‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 231 sur 280 · SÈVRES (DEUX · texte numérisé non relu

SÈVRES (DEUX

Circonscription de BRESSU1RB.

M. Henry SAVARY do BEAUREGAhD.

Élu an 1er tour de scrutin. — U- 490 voix.

Messieurs et dicrs Concitoyens,

En face de la brutalité des faits, les 'paroles sont inutiles et vaines. Les phrases plus ou moins sonores ont fait leur temps, l’heure des actes a sonné. Les événements qui se sont succédé pendant les deux dernières législatures ne permettent plus aux hommes intelligents d’hésiter, ni de conserver la moindre illusion sur l’avenir résert é au pays par les sectaires unis aux révolutionnaire*.

Aujourd’hui il ne s’agit plus de savoir si l’on est pour ou contre la République; il s’agit de savoir si l’on est pour ou contre la persécution, pour ou contre la révolution, pour ou contre la France.

Détenteurs du pouvoir depuis de trop longues années, des hypocrites et des imposteurs, insouciants du lendemain, ont brisé une à une toutes les bases de l’édifice social. Partout ces prétendus pacilisles ont semé la haine et la division ; partout ces pontifes des loges maçonniques, déguisés en libre-penseurs, ont violé les plus saintes libertés; partout ces faux défenseurs de la H se sont fait les complices de l’anarchie. Leurs mains sacrilèges n’ont rien respecté et, pour flétrir leur mémoire, l’histoire n’aura qu’à énumérer les tuines amoncelées par leur criminelle démence.

Je vous le demande, qu’ont-ils fait du rempart de la Patrie, de notre armée, pour laquelle, depuis trente ans, nous avions consenti de si lourds sacrifices? Ils ont cherché à la désorganiser en la livrant aux coupables entreprises du général André, ils ont voulu la démoraliser en la soumettant au lâche contrôle des plus vils délateurs.

Qu’ont-ils fait du Droit et de la Justice, fondement de toutes choses durab'es ? Le Droit, pour eux, c’est la loi du plus fort et la Justice n’est à leurs yeux que l’esclave du pouvoir.

Qu’ont-ils fait de la Fortune publique ï Ils l’ont mise au pillage pour assouvir leurs insatiables appétits et le Ministre des Finances, lui-méme, est obligé d’avouer que, malgré unedette colossale et un budget écrasant, alors que la richesse du pays diminue, nous en sommes réduits à recourir à l’emprunt.

Certes I 11 y a de quoi faire condamner par tous les esprits impartiaux une politique capable d’aboutir à de si détestables résultats. Cependant, ce n’est qu’une faible partie de l’œuyre abominable accomplie par un gouvernement dont un éminent républicain a dit qu’il n’avait de nom dans aucune langue par lementaire.

En même temps qu’imprudemment, Tan dernier, ils nous mettaient à deux doigts de ïa guerre étrangère, nos maîtres par leur sectarisme et leurs doctrines subversives ne craignaient pas de rallumer dans toutes nos provinces le funeste brandon des guerres civiles et religieuses. Ici, c’est la grève encouragée, comme à Courrières, le pillage des habitations privées toléré, comme à Fressenneville, le chômage général publiquement organisé dans les bourses du travail, ïa révolte à Tétât permanent dans nos arsenaux et dans nos administrations publiques, où les ouvriers et les fonctionnaires syndiqués méconnaissent les chefs et n’obéissent qu’aux meneurs.

Là, ce sont les populations catholiques exaspérées par l’odieuse persécution dont elles sont l'objet depuis vingt ans ; d’humbles religieuses dispersées, poursuivies, condamnées pour avoir soigné des malades ou enseigné le catéchisme à des enfants, et cela quand on d !core des voleurs. Ailleurs, ce sont des cultivateurs, des ouvriers, des bourgeois, parfois de simples jeunes filles, qui sont brutalisés par 1rs gendarmes, emprisonnés pour avoir p o testé cont e le crochetage officiel de l'Église de leur baptême et de leur pre mière communion; c’est un père de famille, un boucher, Gbysel, tué net dans U s mè nes circonstances par un individu que tout le monde connaît et qui n’est pas poursuivi; c’est un pauvre laboureur, Régis An l ré, défendant un sanctuaire vénéré et assassiné par des gendarmes qui recevront probablement d ; l'avancement ; c’est le juge de paix de Bacc mat qui, au cours d’une manifestation religieuse blesse uue femme d’un coup de revolver et n’est point inquiété, taudis qu’à Saint-Nicolas-du-Port un prêtre est arrêté pour avoir tiré sur un anticlérical qui le menaçait de son couteau.

Eu un mot dans les quarante mille paroisses de France, chez tous les catholiques fidèles à leur foi, c’est la colère et l’indignation contre ceux qui, dans leur rage impie, ont fait aboutir sans consulter la nation une loi de séparation préparée dans les Loges, discutée en dehors de toute relation diplomatique avec le Samt-Siège, votée par 342 députés francs-maçons, asservis ou trembleurs.

Apeurés par h révolte grau lissante à la vue des portes brisées des temples, nos sectaires ont recours à leurs armes habituelles : le mensonge et la calomnie. A les ent ndre ce seraient 1 s catholiques et les modérés qui auraient voté la loi de séparation des Églises et de l'Étal. Electeurs 1 Consultez la liste des 233 députés qui ont voté contre cette loi, voui y trouverez au contraire lès noms de tous les députés libéraux, unis dans un môme sentiment de réprobation contre la tyrannie maçonnique. Poursuivez votre enquête et vous verrez que les 127 députés catholiques pratiquants, qui siègent à la Chambre, ont demandé avec M. de Castelnau la suppression des inventaires.

Voilà la vérité! Maïs qu’importe aux exploiteurs du peuple? ilï conf uueront à répéter avec impudence qu’elle est libérale, leur loi de spoliation et d’opp session- contre les catholiques. Libérale! Une loi qui, pour un oui et pour un non, fait condamn-r à Fàimnde et à la prison, une loi qui a déjà fait couler du smg. Libérale ! Une loi dont les auteurs .déclarent qu’elle m'est qu’une première étape vers la suppression totale de tou e religion en France. LbérJ.e I Une loi qui frappe d’un impôt nouveau tous ceux qui ne veulent pas vivre et mourir cornai! des chieus, en les obligeant à supporter désormais tous k s frais du culte.

Que ceux qui veulent des curés les paient, répètent certains imbéciles. C/imfne si, dans mie société civilisée, chaque citoyen ne devait payer que ce qui lui sert! Par mes impôts je payel’écle sans Dieu, moi qui la réprouve; je paie l’Opéra, bien que je ify arTie jamais ; je paie les geôliers, bleu que je ne sois pas encore allé en prison.

Il y a longtemps qubn l’a dit : l’impôt c’est un échange. Le citoyen paie l’État pour que l’État le fas^e bénéficier des services publics. Or, quand, jadis, l’État confisqua les biens du Clergé, ü déclara solennellement qu'il rétribuerait désormais les cultes au même titre que las autres services publics; puisqu’aujourd’hui il renie sa signature, qu’il rende l’argent, sinon il commet un vol.

La justice avilie ; nos finances dilapidées ; notre armée, nos administrations publiques, les simples citoyens livrés aux mouchards; les catholiques et les indépendants brimés,

molestés, traites en parias; les haines les pins farouches attisées, dans nos communes et jusque dans non familles, par un favoritisme éhonté et d’incessant s tracasseries, l’anarchie partout suscitée par un gouvernement arrogant contre les faibles, lâche contre les forts, tels sont résumés en quelques mots les résultats de la domination abjecte des radicaux, obéissant avec les socialistes aux ordres de la fr amc-maçonnerie.

Électeurs ! À vous de dire si vous en avez assez de ce régime infâme qui conduit la France à la ruine et à la honte. Quant à moi, je peux marcher le front haut l’ayant toujours combattu de toute mon énergie* Dans toutes les circonstances de ma vie politique, j’ai conscience d’avoir fidèlement rempli le mandat, qu’à trois reprises différentes vous m’avez fait le grand honneur de me confier. Libéral et indépendant par raison et par tempérament, je n’ai jamais consenti à me faire l’esclave d'un parti* Le Gouvernement propose- t-ii une réforme utile ? je la vote* Présente-t-il à la Chambre une mesure injuste? je la repousse.

An point de vue social, ri j'ai un reproche à me faire, c’est peut-être de m’être laissé entraîner par mon ardent désir d’améliorer la situation des travailleurs ; c’est ainsi que j’ai par deux fois volé la loi Ihrteaux, Do même* j’ai voté la loi sur Ses accidents, la lui sur l’assistance aux v eiïitrds et aux incurables, la loi sur les retraites ouvrières* dont les premiers projets furent jadis présentés par MM* de Mua et de KaraeL le ne dissimule à personne que, si je suis têé'u, je m'efforcerai de rendre cette loi applicable en réduisant le montant de la retraite pour accorder la même pension aux ouvriers de la terre qu’à ceux de riuduàtrio, en enlevant le bénéfice de la loi à certaines catégories de citoyens qui peuvent assurer eux-mêmes i ur avenir, en encourageant par tous tes moyens la mutualité, qui ennoblit l’homme par son propre effort et le soustrait à l’étroite tutelle de l’État. F estime d’autre part avec M* Rihot que si nous devons nous préoccuper du travailleur arrivé à fa vieil!* sse% le sort du jeune homme ne doit p^s nous laisser indifférents. N’est-ce pas, en effet, à l’âge où don crée un foyer qu’on a le plus souvent besoin d’être aidé ? A l’heure où tous nos sociologues se plaignent justement de la dépopulation et de l’exode vers les villes, ne devons-nous pas chercher à rt tenir au vil âge et aux champs tant de jeunes gens, qui y fonderaient une famille si le législateur, aidé par l'initiative privée, parvenait à leur faciliter l’acquisition d’un petit bien Insaisissable leur assurant un avenir modeste mais certain ?

Au point de vue politique, sans me préoccuper de sa ferme, j’exige que le Gouverna ment soit honnête ; s’il ne i’esi pas, je n’hésite pas à le flétrir* J'ai, dans le temps, soutenu de mes votes le ministère Méline; dans cette législature, j’ai constamment voté avec lea modérés* Tout gouvernement libérai, soucieux des intérêts vitaux la nation, peut donc compter sur mon concours le plus artif et le pins désintéressé* Mais je persiste à croire que la réforme la plus urgente consiste à réformer la Chambre elle-même et à donner au pouvoir exécutif plus ce force et d’indèpendaoce* Avec beaucoup dVsprits élevés, tels que M* Charles Benoist, je voudrais que la Constitution: reçut nùt aux citoyens certaines libertés, certains droits intangibles, auxquels aucune loi, aucun acte arbitraire ne pourraient porter atteinte. La dimimKion du nombre des Députés et dus Sén-i Leurs, l’augmentation delà durée du mandat, le retour au scrutin de liste avec la représentation proportionnelle dus minorités, la décentralisation administrative et l’émancipation des communes sous le contrôle de l’État, me paraissent être également des réformes nécessaires*

Au point de vue économique, j’ai toujours voté toutes les mesures qui m’ont j, aru favoriser noiire agriculture et notre industrie;, ce n’est pas quand nous avons à soutenir une lutte de plus en plus difficile contre Ja concurrence étrangère, que je renoncerai au système protecteur de la pruductiou française *

Au point de vue militaire et national, j’ai voté la loi établissant le service de d ux ans, maïs je conserve ma préférence pour le service d’un an, combiné avec une puissante armée de métier.

Partisan d’une politique nettement pacifique, je désapprouve ceux qui, par le temps qui court, font vraiment trop bon marché de la dignité de la France* Et, convaincu par

l'expérience des siècles, qu'un peuple ne saurait être grand et respecté qu'autant qui] puise une invincible force dans un patriotisme ardent et éclairé, je maudis les misérables qui voudraient arracher de nos cœurs l'amour du drapeau, je maudis les malfaiteurs publics qui blasphèment les deux plus nobles sentiments de Pâme humaine : le culte de la Patrie et le culte de Dieu.

Messieurs et chers Concitoyens,

A quoi bon insister, voas me connaissez de Lngue date. Vous savez que, méprisant les attaques de mes adversaires, je ne suis pas de ceux qui, pour capt .T des suffrages, ont recours aux vaines promesses et à la flatterie* One fois de plus, vous direz ce que vous voulez, ce que vous êtes. Je vous donne rendez-vous aux urnes, te 6 mai prochain*

' Ce jonr-lft, avec tons les Français désabusés, avec les honnêtes gens de tous les partis, nous marcherons à la victoire définitive.

Pour li paix 1 Pour la liberté \

Pour la patrie!

Henri SAVARY de B EAU REGARD*

Circonscription de MELLE.

Mp RQUGIER*

Elu au 1er tour de scrutin. — 12.606 voix*

Désigné, à Punanimifé, le 25 mars, par le Congrès des Comités républicains, j'ai Thonneur de présenter de nouveau ma canditaturc à vos suffrages*

Vous direz si fai tenu consciencieusement les engagements que j'ai pris envers vous, il y a quatre ans, et si je suis toujours digne de votre confiance,

Pat tends sans inquiétude votre décision.

Convaincu d'être en parfait accord avec vous, je me suis associé, sans réserves, à l'œuvre de défense républicaine qui fut la préoccupation incessante des précédents ministères.

Je ne désavoue aucun de mes actes.

fai donné mon assentiment à toutes les réformes démocratiques, sociales, laïques, réalisées pendant la dernière législature, persuadé qu'appliquées dans un esprit de justice, de tolérance et de liberté, elles seraient un gage de paix, d'union et de concorde entre tous les bons citoyens.

Est-ce à dire que nous devions nous borner aux résultats acquis et que l'oeuvre du régime républicain soit entièrement accomplie? Personne n oserait le soutenir,

La question fiscale n’est point encore résolue ; et, quelles que soient les difficultés qu'elle présente, elle devra être étudiée et tranchée au cours de la prochaine législature.

En ce qui me concerne, je veux avec tous les républicains une répartition plus équitable des charges publiques, de façon que l'impôt soit mieux proportionné à l'-avo:r et aux

facultés de chacun, il s’agirait de mettre en pratique cette banale formule : demander davantage au superflu et moins au nécessaire.

Je veux la protection et l’extension de la petite propriété, -particulièrement de la propriété rurale, par l'allègement des contributions si lourdes qui da grèvent et par la création du « bien de famille »,

Avant tout et surtout, je veux le développement des institutions de prévoyance, d'assislance et de mutualité qui nous faciliteront, l'aboutissement rapide deeette loi, tant réclamée et si attendue, sur 1 organisation des retraites ouvrières et paysannes pour la vieillesse, J?ai voté, dans l’intérêt des travailleurs des villes et des campagnes, la réduction des périodes d’appel des 28 jours et la suppression des exercices pour les territoriaux, assuré que cette réforme ne compromettrait en rien les nécessités de la défense nationale.

Les incidents qui menaçaient de troubler nos relations extérieures sont heureusement aplanis, grâce au concours et à l’habileté de notre diplomatie.

Tous nous devons dé irer que la Fran e, après 35 années de stabilité politique, Fière des alliances loyales qu’elle a contract es, comptant sur une armée forte et disciplinée que nul ne songe à affaiblir, reste puissante et respectée, pour prospérer et grandir dans la paix, le travail et la liberté.

Électeurs,

Je serai demain ce quej’ètais hier, toujours fidèle à la République, qui est la foi démon âge mûr, et à la Démocratie, à laquelle j’appartiens par mon origine et nies aspirations.

Le scrutin du 6 mai prouvera que nous demeurons en communion d’idées.

Je n’ai point besoin de faire appel à votre vigilance et à votre fermeté : je tais que fes républicains de notre circonscription ne manqueront pas à leur devoir!

Vive îa République 1

Ferdinand RQüGIEtf,

industriel,

Maire de Salles,

Député 60 r tant.

Circonscription de NIORT.

M* G. DJSLEÀth

Élu s. u Ie" tour de scrutin, — 11,183 voix.

Messieurs,

Pour la quatrième fois, j’ai l'honneur de me présenter h vos libres suffrages.

Le mandat déjà long que vous m’avez maintenu depuis 1893 a nécessairement créé entre nous des relations de plus en plus multipliées; nous nous connaissons bien, II est donc parfaitement inutile de couvrir vos murs d’a (fiches et de placards. Cette courte Oculaire, que je m’efforce de rédiger très simple et très nette, résume toutes ïes déclarations que je pourrais utilement faire d'iri le;6 mai prochain.

La législature qui finit a été pariieulièrement laborieuse :

Je rappelle qu’elle s’est efforcée de laïciser renseignement; qu’elle a voté le service

militaire de deux ans; l’assistance aux vieillards infirmes et incurables ; la réforme des ustices de paix ; la séparation des Églises et de l’État ; préparé la loi des retraites aux travailleurs des villes et des champs.

C’est un résultat politique considérable.

J’y ai engagé pour ma part, comme vous le savez, ma pleine responsabilité, avec l’ensemble du parti républicain.

La Chambre de 1902 y a apporté beaucoup de bonne foi et, quoi qu’on en dise, de mesure. Elle s'est efforcée dans cette œuvre, plus unie qu’il ne semble, de réaliser la République démocratique.

Le 0 mai, messieurs, vous prononcerez votre jugement. Je l’attends, pour mon compte, en toute confiance.

H sanctionnera le passé. Lai’ssez-moi voua dire comment j’entends le présent et l’avenir.

Plus le Gouvernement est réformateur, plus il a besoin de paix à l’intérieur et de sécurité à l'extérieur.

C'est pourquoi je ne comprends gué; e les mouvements à caractère révolutionnaire et vraiment anarchique auxquels il semble que le pays soit trop livré depuis que que temps.

Je ne parle pas seulement des tentatives extraordinaires de rares fonctionnaires en révolte contre l’autorité, qu’il est vraiment impossible de tolérer, mais aussi des scènes barbares que les conflis du travail entraînent trop souvent avec eux.

S’il est possible qu’il , se mêle à ces conflits des excitations politiques intéressées, tà liions d’en détourner l’effet; efforçons-nous de convaincre le peuple, à qui la République c-vnquiert chaque jour un peu plus d'égalité, que ses conquêtes ne seront bi n et définitivement assises que si Cette égalité respecte et consolide cet autre terme de la devise républicaine, la liberté.

Exigeons le f nue maintien de l’ordre républicain, indispensable à tout progrès durable.

Oublions encore ruo ns que la France est et demeure u i grand pays qui a confié à la Rèpub’ique la garde de soi glorieux patrimoine. Nous sortons à peine d’une épreuve où nous avo:,s pu le sentir, une fois de plus, menacé. Restons inébranl blement fi îèles au devoir militaire, seule garantie de la paix et du progrès républicain.

La mise au point des réformes dès à présent ac [uises exige, de la part de la prochaine Chambre, des efforts nouve ux qui l’obligerout, en tout état, à aborder la réforme financière et administrative.

ïl faudra sans doute s’efforcer de traduire la formule de l’impôt sur le revenu par des mesures qui donneront plus d’élasticité au budget des réformes sociales. Il sera indispensable pourtant de ménager le travail national, l’industrie, le commerce, l’agriculture, d’où procèdent toute propriété individuelle, toute activité, toute richess \ tou le puissance n iliona!e.

U me semble que ce résultat serait facilité, dans quelque m sure, par les économies productives que pourrait procurer une large réforme administrative, procédant de l’idée de décentralisation, depuis si longtemps indiquée par les meilleurs esprits.

Ainsi, mes chers concitoyens, sûr de son droit et do la justice de sa cause, s organise en paix la démocratie.

Les difficultés ne sont pas rares, mais e les ne doivent pas rebuter des hommes confiants, comme vous, dans la réali sali- -n de l’idéal républicain.

Vive la République !

G. D1SLEAU,

Avocat,

Docteur en droit, conseiller général, Député sortant.

2r Circonscription de NIORT.

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