‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 72 sur 280 · FINISTÈRE · texte numérisé non relu

FINISTÈRE

lre Circonscription de BREST.

M, Pierre B1ÉTRY. v Élu au 2e lour de scrutin. — 8.880 voix.

Électeurs,

C’est la violence des attaques qui sont actuellement dirigées contre tout ce que vous aimez — et tout ce que nous aimons — qui décida de ma candidature à Brest.

L’heure est grave* Sur tous les points du pays, des mains criminelles, armées par le socialisme et la démagogie du radicalisme socialiste, portent la terreur* incendient les usines, dévastent les maisons, profanent indifféremment les chaumières ou les églises et les pillent {comme au Bourget). Des bandes exaspérées hurlent leurs cris de haine sous les plis du drapeau rouge. La propriété privée est menacée, la liberté individuelle est morte. Les discussions contradictoires Bünt impossibles, le sang d’Abel tache les mains des syntlL qués « rouges », qui frappent et tuent ceux de leurs frères qui refusent de faire cause commune avec les doctrinaires de l’émeute et de la révolution.

Voilà, électeurs de la lrs circonscription, au point de vue national et social, les raisons qui m’ont fait engager, dans votre région, — si durement éprouvée elle-même, — la lutte difficile que je mène, et dans laquelle nous triompherons ensemble, si yous le voulez fortement.

Au point de vue industriel et commercial, nous voulons un régime mixte de protection et de libre-échange, basé sur l’étude des tarifs douaniers internationaux faite par les syndicats patronaux et commerciaux,

Je préconise le développement des syndicats d’industrie et des groupements commerciaux — alliés entre eux — afin de paralyser les agïssementsde la spéculation, quiaccapars, à son seul profit parasitaire, les matières premières, les matières fabriquées ou les denrées de consommation, de telle sorte que les salaires des ouvriers, par le fait de la spéculation, baissent au fur et h mesure que la vie devient plus coûteuse.

Pour développer le commerce et les industries locales, je travaillerai, de toutes mes forces à faire de Brest un port commercial international, tête de lignes de transatlantiques.

La question des fortifications aura tous mes soins pour une solution rapide.

Au point de vue ouvrier, je demanderai la révision de îa loi de 1834 sur les syndicats professionnels, afin que dans l’avenir les syndicats jouissent du droit de propriété sans aucune restriction, et qu’ils puissent ainsi rapidement devenir des organismes sociaux utiles et responsables.

Je proposerai le remaniement de la loi sur les sociétés anonymes par actions, afin

de faciliter aux travailleurs l’accefision à la propriété dans les grandes entreprises et usines.

Aux ouvriers des industries locales, je dis : vous souffrez, parce que les rouges anarchistes et socialistes ont arrêté les travaux eu semant la terreur et les grèves. Si vous voulez rentrer dans une période de prospérité, de travail et de hauts salaires, il faut nous aider à lutter contre la révolution et à rétablir le calme qui, seul, permettra la reprise des travaux.

Je demanderai l’organisation des retraites ouvrières par un système autonome et décentralisé, sous le contrôle d ; l'État, mais non sous sa gestion; ceci pour permettre à l’organisation des retraites de faire fructifier ses capitaux, tandis que l'État ne ferait que les administrer à un taux exorbitant.

Je demanderai la création, dans toute la France, de chambres de capacités, composées de délégués des syndicats ouvriers, patronaux, commerciaux, agricoles, etc., par corporations, régions et métiers. .

Ces chambres auront pour but d’étudier toutes les lois concernant 1 industrie, Ee travail le commerce et l’agriculture, avant que les politiciens soient appelés à statuer définitivement; ceci afin de faire les lois sous le contrôle des intéressés et des genscompé-

tente. .

Je travaillerai à l’unification rapide des pensions de retraite, et je vous promets tout

mon concours pour porter à la tribune vos si justes réclamations.

J’étudierai avec soin et défendrai énergiquement les revendications légitimes des ouvriers des arsenaux. Ce sera là une tâche difficile, car les excès des syndicats rouges et des révolutionnaires ont indisposé tout le paya contre cette intéressante catégorie de travailleurs, qui ne peut, cependant, être rendue solidaire des fautes commises par les anarchistes, les agités et les internationalistes.

J’accepte, en principe, le cahier de revendications élaboré par la Fédération des syndicats jaunos des arsenaux. Je m’emploierai, parmi ces revendications, à faire triompher, dans le plus bref délai, celles qui ont trait aux augmentations de salaires et de retraites, aux retraites proportionnelles pour les veuves, et notamment à l’indemnité familiale de 0 fr, 10 par jour et par enfant.

le voudrais voir se créer, par exemple, avec les fonds capitalisés des organisations de retraites ouvrières autonomes, le véritable crédit populaire aux agriculteurs, aux ouvriers ou aux commerçants*

Peu à peu, sous cetie forme, la production, l’agriculture, le commerce et les ouvriers s’arracheraient des mains de la spéculation et de l’usure, pour le bien général du pays et le bien particulier de chacun. Les faibles intérêts payés par les emprunteurs grossiraient, d’autre part, les caisses des retraites ouvrières.

Respectueux de toutes les cruyaflces et même des non croyants, nous voulons pour chaque homme le droit absolu d’exeréêr ses devoirs religieux ou d’y renoncer.

Mous réclamons la liberté d’enseignement et l’abolition du privilège universitaire, pour ne réserver à l’État que son droit de contrôle, le privilège étant une entrave à la liberté du père de famille. Tous les monopoles sont, d’ailleurs, haïssables.

Je suis partisan du scrutin de liste et de la représentation proportionnelle.

Enfin, et en conformité de tout mon programme national, politique, économique, social et local, complètement fait avec le souci d’établir les responsabilités de chacun et de gouverner avec les compétences, je m’engage à .rendre compte de mon mandat deux fois par an et à me mettre en contact avec les électeurs toutes les fois que les circonstances l’exigeront.

Électeurs,

Je viens de vous dire succinctement ma pensée, et vous pouvez recevoir l’assurance que j’y serai û lèle.

C’est maintenant à vous qu’appartient le suprême effort que nousjattendons pour faire

renaître, dans ce pays et dans toute la France, le calme et la prospérité dont nous avons tant

heS°TouS aux urnes contre la démagogie et le sectarisme du radicalisme socialiste.

Tous aux urnes contre la révolution sociale.

Vive la France 1 Vive la République !

Pierre B1ÉTRY,

Président de la Fédération nationale des jaunes do France, Candidat républicain aoiisocïaliste.

2e Circonscription de BREST .

.M. Y1LLIERS.

Élu au 1er tour de scrutin. — 10.620 voix.

Mes chers Concitoyens,

Depuis bientôt treize ans vous m’avez fait l’honneur de me choisir comme votre repré-

sentant. ^ au cours de la ]ég[siatUre qui s’achève, comme au cours des deux

législatures précédentes, d’avoir toujours été fidèle an programme que je vous avais exposé en 1893, à mes débuts dans la vie politique, et que le corps électoral de la 2L cireonscnp ion de Brest n’a cessé de ratifier par des majorités croissantes, je pourrais dire par la

presque unanimité de ses suffrages, , . .

En venant vous demander aujourd'hui le renouvellement de mon mandat,. je ne poursuis la satisfaction d'aucune ambition personnelle, mais j’ai la volonté très ferme ç continuer à servir mon pays, sans compromission d'aucune sorte, contre une politique qui menace à la (ois vos croyances, vos droits et vos libertés les plus cheres.

Sous la multiplicité des nuances et des appellations, il n’y a plus en réalité que deux partis en France : les libéraux et les radicaux, dont vous connaissez bien les doctrines et les

tendances.

Vous savez quels ont été les résultats de la politique du « Bloc » :

L’année et le pays tout entier contaminésparlesdoctrinescnminellesdel uiteina-

tion alisme et de l’antimilitarisme et parles pratiques, plus répugnantes encore, des délateurs

de la Franc-Maçonnerie.

La marine désorganisée.

La liberté d’enseignement confisquée.

La liberté de conscience méconnue par les dispositions spoliatrices de la »01 sur les associations. Le culte de tout un peuple troublé, dans l’intérêt d’un parti, par la loi de séparation loi hypocrite dissimulant sous un masque libéral les atteintes les puis graves à la liberté du culte, au respect des croyances de ceux qui veulent rester attachés à leur foi

religieuse. . , , ,

Vos intérêts matériels menacés par le socialisme révolutionnaire qui, arborant franchement le drapeau du collectivisme, fait appel à la guerre des classes et réclame ouvertement la destruction de la propriété individuelle»

Ces théories malsaines, ces doctrines impies, je les ai toujours combattues avec toute l'énergie dont je suis capable, et je continuerai à les combattre, car elles ne tendent à rien moins qu'à porter la plus grave atteinte à la grandeur et à la prospérité de notre pays.

Et maintenant, ai-je besoin ^'insister davantage ? Ài-je besoin de voua résumer mon programme?

Ce programme, vous le connaissez- Vous Pavez approuvé en 1893, le jour où vos libres suffrages ont fait de moi le représentant de ce pays.

11 est celui de tous les patriotes, de tous les libéraux.

il est celui de tous ceux qui veulent, comme moi, une République honnête, libérale, tolérante, respectueuse de la liberté de conscience de tous les citoyens, quelles que soient leurs opinions philosophiques, religieuses ou sociales.

11 est celui do ceux qui veulent poursuivre une lutte sans trêve et sans merci contre le collectivisme, contre la propagande antinationale dans l’école et dans l'armée*

Il est aussi celui do ceux qui, soucieux d'améliorer la situation matérielle et morale de tous les travailleurs, soucieux de protéger le travail national, ne veulent pas rester étrangers à la solution de ces problèmes sociaux qui s'imposent aujourd’hui à l'attention de tous les hommes politiques.

Ce programme, yous l'approuverez de nouveau, j'en ai la conviction sincère, et, si je suis encore votre élu, je m’efforcerai de rester digne de la confiance que, depuis de longues années* vous n’avez cessé de me témoigner*

Veuillez agréer, mes chers Concitoyens, l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

Emile VILLÏERS.

3° Circonscription de BREST*

M. GAYRAED.

Elu au ief tour de scrutin. — 11.582 voix

Électeurs, mes amis,

Depuis que j'ai l'honneur d’être votre représentant à la Chambre des Députés, vous connaissez les principes qui ont dirigé toujours ma conduite politique, et que j'ai défendus contre tous les ennemis de (a religion, de la pairie* de la propriété et de l’ordre public.

Je les remets ici sous vos yeux :

Liberté religieuse — Liberté de l’enseignement — Egalité des citoyens devant la loi — Solidarité sociale conforme à la justice et à la fraternité chrétienne*

Economies budgétaires et répression des abus du fonctionnarisme — Protection des intérêts des agriculteurs et des marins, du commerce et de l’industrie — Répartition plus équitable et diminution des chargea de l’impôt.

Paix à l’intérieur par la garantie constitutionnelle de tous les droits du citoyen* et par les réformes nécessaires telles que : la représentation proportionnelle les caisses d’assurances et de retraites et le développement de la mutualité ; l’amélioration du sort des inscrits maritimes* des douaniers, gardiens de phares, guetteurs sémaphoriques et autres

petit, employés , la protection de l’agriculture et de l’élevage ; enfin toutes les réformes qui peuvent donner satisfaction à vos désirs légitimes de travailleurs honnêtes, de bons pères de famille et de citoyens éclairés.

Paix à l’extérieur et, dans ce but, maintien de nos forces militaires de terre et de mer

pour la défense de la patrie. . . „ .

Enfin, développement progressif de notre démocratie républicaine.

Voilà mes principes d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Electeurs,

J’ai combattu sans défaillance le Bloc et sa criminelle politique de guerre aux congrégations et à l’enseignement chrétien - de délation maçonnique et de régime des suspects L de capitulation devant les révolutionnaires internationalistes et les renégats de la patne — de lâche abandon des droits séculaires de la France — de rupture déloyale avec 9 Saint-Siège - de séparation spoliatrice et tyrannique entre l’Église et 1 État et de discorde

religieuse.

Ce combat, je le continuerai sans trêve, pour Dieu et pour la France.

Electeurs, mes amis,

Si vous jugez que j’ai rempli mon devoir d’une manière digne de vous, de votre foi catholique et de votre patriotisme, vos bulletins de vote le diront dans ie scrutin du 6 mat. J’attends avec confiance la réponse de votre franchise bretonne.

Et je serai toujours, mes amis, le défenseur de vos droits de catholiques, de Bretons et

de Français.

Evit Doue hag ar Vro 1 Vive la République libérale !

Chanoine GAYRAUD, Dépoté sortant.

lrB Circonscription de CHATE AULIN .

M. HALLEGUEN.

Élu au 2° tour de scrutin. — 1.254 voix.

Mes chers Compatriotes,

Encouragé par les démarches faites auprès de moi par de nombreux ^Publica;n^1 désirent être représentés au Parlement par un des leurs, un ™ «“J £«£££& fidèle à nos traditions et fortement attaché au sol paternel, j’a. 1 honneur de solliciter

BUffr jlTsùis né j’ai grandi parmi vous. Aussi, n’ayant jamais quitté notre petite patrie que pour servir la grandi et remplir mes devoirs militaires, je n’ai pas besom de vous dire qm je su ^ Vous connaissez mon présentât mon passé, ma famille et mes ongmes. M' cm» mon père, que son absolue loyauté, la simplicité de ses manières, son dévouement

cher pays avaient rendu si populaire* Les souvenirs 'qu’il a laissés parmi yûus constituent mon meilleur titre à votre confiance et votre sympathie*

le suis un ferme et sincère républicain.

En ce moment, les candidats qui se trouvent en présence dans presque toutes les circonscriptions représentent trois politiques bien distinctes*

D’un côté, de prétendus républicains, qui ne sont républicains que de nom* Ennemis du progrès, opposés de parti pris aux revendications des travailleurs, même les plus légitimes, ils voudraient maintenir le peuple dans l'ignorance et dans la misère* Ces faux rêpubBfcains recrutent leurs amis parmi les réactionnaires de toutes marques* S’ils parvenaient au pouvoir, ce serait bientôt fait de la République, qui, pendant trente-cinq ans, a amélioré le sort den petits et conservé la paix extérieure.

D’un autre côté, des politiciens de secte et de parti, venus on ne sait d’où, et habiles à flatter l'opinion publique pour satisfaire leurs ambitions personnelles* Beaux parleurs, ils leurrent le peuple de promesses qu’ils seraient bien incapables de tenir* Alliés des collectivistes, dont les doctrines ont désolé le port de Brest et finiraient par allumer la guerre Civile, ils ont toléré la délation et arriveraient à faire détester îe régime républicain, qui doit être celui (le la liberté.

Pour moi, je n’appartiens ni à aucune ligue ni à aucune coterie*

La République dont je me réclame est la République large et tolérante, ouverte à tous, respectueuse de toutes les libertés et par dessus tout de la liberté de conscience et la liberté de renseignement.

Épris d'un idéal de concorde, de justice et de solidarité, je veux une République hostile aux moyens violents, secourabte aux faibles, qui préparera dans la paix les réformes qu’ate tend la démocratie*

Ni réaction, ni révolution.

Je réprouve énergiquement les théories collectivistes qui veulent supprimer la propriété individuelle et finiraient par dépouiller le cultivateur de son champ.

Je suis l’adversaire résolu de toute loi, de toute mesure portant atteinte à la liberté de conscience et je réclame le droit, pour tout citoyen, de vivre conformément à sa foi, qui est femme des siècles.

Patriote convaincu, je blâme les doctrines antimilitaristes et désire que la France soit forte, pour conserver une paix honorable et maintenir ati besoin ses glorieuses traditions.

Ami dévoué des écoles, je m’efforcerai d’obtenir de l’État des subventions pour leur création et leur meilleur entretien* Je désire que tous nos enfants bénéficient largement de l’instruction, qui est le premier des biens*

Fils d’un ancien paysan, je n’oublierai jamais, si je suis élu, que je représente une contrée agricole* Les cultivateurs me trouveront tout dévoué à leurs intérêts. Les terres supportent de trop lourdes charges. Je suis partisan de la réduction de l’impôt foncier, de la suppression de bien des taxes que supportent les denrées agricoles. Pourvu que le consommateur ne voie pas s’élever le prix des objets de première nécessité, je demande que des droits suffisamment élevés frappent les productions étrangères, pour assurer aux travailleurs cle la terre une juste rémunération.

Tous mes efforts tendront à l'exécution rapide de ïa ligne de Gamaret, à la mise à l’étude immédiate de la ligne de Douarnenez. Je lutterai pour Rabaissement des tarifs de transport des bestiaux, engrais, fourrages, etc., et pour le développement et le meilleur entretien des voies de communication.

Toute ma sympathie est acquise aux ouvriers des villes et des campagnes, qui ont droit à plus de bien-être. L’oeuvre capitale de la nouvelle Chambre eera de faire aboutir les réformes qu’ils ont trop longtemps attendues. Les lois sur les accidents du travail, sur les sociétés de secours mutuels, sur l’assistance médicale, sur l’assistance aux vieillards et aux infirmes, sont un commencement. Je veux que tous les travailleurs, ceux des villes, ceux des champs et ceux des carrières, puissent bénéficier largement de la loi sur les retraites

ouvrières. I.es commerçants, les petits patrons, dont les charges sont déjà assez lourdes seront également l’objet de toute ma sollicitude.

Les petits agents de l’État et du département trouveront en moi un ami. Je serai toujours prêt à défendre la cause des cantonniers, des facteurs, des éclusiers, etc.

Les marins-pécheurs de Camaret et de Morgat, dont j’admire le mérite et le courage, seront l’objet de mes plus chères préoccupations. Je déplore l’odieux trafic des marchands de rogne. La ligne projetée, leur offrant des débouchés nouveaux, leur permettra, je l’espère, de vendre le produit de leur pèche à un prix plus rémunérateur. J’aurais voté avec enthousiasme les récentes lois sur les conserves étrangères et le crédit maritime.

Eu (in, je in efforcerai d’être un député qui s’occupe de sa circonscription.

J aime trop mon pays pour ne pas y passer tous les instants que me laissera J’exercice de mon mandat. Joujours en relation avec vous, je m’inspirerai de vos idées, connaîtrai vos désirs et pourrait les défendre.

Ami des humbles, j’ai toujours, comme maire de Châteaulin, accueilli cordialement ceux qui venaient à moi. Vous ne trouverez pas en moi en orateur qui vous berce de promesses décevantes, mais un homme dévoué à vos intérêt?, en qui chacun aura toujours un auxiliaire et un appui.

Voilà, mes chers compatriotes, dans quels sentiments je me présente à vos suffrages. J'attends avec toute confiance le résultat du scrutin.

Bretons, vous ne donnerez votre voix qu’à un Breton comme vous, dans les veines de qui coule le sang de vos ancêtres.

Républicains, vous choisirez un représentant nettement attaché à la République, et dont nu! n’a jamais pu contester la loyauté, le désintéressement et le dévouement à la démocratie,’

Vive la République!

Th. HALLEGUEN,

Avoué-licencié,

Maire de Châteaulin,

Candidat répub'icain..

2e Circonscription de CHÂTEAULIN.

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