SOMME
lrc Circonscription d’ ABBE VIL LE.
M. CO ACME.
É'u au l*r tour de scrutin. — 12. 769 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je sollicite, pour la «M» fois, le renouvellement du mandat que vous m'avez fait l’honneur rie me confier, le 21 novembre 1895, et que vous m'avez ensoile confirmé : en 1898, par 12.727 suffrages, sans concurrent, et, en 1902, pai U385 voix contre 1 711 à M. Dufour de Villerosc, candidat socialiste.
Je n’ai jamais eu^ous le savez, d’autre ambition que de servir honnêtement et loyalement mon pays dans la mesure de ma bonne volônté, de mon activité et de mon devoue-
mU’je vous offre aujourd’hui de mettre, une fois encore, à votre service, cette bonne
volonté, cette activité et ce dévouement. , . ,,
Entré dans la carrière politique la tète haute, j’ai la prétention dyaioir marché d un pas ferme vers un but précis et, le jour où j’en sortirai, j’entends n’avoir a l ais-er les
veux devant personne. ______
C’est qu’en effet, je me suis attai hé à tenir toujoui s scrupuleusement n es pron esses
et que jamais, même dans les circonstances les plus délicates, je ne me suis inspiré c e considérations autres que le souci de vos intérêts, 1 a satisfaction de vos aspirations, le respect de vos volontés. . „ „
En 1893, au lendemain même de n a première élection, je vous visais : « J appaitiens
désormais à tous les républicains, » .
Je demande aujourd’hui aux républicains de toutes nuances, — qui, depuis dix années, ont eu l'occasion fréquente de s’adresser à moi, — si j’ai, une seu’e rois, manqué a cet
engagement. , .
Dans ma première profession de foi, je déclarais que, « respi ctueux de toutes les
convictions sincères, je ne serais jamais avec les iniransigeants ni avec les sectaires. »
Ne cherchez [ as ailleurs que dans ma fidélité immuable à cette alflrmalion de principe la justification de mon attitu le à l’égard d’une politique de soi-disant « action républicaine », que la Chambre a fini par juger et fléirir comme elle le méritait, ainsi que l’explication de mes votes contre les projets attentatoires à la liberté de l’enseignement et notamment contre la séparation des Églises et de l’État, lui inoportune, dangereuse pour la République elle-même, et dont la première application, — du reste, prudemment suspendue, a démontré, en provoquant des incidents graves et des conflits parfois sanglants ,1’indéniable impopularité.
Dans mon programme de 1902, i'avaîs inscrit :