M. J. LEMAIRE
Elu au 1er tour de scrutin. — voix.
Messieurs et chers Concitoyens,
Je viens solliciter vos suffrages à l’élection législative prochaine.
Je ne suis pas un inconnu pour vous. Gouverneur, j’ai pu étudier de près et les hommes et les choses. En vous quittant, le 22 avril 1905, j’ai pu dire, avec vérité : « Toutes mes pensées, tous mes efforts n’ont tendu qu’au bien de ce pays. »» A toute requête, à toute réclamation. ma sollicitude a ôté éveillée. Mon unique sûuci fut d’assurer à tous, et surtout aux travailleurs, le bien-être indispensable parle développement de 1 agriculture et du commerce. Je me suis fait un devoir de visiter les villes et les campagnes, interrogeant les ha tants eux-mêmes sur leur situation et sur leurs besoins. . .
Dans le doinaine de l’enseignement, je me suis appliqué à rouvrir les écoles primaires antérieurement fermées et à préparer la création d’écoles dans les groupes d aidées dépourvus de tout enseignement. L’enseignement professionnel et renseignement secondaire ont été également l’objet de ma sollicitude, je vous en ai donné les preuves durant
iDon administration. , ■ „
Pourquoi noire commune et féconde collaboration, au lieu de durer quatre ou cinq années, comme c’était, il y a cinquante ans, la règle dans dos établissements et comme c est l’immuable usage chez nos voisins, a-t-elle si peu duré? Demandcz-le aux hommes qui,
depuis vingt-cinq ans, agitent ce pays de telle manière que rien de durable n’v peut Être entrepris En vingt-cinq ans, 30 gouverneurs, hh secrétaires généraux, 21 procureurs généraux ont défilé comme des ombres, sans avoir rien pu fonder pour votre bien
vanitél^r,^!1'^"8 éf°ÏStCS tr°'JVai6nt Seüls 13 satisfaction de leurs intérêts ou de leur lé dans exploitation de tout un peuple entravé dans l’exercice de ses droits. C’est assez
Ve"; T/™*8 qUÔ j’3i ÉS Paiini V°US' °m l’^PPel auqu^eS
; t r T P°Ur m0I.,U" h0n“eUr Ct ua priviî^e de fo^suivre et d’achever, comme voir, députe, 1 œuvre que j avais, comme gouverneur, inaugurée.
Gbaïue année- Je viendrai parmi vous en constater les progrès, vous rendre compte du mandat que vous m’aurez confié et me tenir au courant de vos besoins.
assurer 'ou’au nrim ,super®u <ïue ïe m’étende sur un programme d’action, je tiens à vous assurei qu au premier rang de mes préoccupations figurera le prélèvement, sur les fonds
J TOt'e dlsP°3ltl°o par la métropole, d une d -talion considérable pour les travaux d’ir-
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l’évoktion intPll,,! rCmC Çai3 PUer0nt leaf rÔ!e* Prendr°n* leur part dam
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Conformément à la déclaration faite, en 1819, par le Gouvernement de la France à la reprise de possession de la colonie, les us et coutumes des habitants seront respectés ’
Je ne serai 1 homme d’aucun parti, le valet d’aacune personnalité. Ainsi que je l’ai été
™ rrr-,r ,cs,erai; r mo «■* ri™ d» ■» *> rmfj0
aucune di-tmcion. Recevez-en la formelle assurance.
oie ^rnaire’fTCrate con™ncu’ c’est à l’Alliance républicaine démocratique q ] emprunt, la formule de mon programme politique. Comme elle, je veux une Rémi
qTZJ,bïra£ àTbl|M libérale' baS4e ” la iUS,i“ 6Sal ' *“’■ “ <“!»
Respectueuse de tous les droits, unis résolument réformatrice ;
Econome des deniers publics ;
Anticléricale, mais non antireligieuse;
Nettement hostile aux moyens violents;
Constamment et passionnément préoccupée de tous les progrès.
aimi lpSvA?at,|IpS’C^ Coacit°yeas> me3 ilées et senti uents. Si ce programme est sa le lêtre, levez-vous pour 1 acclamer et le faire triompher. Le Gouvernement de la Ré-
ïcnrXr ! Pr!rm?tra P3S qUe ,cs errements, que les scandales des scrutins passés, se déf «qi1 p LaCC0Siaux Üris vous sera librement assuré. Marchez-y vaillamment et sans
e ailianct,. Comme des citoyens conscients de leur devoir et de leur force, libérez-vous
hï ÏV UaefVlC!0ire paciCque et définitive, des obstacles qui, depuis si longtemps, vous narre ut la route du progrès .
Vive la République !
Vive 1 ï ride française f