‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 104 sur 124 · SIS · texte numérisé non relu

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VIENNE

Si vous les honorez de votre confiance, les candidats de la Liste républicaine de gauche entendent par leurs actes et leurs paroles défendre au Parlement la République et servir la Patrie. Ils souhaitent qu’une majorité se forme dans la Chambre prochaine qui no soit pas prisonnière des extrêmes et qui, dans le domaine extérieur, place au-dessus de toutes les autres préoccupations le souci permanent de la défense nationale- La vraie tradition républicaine fut toujours patriote. Un radical, Charles Floquet, disait aux jeunes générations de 1894 : « Vous maintiendrez l'esprit public de la Nation en face du déchaînement des fantaisies individuelles ; vous protégerez les principes de la Révolution contre l’envahissement de doctrines étrangères et étranges. Surtout vous imposerez le respect de la Patrie k ceux qui la nient, k ceux qui seraient tentés de l’attaquer. » Nous restons fidèles à la doctrine de Floquet qui fut celle des Gambetta, des Goblet, des Jules Ferry, des Waldeck- Rousseau.

Nous affirmons notre attachement au principe de la laïcité de l'Etal, aux lois scolaires, à la loi de séparation. Les fondateurs de notre enseignement primaire n’ont pas cherché à dresser l’Ecole contre l’Église ; l’école étant ouverte à tous les enfants, même a ceux dont les parents ne pratiquent aucun culte, l’Eglise ne doit pas davantage ee dresser contre elle. Le régime concordataire ne saurait êlre rétabli ; des associations diocésaines pourront seules se former, leur légalité ayant été reconnue par le Conseil d’Etat. Personne ne peut désirer voir renaître les querelles religieuses.

S’il nous paraît que des réductions sérieuses peuvent être réalisées dans nos budgets, nous jugeons imprudentes les mesures qui aboutiraient à la désorganisation des administrations locales et à la concentration dans les grands centres des services publics, ce qui favoriserait encore l’exode des campagnes. Il convient surtout d’exercer un contrôle rigoureux sur les dépenses publiques ; étant données les charges qui pèsenL actuellement sur le contribuable, tout gaspillage est criminel et doit être sévèrement réprime.

Le mode actuel d’élection semble condamné par l’expérience et il est préférable de revenir au scrutin d’arrondissement, en faisant une péréquation des circonscriptions qui permettra de diminuer encore le nombre des députés avec une réduction correspondante de celui des sénateurs.

Certaines des lois fiscales récemment votées ont provoqué, de la part des assujettis, de légitimes protestations. La prochaine Chambre aura pour devoir de les modifier profondément, Sinon de les abroger; l’inquisition dans rétablissement de l’impôt ne p<mt qu’irriter le contribuable français et le dresser contre le fisç. La taxe sur le chiffre d’affaires doit être supprimée.

On a trop tardé à donner un statut aux fonctionnaires qui définisse leurs droits et leurs obligations. Il est temps de l’élaborer. (

11 est également désirable que l’enseignement supérieur et renseignement secondaire soient accessibles au plus grand nombre,

Avons-nous besoin d’affirmer notre sollicitude pour les anciens combattants, les victimes de b guerre et pour leurs familles ? Mutilés, réformés, veuves, ascendants savent qu’elle leur est acquise.

Si l'Assemblée qui sera élue le 11 mai veut contribuer au relèvement du pays, elle aura à porter sou efibït sur la terrain économique au lieu d’épuiser son activité en vaines controverses politiques, à mettre en valeur nos richesses nationales, et celles de nos colonies, à améliorer le sort des travailleurs de l’usine et de la terre, en leur assurant de meilleures conditions de logement, en leur facilitant l’accession au patronat et à la propriété, à favoriser par des dispositions législatives l'exploitation du sol par les peLits propriétaires, les fermiers et les métayers, à développer le crédit mutuel agricole, la production sous toutes ses formes, le crédit à l’artisanat, au petit etau moyen commerce, à lutter contre la vie chère, contre les spéculateurs, contre la crise de lu main-d’œuvre agricole, à augmenter la natalité par des encouragements donnés aux familles nombreuses.

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Enfin son attention devra s'attacher étroitement à la situation financière. Le budget ordinaire est équilibré par des ressources permanentes ; il est essentiel que le budget des dépenses recouvrables sur l'Allemagne ne le soit plus par l'emprunt et que, tout au contraire, les emprunts déjà contractés soient amortis à l’aide des versements provenant des réparations.

Ce problème des réparations, si angoissant pour la France, est en voie de recevoir une solution grâce au Comité des experts qui, h l’unanimité, a reconnu la capacité de payement de l’Allemagne et proposé des modalités que vient d accepter la Commission des Réparalions. L’occupation de la Ruhr a donné d’heureux résultats puisque les Alliés escomptent pour l'année 10'24, un produit net de 3 milliards de marks or sur lesquels b'2 0/0 reviennent à la France et que 506 millions ont été encaissés en 1923.

La politique de fermeté de nos gouvernements et en particulier de celui deM, Poincaré, la prise de ce gage important qu’est le bassin minier de la Ruhr ont porté leurs fruits. Avec tous les bons Français nous exigerons l’exécution complète des engagements contenus dans le traité de Versailles; nous veillerons aussi à ce que l’Allemagne ne prépare pas de nouveaux armements. De tous nos vœux nous appelons l’entente entre les peuples, nous avons loi dans la Société des Nations ; mais la jusLice veut que les contrats soient respectés ; notre sécurité commande une vigilance particulière à l’égard du pays qui a commis l’inqualL fiable agression de 1914.

Vive la France!

Vive la République!

Raoul PÉRET. — Victor BORET. — Aimé TR ANC HAN D. -- Léon DARDANT. — Pierre-Gabriel PESTUREAU.

Liste Républicaine d'Union Nationale.

Chers Concitoyens,

Le 11 mai prochain, les électeurs de toutes les communes de France seront appelés à choisir leurs représentants à la Chambre des Députes. Jamais consultation populaire ne s'csL faite rl ans une plus aveuglante clarté.

Vous avez devant vous des hommes qui se réclament de doctrines opposées. Leurs chefs ont occupé le pouvoir et donné leur mesure, les uns avant 1919, les autres depuis l'armistice.

Étudiez leur œuvre ef, jugez les résultats.

Nos adversaires ont gouverné la France de 1902 à 1919; leurs responsabilités sont

accablantes : .

Budget, en déficit. Dilapidation des deniers de l’Etat. Impréparation de la Defense Nationale. Excitation à la haine des citoyens les uns contre les autres : Voilà leur œuvre I C’est lu France humiliée devant l’Angleterre à Fachoda. G est Delcassé chassé par ordre du Kaiser. C’est Tanger en 1905. C’est Agadir en 1911 et Caillaux cédant une partie

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du Congo à l'Allemagne* Cnst la guerre en 1.011 sans artillerie lourde : nos soldais n'ayant que leurs poitrines à opposer à l'outille ment perfectionné de.Krupp..

M* .Milierand, Président de la .République, a qualifié d'un mot cette époque : Régime abject* Les chefs de ce parti, les Caiïlaux, lesMalvy, ont été jugés par le Sénat, cependant peuplé de leurs amis, composé de leurs créatures, et ce Sénat radical-socialiste, indigné, les a condamnés pour Forfaiture*

Et ce sont ces mêmes hommes que la Gauche acclame pour ses chefs. En se solidarisant avec eux, elle accepte la responsabilité de murs fautes contre la Nation* Aussi bien vous des avez jugés et ce serait vous faire injure que d'insister davantage,

CVsl ce lourd héritage d'une imprévoyance qui avait conduit à la guerre, d’un gaspillage qui avait créé ou augmenté le défini L, que la Chambre de 1919 a recueilli*

Jamais tâche n'avait été plus lourde : Situation financière critique * budget démesurément en lie ; traite a faire exécuter par une Allemagne dont on .pouvait déjà prévoir la carence ; agitation bolchoviste à réprimer ; régions dévastées à reconstruire.

L'œuvre accomplie a été considérable. La restauration des régions dévastées s'achève ; à l intérieur, Y ordre a été assuré malgré les tentatives révolutionnaires de la G. G* T* ; à l'extérieur, îa paix a été sauvegardée et l'Allemagne, grâce à l'occupation de la Ruhr, mise hors d état de nuire*

Tj unanimité des experts rétablit 1 entente internationale; des milliards .d'économies ont été réalisés et les dépenses ramenées de 56 milliards en 1919 à 23 milliards en 1923 ; 12 milliards ont élé encaissés au titre des bénéfices de guerre; enfin, le budget de 1924 est en équilibre.

Au point de vue social, la Chambre a créé ou développé :

Les Chambres d’agriculture ■ les Caisses de crédit agricole et de crédit à la petite industrie ;

Les Banques populaires ; les assurances contre les accidents du travail ;

Les allocations aux familles nombreuses; les primes a îa natalité;

Les allocations aux victimes de la guerre.

L œuvre de restauration n est pus terminée et la législature prochaine devra la continuer*

Si nous sommes vos élus, nous le ferons en demeurant fidèles au programme que nous vous exposions en 1919.

Partisans convaincus de !a Propriété individuelle, adversaires résolus de l’Étatisme, des Monopoles, de l’Inquisition fiscale et des réglementations tracassières, nous défendrons les Droits et les Libertés de chacun*

Décidés h rechercher le moyen de remplacer les impôts inquisitoriaux, nous nous engageais à proposer la suppression de la taxe sur le chiffre daiFaires et le retour à la Patente.

Nous chercherons la solution de la crise dont souffre, notre crédit dans une politique financière sage, prudente, économe, et nous croyons que la limitation de . l'initia Live parlementaire en matière de dépenses nouvelles donnerait dans ce sens de bons résultats. Une telle politique aurait pour conséquence le relèvement de notre franc et la diminution du prix de la vie.

Mais .pour que nés améliorations soient posslbl es :et efficaces, il faut que l’autorité du chef de 1 État soit étendue et que la responsabilité de ceux qui nous gouvernent soit effective.

Nous voulons développer les organismes destinés à fournir aux Cultivateurs, aux Ouvriers, aux Artisans, les moyens d’accéder à la, propriété, car nous croyons que la Nation a tout à gagner à ce que le plus grand nombre possible de Français soient propriétaires*

Nû 1471

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Les mutilés et les réformés ont droit également à noire sollicitude, La Charte de leurs pensions doit être maintenue, les emplois qui leur sont réservés doivent être nombreux et les facilités de crédit qui leur sont accordées doivent être accrues.

Nous voulons aussi l'Ordre et la Paix.

L'Ordre et la Paix, sans lesquels aucune amélioration n'est possible, aucun travail n'est fécond et, pour les assurer et les conserver, nous pensons que la bonne politique est celle de M. Poincaré,

Électeurs,

Alors que l'union nous est encore si nécessaire, que M. Millerand, Président de la République, et M. Poincaré, Président d\i Conseil, y font appel constamment, il se trouve un parti auquel la guerre n'a rien appris et qui vient devant vous, prêchant la lutte entre les citoyens, conseillant le désarmement devant une Allemagne qui se prépare à la revanche et retombant dans les mêmes fautes qu’il a déjà commises avant 1914 et qui nous ont valu la guerre effroyable dont nous sortons.

Ge parti, c’est le parti radical-socialiste et socialiste*

Mais si vous refusez voire confiance à ce parti, devez- vous l’accorder à des hommes qui, élus en 1919 sur un programme modéré, ont, depuis quatre ans, voté trop souvent en opposition sur le programme avec lequel ils ont été élus ; qui ont uni leurs voix à celles des socialistes pour !a confiscation partielle de la propriété en attendant sa destruction totale ; qui ont poussé sans mesure à toutes les augmentations de dépenses, cause de nouveaux impôts; ,qui ont fait obslacle à la politique nationale de M. Poincaré et dont les noms figurent parmi ceux qui, l'autre jour, ont renversé le grand Français?

Hier, ils ont trompé votre confiance ; êtes- vous surs qu'ils ne la tromperont pas demain ? - ,

Poitevins l nous sommes, par nos traditions de famille et notre passé, attachés à votre vieux terroir ;

Terriens ! vos intérêts sont solidaires des nôtres ;

Industriels et Commerçants I nous voulons la suppression des entraves dont souffrent vos affaires et le retour à la liberté des transactions :

Ouvriers et Salariés ! nous voulons favoriser voire accession h la propriété et au patronat et, par le rétablissement de la situation financière, obtenir la diminution du prix de la vie*

Combattants [ nous avons vécu la guerre et ne voulons plus en revoir les horreurs.

En votant pour nous, vous voterez : Contre toute inquisition ; contre les Monopoles f pour la défense du Droit de propriété ; pour une Politique d'économies, d’ordre et de paix; pour une République tolérante et ouverte à tous ; pour la Politique nationale de M* Raymond Poincaré.

Vive la France ! v

E* de MONTJOU* — P. PËRIVIER, — H, de MON PLAN ET. — H. SALMON. — G. CHATEAU*

vienne

Liste Républicaine d© L’Union des gauches*

Citoyens ,

La Chambre élue le 16 novembre 1919 a pratiqué une politique île gabegie financière, de sectarisme clérical, de réaction sociale et de danger pour la paix extérieure. Cette politique, déjà nettement désapprouvée par le pays, aux élections cantonales de 1922, doit être définitivement condamnée le U mai 1924*

Il ne faut pas d’équivoque. La politique rétrograde d'hier ne doit pas être remplacée, demain, par une politique de bascule, tournée à la fois vers la droite et vers la gauche. Il doit lui être substitué une politique hardiment républicaine, maintenant les droits de la patrie en assurant la paix du inonde, inspirant confiance aux travailleurs de tous ordres : ^cultivateurs, ouvriers, artisans, petits propriétaires, petits rentiers, commerçants, petits fonctionn aires, employés de commerce et de bureau.

Elle ne peut aboutir que par les efforts unis et eoncertés'de tous les partis républicains sans compromission et sans faiblesse; républicains nettement de gauche, radicaux, radicauxsocialistes et socialistes*

Notre liste réalise cette union. Ses candidats, militants de toutes les batailles politiques livrées dans le département de la Vienne, purs de toute compromission, incapables de la moindre faiblesse ou de la plus infime complaisance pour les adversaires avoués ou déguisés de la République et de la démocratie, soumettent à l'approbation de vos suffrages le programme suivant, net, clair, précis.

Politique intérieure :

Maintien des prérogatives parlementaires. Abrogation immédiate des décrets-lois, qui sont la porte ouverte à la dictature.

Réduction du nombre des députés. Suppression des emplois inutiles.

Diminution des frais de justice. Réforme du Code de Procédure civile.

Suppression du mode *de scrutin actuel qui a tous les défauts, sans en avoir les qualités, du scrutin majoritaire et de la proportionnelle intégrale et auquel nous préférerions nettement, si la question était ainsi- circonscrite, le retour au scrutin d'arrondissement.

Maintien des lois qui ont assuré la liberté de conscience dans le respect de toutes les croyances. Défense énergique de ces lois contre des groupements qui demeurent, envers elles, en état d’insoumission. Défense de l’école publique en butte à des attaques calomnieuses ^et obstinées. Continuation de l’œuvre de la République en matière d’instuction par l'école unique et l'accession de tous, par voie de concours des intelligences, à tous les degrés de renseignement.

Amnistie complète pour faits politiques et militaires.

Réintégration des cheminots révoqués.

Politique fiscale et économique ;

Suppression immédiate de la taxe sur le chiffre dJalïaires,

Application intégrale de l’impôt général et progressif sur l'ensemble des revenus, avec les plus larges dégrèvements ou exonérations pour les petits contribuables.

Prélèvement, pour éteindre la dette publique, sur le grand capital acquis et consolidé

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en ne frappant pas : terres, cheptels, instruments de travail, marchandises en magasins qui constituent le capital en voie de formation.

Révision des dossiers de dommages de guerre.

Répression énergique de la fraude fiscale dont se rendent d'ailleurs seuls coupables les grands capitalistes.

Poursuites impitoyables contre la spéculation.

Défense des cultivateurs et des consommateurs contre l’accaparement des matières premières et des denrées de première nécessité : engrais, sucre, semences, etc.

Opposition h ce que les grands monopoles d’Etat : allumettes, tabacs, téléphones, chemins de fer, passent aux mains des grandes sociétés financières, ce qui aurait pour conséquence de faire payer, par l'augmentation des prix, des dividendes toujours de plus en plus exagérés.

Politique sociale :

Défense des droits du travail. Le travail doit être placé au-dessus de tout. Le temps n’est plus où il peut être traité comme une sorte de servage. Il lui faut donner le moyen de se libérer et lui assurer des droits au moins égaux a ceux du capital.

Maintien des libertés syndicales.

Extension de la juridiction prtiti homale.

Vote de lois appropriées, assurant la Vie de leurs vieux jours aux travailleurs et notamment de la loi sur les pensions.

Droit de priorité pour les emplois réservés en faveur des mutilés de la guerre et des combaLlauts.

Politique extérieure :

Paiement dos réparations par l’Allemagne qui, ayant mené la guerre de 1914 à 1918 contrairement à toutes les lois de la 'civilisation, doit supporter la responsabilité de ses dommages, de ses dévastations et de ses crimes.

Cessation d’une politique de contrainte militaire qui coûte cent millions par mois, qui no rapporte rien et qui maintient le service militaire à long terme.

Durée du service militaire d'un an au maximum*

Suppression des conseils de guerre en temps de paix et des cours martiales en temps

dÛ ^Evacuation progressive de la Ruhr, sans précipitation et lorsque, d’accord avec les Alliés d’hier, que la France! retrouvera lorsqu’elle cessera sa politique d isolement, nous aurons définitivement fixé le mode do paiement par l’Allemagne. ...

Emploi des moyens les plus efficaces et les plus sévères de coercition economique tels

qu’ils ont été envisagés par les experts interalliés. ,

Reconnaissance du jure du gouvernement desgpviets, quelles que soient les lourdes

critiques que nous adressons à la politique de ce gouvernement.

Aide à la démocratie allemande contre l’impérialisme germanique encore si puissant et si redoutable et qui puise sa force même dans les exagérations des nationalistes français. Reprise de la politique d’entente avec les Alliés. . . „

Extension des pouvoirs de la Société des Nations. Mise à sa disposition d une police

internationale.

Electeurs,

Tel est notre programme. 11 est vaste et précis. Il s’oppose à toute dictature. Il se dresse avec autant d’énergie contre la révolution intérieure que contre la guerre extérieure.

VIENNE

s’adresse à tous les hommes de bonne volonté qui ont à cœur de défendre les intérêts de la Patrie et de la République, et qui veulent maintenir la paix*

Avec une absolue confiance nous le soumettons à vos suffrages*

Vive la République démocratique et sociale I

Gaston HULIN, Avocat à la Cour d1 Appel de Poitiers. — Georges MAURICE, Avocat à la Cour cTAppcI de Poitiers, Conseiller Municipal de Sammarçoles, Conseiller Général de la Vienne, Croix de guerre. — Gabriel MGRÀIN, ancien Maire de Poitiers, ancien Conseiller Général de la Vienne, Chevalier de la Légion d'Ilonneur, Croix de guerro. — Henri PETONNET, Conseiller d'Arrondissement de Poitiers, Secrétaire Générai de la Fédération Socialiste de la Vienne* - — Louis RÏPAULT, Conseiller générai de la Vienne, Vice-Président du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste,

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.

Voir : Manie.

VIENNE (HAUTE-

5 députés.

Inscrits. ,***♦• i * * . ■ - 108.278

Volants, , . . **., f . 86*530

Blancs et nuis . . 1.176

Suffrages exprimés 85,354

Majorité absol ue, * , . * 42.678

Quotient électoral , , , 1 7*071

Listé d'union nationale et catholique.

MM* Jacquet - **,...■! . . . * ♦ 17 S

Laurent 1 . 980

Dupin de la Gué rivière . * . 2.084

P entour . . . . ..,.*-** 1.078

Soury-Lavergne ,*.,., - * * - : . * » 2 ■ 073

Total . 10.293

Liste d’Ûnion républicaine sociale.

MM. Veyriras. * . * * . . . . * ■ 8.463

De Puy baudet - * . . . 8.603

Bussartre . , *.* . . 7.699

Duvert .,, . * . 7.926

Desmaison . . . * 7 ,596

Total . . 40.287

Moyenne* 8 057

Liste de concentration républicaine.

MM. Allegret . . * . 19.714

Le Play . . . .*,.*** 19,402

Dcbrégeas * * , . * . 39,850

Lecluse 18 ,602 Vignand Du puy de Saint-Florent*,*** 19.556

Total . . 97.124

Moyenne*, . 19.425

Liste du Parti socialiste (S. F. I. O*)*

BSlV^Betoulle. *j - - * . . . 51.813

/Presseminae ,**,,.,,* . . 50,201

f Valière . . . 49 * 587

^Parvy..* . . 48.363

^ Chauly ,,**,.*, . . . . . 47.688

Total . * 247.052

Moyenne . 49*63ff

Liste du Bloc ouvrier-paysan,

MM* Fralsseï . . — , - * ■ . . 5.634

Seneias . . * * . . . 4,999

Cliatenet . * . % . 5,059

Son lier . - . . 4,900

Vinour . • *.,. . . . » - - 4.902

Total * 25,560

Moyenne, . » , 5.112

Elus ù la majoriti absuluc . . »1M. Bclonlle, Pressemane, Valière, Parvy, Chauly.

Liste du Parti Socialiste [S, F. I. O.)*

Chers Citoyens,

Désignés, à rimanimité, par les groupes socialistes du département pour être, de nouveau, candidats, nous nous présentons h vos suffrages.

VIENNE (HAUTE-

Comme en 1919, nous vous rappelons dès le début de celle profession de foi nos idées essentielles et vous répétons qu'il ne peut y avoir d'affranchissement total, pour ceux qui vivent de leur travail, que dans T avènement du socialisme réalisant l'appropriation sociale des grands moyens de production et d’échange que le capitalisme monopolise de plus en plus, au détriment de ceux qui les mettent en train et que ce but ne peut être atteint que par la conquête du pouvoir politique et le développement de la conscience de& travailleurs.

Nos efforts tendent à réaliser îa République sociale, mais en attendant que son heure sonne, nous, avons le souci et le devoir de défendre les intérêts des prolétaires de la ville et des travailleurs des champs, des fonctionnaires et des classes moyennes et d'améliorer leur sort pendant que dure le régime d1 exploitation capitaliste.

C'est avec ces deux principes essentiels, qui seront la base de notre action, que nous nous présentons devant vous, fidèles à nos idées de toujours.

Citoyens,

Les éleclions auxquelles vous allez participer ont une importance énorme ; c’est d’elles que découleront la ruine ou le relèvement du pays accablé par la guerre et par la politique de ces quatre dernières années.

Dans notre profession de foi de 1919, nous avions signalé les chargea lourdes qui allaient peser sur vous si une majorité issue des rangs de la bourgeoisie capitaliste entrait à la Chambre, Nous vous disions :

« Il s’agît de savoir qui payera les frais de la guerre, »

Hélas ! le corps électoral nous do nuiU cette majorité-là, et c'est elle qui désigna ceux qui payeraient. -

Nous avions alors 22Û milliards de dettes contre 35 milliards en 1914. Les charges qui en résulteraient ctaienL une dangereuse menace d’accroissement des déficits budgétaires que nous annoncions devoir être de 15 milliards.

Pour combler ces déficits, que fît la majorité de la Chambre, malgré nos protestations et nos suffrages hostiles?

Elle refusa de prendre en considération les propositions faites par les élus socialistes qui tendaient à demander aux détenteurs de la richesse dont la sauvegarde avait été assurée par les sans-le-sou au front, un sacrifice qui aurait aidé à la restauration de nos finances ; elle refusa de voter la proposition, faite par les mêmes, tendant à reviser les marchés de guerre et à faire rembourser les bénéfices abusif et scandaleux, La Chambre du Bloc national proclama ainsi qu'elle ne voulait pas indisposer lés riches et les profiteurs de la guerre.

Et voici ce qu elle fit :

En 1920, elle releva les impôts directs sur le revenu et les successions, ce qui donnait une somme peu importante ; elle sfë tourna donc du côté des consommateurs et frappa d’impôt indirects les marchandises qui constituent la presque totalité des dépenses des classes ouvrières et rurales, frappant ainsi les pauvres plus que les riches, les marchandises taxées ne représentant qu'une infime partît des dépenses des familles bourgeoises. La charge de ces taxes s’aggravait encore, pour les familles ouvrières et paysannes, du Fpil que ce sont elles qui ont le plus grand nombre d'enfants.

En 1923, les produits de ces impôts se sont répartis ainsi : Impôts directs (ceux qui frappent îa fortune), 4 milliards ; impôts indirects (ceux qui frappent les consommateurs), I 2 milliards, soit 25 0/0 sur la richesse et 75 0/0 sur la consommation . L'impôt sur les produits

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