ROBERT SURCOUF
Conseiller d'arrondissement du canton de Châleaiineuf, Maire de Pîerguer.
Circonscription de VITRE*
M. le comte le GONIDEC DE TRÀÏSSÀN.
Elu au ipr tour de scrutin, — 13,049 voix.
Mes chers amis,
Au milieu des gravités de ] heure présente, vous rFattendez pas de moi une longue profession de foi.
\ous savez ce que je suis : un serviteur dévoué de la France, notre pairie, et deTJÎgJisâ, notre mère; je 1 ai prouvé en exposant ma vie pour ces deux causes, les seules grandes, les seules dignes de nous, Français et catholiques*
Ces deux causes, je veux les défendre encore et toujours, avec vous,
# Français,
Nous avons vu nos hommes d’État compromettre par leur faiblesse la dignité et les intérêts de la France au dehors par un continuel recul : au Siam. à Fachoda, en Egypte à Terre-Neuve*
Nous avons vu, par leur politique antireligieuse, nos derniers ministères laisser déchoir en Extrême-Orient notre protectorat* source d'influence considérable, que les nations rivales ont avidement recueillie.
Nous avons vu, sous l'influence des menées biocardes et dreyfusardes, notre vaillante armée désorganisée par les ministres qui en avaient la charge : l’esprit de camaraderie, la confiance mutuelle y disparaissent, remplacés de plus en plus par les actes d'indicipline, les éléments de discorde*
Nous avons vu, honte suprême, un Vadécard briser des carrières honorables et, par ses délations, priver Tannée de ses chefs les plus dignes.
Cultivateurs et commerçants,
Notre situation financière ne s’améliore pas*
Les impôts augmentent d'année en année, et la dette publique, loin de diminuer, augmente aussi. Oublieux de leur devoir, qui est de défendre la bourse de leurs électeurs’ les députés du Bloc ont voté chaque jour de nouvelles dépenses.
Notre nation est grevée d'une dette supérieure à celle de toutes les autres nations*
Contribuables,
Ou nous promet aujourd'hui un léger dégrèvement d’impôt par la remise aux communes des sommes jusqu’alors affectées au budget des cultes : c'est un leurre, puisque la loi ellemênie en interdit la libre disposition.
Catholiques,
Ce qui, de beaucoup, est plus important encore, c’est îa défense de nos intérêts religieux, sans lesquels nos intérêts matériels ne peuvent être sauvegardés.
Nous avons élé successivement dépouillés de toutes nos libertés, du moment qu’elles avaient traita la religion : liberté d’association, liberté de conscience, liberté d éducation et
prétoires et de, écotes, les religieuses cbsssècs de ieors
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P°“ raeF estC‘aC dS“» de toet un passé d’honneur, une violation de, eng.gements le, nlu, solennels une atteinte aux droit, les plu, sacrés, une spoliation de nos citer, biens ^roisïmi préludo do la spoliât,,,» proubalne des biens des part, nul, ers, spui.atmu que prépare la Révolution qui déjà ensanglante le pays !
Français,'
Notre patrie, jadis reine du inonde, est déchue de son rang politique, commercial, maritime et militaire*
Catholiques,
Nous sommes opprimés par les sectaires francs-maçons.
Electeurs, mes amis,
je veux la France grande, prospère et respectée.
je ne veux ni emprunts, ni impôts nouveaux, mais des économies sagement réalisées
par de judicieuses réformes.
Je veux îa suppression de la loi de séparation.
Je veux toutes les libertés pour tous les citoyens.
Le mandat que vous me renouvelez fidèlement depuis trente ans sera celte fois encore, rempli par moi avec tout le dévouement de mon cœur de catholique et de Français.
Pour Dieu et pour la France 1
O, le GONÏDEC DE TRÀISSÂN, Député sortant.