‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 225 sur 280 · MANIFESTE DU CANDIDAT · texte numérisé non relu

MANIFESTE DU CANDIDAT

Mes Chers GoiiciioyeriS,

Désigné par ]a Fédération des Comités Républicains radicaux et radicaux-socialistes des Gantons d El beu f et de Grand-Couronne, je viens solliciter vos suffrages comme Candidat aux Elections législatives du 6 M d.

Ayant toujours vécu au milieu de voua* vous savez que j'ai toujours combattu pour le triomphe des idées républicain es, j ai toujours défendu les principes do Justice, de Progrès et de Liberté, ainsi que les propositions ayant pour but l’amélioration morale et matérielle des Travailleurs.

Depuis huit années, 1 union de tous les Républicains de Gauche a permis la réalisation de réformes importantes, désirées depuis longtemps, comme la loi sur le droit d’Association, la laïcisation de f Enseignement, la réduction du service militaire à deux ans poui tous les citoyens, la suppression du monopole des Pompes funèbres, ainsi que la loi de Séparation.

Si vous voulez bien m’honorer de vos suffrages, je soutiendrai le Gouvernement de la Défende Républicaine dans l’œuvre qu’il a entreprise et qui ne peut être réalisée que par l’union de tous les Républicains.

Tous mes efforts tendront à la réalisation du programme élaboré par La Fédération des Comités, et auquel je donne mon entière adhésion.

Isidore MAILLE,

Conseiller Général,.

Maire de Saint-Aubin-Jouxte-BouUensr.

48 Circonscription de ROUEN-,

JL QUILBEUF.

Élu au l.er tour de scrutin. - 8.354 voix.

Mes chers concitoyens,

La nouvelle consultation du sufLage universel est pruche; je viens. solliciter le renouvellement du mandat que vous m’avez confié en 1898 et en 1902.

Pendant celte dernière législature, des lois importantes ont été adoptées ; j’ai voté pour les unes et contre les autres; parmi ces dernières, la lui sur les congrégations et la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Ni i’une ni l’autre n’étaient réclamées par le pays.

Lors de l’application de la lui sur ia séparation, des incidents regrettables se sont produits ; ils auraient pu Être évités avec un peu plus de tolérance et de patience.

J’ai repoussé aussi l’accord franco-anglais, qui nous a fait abandonner nos droits sur Terre-Neuve et sur l’Égypte, en nous donnant au Maroc des droits non équivalents.

Au contraire, j’ai voté la loi réduisant à deux ans, pour tous, la durée du service militai] e, en régi ettanl que, sur cette question, si impoitante pour la défense nationale, le Conseil supérieur de la guerre n’ait pas été consulté.

D’autreâ lois ont également reçu mon approbation. Puur la loi sur l’assistance, j’ai fait i assortir, dans un travail documenté, les exagérations qui résulteraient de son application;

mes observations, renvoyées à la Commission avec le projet que j’ai déposé, permettront

certainement d’arriver à une répartition plus équitable.

J’ai de même approuvé le principe de la loi sur les retraites ouvrières ; elle sera modifiée, et tout fait prévoir qu’une entente définitive s’établira pour chercher sa solution par

1 Malgré l’opposition du gouvernement et de la commission, j’ai obtenu, pour les ouvriers

agricoles et ceux de l’industrie, l’égalité de traitement.

Dés décembre 1899, j’ai protesté à la tribune contre la graduation des pensions attribuées aux pompiers blessés en service commandé, et, malgré plusieurs interventions de ma part ce n’est que le 16 décembre 1905 que la modification a été adoptée.

*H résulte de mon insistance que tout pompier atteint d’une incapacité permanente

absolue recevra une pension uniforme de 730 francs par an. , . , ,nnt

En 1903 après avoir voté toutes les mesures proposées pour réprimer la fraude, dont ie reste toujours l’adversaire résolu, j’ai combattu le nouveau régime imposé aux bouilleurs do cru parce qu’il rétablissait chez le récoltant l’exerciee supprimé pour le débitant

Le Parle ment vient d’abroger toutes ces dispositions et depuis le 1er mars, les bouilleurs

de cru sont placés sous le même régime qu’autrefois. .

11 est regrettable que les lois sur les oléagineux et sur la création des Chambres d agriculture n’aient pu être mise < en discussion.

Depuis que je suis membre de la co «mission des douanes, je me sms efforce de faire aboutir plusieurs projets intéressant l’in lustrie de notre région, et par là mène la sécant, du travail.

Électeurs,

C esi toujours comme républicain « progressiste et lioéral » que je me présente à vos

Je serai comme par le passé, le défenseur convaincu d’une politique de paix, d’ordre ut d’union, car, seule, elle permet d’étudier et de résoudre les questions intéressant le pays et les améliorations à apporter à la situation des classes laborieuses.

Je réprouverai toujours las théories subversives des co'lectivistes, et je ne pactiserai jamais avec les politiciens qui veulent faire de la République un gouvernement d’arbitraire

et de tyran nie. t , ,

Je demeure la partisan résolu de la plus stricte économie, surtout au mo neut ou des

sommes considérables vont être nécessaires pour le fonctionnement des lois récemment

votée». ,

Je reste l’adversaire décidé de l’impôt global et progressif sur le revenu, du stage scolaire, du monopole de l’enseignement, ainsi que de toutes mesures portant atteinte à la liberté et à la propriété individuelles.

Dans un noble élan d’indignation, la Chambre, à l’unanimité, a réprouve les odieux procédés de la délation ; je ne cesserai de condamner ces honteuses pratiques.

J’exprime ie souhait que, dans un avenir prochain, toute cause de discorde disparaisse et que tous les enfants de notre chère France s’unissent pour travailler de concert à sa prospérité et à la grandeur de la République.

Électeurs,

Depuis huit ans que j’ai l’honneur de vous représenter au Parlement, vous avez pu apprécier si j’ai fidèlement tenu mes engagements. Vous êtes mes juges ; à vous de prononcer.

Vive la France ! Vive la République !

G QUILBEUF,

Député sortant.

Circonscription d’YVETOT.

M. QÜËSNEL.

Elu au 1er tour de scrutin. — 1S.Û43 voix.

Mes chers concitoyens,

Je ne crois pas de longues déclarations nécessaires.

Le 19 mars 1905, en faisant de moi votre élu par une majorilé dont je vous garde une profonde reconnaissance, vous avez manifesté avec éclat votre volonté de demeurer fidèles aux principes d’ordre et de liberté que, de tout temps, mou regretté prédécesseur, avec l'autorité qui s'attachait à son nom, avait défendu en voire nom au Parlement,

G’est le même programme, à la fois (nous Pavons dit hautement,]! y a un an,etoous le répétons non moins catégoriquement aujourd’hui} nettement républicain et nettement libéral que je propose à vos libres suffrages ttque vous aurez à honneur de faire triompher de nouveau, le 6 mai prochain.

Noua sommes contre le blondes sectaires et des arrivistes; nous ré prouvons les pratiques de Ja délation, les basses œuvres des francs-maçons eL des délégués mouchards, Nous Tè[ rom ons la loi de séparation, dont l'application a provoqué déjà des troubles sanglants et en déchaînera de plus graves encore par la fuite, on peut en être sûr, si, pour le malheur de la paix religieuse dans ce pays, la Chambre nouvelle esc imbue du même esprit de siete et de haine que celle qui viem de disparaître,

Nous réprouvons teb grèves à caractère révolutionnai] e qui jettent la terreur dar s Ta Somme, leNoid, ie Pas-cte Calais et les départements du Midi, avec pillages et incendies dis ai ai sons, attentats contre les personnes.

Nous saluons les victimes, soldais et cimiers, chefs ^industrie et ouvriers, bon meset h mines tombés tous les coups des émeutitrs, Mais aveugles ceux qui ne voient pas qu’avec sa méthode de laisser faire, de tolérance pour de pareils désordres, ie Gouvernement conduit tout droit le pays à une révolution soi i ale prochaine.

Nous réprimons its menéts des amimüiiaristes, de ces partisans du « drapeau dans le fumier « qui prêchent la désertion en temps de paix, « la crosse en haïr » au jour d’une guerre.

Niug voulons, et c’est nous en cela qui st mm es dans la vraie doctrine républicaine, un gouvernement fort et impartial, indépendant de toute puissance occulte qui. mettant à Ta raison les factieux, lasse régner la paix et Perdre, matériellement parlant, qui fasse^en particulier, respecter dans leur personne et dans leurs droits les ouvriers qui vei lent travailler, un gouverna ment qui, dJauire part, ait à cœur de n'opprimer personne, de laisser route liberté à chacun dans 1e domaine de la conscience.

Nous voulons une Chambre renonçant aux discussions stériles pour se consacrer à des travaux u tiles, une Chambre qui donné sa sollicitude aux questions intéressant le travail et la prospérité économique du pays.

Une Chambre qui, en même temps qu’elle favorisera le développement de notre activité nationale et régionale dans toutes ses bramhes : marine, agriculture, commerce, industrie, réalisera par ces mesures piatiques l’amélioration sérieuse, réefie, du sort des classes laborieuses,

La prochaine Chambre aura à résoudre le problème (que l'ancienne n’a fait que poser)

des retraites ouvrières. Pour ma part, je considère ces retraites commts possibles et je les voterai à la condition, d’abord, je Fai dvja dit, qu’elles profitent aux ouvriers des champs comme aux ouvriers des usines; en second lien, qu'elles scient établies sous le régime de la prévoyance libre avec le concours des m-uraalités.

Électeurs ,

Votre vi toi o d’il y a un an a été telle que nos adversaires semblent résignés à ne pas même, cette fois, affronter la lutte. Pas d'abstentions de notre côté, je vous en prie, Messieurs, il iam que notre majorité de 1905 se retrouve compacte, grossie* L'indillérence n'est pas permise, nous sommes à une heure où tout est en péril : nos libertés et notre sécurité même* Quant à mon dévouement, vous savez qu’il vous est acquis sans réserves.

II eu acquis à tous, sans distinction*

Acquis h la prospérité de notre cher arrondissement, acquis par-dessus tout à la grandeur de notre beau pay^ de France et, Je le proclame encore une fois en terminant, acquis, et loyalement, à la cause de la liberté et de la fraternité dans la République*

Louis QUE S N EL,

Député sortant,

Maire des Baons-le-Comte,

Conseiller ^arrondissement d’Yerville.

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