‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 264 sur 280 · M. COLIN · texte numérisé non relu

M. COLIN

Élu au 1er tour de scrutin. — 8,656 voix.

Électeurs,

Voua vous rappelez dans quelles conditions j’ai été élu, le 29 avril 1902.

Aux applaudissements de tou3 ceux qui croyaient devoir soutenir ma candidature, j’ai affirmé alors que je n’étais le prisonnier d’aucun groupe et d’aucune coterie, mais que, si j’étais élu, jé serais le représentant de tous ; de mes amis aussi bien que de mes adversaires. C’est précisément parce que je me .suis efforcé de rester fidèle à cette promesse que j’ai vu se séparer de moi quelques-uns de ceux qui, en 1902, m’avaient donné leur vote.

Alors q u J il s'agissait avant tout de rendre à la capitale de L Algérie un calme tiûp longtemps compromis par des agitations aussi stériles que violentes, j’ai pensé que la politique de la main ouverte était préférable à la politique du poing fermé, et qu’il convenait d’ouvrir une ère d'apaisement bien plutôt qu’une ère de représailles.

Ce que je pensais alors, jé lé pense encore aujourd’hui.

En 1902, je disais aux électeurs : « Je vous demande votre confiance en échange de mon dévouement » C’eU le même pacte que je vous propose en 1900, car c’est le seul qui soit digne et des électeurs et de l'élu.

Quant an terrain sur lequel j’entends me placer pour l'accomplissement de mon mand it,

J je ne saurai mieux le préciser qu’en rappelant les paroles que je prononçai au congrès républicain du 22 avril dernier.

Ni réaction, ni révolution, tels sont les deux termes entre lesquels j’estime qu’il faut et qu’on peut établir uns République vraiment habitable pour tous les Français de bonne foi, unè République qui, sans renoncer à aucune des conquêtes déjà faites, aspire et soit largement ouverte à toutes les réformes susceptibles d’améliorer le sort du plus grand nombre, une République où les servituies du passé ne soient pas remplacées par d’autres servitudes non moins étroites et non moins intolérables, une. République enfin où la liberté ne soit pas un vain mot. Celte République, c’est la mienne; je suis convaincu quo c’est aussi la vôtre.

Les membres du congrès ont répondu en acclamant ma candidature.

A vous de dire si vous estimez devoir ratifier leur décision.

Maurice COLIN,

Député sortant.

Candidat du coog ’ès de concentration républ cainet

2° Circonscription d'ALGER.

M. BEGEY.

Élu au 2e tour de ecrulin* — 8*256 voix.

Mes chers concitoyens,

Ma-gr6 les calomnies dont fai été l’objet, 5*200 électeurs ont bien voulu m’accorder leurs suffrages et me placer sinsi au premier rang*

Dans mes réunions publiques, eu rendant compte de mon mandat, j’ai fait justice de ces accusations par trop intéressées et je n’y reviendrai pas*

Je me bernerai à rappeler que toute la représentation algérienne, par une collaboration active et amicale, a fait voter par le Parlement, pour ne citer que les principales :

La loi sur ^organisation du jury criminel. en Algérie;

La loi forestière relative à l'Algérie;

La loi sur les tribunaux répressifs pour les indigènes ;

La !oi qui fait remise à l'Algérie de l’administration de ses chemins de fer;

La loi sur les emprunts par les associations syndicales d'irrigations et d’assainissement en Algérie;

La loi interdisant la fabrication des vins de sucre, etc., etc.

Enfin, quoi qu’on en dise, les députés algériens avaient obtenu, par leurs démarches collectives auprès de la Commission de Farinée, le maintien pour les Algériens du service d’un an, et ne peuvent être rendus responsables du rejet de cette disposition par le Sénat,

Nous avons, d'ailleurs, tous ensemble, déposé un projet de modification de la loi militaire pour ce qui concerne les Algériens*

Nous aurons à reprendre ce projet dans la prochaine législature.

Pour ce qui est de mon attitude politique à la Chambre, je crois pouvoir dire qu’elle a toujours été celle d’un bon républicain; mes votes en font foi.

J’ai donc conscience a’ avoir fait tout mon devoir au Parlement, et fappui que m’apporte spontanément la presque totalité des conseillers généraux, délégués financiers, maires et adjoints spéciaux de la 2e circonscription, prouve bien que ce n’est jamais en vain qu’ils ont fait appel à mon concours pour les besoins locaux*

C'est donc en toute confiance, mes chers concitoyens, que je me présente devant yous, certain que vous maintiendrez, lo 20 mai, votre première décision qui a failli m’assurer le succès au premier tour de scrutin.

Vive la France! Vive l’Algérie I Vive la République I

Émile BEGEY,

Député sortant*

Ve Circonscription de CONSTANTINE.

M. Paul CUTTGLÏ,

Elu au 1CT tour de scrutin, — 9.724 voix.

Je me présente à vos suffrages à Poecasion des élections législatives du 0 mai prochain.

Vous savez dans quelles conditions a été posée ma candidature :

Les deux fractions du parti républicain qui* depuis longtemps, sc disputaient la prédominance dans notre province, ont décidé, lors de la dernière élection sénatoriale qui s’est faite à Panam mité sur le nom respecté de M. Aubry, — de mettre fin à leurs anciennes querelles, — et de ne plus former, dans notre pays, qu'un seul grand parti républicain.

Ce parti m’a fait Plionneur de m’offrir la candidature. C’est avec son patronage que je m e prés ente à vos suflVa ges . : ^

Ma profession de foi sera brève.

Depuis do nombreuses années, je siège dans les assemblées délibérantes du département. J'ai fait partie du Conseil municipal du chef-lieu. Je siège aujpurd’bui au Conseil général et aux délégations financières. Mes collègues m’ont fait l’honneur de me confier la présidence de cette dernière assemblée pour la section des non-colons.

Dans l’accomplissement de mes divers mandats, je crois m’être toujours préoccupé des véritables intérêts publics, de ceux de notre département, de ceux de l'Algérie tout entière.

Républicain démocrate, je considère que l'œuvre des prochaines Chambres de la République doit être surtout une oeuvre économique et sociale.

Parmi les réformes économiques, je liens à citer au premier rang la réduction des frais de justice, réduction qui s’impose impérieusement dans l’intérêt de tous les justiciables.

L’heure est venue de donnera ces travailleurs, — dont les bataillons serrés ont toujours défendu la cause républicaine, ~ les justes satisfactions qu’ils réclament et, en particulier, la grande réforme des retraites ouvrières.

Je voterai les réformes sociales qui seront proposées dans leur intérêt. J’en demanderai l’application aux citoyens français de la colonie, de même que je demanderai la protection énergique de la main-d’œuvre française.

Patriote convaincu, je suis de ceux qui flétrissent l’abominable campagne qui a été menée dans ces derniers temps contre la patrie * contre l’armée. Je suis de ceux qui, au Parlement, approuveront les gouvernements résolus, comme le Gouvernement actuel qui a toute notre confiance, à réprimer des menées aussi criminelles.

Français né et élevé en Algérie, j’ai applaudi à toutes les mesures de décentralisation qui ont été prises depuis 1398 par le Gouvernement, dans l’intérêt du développement, non seulement de la colonie algérienne, — mais encore de la pénétration française dans ce pays.

, l’estime que ces réformes doivent être aujourd’hui complétées par diverses impures, et, en particulier,1 par la disparition des assemblées actuelles, délégations financières et Conseil supérieur, - — qui n’ont été mainte nues depuis 1880 qu’à litre provisoire ainsi que l’indique la loi sur le budget spècial de l’Algérie. Je demanderai donc la suppression de ces assemblées et leur remplacement par un Conseil colonial élu au suffrage universel. Ce Conseil colonial, au point de vue financier, aura les attributions des assemblées actuelles,

attributions qui devront même être augmentées. Au point de lue législatif, il donnera son avï^ obligatoire sur l'application à l'Algérie des lois votées pour la métropole.

Les différentes catégories demotre population demandent, depuis longtemps, l'application de diverses mesures.

Les fonctionnaires désirent avec raison voir disparaître rapidement le favoritisme, dont de modestes et dévoués agents de l'Administration ont eu trop souvent à souffrir.

Les colons demandent à cette dernière sa protection toujours bienveillante, — protection qui doit leur permettre d’affronter les difficultés auxquelles chaque jour ils Se heurtent dans leur vie si laborieuse et si pénible,

Lf s commerçants et ouvriers veulent que la période de grands travaux qui s’est ouverte sur l'Algérie, avec Je. budget spécial, continue dans des conditions méthodiques, de manière à assurer d’une façon constante la prospérité générale du pays.

Les travailleurs demandent avec insistance, des pouvoirs publics, l’application à l'Algérie de toutes les lois protectrices des ouvriers qui ont été votées pour la France, et, en partie cülier, celle des accidents du travail. Ils réclament aussi l’application des lois qui pourraient être tétées demain par le Parlement français dans l'intérêt des travailleurs. Je demanderai la réalisation des voeux récemment émis parles agents et ouvriers des chemins de fer du département.

Nos communes, pour leur développement normal ont, à chaque instant besoin dea subventions du budget colonial.

Notre département revendique une répartition équitable, entre les trois provinces, des crédits inscrits au budget de la colonie.

Il exprime avec insistance et à l’unanimité le désir de voir les 'Justiciables rapprochés de leurs juges d'appel par la création désormais indispensable, et que je mettrai tout mon pouvoir à obtenir, des Chambres d'appel à Constantin© et à Oran.

h n'ai pas besoin de vous dire que mon dévouement de tous les instants est acquis à ces revendications si légitimes de nos populations, de nos communes et de notre département.

J'en aurai fini, mes chers concitoyens, avec cetf.e profession de foi, quand je vous aurai dît, qu'à mon avis, l'élu républicain doit s'employer, non pas à diviser les citoyens, mais h les rapprocher, non pas à envenimer leurs querelles, niais 4 îes apaiser, non pas 4 faire œuvre de discorde et de haine, mais 4 s'efforc er de fa're constamment œuvre d'union et d'apaisement.

il doit combattre, sous toutes leurs formes, l'injustice et les abus, et faire en sorte que le droit de chaque ci toyen r oit reconnu, respecté et garanti.

C'est dans cet esprit que j'accomplirai mon mandai, si vous voulez bien me faire le grand honneur de me le confier.

Je vous remercie à l'avance de vos suffrages, en même temps que J’adresse l’ex pression de toute nia gratitude à MM. Thomson et Aubry, aux membres du comité directeur du parti d'union républicaine, au Conseil général et aux diverses assemblées du pays qui ont bien voulu prendre ma candidature sons leurs auspices. Je suis fier de tous ces patronages et je m'efforcerai de les mériter dans l’exercice de mon mandat.

Vivo TAÎgé rie]

Vive la France 1

Vive la République démocratique!

CUTTOLL

2° Circonscription de CONSTANTINE,

M. Gaston THOMSON,

Chers concitoyens et amis,

Le département de Constantin^ m’a élu, pour la première fois, en 1877* À cette époque* Gambetta me désignait à vos suffrages, G’esî à loi beaucoup plus qu’à mu-même que vous faisiez crédit. J’ai la fierté de penser que, par mes actes, mon dévouement à yos intérêts, la fidélité avec laquelle j’ai soutenu nos communes idées, par ma ferme volonté de marcher scrupuleusement droit dans la ligne de conduite que j'avais promis de suivre, j3al réussi à me montrer digne du patronage du grand républicain aujourd'hui disparu et de la confiance dont vous n’avez cessé de me prodiguer les marques au cours de ma carrière politique*

deviens de nouveau me mettre à votre disposition* Les longues phrases, les longues protestations sont inutiles entre nous.

Je n’ai pas à défendre vis-à-vis de vous la politique qui, dans ces dernières années, a uni toites les forces vi\es du parti républicain. Cette politique est la vôtre.

Elle a eu pour objet de poursuivre la réalisation des réformes de premier plan dont la démocratie ei le-mème a dressé la liste.

L’État républicain, qui, dans la précédente législature, s’était attaché à reprendre son droit de contrôle sué renseignement, a dû poursuivre son œuvre de -laïcité, mais il s'est appliqué à ne rien entreprendre contre T inviolabilité de la conscience individuelle, à ne porter aucune atteinte à la liberté religieuse. Aujourd’hui, comme hier, cette liberté demeure un article essentiel du programme démocratique.

Le Gouvernement a commué à poursuivre la réalisation des réformes d’assurance et de prévoyance sociales. Un sérieux t-ffoit a été tenté pour assurer enfin aux ira vaüleurs, ouvriers et paysans, le pain de la vieillesse et organiser à leur profit des caisses de retraites. Nous avons dès maintenant le droit a’espérer que cette grande mesure de justice, de solidarité nationale pourra être appliquée au cours même de la prochaine légis'ature.

Au point de vue algérien, nous continuons l’expérience du nouveau régime de décentralisation administrative et financière. Pour le succès de cette laborieuse entreprise, nous avons pleine confiance dans le tenace eiïort de notre éminent et brillant gouverneur général, M. Jonnart, à la féconde initiative duquel nous devons déjà des résultats précieux.

Nos préoccupations, à Theure actuelle, doivent surtout se porter sut une question d'une gravité toute particulière et dont Purgente solution s’impose, je veux parler de fi exploitation de nos chemins de fer.

Je constatais, il y a quatre ans, que la situation des chemins de fer en Algérie était devenue intolérable depuis que des projets dus à l’initiative du Gouvernement avaient donné aux compagnies des raisons de croire que îe rachat étais proche. Je rappelais que, depuis dix ans, on proposait la révision dis conventions algériennes et le remaniement des réseaux, et que, depuis dix ans, aucune modification importante aux tarifs existants, aucune installation nouvelle, aucune augmentation sérieuse du matériel ne se décidaient, sous prétexte qu’on allait incessamment procéder à la réforme générale qui, plus que jamais, s’imposait.

Des progrès ont été accûinplis depuis que je faisais ces constatations : ils sont insuffisants* tout au moins en ce qui concerne noire département.

Au premier janvier 1906, ruuiûcation des tarifs était un fait accompli à !rou( st d'Alger,

Dorénavant, dans toute cette région, le* choses root se passer comme s'il n'y avait qu'une seule compagnie, tout au moins en ce qui touche le transport des marchandises à petite vitesse.

Malheureusement, à Pest d'Alger, les choses sont beaucoup moins avancées. La Compagnie P.-L.-M. avait proposé, le 25 juillet 1903, d'étendre à la ligue dePhilippeville à Coustantine les tarifs de la ligne d'Alger à Qram Cette réforme, pourtant si rationnelle, n'a pu être appliquée qu'à partir du 15 juillet 1905.

La Compagnie de PEst-algérien, à qui le gouverneur générai avait demandé, en février 1905, de revenir sur le refus qu’elle avait opposé à maintes reprises aux demandes qui lui avaient été faites en vue de la réforme de sa tarification, a subordonné son concours à une modification de ses conventions.

Quant à la Compagnie B.-G. qui avait tout d'aberd manifesté quelques craintes au sujet de la possibilité de réaliser la réforme de ses tarifs, elle a donné son adhésion au programme du gouverneur général. Sa proposition de révision du tarif général, qui ne comportait, tout d'abord que des modifications de pure forme, a été complétée par la proposition d'adopter les barèmes de l'Ouest. Cette triple proposition a été l’objet d'autorisations provisoires des 3 mars et 2 avril 1905 et sera appliquée à partir du l*r mai prochain. La compagnie a présenté, à la date du 14 avril courant, une proposition de remaniement de ses tarifs spèciaux intérieurs.

Ce sont là des résultats partiels qui n'assurent point encore la prochaine et complète application de la réforme totale des tarifs généraux et spéciaux de petite vitesse en Algérie. Ü est inutile d'insister sur l'anomalie d'un pareil régime : il est inadmissible que telle région de l'Algérie qui se trouve dans des conditions économiques identiques à celles où telle autre est elle-même placée, soit mise, par la cherté des transports, dans une situation manifeste d'infériorité.

je n ai pas besoin de vous dire que je mettrai, à poursuivre l'application des dispositions qui intéressent spécialement l'Algérie, et la réalisation des progrès démocratiques, tout ce que j'ai de dévouement et d'énergie.

Mais il est une tâche à laquelle j'entends m'adonner du cœur le plus ardent. Tout le nécessaire doit être fait, les indispensables efforts doivent être tentés, pour assurer pleinement la sécurité du pays, pour protéger contre toutes les convoitises, non seulement le territoire, mais toutes les parcelles du patrimoine national. Pour que ce résultat soit obtenu, il faut que nos forces militaires soient solidement organisées. On a déclaré, aveegrande raison, que la France voulait être dans le monde un agent de concorde et de paix.

C'est précisément parce quenous entendons lui conserver sa haute autorité morale, g on influence conciliatrice, que nous vouions qu'elle n’ait rien à redouter des menaces, des surprises du dehors.

C'est dans cette pensée que le Parlement n'a pas hésité à accepter les lourdes charges imposées par le souci de la défense nationale. C’est une consolation, du moins, et comme une compensation à tant de dépenses et à tant de sacrifices, de nous dire qu'ils ne sont consentis que dans un but dont nul ne méconnaîtra la grandeur, celui de sauvegarder, autan t qu il dépendra de nous, la paix du monde et de marcher plus hardiment, dans le calme de la force H le recueillement du travail, vers une humanité meilleur de jour en jour plus juste, plus fraternelle et plus féconde!...

Vive l'Algérie !

Vive la République! N

Gaston THOMSON,

Député sortant.

lra Circonscription d'ORAN.

M. TfiOUIN.

Elu au lor tour de scrutin. — 9.548 voix

Chers Electeurs,

Voici terminé le mandat que vous m’avez confié il y a quatre ans. Je me représente à vos suffrages, certain de l’avoir accompli loyalement, certain que votre confiance ne me fera pas defaut, certain que, de nouveau, sur mon nom, le 6 mai prochain, vous allez affirmer votre républicanisme et prouver votre volonté inébranlable de défendre; aujourd’hui comme

hier, la République sans cesse menacée par la réaction; mais toujours triomphante tant est juste sa cause.

„ H y aqitalre ans’ Je vous disaia : ie n’ai d’autre programme que mon passé, je n’ai u autre référence que ma foi républicaine; si voua m’envoyez à la Chambre, je prends J engagement d*agir toujours et en toute occasion en vrai républicain I

Vous, qui êtes mes juges, vous direz, ie 6 mai, si j’ai tenu loyalement ma parole.

Ardent partisan de la politique du bloc, je n’ai cessé de voter avec les chefs de ce bloc de soutenir ses représentants au Gouvernement : les ministères Waldeck.Rousseau, Combes et leurs successeurs.

Avec eux, j’ai voté la loi sur les associations, la loi sur la suppression de l’enseignement congrégiiiiiste et la nécessaire conclusion de cette campagne laïque: la loi sur la séparation.

Avec eux, fai voté toutes les lois sociales de cette législature et la plus importante de toutes, cette toi sur les accidents du travail, dont, depuis deux ans, nous demandons i’apDlication à l’Algérie. 1 v

Avec eux, j’ai voté la loi sur le repos hebdomadaire, la loi sur l’assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables et celle qui protégera désormais le travail des femmes et des enfants.

Nous avons demandé et obtenu la réduction des vingt-huit et treize jours • nous avons vu s abaisser la taxe sur les sucras; en un mot nous avons collaboré à toute l’œuvre législative républicaine de ces quatre dernières années.

Mais je ne prétends pas que là doive s’arrêter tous mes efforts.

Si vous m’envoyez de nouveau à la Chambre, j’y demanderai :

Le remaniement généra] de l’impôt ; la réforme du Code civil ; le libre accès de Renseignement secondaire à tous, pauvres comme riches, par voie de concours ; la transformation du régime des patentes ; la taxe différentielle sur les vins ; la réforme du Code militaire et des conseils de guerre; le vote, enfin, de cette loi sur les retraites ouvrières si lonetemns attendu par le prolétariat entier. * F

Je me souviendrai enfin d’une des plus légitimes revendications locales : je veux dire la réorganisation des services maritimes postaux entre la France et l’Algérie, la prime à la vitesse, l’établissement d’un service -plus complet entre notre port et la côte espagnole entre notre ville et Port-Vendres ; enfin la création d’un tarif de faveur, applicable à nos

tOM —

Chers Electeurs,

Tel est le programme que je vous soumets ; je ne vous en dirai pas d’avantage. Depuis longtemps vous me connaissez; j’attends avec confiance votre verdict : il prouvera une fois de plus que la 1™ circonscription, reconqu'se, reste à jamais dévouée à la défense do la République.

Vive Oran ! Vive l’Algérie ! Vive la République 1

César TROUÏN,

Député sortant.

2° Circonscription d'ORAN.

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