À. GENTIL
Président du Conseil général des Deux-Sèvres, Député sortant.
Je veux une répartition plus juste de l'impôt, chacun devant contribuer aux charges p ibliques proportionnellement à ses ressources personnelles, et j’estime qu’il est temps crue la terre soit enfin dégrevée.
Je suis p irtisan de la réduction des frais de justice, des droits de timbre, d’enregistrement et. d hypothèque, afin de permettre aux travailleurs d'acquérir plus facilement ce sol qu’ils fécondent do leur labeur.
Toutes es réformes économiques et socia'es tondant à l’amélioration du sort des humbl .S, seront ma préoccupation constante,
J n admets pas qu ■ le consommateur français piye plus cher que le consommateur aîleman 1 ou anglais les objets de première nécessité comme le sel, le café, L pétrole, le charbon de t. rre et je me demande pourquoi le vin, aliment hygiénique par excellence, ne circule pas aussi librement que le blé et beaucoup d’autres marchandises* moins indispensables.
Les charges militaires doivent être réd rîtes au minimum, sans compromettre pourtant la sécurité du pays,
J applaudis à la loi de 2 ans et je demanderai la réduction des périodes de 28 et de 13 jours.
On fera appel peut-être a vos intérêts personnels, tout haut ou tout bas on vous menacera de h suppression de ces industries créées dans un but que vous connaissez.
Si ces industries disparaissent, d’autres les remplaceront, nous créerons des laiteries coopérative*, dont les bénéfices, a-u lieu d'enrichir; un seul, seront répartis entre tous et permettront, tout en payant le lait un prix p u > élevé, d’améliorer le sort si, précaire du per*
*UIîne ■ des Renies et de procurer aux ouvri rs, aux prix d’autrefois, le lait et le beurre dont ils sont depuis si longtemps privés.
Avant de déposer votre bulletin dansd’urne, réfléchissez.
Agriculteurs, a qui de - ez-vou* les 36 années de paix qui vous ont permis de cultiver librement vos champs et de vendre vos récoltes et vos bestiaux à dos prix rémunérateurs ?
Domestiques* ouvriers des champs et de la ville, à. qui devez-vous Tauginen talion constante de vos salaires?
Et vous, les déshérités, à quiiôtes-vou >■ redevables de ces lois qui depuis 30 ans, ont a nêlioré votre sort matériel et moral : in traction gratuite, assistance médicale, assistance aux vieillards et aux infirmes, lois sur les accidents du travail, sur la réduction du service militaire, le timbre-poste à 10 c mimes. Rabaissement du prix du sucre, etc. ?
A qui d'*vr.'Z-voua demain les retraites ouvrières- et paysannes ?
Electeurs,
Vous ne voudrez pas compromettre des résultats si difficilement acquît
Vous ne voudrez pas revenir à un passé trop connu.
Votn ne voudiez pas exposer la pairie à une guerre étrangère ou à la guerre civile.
Vous voterez pour un gouvernement qui a déjà tant fait pour vous et qui demain fera plus encore.
Vous voterez pour U République, c’est-à-dire pour la paix contre I I guerre, pour l’ordre contre le désordre, pour le progrès contrôla réaction.
Vive la France !
Vive la République ! /
L, DEMELLIER,
Conseiller général des Deux^Sèvres,
Candidat désigné par le Congrès républicain.