TA RN-ET-GÀ R 0 N N E
.Celte lourde lâche rTe&t pas terminée- Nous {pouvons cependant rappeler .avec fierté les résultats obtenus: La paix n'a pas été troublée; Tordre indispensable au relèvement national a été partout ^garanti ; les régions libérées se relèvent de leurs ruines.
industrie ne connaît pas de chômage et que notre agriculture trouve,, comme jamais à aucune autre époque, la juste rémunération de ses efforts, Si nous comparons la France n^n pas seulement à l'Allemagne .et à Ja Russie que les Révolutions et les luttes intestines désol en L> mak aux peuples riches comme l'Angleterre et les nations neutres où le chômage est continu, nous pouvons nous montrer satisfaits. Cette merveilleuse résurrection .que Télranger admire et. envie, nous la devons d'abord à la magnifique vitalité de notre race, à son courage que rien ne rebute ; mais il serait injuste .de ne pas reconnaître qu’une part en revient à la sage et clairvoyante politique de la Chambre de 1919.
Cependant les dangers sont toujours menaçants. La situation financière dont la vie cherc est la conséquence, est difficile* La France n’a pas encore obtenu les réparations qui lui sont dues et qui sont nécessaires à son relèvement définitif. Enfin elle etffc obligée de veiller attentivement à sa sécurité.
En face de ces problèmes vitaux, que pèsent, les mesquines divisions qui ont trop longtemps agité le pays ? La France montre clairement qu'elle en a assez des anciennes querelles et des luttes de partis. L'un de ces partis, le parti radical, brisant lui-méme ses cadres et s’épuisant en luttes intérieures, excommunie et chasse ses meilleurs chefs, coupables de mettre leur patriotisme au-dessus de tout. S’alliant au parti Socialiste-Unifié qui demain l'absorbera ou ne voudra plus le connaître, il ne vous offre qu’une politique négative.
En dehors de cette coalition momentanée et sLérile, l’union s'est formera la Chambre entre républicains de nuances diverses, rapprochés par l'intérêt national, pour composer la majorité ministérielle. Dès' lors Taccord s'est trouvé facile entre les trois républicains qui se présentent h vos suffrages.
Nous venons de points différents de Thorizpn politique, mais nous sommes et nous
resterons parfaitement d'accord sur les problèmes essentiels, les seuls qui se posent pour le .pays.
Nous estimons que la République et les libertés républicaines, liberté de pensée et liberté de conscience, liberté de la parole, de la presse et de l'enseignement, liberté d'association sont intangibles.
Nous nous félicitons que les accords intervenus entre le Gouvernement français ei le
Vatican aient mis fin à de trop longues luttes par l'établissement d’un statut garantissant avec sécurité 1 exercice des droits de, la conscience dans le cadre de nos institutions politiques.
Nous pensons que les principes républicains, garantie du respect mutuel que se doivent toutes les opinions et Joules les croyances, ne sauraient être contestés. C'est dans cet esprit que sera appliquée la législation scolaire qui assure à tous les enfants un minimum d'instruction in dispen sable, et qui doit s’accorder avec T exercice du culte et la liberté de l'enseignement.
Nous faciliterons d'ailleurs par tous les moyens l'accession des enfants du peuple à la haute culture que notre démocratie a le devoir de soutenir et de développer.
Programme politique.
Notre accord est aussi étroit sur la politique positive qui s’impose. Si des luttes mesquines et pai fois avilissantes ont discrédité ce mot de « .politique )\r il n’en reste pas moins ^que demanda problèmes sont à résoudre de ce côté.
L autorité gouverneurs e et la stabilité ministérielle doivent être assurées. Il est
TÀKN-ET-SAROK lStE
utile pour cela que la nomination du Préaident de la République sorte drun corps électoral élargi par l'adjonction des représentants de certaines assemblées locales. Le renouvellement do la Chambre par tiers lui donnera une continuité indispensable. Le bravait parlementaire trop lent et souvent troublé par des incidents scandaleux et bruyants, demande une profonde réforme de ses méthodes.
Nous sommés partisans de Texte a si on aux femmes du droit de suit rage, daoit qui leur est déjà reconnu dans la pin part des pays démocratiques en leur ouvrant d'abord les assemsemblées municipales et en raccompagnant du vote familial*
Un statut sera erfim donné aux fonctionnaires pour assurer leur Liberté et les garantir contre le favoritisme ; mais l'accomplissement rigoureux de leur devoir et le respect de la discipline nécessaire sera exigé. La suppression des emplois inutiles, amorcée par les mesures que vient de prendre le Gouvernement, sera méthodiquement continuée.
Mais cette compression ne sera complètement- possible .que par la. Réforme administrative, attendue depuis, si longtemps. L’établissement de vastes régions, sans briser les cadres départementaux auxquels nous sommes habitués, permettra là disparition *fea services mutiles en meme temps que i'uUlisatîon plus rationnelle des services dont le m\e s'étend chaque jour.
Un certain nombre de ccs réformes touchent à La Constitution, dont nous sommes prêts à acce p ter 1 a s e vis! on. ii mi téo à ce r L ai ns points dét er m i nés .
P rogra m m e éco n o m iq u e ,
Pour que cette adaptation de nos organismes politiques et administratifs donne les résultats que nous en espérons, il faut qu'elle soit dominée par le souci de l'avenir économique du pays. Les grands Etats modernes ne peuvent, recevoir les directions qui assurent leur prospérité que par une représentation des intérêts et des compétences. La création des Chambrés d'Agri culture est un premier pas dans cette vole.
C est ainsi seulement qné seront résolus, avec rapidité et précision, les problèmes économiques qui nous pressent. : amélioration, baisse et ajustement des prix dans les moyens de transport ; aménagement des forces naturelles par lélectpicité ; mise à la portée des agriculteurs d un outillage perfectionné et en général1 de tout ce qui peut contribuer au développement de la culture et de Pélevage.
G est ainsi seulement que F Association portera tousses fruits ; que la lutte contre Tacca pare ment et. la spéculation dont les agriculteurs' sont les premières victimes, sera sérieusement organisé, et. que t’épargne sera protégée contre les pirates de la finance qui trop souvent ravagent nos campagnes-
Polili que $oc ia h .
Ainsi seront enfin trouvées des solutions pratiques aux problèmes sociaux. Les rél ormes sociales ne sont en effet possibles que si le pays est prospère. Non seulement nous n abandonnerons pas les positions conquises, niais dans ceLLe voie nous ne reculerons devant aucun progrès pourvu qu il s'accomplisse dans Tordre et qu’il ne nuise pas à la prospérité du pays. Nous demanderons l’extension de la capacité des Syndicats, la fixation d'un minimum de salaires, la création de conseil de conciliation et d'arbitrage et la réorganisation de I enseignement technique* Nous reprendrons pour le mettre au point et le rendre pratique le projet sur les Assurances sociales appuyées sur les Sociétés de Secours Mutuels et les Associations,
Nous savons ce que le pays doit aux mutilés, aux infirmes, victimes de la guerre. Nous nous tiendrons, comme nous i avons toujours fait en étroit contact avec leurs groupements et nous nous efforcerons de faire aboutir leurs justes revendications.
TÀHN-ET-GAROSNE
Défense des intérêts régionaux.
Notre dévouement est acquis ii tout ce qui peut développer la prospérité du département. La vente de nos céréales se fait parfois dans des conditions qui livrent les producteurs à la rapacité de la spéculation. Une surveillance sérieuse devra être organisée. Les expéditions dos primeurs qui font la réputation de nos pays seront favorisées et développées. Dans ce but, nous suivrons attentivement la réorganisation des Halles centrales de Paris en projet depuis si longtemps. Nous nous préoccuperons du développement du Tourisme qui sera pour notre beau département une source importante de prospérité.
La crise financière.
Malgré les difficultés du moment, nous croyons possible la réalisation du programme que nous venons d’exposer. L’histoire nous apprend que les périodes de crise sont parliculièrement favorables aux réformes.
Cependant - cesi la crise financière, même qui nous inquiète d'abord. Le redressement financier du pays s’imposera, dès le premier jour, à la prochaine Chambre,
Les contribuables ploient sous le faix des impôts Le Gouvernement et le Parlement se sont vus dans la nécessité absolue de les augmenter peu de jours avant les élections. Ceux d’entre nous qui se trouvaient à la Chambre n'ont pas hésité, bien convaincus que les L! scieurs comprendraient les sentiments qui les ont guidés. Ils ont voulu à tout prix éviter une catastrophe financière qui par l'accentuation de la vie chère eût pesé sur tous, pauvres et riches dans des conditions bien plus dures que ces impôts mêmes. Ce désastre les ennemis de la France l'attendaient ; par leurs attaques contre notre franc, ils avaient tout FaiL pour Yen traîner. Notre pays par un de ces redressements merveilleux dont il est coutumier a déjoué ces calculs ; il est sorti vainqueur de ce Verdun financier ; personne 11e regrettera les sacrifices qu’il devra consentir pour assurer cette victoire.
Ces nouveaux impôts d’ailleurs ne seront que provisoires. Il faudra immédiatement élaborer un budget qui permette de remplacer les impôts inquisitoriaux gênant le commerce, comme l'impôt sur le chiffre d’affaires, qui réprime les gaspillages, qui assure la icsponsabiliié des fonctionnaires et une surveillance effective, La réforme administrative facilitera singulièrement cet aménagement de nos finances et ce contrôle.
Les profiteurs de guerre ont dû restituer 12 milliards environ. Il n a pas dépendu de nous qu on leur fît rendre gorge d'une manière plus complète. Le projet voté par la Chambre dans ce but est encore au Sénat. Mais la justice sera faite enfin sur ces scandales ainsi que sur les malversations qui ont malheureusement parfois accompagne la reconstitution des régions libérées.
Enfin une grande opération financière sera nécessaire, Ï1 est impossible de dire encore sur quelles bases elle se fera ; mais nous n'accepterons pas qu'elle s’établisse par un prélèvement sur le capital dont feraient surtout les frais les propriétaires fonciers et les tiavaiL leurs de la terre,
La Politique extérieure. — La Sécurité nationale.
Cet assainissement de nos finances suppose d'abord l’exécution du Traité de \ ersaîlles. Nous nous refusons à dégager l'Allemagne des obligations qu'elle a souscrites. Elle peut et doit payer \ ses usines sont en pleine activité. Nous ne serons pas dupes d une campagne qui invoquerait imprudemment une prétendue fraternité internationale.
Nous pensons donc que les mesures prises en Allemagne par le^Gouvemcmen- français était imposées par la sauvegarde de nos droits et jpar une politique soucieuse de la dignité de la P' rance et les intérêts nationaux.
TARSVET-GÂUONNE
Le rapport que vient do déposer le Comité des experts internationaux est une pleine justification de la politique française.
L’a 11 a ire des réparations est intimement liée au problème de notre sécurité. Ce souci de la sécurité du pays passe avant tout; il va de pair avec notre profond désir de paix. Nous n’avons aucun sentiment de haine inutile, mais nous ne voulons pas que la France se livre désarmée aux aventures.
Nous souhaitons que nos alliances soient maintenues et que, appuyé sur ces alliances et dans une complète égalité, notre pays puisse enfin insuffler à la Société des Nations la vie que le vieil idéalisme français lui donnera, 11 n'a pas dépendu de la France que cette Société des Nations ait eu dès l'origine des moyens d'action plus puissants que ceux dont elle a été dotée. Ainsi que le dit M le Président du Conseil, dans sa lettre k M. Mac- Donald, « nous formons des vœux pour qu’elle trouve dans la confiance croissante des Etats qui en font partie toute l'autorité dont elle a besoin pour remplir efficacement sa mission. Puisse bientôt les progrès qu'elle réalisera et le développement de l'Arbitrage International permettre aux nations associées de procéder à une limitation ordonnée des Armements qui n'expose pas les plus pacifiques aux entreprises des plus guerrières ».
Dés que ce moment sera venu, nous n’hésiterons pas a réduire la durée du Service aux Armées ; cette réduction sera facilitée par la préparation militaire et le dêvelop jument des groupes sportifs si vivants dans le Midi, auxquels nos encouragements ne manqueront jamais.
Pour ce travail immense de reconstruction nationale et internationale, il faut faire appel à foutes les forces morales et accepter toutes les bonnes volontés dans le cadre. et selon les formes qui leur conviennent.
Mais en attendant cette heure, la bataille se livrera, le 11 mai, autour de la politique du Gouvernement, de M. Poincaré, que nous avons défendue et que nous défendons..
Aussi la lutte électorale .n’cst-cllc confuse qu’en l’apparence. Dans la réalité, les positions sont très nettes :
D’un côté, c’est l’Union des Républicains liés par le souci de l’Intérêt National domiiront tout le reste et guidés par des hommes qui, depuis longtemps rendent à la France et à la- République les plus éminents services ;
De l’autre, c’est une Coalition de démagogues et d internationalistes dont les chefs véritables ont été condamnés, naguère par la justice du pays.
Electeurs, il faut choisir !
L’Allemagne attend impatiemment le résultat des élections, françaises. Pour que ses espoirs soient déçus, polir, que la France garde dans le monde le rang glorieux qu’elle occupe au bénéfice cîn progrès et de la civilisation, pour que triomphe la politique qui garantit à notre, paya la paix et la prospérité dans l’ordre ci Le travail, vous voterez pour les Candidats de la Liste Républicaine et Nationale :
Dr Adrien CONSTANS, Chevalier delà Légion d'honneur. — Croix de Guerre, — Député. — Membre de la Commission de l'Armée, — Conseiller général de Tarn- et- Garonne. ; — Marc F11AYSS1N ET, Avocat à la Cour. — Ancien Député. “ Conseiller général de Tarn-et-Garonne; — Maire de Bcaumont-de- Lo magne. — Raymond S A LFR S, Décoré de la Médaille Militaire. — Croix do Guerre. — Avocat. — Député, — Membre de la Commission des Pensions. - — Maire de Moissac.
TÀRN-ET-GARONNE
Parti Communiste (S. F. I. Ch).
Aux travailleurs du 3'arn-et-Garonne.
Camarades,
Le 11 mai prochain, le Parti Communiste engagera, dans toute la France, une grande bataille. À tous Jos blocs de droite ou de gauche, il opposera ses listes de candidats ouvriers et paysans. Il se présentera devant le corps électorale, son drapeau largement déployé, sans compromis ni concessions d'aucune sorte.
Certes, le Parti Communiste n'entend pas donner à la consultation dite « populaire » une importance primordiale. Ce qui caractérise, en effet 3 le Bloc Ouvrier et Paysan, c'est qu’il ne constitue pas uniquement une tactique électorale. C’est, avant tout, une formation de combat sur tous les terrains, économique et politique. Ses objectifs immédiats sont la lutte pour les salaires, pour les huit heures, contre la vie chère, contre les impôts excessifs et mal répartis, pour le droit à l'organisation syndicale. Ils visent également a l'évacuation de la Ruhr, à l’abolition du traité de Versailles et à la défense contre le fascisme naissant.
En mai prochain, la situation électorale subira quelques modifications de détail dans notre département.
L’équipe des élus du 16 novembre s’est entièrement disloquée,
MM. Constans et Salcrs — dont toute l’action parlementaire a été sans cesse dirigée contre les intérêts les plus évidents de la classe ouvrière — prennent la tête de la liste du Bloc National de droite. Quant à leur ex-colistier, Puis, qui aurait soi-disant évolué à gauche, il passe avec armes et bagages dans le clan radical. Il est remplacé, sur la liste réactionnaire, par un renégat du socialisme, Frayssfnèt, qui se réclame à son tour - bon chien chasse de race — d’un renégat plus notoire, Alexandre Millerand.
L’équipe des battus se présente également avec certaines transformations. La liste du Bloc National de gauche est patronnée par M« Oeltheil, procureur de la République, le type le pins accompli du magistrat de classe, celui-là même qui fit condamner les instituteurs pacifistes. A ses côtés, nous trouvons l'ex-Sous- Secrétaire d’Etat Puis, déjà nommé, véritable caméléon de la politique, et Le socialiste unifié Capgras, ouvrier de la dernière heure, dont le nom est totalement inconnu des militants.
En face de ces listes bourgeoises ou de ces fidèles serviteurs de la bourgeoisie, en face de ces acrobates — le mot a été lancé au Congrès départemental des Gauches par un délégué — îe Parti Communiste présente sa liste du Bloc Ouvrier et Paysan, à la constL lution de laquelle ont été appelés, non seulement des communistes, mais encore des sympathisants ouvriers et paysans et des socialistes S. F. L O. restés fidèles aux intérêts de la classe ouvrière. Les dirigeants S. F. L 0. ont préféré le Bloc bourgeois.
Le Parti communiste ira donc seul à la bataille, mais avec une combativité accrue. Son programme n'est pas électoral : il est révolutionnaire. Le vote qu’il demande aujourd'hui n'a qu'une signification : prouver que, derrière lui, se concentre la classe des travailleurs.
Tels sont, dans leurs grandes lignes, le programme et l’action du Bloc ouvrier et Paysan, Entre lui et les louches 'Combinaisons électorales de la bourgeoisie, le prolétariat du Tarn-ab Garonne choisira C
La Fédération Communiste du l 'arn-e F Garonne.
VAR
4 députés.
Inscrits . 78 h 101
Votants . . . 58. U7
Blancs et nuis . . . 626
Suffrages exprimés. . , . , . 57.521
Majorité absolue,, , , . 28.761
Quotient électoral . . , ji,?Pl>
List© d'Union républicain© et socialiste.
MM» x4ignier, .............. . 20.570
Au gagneur . . 20,181
Denise1 . * . 20.615
Gavoty . . . , , 20 * 359
Total..,, 8i,7‘25
Moyenne.,.,.,,..,,. 20.481
Liste rouge,
(Parti socialiste S, F, I» O. et Cercles rouges.)
MM, Resaudel . 32,731
Bremontf T 33 .245
Çarm agnelle . . 32,816
Reynaud. , 33 ^98
Total . 131.800
Moyenne. 32 . 972
Liste du Bloo ouvrier-paysan,
MM Barbaroux . . . 3,949
Aubert. . . 3.772
Collin . . . -, 3,732
Rey . . , . . 3.724
Total. . 15.177
Moyenne, 3, 706
Elus à la majorité absolue : MM, Brpmond, Reynaud, Carmagnolle, Rcnaudel,
Fédération du Parti socialiste S, F, X. O. Fédération des Cercles rouges du Var. — Liste Bouge.
Citoyens,
Depuis près de cinq ans, le Bloc National est au pouvoir. H avait promis de rétablir la situation économique de la France, il avait promis une réorganisation générale du Pays. Quel est son bilan?
La Faillite Financière du Bloc National,
Le Bloc National a porté de 200 b dÛO milliards environ la dette de la Nation,
En temps de paix, il a aggravé le déficit d'une somme égale à celle que le temps de guerre avait exigée.
Placé sous la domination des puissances d'argent, il a refusé de taxer la richesse acquise, et il laisse une situation financière que plusieurs années no suffiront pas à rétablir entièrement.
VAR
Il a laissé s'effondrer le change de la monnaie française, et n'a pu le rétablir partiellement que par un emprunt à des banquiers privés internationaux, et au prix de conditions particulièrement lourdes.
Il a établi des impôts dont le caractère principal est de frapper, avant tout, et surtout, les objets ët matières de consommation — M milliards, contre 4 ou 5 pour les impôts directs, — Il a, par là-même, été le promoteur le plus certain de la croissance du coût de la vie. Il est le responsable delà Vie Chère.
Après avoir essayé de masquer jusqu'aux élections le triste résultat financier de son administration, il a du pourtant finir en avouant une détresse qui entraîne 6 milliards d'impôts nouveaux et le vote des Décrets-Lois, violation de toutes les méthodes de souveraineté démocratique.
C'est ce qu'il -refuse .pourtant d'appeler une politique de banqueroute.
La Faillite Diplomatique du Bloc National.
A tout cela, le Bloc National a été conduit par Y aveuglement, l'imprévoyance et la scfïtisG de son nationalisme aigu.
‘IHfia pas su se rendre un compte exact des conditions, dans lesquelles les légitimes réparations dues à la France pourraient être obtenues de l'Allemagne,
l\ a sottement accepté la fameuse parole : « L'Allemagne payera tout », et les chiffres fantasmagoriques dont M, Klot/ avait accompagné cette parole,
11 n'a pas prévu que sa politique de contrainte et de force lui conterait beaucoup, sans rien lui rapporter ou presque rien. Il avait cependant prévu que, pour la faire, il serait obligé de conserver une armée de 700,000 hommes et d'imposer encore à notre jeunesse productrice un service militaire de dix-huit mois,
ll a écarté toutes les solutions qu'on lui proposait, du dedans ou du dehors, et n'a pas prévu que T isolement diplomatique où il se plaçait, en occupant la Ruhr, allait renforcer, plutôt que de diminuer, l'efficacité de la résistance allemande, et renforcer aussi, de l’autre côté du Rhin, les partis de nationalisme, de pangermanisme ou de vain extrémisme.
Ici encore apparaît, à la dernière minute, le lamentable fiasco d’une politique extérieure dont les difficultés s’aggravent chaque jour, du seul fait qu elles durenL,
Le Comité des Experts vient d'enregistrer cet effondrement.
Ses conclusions aboutissent en fait à un moratoire, à un délai total ou partiel pour près de cinq années; à des annuités qui imp tiqueront presque lorcément -la réduction de la' dette allemande; à fohligation certaine deffévacution .de laJFtuhr; tontes .mesures refusées obstinément depuis deux ans — deux ans perdus par le Bloc National et son gouvernement Poincaré,
C’est, là aussi, la faillite enregistrée d’une politique qui a semé les craintes de guerr dans le monde, sans amener l’Allemagne à tenir ses engagements, qui a alourdi les haines sans que la sécurité de la France apparaisse mieux protégée, mieux assurée.
La Réaction Politique et Sociale du Bloc National.
Faut-il ajouLer que cette politique de nationalisme aigu et d’isolement de la France a eu son pendant naturel dtams une Réaction politique (et sociale presque sans exemple depuis .que la République existe ?
Les lois laïques piélinées, avec la reprise des relations vaticanes, avec la rentrée infiltrante des congrégations .non autorisées, vEUvec la suppression des petits instituteurs laïques iS ou 6* le prêt ex te id’éc o no mi es , ;q u o n ne réali se p as L&ur les igra s se s ! sinéeu re s d e gé û éna n x ou d’amiraux sans emploi réel;
VÀR
Les lois sociales menacées, quanti il -s'agit de la loi de protection ouvrière des huit heures, misérablement appliquées ou inachevées^ quand il s’agit des retraites ouvrières et paysannes, des pensions ou des assurances sociales;
Les grandes organisations ouvrières, comme la G. G. T., ou la Fédération des Fonctionnaires perquisitionnées et menacées de dissolution ; les procès d’opinion conduits jus~ qu'au ridicule de la Haute-Cour* On n'en finirait pas s'il fallait tout signaler de cette abominable politique de réaction.
Brochant sur elle, la complaisance à tous les grands fraudeurs fiscaux, installés avec M, Arago jusque sur le fauteuil présidentiel de la Chambre; la complicité avec tous les gros pillards des régions dévastées, puisant des fortunes dans le scandale, abusant sans pudeur ni vergogne 'de la ■confiance de ce peuple qui a versé son sang et donné sa chair.
Le Programme du Cartel des Bouges.
Cette politique continuera-t-elle ? Ou bien, pour en faire une autre, renverrez-vous au Parlement ceux qui ont si fortement compromis les intérêts du Pays et qui ne sont plus qualifiés pour un tel passé?
Les citoyens Pierre Renaudel, Victor Brémond, Hubert Carmagnollc, Auguste Reynaud, qui vous sont présentés comme candidats sous le titre de « Liste Rouge et les organisations qui les cautionnent devant-vous : la Fédération du Parti Socialiste (S. F. L Ov) et la Fédération des Cercles Rouges pensent qu’il faut un redressement iotal de la politique française*
Dans cette vue, ils vous soumettent un programme de réalisation immédiate, à défendre -et à faire aboutir dans la législature même qui va s'ouvrir. Le voici :
Action intérieure de la République .
L — Instruction du Peuple :
Organisation de l'instruction par une loi, partant de l’Ecole Unique, pour substituer, à tous les degrés, la sélection de l’intelligence à la sélection par l'argent,
IL — Défense Nationale
Organisation de la Défense Nationale par l'adoption d'une loi dé Milices purement défensives, avec service militaire à court terme, de six à huit mois au plus*
II L — Défense Sociale :
Maintien de la Loi de huit heures;
Assurances sociales votées définitivement avec leurs ressources, avec participation administrative des organisations ouvrières ;
Révision du régime des pensions, des retraites ouvrières et paysannes, pour leur adaptation au coût. de la vie.
ÏV. — Défense Fiscale :
Application stricte de l’impôt sur le revenu, allant d’un abattement à la base pour les petits et moyens salaires, à une progressivité de plus en .plus croissante pour les gros revenus ;
Reprise des bénéfices de guerre;
VAR
Prélèvement sur le grand capital pour assurer l'équilibre définitif des finances du Pays;
Pénalités sévères contre la fraude fiscale et la dissimulation des droits successoraux*