M. BUSSIÈRE
Élu au 1" tour de scrutin. — 7.721 voix.
Électeurs,
Pour la troisième fois, je viens solliciter vos suffrages.
Durant mes huit années de législature, je suis sûr d'être resté fidèle au programme politique, économique et social que nous avions élaboré. Toutes les réformes intéressant les paysans, les ouvriers, les prolétaires m'ont trouvé au premier rang de leurs déienseurs. Mes volts ont toujours été acquis aux lois assurant la prépondérance nécessaire de l'État laïque comme à celles qui ont amélioré le sort des travailleurs par la solidarité, l'assistance, la retraite, le me suis également associé à toutes les mesures protectrices de notre agriculture. J’ai prêté un concours persévérant à toutes les propositions en faveur des petits propriétaires, des cultivateurs. J'ai déposé moi-même à la Chambre et au Conseil général
ua projet de loi pour mettre à l'abri de l'hypothèque et rendre insaisissable le petit bien familial.
Si j'ai défendu intégralement le programme du Bloc républicain, j'ai montré aussi que la discipline à un parti n'était pas exclusive de quelque indépendance. Un républicain s'honore en respectant les traditions de la vraie République !
Républicains ,
Parce que j'ai servi loyalement les intérêts de notre parti, j'ai conservé votre sympathie, celle de mes collègues contiens, celle aussi des républicains de la Chambre qui, par deux fois, sur la proposition du groupe radical, m'ont choisi pour secrétaire.
La Comité exécutif du parti radical et radical-socialiste, sous la signature de nos chefs les plus autorisés, m'a recommandé à vos suffrages comme le seul candidat du parti.
Que peuvent valoir dès lors les estampilles hypocrites et intéressées d'une petite bande d intrigants et de coureurs de places? En France, dans la Corrèze surtout, on méprise les traîtres, les arrivistes, les ingrats. Vous ferez justice des calomnies odieusement ridicules ç[ü on répand ou qu on laisse répandre sur mon compte. L'enfant du peuple, que vous acclamiez en 1898 et en 1902, restera le défenseur des travailleurs et des petits, il continuera à collaborer aux progrès attendus par la démocratie. ■■
Vous connaissez mon programme, c'est celui du parti radical dont je suis le délégué et le seul candidat. Eu voici les grandes lignes :
impôt global et progressif sur le revenu.
Retour à l'État des gros monopoles (banques, mines, chemins de fer).
Politique d économie par le scrupuleux contrôle des dépenses, la suppression des emplois Inutiles (trésoreries générales, petites sous-préftctures, tribunaux inoccupés).
Vote du budget avant le 81 décembre.
Réduction des frais de justice.
Modification des lois sur les accidents du travail et la tuberculose bovine.
Diffusion de renseignement agricole.
Encouragement aux sociétés mutuelles contre la mortalité du bétail, etc.
Rédaction à quinze jours des périodes des réservistes.
Suppression des treize jours.
Scrutin de liste.
Révision de la Constitution dans un sens démocratique.
Politique extérieure faite de calme, de dignité, de fidélité aux alliances et aux amitiés, soumise au libre contrôle du Parlement pour éviter le retour des recentes aventures.
Électeurs»
Vous avez en présence deux candidats se réclamant du même programme. L’un «<mmet à votre jugement un travail de huit années; l’autre, les illusoires promesses de ses vingt cinq ans. Votre bon sens ne sera pas embarrassé pour choisir ! Vous signifierez eur condamnation aux impatients, aux syndicats de famille, à ceux qm, par leur indiscipline viennent de se mettre hors du parti Républicain. Vous garderez le démocrate ardent, le champion des luttes difficiles, l’ami dévoué dont la porte vous fut toujours ouverte.
Comme en 1898, comme en 1992, nous irons ensemble à la victoire !
Vive la République démocratique et sociale !
E. BUSS1ÈRE,
Député sortant,
Maire de Donzenac, Conseiller général, Secrétaire de la Chambre.
lre Circonscription de TULLE.