OT
SOMME
Noire Politique.
La République, par la faute des politiciens de métier, après plus d’un demi -siècle d'existence, souffre d'une crise de confiance. Déjà trop nombreux, Bo-nt ceux qui, déçus dans leurs espérances, sont passés aux partis extrêmes. Il est temps xi enrayer le mal. C'est pourquoi nous vous jetons ce cri d'alarme :
« Guerre à la Politique des Politiciens »,
Nous considérons que l'œuvre de la prochaine Chambre doit -être une œuvre économique et sociale. . f
Par-dessus tout, nous voulons ime France forte, pacifique et reconnaissante aux anciens combattants, Après le- è hoc terrible dont le contre-coup se huit encore si lourdement sentir, tout le monde aspire k une ère de tranquillité. Tout le monde veut, avec la liberté, de l'ordre en touWl chacun Jà- sa place.
Nous voulons la Paix, à l'Extérieur et à T Intérieur :
t£ Xi Guerre Etrangère, ni Guerre Civile ».
il faut qu'à l’avenir, les conflits entre les peuples soient obligatoirement réglés par la Société des Nations,
D'autre part, la Démocratie n'a rien à espérer des révolutions intérieures : c'est par le travail, la concorde et l'union que nous marcherons le plus sûrement dans la voie du progrès, de la prospérité et des améliorations sociales.
Nous estimons que la politique de M, Poincaré, toute de ferme Lé et de ténacité, est la seule capable de réaliser notre idéal et de contraindre l'Allemagne à tenir ses engagements.
Nous 11e laisserons pas toucher aux lois de laïcité. C'est vous dire que nous défendrons l'école laïque et la neutralité de l’Etat.
Ennemis de tout sectarisme, nous respecterons toutes les croyances. Nous n'oublierons jamais que plus de quinze cent mille Français, catholiques, protestants, libres-penseurs ou autres, ont versé leur sang pour la Patrie.
Le mode de votation actuel surprend et déroute l'électeur. Il ne donne satisfaction ni aux proportionnalités, ni aux majoritaires. Nous serions plutôt partisans du retour au scrutin d’arrondissement qui maintient des liens étroits entre l’électeur et l’élu.
Il y a une chose qui s'impose à la Chambre, c'est la substitution du vote personnel au vote par procuration. Il n’est pas admissible qu'un Ministère soit renversé quand il n'y a que quelques dizaines de Députés présents à la Séance*
Problème Social :
Pour nous, le problème social tient en ces trois mots : Il faut vivre, c'est-à-dire permettre à chacun de vivre honnêtement du fruit de son labeur. La vie devient chaque jour de plus en plus difficile pour les travailleurs et les déshérités de la fortune; aussi, feronsnous tous nos efforts pour améliorer leur sort.
Nous encouragerons, par tous les moyens en notre pouvoir, T Association sous toutes ses formes, afin que, largement pratiquée, elle oppose la solidarité et îa communauté de sentiments ù la haine des classes.
Le rêve de la Société Communiste n'est qu'un leurre. L'expérience russe, te bolchevisme, nous en fournît la preuve.
La propriété privée sera toujours le meilleur stimulant de l'activité individuelle et la meilleure sauvegarde de la personnalité humaine.
SOMME
Politique Financière :
II faut absolument que la nouvelle Chambre adopte et applique les principes d'admïnistraiîon en honneur dans les Maisons et les Etats prospères.
Pour faire de bonnes et saines finances, il faut, de toute nécessité, équilibrer nos budgets, y ramener l'ordre et l'économi^ Pour cela, il faut abandonner les errements anciens qui consistaient à présenter, chaque année, un budget ordinaire en équilibre et un budget extraordinaire boiteux. Ce dernier, dans lequel on incorporait les dépenses recouvrables, était en déséquilibre absolu puisque l1 Allemagne ne paye pas.
Il ne faut plus laisser l'initiative des dépenses aux Députés qui, le plus souvent, par besoin de réclame électorale, votent d’importantes aggravations des charges budgétaires. En tout cas, il ne faut plus que des dépenses soient votées sans qu'il y ait, en regard, des recettes correspondantes.
Nous veillerons à une répartition plus équitable des impôts. En cette matière, il nous semble qu’il serait bon de revenir aux principes de la Déclaration des Droits de l'Homme et de demander a chaque citoyen de^ participer aux charges de la collectivité suivant ses facultés contributives et d’éviter surtout le gaspillage, et contraindre Les contribuables à remplir leur devoir fiscal.
Politique Economique :
Nous encouragerons l’Agriculture, le Commerce et 1 Industrie de manière à réduire au strict nécessaire les importations étrangères et à prévenir toute nouvelle crise de notre franc,
La Culture, après avoir étéj pendant de longues années, dans une situation pénible et difficile, se trouve maintenant au courant de ses affaires. C’est un dédommagement qiq suscite bien des jalousies de la part des consommateurs. Si le cultivateur vend aujourd’hui ses denrées un prix rémunérateur, il faut reconnaître qu’il est astreint a une rude et fatigante besogne. Les- jour nées sont souvent de douze et' quatorze heures. On l’accuse, certainement è tort, de prendre de trop gros bénéfices : si les prix de ses produits sont si majorés quand ils arrivent à la Ville, on ne doit s’en prendre qu’aux intermédiaires, aux spéculateurs et aux mereantis. Convaincus de ce que nous avançons, nous sommes résolus à le protéger de façon a lui permettre d’intensifier sa production, surtout en blëi
Enfin, nous porterons toute notre sollicitude sur lés arrondissements dévastés et nous nous efforcerons de leur faire obtenir les crédits dont ils ont encore besoin pour achever de réparer leurs ruines, notamment en faisant payer Y Allemagne, et en préconisant toutes les réformes susceptibles de réaliser des économies.
Nous comme ncerous par donner Ke&emple : Nous nous engageons à proposer et à votre la réduction de l’indemnité des députés ; nous demanderons qu’elle soit ramenée de 27.000 à 21 .000 francs, ce qui fera une économie de 3 millions.
Nous combattrons sous toutes leurs formes les injustices et les abus.
C'est dans cel esprit que nous accomplirons notre mandat si vous voulez bien nous faire le grand honneur de nous le confier.
Vive le Département de la Somme î
Vive1 la République* Démocratique 1
KO USÉ. — LESTMLLE. — VASSET. — MAGNIEZ — COPFEN5. — FAVEREAU. — ACCARD;
TARN
4 députés.
Inscrite, . . 97.627
Votante . 84,238
Blanc* et nuis . . , î . 483
StifTrû^ea exprimés 82.755
Majorité absolue,* . . , 41 . 378
Quotient électoral . * . 20,688
Liste d’Union nationale républicaine.
MM* Remettrait . 31.845
De Belcastel. . , ; . . . 31.491
De Lastûurs , . , , 31 . 435
Mauriés . , ... . . .. . 31,789
Moyenne . 31,64!
Elus à la majorité absolue
Liste du Bloc des gauches.
MM, Simon * . . /, , , , 47.589
PaubBoncour 47 . 427
Morel . . . * . . 47.322
Siraire. . . . 46.761
Total, . 1 89.099
Moyenne . 47*274
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
M M, Onté , . . . . . . . 2 . 868
Dalet . . 2.766
PaM . . . 2.733
Teste . . 2.760
Total . ,,, 11.127
Moyenne, , . 2,781
MM. Simon, Paul -Bon cour, Morel, Sizaire.
Liste du Bloc des Gauches.
Chers Concitoyens,
Le pays, après un silence imposé de quatre ans, reprend «es droits à la parole. De son verdict va dépendre tout l'avenir de la République et de la Nation,
Jamais elles n'ont couru tant de périls, et c'est pour les sauver avec vous que, faisant appel k toutes les forces de gauche, nous nous présentons ensemble à vos suffrages.
Oubliant à dessein les différences de nos- programmes de parti pour retenir seulement les grandes idées et les hauts principes qui nous sont communs, nous soumettons aux élec-
TARN
teura un programme de défense républicaine, d'action et de réalisations immédiates qui ralliera, nous en sommes certains, l'unanimité des démocrates tarnais.
Citoyens^
La législature qui finît laisse h notre pays une dette accrue, des budgets en déficit, une situation extérieure diminuée par notre isolement et sur laquelle pèsent, de nouveau, la menace des conflits futurs, la vie chère toujours croissante. La législature des décrets-lois, du budget biennal et du double-décime agonise dans la confusion, le désordre et l'impuissance»
Toutes les possibilités de paix extérieure, de relèvement intérieur, de prospérité économique» de diminution des charges budgétaires, la satisfaction des revendications sacrées des victimes de la guerre sont intimement liées à la solution du problème des réparations» Pour le résoudre en notre faveur, pour imposer à l'Allemagne, responsable de l'agression, l'exécution de ses engagements, — et nous y sommes résolus autant que quiconque, et, seuls, nous en apportons les moyens qui ne peuvent être que d'ordre international, — il importe avant tout que la France sorte de l'isolement où Ta conduite une politique, dans laquelle de vains soucis de prestige et d’amour-propre, ou le prétexte d’une fausse sécurité, ont obscurci la claire vision de nos véritables intérêts.
C'est par ie resserrement de ces alliances, qui restent 1T oeuvre capitale autant que 1 honneur de la troisième République et qui ont rendu la victoire possible, c'est par l'éludé et la conclusion d'ententes internationales, sans cesse élargies, que sera obtenue la solution de l'angoissant problème qui commande nos destinées. C'est surtout par l’extension des pouvoirs d'une Société des Nations, a qui seront assurés des moyens d'exécution, que pourra prendre racine et fleurir cette paix définitive à laquelle les peuples aspirent et pour laque! :e nous nous sommes battus»
Sans la paix, toute liberté civique, tout progrès social, tout affranchissement individuel et collectif deviennent impossibles ou restent précaires, et nous considérons comme essentiel à notre démocratie de se maintenir dans la grande voie de libération sociale que la Révolution a ouverte et où elle avance courageusement, en dépit des résistances avouées ou occultes, en dépit d'arrêts parfois sanglants que leur imposent les réactions toujours égoïstes.
Suprématie du pouvoir civil ; laïcité de l'Etat, respectueux de toutes les croyances, mais résolu à nfe laisser toucher ni au régime de la séparation, ni au développement de l'école laïque ; extension à tous les degrés de la gratuité de l’enseignement, mis ainsi à la portée de ceux que désigne leur intelligence et non la fortune \ droit syndical pour tous les citoyens ; indépendance du fonctionnaire au point de vue politique; séparation des pouvoirs, ie dernier mot restant toujours à la souveraineté du suffrage universel, tels sont ies points principaux du programme politique sur lesquels un républicain ne peut transiger»
Mais que vaudrait la jouissance de ces droits s’ils s'exercaient en faveur de citoyens économiquement diminués, dans un pays à natalité réduite et aux finances appauvries, dont l'agriculture, le commerce et l'industrie, vivant dans la détresse, seraient incapables d'assurer aux travailleurs les améliorations présentes et la réalisation de leurs espoirs f
Il importe au plus tôt de rétablir nos finances avec des moyens énergiquement appro» priés»
Et, d’abord, des Economies.
Non pas des économies dérisoires et qui, comme par hasard, atteignent toujours ceux qui sont déjà frappés par les difficultés de la vie : pensionnés, retraites, petits fonction-
TAÏlN
naites, elle;.,, mais des économies organiques, profondes, qui ne peuvent résulta que de laj refonte et de la modernisation de nos services publics!
Ce n'est pas dans le secret des combinaisons ministérielles et bureaucratiques que cette tache peut être réalisée; ce n’est pas r arbitraire des décrets-lois qui peut cm décider: il y faut la collaboration du public lui-même, consommateurs et usagers, des fonctionnaires et du gouvernement, et TinstHution, à cet 'effet, dans chaque service public, à côté des' ministres sou vc nt in eom p’értfe h fs; d 1 à ne rep rése nïk ti on d i reé t è iâ es1 a o mpéfê hce s~ et d es int évê l?a>;
La première de ces économies est celle dés dépenses militaires et l'a réduction du ser^ vice. La Francer, victorieuse, a récupéré ses frontières, imposé à l'Allemagne des limitations d’armement, qu’il dépend de la Société des Nations d’assurer, si nos gouvernants veulent bien fui faire confiance au lieu de la discréditer par leur politique et de la laisser discréditer par une certaine presse. I i est inadmissiblequ'ellè subisse des charges sensiblement égales à celles d 'une époque ou ïa frontière éventrée par le traité de ‘Francfort, 1: Allemagne nous menaçait chaque jour, avec les centaines de milliers d hommes entassés dans ses casernes. Partisans de la défense nationale, mais tenant compte de la situation même créée1 par notre victoire et des leçons de la guerre, nous croyons que ce n’est pas en maintenant un utilement les hommes a la caserne, au grand détriment de lagriculture et de toutes les forces productives, mais en organisant une mobilisation rapide et totale des ressources de la Nation, hommes et matériel, que celie-ci peut être à l'abri d’une agression,' toujours possible tant que les forces de démocratie et de paix ne l'auront pas emporté dans Lous les pays d'Europe.
Pour les Ressources :
Réviser les marchés de guerre qui ont, trop souvent, donné lieu à des fortunes scandaleuses ; Réviser également les attributions de dommages excessifs, dans les régions libérées ;
Fermer la plaie des* emprunts; toujours ravivée, par laquelle risque de s’écouler: toute ia substance de notre pays, et, pour ce, consolider la dette flottante ;
Et, surtout, mieux répartir les impôts et les charges; afin que tous paient, et que ce ne soit pas toujours les mèmès qui paient ;
Eu finir avec un système fiscal, qui n’a su que développer les taxes de consommation et paralyser l'activité commerciale et industrielle par Pimpôt sur le chiffre d'affaires;.
Réduire les tarifs de transport, car il n’est pas juste que voyageurs: et marchandises paient les dividendes des potentats de la voie ferrée ;
Appliquer strictement l'impôt progressif et global sur le revenu, qui fai t- : payer chacun suivant ses facultés réelles, et te rendre plus productif par des mesures cou £ro: la dissimulation des gros revenus et l’évasion fiscale ;
Opérer, enfin, s'il est nécessaire, un prélèvement exceptionnel sur les capitaux à partir d un certain chiffre. Ce prélèvement devra laisser intact le patrimoine famiüial, produiL du travail et de l'économie et demander en revanche, aux fortunes nées de la guerre, ou accrues par la guerre, les sacrifices nécessités par elle. Il permettra ainsi d'en finir une fois pour toutes avec l’augmentation continue des impôts et du coût de la vie, rétablira la valeur de, notre monnaie-, et rendra à chacun la sécurité de som patrimoine, la connaissance de ses ressources réelles et lapré vision dans les affaires^
À ce programme se lient nécessairement la réfection et la modernisation de notre outillage national, la mise eu valeur par la nation, elle-même des richesses naturelles de notre pays et de ses colonies dont dépend si directement la prospérité nationale. Fermement attachés à cette partie commune de nos programmes respectifs qui concerne? les monopoles d Etat, nous n admettons pas que, par des campagnes mensongères et pour la satisfaction d intérêts privés, on vienne dépouiller le patrimoine national des richesses et des ressources
TARN
représentées par les monopoles d’Etat modernises et exploités conformément aux régies de la nationalisation industrialisée en vue d'en augmenter le rendement et les bénéfices.
Dès demain, la République devra reprendre el continuer sa grande œuvre généreuse ■ t sociale interrompue par la majorité qui s'en va -et qui n’a dû son existence qu’aux hasards d'un mode de scrutin unanimement condamné par nous ;
Amnistie générale et réintégration des révoqués ;
Maintien de la loi de huit heures ;
Reprise des relations diplomatiques avec la Russie, dans L’intérêt de la p ix de l’Europe, de notre expansion commerciale et en vue d'aboutir a un règlement des dettes favorable à la petite épargne française, si profondément engagée dans les emprunts russes;
Réalisation immédiate d’un vaste système d'assurances sociales contre les risques Le maladie, d’invalidité, de chômage et de vieillesse, dont la Chambre expirante n’a donné que ^apparence et la caricature, puisqu'elle en a voté le, principe sans en voter les crédits.
Citoyens î
L'esprit qui nous anime, plus encore peut-être que cet exposé, nécessairement écourté et restreint, vous montrera que, seul, le succès des forces de gauche donnera à la Chambre prochaine, pour peu qu’elle veuille bien réformer ses méthodes parlementaires — et nous sommes résolus à l’y engager — le programme de gouvernement qui assurera à notre pays les amitiés extérieures indispensables comme, à l1 intérieur, l’ordre démocratique, la justice et la prospérité* Nous souffrons trop encore des violences déchaînées par 3a guerre pour mettre nos espoirs de transformation sociale dans les nouvelles solutions de- violence. Le souvenir non plus ne s’est pas dissipé en France de ces réactions qui, nées dans le mépris du. droit, se sont terminées dans le désastre de la patrie.
Républicains, Radicaux et Socialistes !
Pleinement convaincus que noire idéal s’accorde avec le bien de la Patrie, que notre programme de réalisations est le seul applicable, faisons ensemble confiance à la démocratie pour réaliser son œuvre, à laquelle nous apportons nos convictions, notre activité, notre dévouement.
Henry SIMON, Ancien Ministre, Président du Conseil général, Député sortant. — PAUL-BON CO U R, Ancien Ministre, Croix de guerre, Légion d'honneur, Député sortant. — François MOREL, Industriel, propriétaire-viticulteur, Conseiller général, Croix de guerre, Légion d'honneur. — Henri SIZÂIRE, Avocat, Maire de Castres.
tarn
Liste d'Union Nationale Républicaine,
Chers Concitoyens*
En 1919, au sortir du plus grand cataclysme que le monde ait subi* vous nous avez fait Confiance*
Cette confiance, nous ne l'avons pas trahie!
Nous vous remettons le mandat dont vous nous aviez chargés :
Payer les pensions aux victimes directes ou indirectes de la guerre;
Assurer la reconstruction des régions dévastées;
Rendre ou pays son activité et sa prospérité économiques, par le développement de toutes ses ressources agricoles et industrielles ;
Réorganiser les services publics* simplifier les rouages administratifs, supprimer les fonctionnaires inutiles et réaliser ainsi des économies;
Maintenir avec une inébranlable fermeté la Paix entre les Nations, par la consolidation de nos alliances, la reconnaissance de nos droits, la possibilité donnée à la Société des Nations d’imposer ses décisions relatives à la sécurité mondiale;
Maintenir la Paix à l'intérieur, par la conciliation entre tous les citoyens, la collaboration des classes, la réalisation effective de toutes les réformes de justice sociale;
Favoriser les familles nombreuses, force et sauvegarde du pays, en faisant droit à leurs légitimes revendications, notamment en ce qui concerne le vote familial
Au milieu de difficultés sans précédent, nous avons poursuivi inexécution de ce programme*
Devant l'obstination de Y Allemagne, scandaleusement enrichie par nos ruines, à ne pas payer les réparations, le gouvernement de M* Poincaré — approuvé par le peuple français, soutenu par le Sénat et la Chambre des Députés — a pris des gages en occupant la Ruhr*
Par quel autre moyen pouvions-nous nous faire payer et assurer notre sécurité? — Par aucun moyen, puisque sans cetLe occupation, ainsi que fa formellement déclaré le président américain du comité des experts, ce comité eût travaillé en vain.
Par-dessus tout, nous voulons conserver la paix. — C’est parce que nous voulons conserver la paix que nous avons soutenu constamment de nos votes M. Poincaré.
L’occupation de la Ruhr était, en effet, la seule garantie contre une nouvelle agression de l’Allemagne*
De même [occupation de la Ruhr, qui a déjà produit d’heureux résultats, nous donnait, seule, la garantie que les contribuables Français pourront être déchargés des milliards d'impôts qu’ils payent à la place de l'Allemagne. * *
Électeurs,
Si, aux réalités solides, vous préférez des mots creux et décevants, c’est en face qu'il faut vous adresser* Mais, soyez prévenus qu’en écoutant les disciples de ceux qui, avant 1914 et jusqu’à la veille même de la guerre, firent preuve de tant d’aveuglement, vous exposeriez le pays aux plus mortels dangers;
Si vous croyez que nous sommes d’honnêtes gens, de loyaux Français, des serviteurs sincères d’une République largement ouverte à tous, vraiment fraternelle, groupant autour d’elle, dans un large esprit d’union et de concorde, tous les hommes d’ordre, de travail et de progrès raisonné;
TARN
Si vous estimez que nous avons rempli notre mandat avec concienee et dévouement;
Si vous êtes, comme nous, partisans déterminés de la politique du grand patriote Poincaré; k d +
Vous nous continuerez votre confiance*
François REILLE-SOULT, Député sortant Conseiller général, Propriétaire k SoulDBerg, Croix de guerre. — De BELGASTEL, Député sortant, Maire de Belcastel, Président du Comice agricole de Lavaur, Chevalier ^e la Légion d'honneur, Croix de guerre, — Élie de LASTOURS, Député sortant, Président du Comice agricole de Castres, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre anglaise, — Louis MA U RIES, Député sortant. Agriculteur à Mon tans, Mutilé de guerre, Qroix de guerre*
Liste du Parti Communiste (S. F, I. G*).
Au.r Electeurs du Tarn.
Citoyens î
La Fédération Communiste du Tarn, s'inspirant de la pénible situation faite à a classe ouvrière par la politique du Bloc National capitaliste qui lui impose Ûitas les charges dexlâ nation, présente à vos suffrages les candidatures suivantes :
Adrien CONTÉ, viticulteur, à Cordes;
Abel DALET, mineur, maire de Taix;
Eugène PABÀ, mécanicien aux Tramways à vapeur du Tarn, à Graulhet;
Léon TESTE, cheminot révoqué, comptable, à Castres,
Camarades Ouvriers et Paysans !
La situation électorale dans le département du Tarn se présente d'une façon très claire aux yeux des moins avertis.
Trois Blocs sont en présence ;
p Le Bloc National, cher au sénateur BîlJiet, avec ses ducs et barons ;
2° Le Bloc des Gauches, avec ses banquiers et ses profiteurs de vie chère;
3lj Le Bloc des Ouvriers et des Paysans, défenseur du Prolétariat, avec ses propagandistes travaillant effectivement à l’usine, au bureau ou aux champs*
Electeurs I
Dans la période trouble que traverse a l’heure actuelle la classe ouvrière, il vous appartiendra de voir lesquels de ces candidats vous donnent des garanties*
Les deux premières listes représentent des fortunes s’élevant à plusieurs dizaines de millions ; deux de leurs candidats ont été ministres pendant la guerre.
Qu’ont fait leurs représentants au Parlement sortant?
Ita orti voté contre les chcminotsi h h suite de la grevé de 1920 et pautant sanctionne Ses révocations ;
Ils n'ont pas fait rendre gorge aux profiteurs de guerre;
Ils ont imposé les salaires et non les forLunes ;
Ils ont créé lf> milliards dlmpôts nouveaux;
Ils ont imposé les consommateurs en créant l’impôt sur le chiffre d affaires ;
Ils ont créé la vie chère et les bas salaires ;
lis ont facilité le sabotage des huit heures ;
ïls ont fusillé des ouvriers en grève ;
Ils ont voté Y augmentation scandaleuse des tarifs de chemins de fer;
Ils ont fait occuper îa Ruhr au profit du Comité des Forges et des requins industriels internationaux, etc,, etc.
Dans notre département les candidats du Bloc National sont les députés sortants dont un comte, deux barons et un petit propriétaire, afin de donner le change aux paysans.
La liste du Bloc des Gauches se compose de deux industriels multimillionnaires et de deux avocats retors, tous faits pour représenter non le Prolétariat mais les forces d'oppression capitaliste*
Electeurs I
Contre la Réaction Impérialiste ci Capitaliste qui vient mendier vos suffrages, vous voterez tous pour vos candidats de classe, qui seuls seront vos mandataires directs, pou r les candidats du Bloc Ouvrier et Paysan.
Tous aux Urnes pour Adrien CONTE, viticulteur, à Cordes.
Les Gandid&ïs,
TÀRN-ET-GARONJNE
3 députés.
Inscrits . >...**
Votants...,,..* *
Dïancs et nuis - . ..
Suffrages exprimés. - . .
Mnj o ritë al>sol ue* - « Quotient électoral.
liste républicaine nationale.
MM. Conetans - - - 18.297
Fr&yssiuet . . . 17.519
Salera . , . . . . ■ 17 . j 78
Total.
Moyenne . * - . . 17.805
Liste des candidats d'tJnion des gauches.
MM. Puis. ........ h . v . . . 24.9S9
Delthil. . . . . . . *••• 24*&a3
Capgraa . . . . . 24.084
Total . . 73 <5%
Moyenne. . . . ♦ 24.a532
liste du Bloc ouvrier -paysan,
MN, Courdy . * . — . 1 ■ 440
Du régne. f. . . . ; ■ -**• i
Merçadier * . * . . 1 -53S
Total.
Moyenne*.
Elus à la majorité absolue - - - - Gapgra&.
liste d’Unitm des Gauches.
Chers Concitoyens,
le Congrès du 10 février où se trouvaient réunis tous les représentants et k plupart des militants, du parti républicain du Tam-et-Garoime a pensé qu’à l’heure grave, décisive que nous traversions, le salut de la République ne pouvait être assuré que par 1 union de tous les démocrates à quelque parti qu’ils appartiennent. Librement, il nous a choisis, h»
son nom, nous sollicitons vos suffrages.
L’arrivée au pouvoir du Bloc National a eu pour résultat à 1 extérieur : r isolement complet de la France ; à l’intérieur : le désordre financier, l’augmentation effrayante de la dette publique, le déséquilibre des changes, la vie chère, et là réaction dans tous les
La Chambre, dont les pouvoirs vont expirer, avait reçu mandat de compléter la Paix et de liquider la situation grave résultant de la guerre. Elle n’a su que préparer de nouvelles guerres et conduire la France, au point de vue financier, au bord du gouflie.
Voici les buts que nous proposons à tous les démocrates sincères, à tous les bons
Patriotes ardents, adversaires de (oui nationalisme étroit, de tout impérialisme criminel,
TAUN-ET-GÀRONiSE
nous voulons voir la France reprendre la place qu’elle avait dans le monde, lorsqu’elle était le champion des idées généreuses de paix, de justice sociale et de liberté.
Nous voulons ;
La liquidation de la guerre et le payement de la dette allemande plein accord avec les alliés.
Le maintien de la pajx par une Société des Nations, élargie, fortifiée, démocratisée surtout, et par le désarmement progressif de tou les les nations.
Nous no voulons pas livrer la France sans défense à une agression possible, mais nous pensons que, comme le système des armées de métier s’était effondré a Sedan, !e système des armées permanentes s’est effondre depuis L9l4. Il faut organiser la nation armée. Comme transition, nous accepterons le service d’un an au plus.
Nous voulons : -
A l’intérieur ; le rétablissement des finances publiques par un contrôle sévère, par la simplification et Ja meilleure perception des impôts, par l’amélioration de l’impôt global et progressif sur le revenu équitablement établi et légalement appliqué, par la récupération immédiate des trop-perçus dans les réparations, par des économies justifiées en réorganisant notre système administratif, en réduisant les charges militaires, en mettant fin aux folles dilapidations et aux gaspillages criminels*
Fermement attachés aux principes de la propriété individuelle, nous la défendrons avec énergie contre le consortium bancaire et les cartels industriels qui menacent de l’absorber et entravent en même temps la concurrence industrielle et commerciale, seule créatrice de bien-être. Loin de rechercher la disparition de la propriété individuelle, nous nous efforcerons de la rendre de plus en plus accessible à tous. Contre les mêmes puissances d’argent, nous défendrons les monopoles d’État et nous ne permettrons pas que l’on en fasse des monopoles privés au détriment de la nation et des consommateurs* Nous nous efforcerons simplement de leur donner une organisation plus pratique et plus moderne*
Sollicitant l’honneur de représenter un département agricole, nous exigerons que la France ait enfin une politique agricole étudiée et à large vue* Il faut lutter contre l’incertitude qui vide nos campagnes, car si le travail aux champs est de tous les jours, les bénéfices son L toujours lointains et parfois bien aléatoires. Nous y songerons quand on rediscutera la loi sur les assurances sociales* Il faut protéger nos campagnes contre les spéculateurs qui faussent les cours au détriment et du producteur et du consommateur, contre les trusts qui font payer au propriétaire les objets de première nécessité au-dessus de leur valeur réelle* 11 faut protéger la vente du blè contre les gros agioteurs, et pour les engrais, mettre fin, coûte que coûte, et par tous les moyens, aux méfaits d’un cartel inavouable, soutenir la création et l’extension des syndicats et des coopératives agricoles, favoriser l'exportation de tous les produits non indispensables à la vie du pays.
Nous voulons :
Mettre fin à la vie chère. Pour cela, lutter conlre les accapareurs, les gros mercantis, et faire disparaître l’impôt sur le chiffre d'affaires, principales causes du mal, et remplacer l’impôt du double décime par un impôt direct qui frappe en haut et non en bas.
Nous voulons :
L’éducation démocratique des enfants par un même enseignement au premier degré et la possibilité pour tous ceux qui font preuve des aptitudes voulues d’accéder sans privilège de classe aux enseignements secondaire et supérieur,
TÀttN -ET -GARONNE
Le respect et la défense de toutes les libertés, telles qu’elles découlent des principes de la Révolution française,
La défense des lois de laïcité dans tous les domaines et dans leur intégralité,
La liberté du travail, le respect absolu du droit syndical, l'amélioration du sort des travailleurs par Inapplication méthodique des lois ouvrières, elles aussi intangibles, et le développement des assurances sociales,
La suppression des expéditions militaires inutiles et coûteuses,
La défense des droits sacrés des mutilés et anciens combattants, des ascendants et des victimes dp la guerre,
L'obstacle aux réalisations depuis longtemps promises est souvent dû à la mauvaise organisation du régime parlementaire» Fidèles aux vraies traditions républicaines, nous 'accepterions volontiers une révision de la Constitution dans le sens démocratique qu -avaient rêvé les premiers républicains.
Chers Concitoyens,
Si nous sommes vos élus, nous prenons l'engagement solennel de rester fidèles à noire programme, de nous occuper scrupuleusement de notre mandat et de garder cependant avec vous le contact nécessaire*
Citoyens,
Notre programme peut sc résumer en quatre phrases :
La Paix 1 La Paix !! La Paix fil
À tout prix : Eviter la banqueroute ;
Sauver la République, menacée dans sa forme et dans son esprit ;
Résister à la féodalité financière qui tend à faire de tous les Français, qu'elle ruine et opprime, des serfs misérables et vils*
Cela, vous le voudrez avec nous, citoyens libres, soucieux de l’avenir de notre pays, et vous voterez tous, le U mai, sans rayer un seul nom, pour toute la liste du Congrès républicain 1
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
Auguste PUIS, Député, ancien Sous-Secrétaire d'État à l'Agriculture, — Roger DELTHILj Propriétaire, Conseiller à la Cour d’Appel de Bordeaux. — , Antoine GAPGRA5, Industriel à Montauban,
Liste républicaine nationale.
Électeurs,
La Chambre élue en 1919 trouvait devant elle une tâche presque surhumaine i le Nord dévasté, les finances épuisées, la production détournée de sa voie normale par les nécessités de la Guerre ; c'était la France bouleversée à remettre en ordre.