‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1906Chapitre 75 sur 280 · M. HÉMON · texte numérisé non relu

M. HÉMON

Élu au 1" tour de scrutin. — 9.ii88 voix.

Chers Concitoyens,

Lorsqu’il s’agit, de lutter pour £

donner des leçons. . , twuvnqition vis-à-vis d’un ministère

Quant à moi, ma place était tout indiquée de FEmpirP, et de

qui traitait la liberté en suspecte et dont es c. républicains. Je n’imagine

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l’industrie ae la brance ; elle est dans les appeis ° . l’armée et contre

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ramener l’ordre dans la rue et la paix dans les esprits . metlM ordre

C’est aussi d’une pensée de pacification qu il leur faudra smspi F aux innombrables difficultés que la loi récente sur la séparation des Eglises et de 1 Etat

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passé ma vie à défendre le Concordat, autant dans 1 mtèièt de 1 Etat que

Lerté de conscience, et je reste persuadé que sa loyale exécution eût épargné à P»î

bien des causes de discorde et de conflit. , , rhamhre future ;

Ce n’est pas la matière à légiférer qui peut manquer a 1 activité de la ^ Chambre iatu™.

elle serait plutôt embarrassée de choisir entre tous les sujets qu, se dmputeron .son atten ,ion Puisse-t-elle ne pas tomber dans l’erreur de la dermere Chambre, qui a compron

succès de son œuvre législative en agitant plus de questions qu’elle n’en pouvait résoudre dans les quatre armées de son mandat. Paisse-t-elle aussi ne pas accorder aux querelles de la politique courante une place prépondérante qui serait due de préférence à la discussion des questions d'intérêt national!

Les populations agricoles et maritimes n’ont pas été sans obtenir une part irès appréciable dans les innovations législatives des dernières années. On ne doit certes pas renoncer à leur procurer d'autres satisfactions.

Les popu talions ouvrières doivent reconnaître qu’à aucune époque leur situation n’a été l’objet d’une sollicitude aussi attentive de la part des pouvoirs publics. Plusieurs des questions qui les intéressaient ont été résolues au cours des législatures précédentes ; d’autres ont été longuement étudiées, et la Chambre nouvelle ne peut manquer de les reprendre pour leur chercher d’équitables et pratiques solutions, II est à souhaiter, notamment, que le gros problème des retraites ouvrières aboutisse à sa conclusion sans grever à l’excès les contribuables et sans porter atteinte à cet esprit d’initiative et de prévoyance individuelle qui a eu, dans la création ues mutualités, un si magnifique épanouissement.

S’il était basoin de dire quelles sont, en cette matière, mes dispositions personnelles, je n’aurais rien à changer aux lignes suivantes, écrites par moi à la veille de l’élection législative de 1893 :

« Nous devons aux populations ouvrières, agricoles, maritimes, tout ce qu’une législation prévoyante peut pour relever leur condition, adoucir leurs infortunes et protéger leur travail- n>

Chaque loi d’amélioration sodale a des conséquences financières qui pèseront de plus en plus lourdement sur nos budgets, 11 est à craindre que des économies de détail ne suffisent plus à garantir l’équilibre budgétaire tel qu’il doit exister, sans expédients et sans fiction. Le moment serait peut-être venu, pour alléger les charges de l’Etat, d’élaborer un vaste plan de réformes décentralisatrices qui profiteraient autant à la grandeur morale du pays qu’à ses intérêts matériels.

Il y aurait folie à engager notre politique extérieure hors des voies pacifiques, mais il y a sagesse à tenir prêtes les ressources de la défense nationale pour toutes les éventualités. C’est à la force effective d’une nation que se mesure le respect sur lequel elle doit compter.

Chers concitoyens, les idées que je viens d’indiquer n’ont rien de nouveau pour vous ; ce sont celles que vos suffrages ont fait prévaloir dans sept élections successives faîtes sur mon nom. Je n’ai pas cessé de les croire justes et, plus que jamais, j’y suis attaché.

Pour qu’elles triomphent encore cette fois, il m’est permis de faire appel à tous les républicains qui n’ont pas perdu le souvenir de nos luttes passées; à tous ceux, qui acceptent l'héritage politique et social de 1789; à tous ceux qui conçoivent la République actuelle comme la gardienne de l’ordre, de la paix sociale, des libertés publiques; ehfio, à tous les bons Français qui voudraient arrêter la France, pendant qu’il en est temps encore, sur la route trop connue des révolutions et des coups d’Etat.

Croyez-moi, chers concitoyens, croyez un homme qui a vieiMi au service de la République : la véritable défense républicaine, c’est celle-là!

Vive la République !

Louis HÊMON,

Député sortant.

Conseiller général du Finistère,

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2° Circonscription de QXJ1MFEB.

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