veille des élections, nous disions ; « Il faut que Père des ajournements soit close, Père des réalisations doit s'ouvrir* »
Citoyens, elle s'est ouverte.
En effet, la législature de 1902 n'a-t-elle pas voté à une écrasante majorité (504 contre 84) la loi du service militaire de deux ans, qui nous procurera une armée plus homogène et plus dense, dans l'intérêt de la défense nationale, en même temps que plus conforme aux besoins et aux principes de la démocratie républicaine ?
N'a-t-elle pas voté cette loi de solidarité sociale : l'obligation de l'assistance à domicile pour les vieillards, les infirmes et les incurables?
N’a-t-elle pas accompli, dans un large esprit de liberté et d’équité, cette séparation des Églises et de l'État, qui, en dépit des violences sectaires, répond au vœu unanime des plus grands penseurs des deux derniers siècles?
La prochaine législature devra continuer cette œuvre politique et sociale en l'améliorant dans certaines de ses parties et en la développant avec sagesse et méthode*
11 faudra terminer la loi sur les retraites pour les travailleurs des villes et des campagnes, qui sera comme une vaste assurance contre le dénuement.
L’impôt sur les revenus, sauf les modestes revenus du travail, et sur les successions, impôt non de superposition, mais de compensation et de redressement, doit permettre d’établir plus d’équité dans les charges publiques, de supprimer les vieilles contributions directes et d’améliorer le système des impôts de consommation qui pèse le plus lourdement sur les familles les plus nombreuses. L’injustice inhérente à ces impôts se multiplie, en effet, par le nombre des bouches à nourrir.
Notre système fiscal devra être modifié en ce qui concerne les droits de timbre et d’enregistrement.
Nos frais judiciaires sont un scandale; Ja réforme des tarifs actuels s’impose à la prochaine législature. No’re attachement indéfectible au principe de la propriété individuelle ne doit pas nous fermer les yeux sur les abus qui viendraient à l’affaiblir.
Ce n’est pas être collectiviste que de réclamer pour l’État la propriété des* chemins de fer, qui n’est que la propriété des routes modernes, ou certains monopoles de fait, qui se sont développés au détriment de la nation, au lieu de servir à son utilité:
Le Parlement a reconnu en principe la réglementation de ta journée de travail, ce qui n’est rien de moins pour les travailleurs que le droit à la vie de aux libertés
nécessaires. Cette réglementation doit être adaptée aux conditions vitales des commerces et des industries dan* les différentes régions et dans les différentes localités, sur lavis des conseils municipaux, des syndicats et des conseils mixtes du travail.
La réforme de la justice militaire, la réduction des périodes d'instruction sont au premier rang de nos desiderata, ainsi que l’adaptation plus parfaite de toutes nos institutions militaires, dans leur ensemble, aux nécessités de îa défense comme aux intérêts essentiels d’un grand peuple libre.
Le petit commerce a droit à toute notre sollicitude. Nous réclamons en sa faveur ; îa révision de la loi des patentes par le dégrèvement des petits et l’application des tarifs par spécialités aux gran !s magasins.
La modification de 3a loi de î 905 sur les fraudes, juste et utile dans son principe, contient des stipulations qui seraient la ruine pour beaucoup de petits commerçants dont l’honnêteté et îa loyauté ne sauraient être mises en doute.
La conciliation avant poursuites, devant les tdbuhaux de commerce, déjà votée par la Chambre, devra entrer dans la pratique.
L’extension du droit de vote, pour les Chambres de commerce, à tous les commerçants et industriels patentés, qui est réservé à une minorité de privilégiés;
La suppression des octrois, ces barrières d’un autre ôge, sont au nombre des réformes que nous avons le plus à cœur.
Nous ne voul ms plus que le travail dans les prisons ou dam les casernes, par des maîtres-tailleurs ou des maître '>bottiers exempts de la patente, viennent augmenter les causes de chômage dans les diverses industries.
Nous demaii ions l’organisation obligatoire de colonies de vacances pour les enfanta chétifs et née ssiteux. L’enseignement à tous les degrés, ouvert gratuitement aux enfants du peuple qui se distinguent par leur intelligence et leur mérite ; le développement des maisons à bon marché, dans des conditions hygiéniques pour les fa mi les des travailleurs.
Nous ne devons pas oublier ce te foule de modestes employés et fonctionnaires, agens de* postes, des télégraphes, des téléphones, des voies ferrées, cantonniers et autres encore, dont le progrès industriel et scientifique multiplie sans cesse le nombre jusqu au fond des vihages; nous n ; p ouvons pas oublier les insdtuteurs du peuple, investis de la plus n ble mission dans un ^ grande démocratie libre.
Pour tous ces fonctionnaires et agents, nous demandons que la loi de i SSh et la loi delÔQl, fondues ensemble dans un nouveau texte, leur assurent i -s bienfaits du droit syndical, et que l’organisation de l’arbiîrage, avec le fonctionnement des Conseils de travail, vienne rendre tas grèves inutiles et sans obj t.
Tel est le programme général que le citoyen Hector Dépassé soutient depuis longtemps et qu’il soutiendra de la manière la plus efficace à la Chambre des Députés.
Ma ce qui concerne particulièrement notre circonscription, le citoyen Dépassé, s’il est no .re élu, est prêt à faire tous ses efforts pour mener à bien tes projets suivants :
1" Création à Neuillv d’un lycée, et à Boulogne d’une école professionnelle.
2° Création d’un hôpital intercommunal sur le territoire de Ncuilly ou de Boulogne- Billancourt.
3° Suppression des fortifications.
Ii" Développement des moyens de communication et de transport des matériaux et établissements de gares de marchandises à Ncuilly et à Boulogne.
5° Création d’un bureau d’enregistrement à Boulogne.
(i“ Prolongement du Métropolitain en banlieue.
7” Amélioration des services de police, création de nouveaux postes et assimilation des agents à ceux de Paris.
8® Création de groupes scolaires à La Jatte et à Sablonville.
9” Création d’hôtels des postes à Neuilly et Boulogne et amélioration du service.
1&“ Suppression de la concurrence faite aux blanchisseurs par des établissements religieux et autres qui, sous prétexte d’œuvres plus ou moins philanthropiques ne supportent aucune charge et donnent des salaires dérisoires.
Il" Amélioration efficace des conditions du travail des femmes tant au point de vue
de l’hygiène que des salaires.
12° Modification, dans un but démocratique, de la loi sur les bureaux de bienfaisance. 13* Obligation pour les compagnies (eau, gaz, etc.) de servir aux abonnés les intérêts du cautionnement déposé.
Citoyens,
Vous pouvez être assurés que, dans cet ordre d'idées générales autant que pour ces diverses réalisations particulières, vous aurez dans le citojen
Hector DEPASSE
un représentant competent, laborieux et dévoué. C’est pourquoi nous le recommandons tvos suffrages du C mai prochain.
La Fédération des Comités.
6' Circonscription de SAINT-DENIS.
M. FÉttON
Élu au tour de scrutin. — 11.161 voix.
programme du parti républicain radical et radical-socialiste
Adopté par la Fédération de la Seine et parla Fédération de la 6e circonscription de Saint-Denis*
iî éfo r m es pol i tiques.
Révision de la Constitution dans le sens le plus démocratique, la République étant mise au-dessus de toute discustion.
Suprématie de la Chambre des Députés en matière financière.
Nomination du Sénat par des délégués élus au suffrage universel*
Rétablissement du scrutin de liste : la Chambre élue pour six ans et renouvelable par tiers tous les deux ans.
Application de la représentation proportionnelle en matière d'élections municipales. Substitution du scrutin public au scrutin secret pour l'élection du Président de la République et du Bureau du Sénat et de la Chambre*
Mesures législatives assurant la liberté et la sincérité du vote : réglementation de l'affichage, limitation des dépenses électorales. Non éligibilité, pendant dix ans, du candidat condamné par les tribunaux pour fraude ou corruption électorales*
Suppression du cumul des fonctions électives.
Large décentralisation administrative* Le département, la commune et spécialement la Ville de Paris, maîtres chacun de leurs budgets et de leurs services dans les limites compatibles avec l’unité nationale. Suppression des conseils d'arrondissement et des souspréfecture s r~
Laïcisation intégrale dans tous les services de l'État, des départements et des communes.
Groupement syndical des communes pour poursuivre les réformes qui les intéressent* Application plus large de la loi de 1889,
Réformes judiciaires.
Extension de la juridiction des prud’hommes à tous les salariés de l’industrie, du commerce et de l'agriculture, avec création d'un degré d'appel*
Simplification des codes; leur révision dans un sens plus large et plus humain* Réduction des frais de procédure* Extension graduelle des droits civils et politiques de la femme; révision de la loi de 1838 sur les aliénés. Suppression de la peine de. mort* Subsidiairement, suppression de la publicité des exécutions capitales.
Transformation en fonctions publiques des offices ministériels. Suppression du privilège des avocats*
Réforme de la magistrature. Réglementa Mon de la nomination et de l'avancement des magistrats*
Réformes scolaires.
Abrogation de la loi Falloux*
Enseignement unitaire. L'enseignement primaire laïque formant la base commune de l'éducation de tous les citoyens français; l'enseignement secondaire confié exclusivement à des laïques et placé sous le contrôle de l'État. L'enseignement secondaire supérieur accessible à tous en raison des aptitudes constatées. Développement des œuvres post-scolaires*
Développement de Renseignement professk hneL Écoles d'apprentissage*
Réformes militaires.
Réduction des périodes d'instruction a 15 jours et à 6 jours pleins*
Réforme dans le régime de la caserne, comportant pour le soldat un complément d'instruction générale et professionnelle.
Révision du Gode de justice militaire. Atténuation des peines. Suppression des conseils de guerre en temps de paix.
Loi de recrutement pour les officiers. Rajeunissement des cadres. Unité d'orgine.
Réformes agricoles.
Dégrèvement des petites cotes foncières. Révision du cadastre. Développement de renseignement technique et agricole. Généralisation de l’assurance, “ base du crédit agricole* — contre les épizooties, la gelée et la grêle.
Création du bien de famille, incessible et insaisissable.
Représentation professionnelle de la culture*
Loi réprimant les fraudes sur les produits agricoles.
Réformes financières et économiques .
Protéger l'épargne publique contre les abus de la spéculation et de l'agiotage. Réprimer les accaparements.
Reforme générale et radicale de l'impôt.
Impôt global et progressif sur le capital et sur le reveuu, et suppression graduelle des impôts indirects. Suppression des h contributions directes.
Subsidiairement, révision de la loi des patentes. Dégrèvement du petit commerce, aujourd’hui surimposé. Taxation des grands établissements commerciaux ou industriels, d’après le nombre des spécialités exploitées, du personnel employé ou auxiliaire.
Suppression de l'héritage en ligne collatérale à partir du quatrième degré. Maintien de ïa liberté de tester. Augmentation progressive des droits en raison du chiffre de la fortune.
Suppression des octrois en tenant compte des droits acquis par les employés en fonction. Application de la loi de 1807.
Suppression des sinécures et des rouages inutiles. Relèvement des petits traitemonts.
Révision de la loi de i8/*9 sur l'Assistance publique. Allégement des charges que k Ville de Paris supporte abusivement; augmentation de la part contributive de PÉtat; augmentation notable de la quote-part de Paris dans le prélèvement sur le pari mutud.
Déclaration d'utilité publique du canal devant faire Paris port de mer, sans subvention de Plïtat, Déclaration d’utilité publique du canal des Deux-Mers. Création dsun canal latéral au Rhône, de Marseille à Lyon, Raccord des chemins de fer et des voies navigables. Création de voies navigables reliant le bassin de la Loire à celui du Rhin et par le Rhône à îa Méditerranée,
Electorat et éligibilité des employés et voyageurs de commerce aux tribunaux et Chambres de commerce.
Recrutement rationnel des agents du corps consulaire.
Vote définitif de la loi réglant les rapports des compagnies de chemins de -fer avec leurs agents, en prenant pour base de la loi Berteaux le projet transactionnel tel qu’il a été établi par l'intermédiaire de leurs syndicats.
Suppression du privilège des bouilleurs de cru. Suppression des commerces clandestins, Suppression de la zone militaire parisienne.
Réforme du mode d'attribution des bureaux de tabac.
Amortissement graduel de la Dette publique. Sévère contrôle de toutes les dépenses
publiques, tant militaires que civiles, et réduction de toutes les dépenses qui ne sont pas nécessaires à la bonne marche des services publics et à la défense nationale*
La .politique extérieure.
Affirmer Fidée de Patrie, le devoir rigoureux de la défense nationale et le souci constant de faire respecter l’intégrité du territoire français,
Développer le principe de l'arbitrage international, pour empêcher les différends entre les peuples, les guerres de conquêtes, et faire prévaloir la justice et le droit sur la violence et la force,
Renonciation aux expéditions militaires pour l’extension de notre domaine colonial et, dans les colonies actuelles ou pays de protectorat, soustraits à Fin fluence des missionnaires ei au régime militaire, développement d’institutions protectrices des indigènes.
Réformes sociales.
Gode du travail et de la prévoyance sociale.
Achèvement et perfectionnement d'un ensemble de lois ouvrières (telles que celles sur Remploi des femmes et des enfants dans Findustrïe, sur le contrat de travail et le contrat d’apprentissage, sur les accidents et risques professionnels, sur la limitation des heures de travail, sur le repos hebdomadaire, sur la police et l’hygiène des ateliers, etc*). Subsidiairement, amélioration de la loi sur les accidents du travail, son extension à tous les salariés, commis et employés du commerce, de l’industrie et de ^agriculture.
Organisation par la nation d’un système d’assurance sociale s’appliquant à ‘la totalité des travailleurs de l’industrie, du commerce, de l’agriculture, contre les risques de maladie, d’accident, d’invalidité, de vieillesse et de chômage. Subsidiairement, élaboration d’une loi sur les retraites ouvrières et paysannes.
Secours nationaux, départementaux et communaux aux femmes enceintes dans la misère et aux filles mères, pendant et après leurs couches* Meilleure situation des enfants dûs naturels*
Obligation majeure, pour les communes du département de la Seine, de posséder un batiment communal convenable où seraient abritées les familles sans asile expulsées par autorité de justice, et aussi des malheureux de passage sans abri*
Reprise de la législation de 18^8 contre le marchandage. Inscription de mesures protectrices des travailleurs dans les cahiers des charges de toute entreprise dépendant de FÉtat, du département ou de la commune, notamment pour assurer un maximum d’heures de travail et un salaire minimum normal,
Application des prix de série au salaire de tous les travaux faits dans les prisons, touvents, ouvroirs, colonies pénitentiaires, maisons (^assistance par le travail, etc.
Création d’un ministère du travail* Législation protectrice du travail* Organisation du crédit aux travailleurs* Organisation des conseils du travail et des conseils d’arbitrage* Interdiction des payements en nature par les é onomats.
Participation de l’État aux mesures à prendre dans Fintêrèt delà santé publique; suppression des logements insalubres; éveloppemcnt des habitations à bon marché; lut i e contre l’alcoolisme et la tuberculose*
E alisation des salaires de la femme à travail égal. Repos légal de six semaines avant et six semiines après F accouchement, pour toutes les femmes employées dans l’administration, le commerce et [Agriculture.
Amélioration des lois relatives à l’assistance judiciaire et aux saisies-arrêts sur les salaires des ouvriers et des commis et employés.
Encouragements de FÉtat aux sociétés mutualistes et à toutes les initia ives propres à
faire passer le travailleur du rôle de salarié à celui d’associé, notamment par la participation aux bénéfices, et à faciliter à tous l’accessmn à la propriété individuelle.
Maintien de la propriété individuelle, qui apparatt comme une des conditions de U liberté en prolongeant la personnalité humaine sur les objets matériels que son travail a conquis. Faire rerfirer dans le domaine de l’État certains monopoles et services publics, au fur et à mesure que l’exigeront les intérêts de la défense aalïonaîe et la production agricole et industrielle: chemins de fer, mines, raffineries, rectification de l’alcool, etc.
Programme départemental.
Article premier. — O dation du canton de Colombes et, en péuêral, augmentation du nombre des conseillers généraux de la banlieue au prorata de la [ opulation.
Art. 2. — Extension du chemin de fer Métropolitain dans tout le département.
Art. 3. — Alimentation en eau potable. Obligation, pour la Co pagnie des faux de la banlieue, d’exécuter ta décision du Conseil général, et à défaut, retia't de l’autorisation précaire et révocable de puiser l’eau en Seine au barrage de Suresm-s.
Art. /(. Création de tramways de pénétration et extension de ceux existants. Déchéance des concessionnaires qui nVéculent pas les lignes concédées.
Art. 5. — Réduction des prix de transports pour les habitants de la banlieue.
Abonnements ouvriers et employés valables par tous les trains et de station à station.
Cartes d’abonnement à la semaine pour tous les employés de 2.000 francs et au-dessous, sai s aucune restriction ni condition.
Arl. 6. — Création u’un hôpital intercommunal dans la 6e cireons ript;on -’e Sait.t- Denis.
Art. 7. — Ob ig.itîon majeure pour les communes de posséder un bâtiment communal convenable où seraient abritées les familles sans asiles expulsées par autorité de justice, — et aussi les malheureux de passage sans abri.
Vu et approuvé, le Candidat :