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VIENNE (HAUTE-
necessaires à la vie s'élève ainsi à 300 francs par tête d’habitant y compris les enfants ( 1 .800 fi\ , par exemple, pour une famille de quatre entants).
Ces impôts si injustes étaient loin d’équilibrer le budget, la Chambre du Bloc national continua à combler le gouffre par les emprunts durant toute la législature, nous conduisant ainsi, à la fin de 1924, à une dette de 425 milliards exigeant une annuité d’intérêts de plus de 15 milliards*
Malgré tout, les budgets étaient toujours en déficit; en juin 1920, la Chambre gratifia le pays, malgré l'opposition socialiste, de cette fameuse taxe sur le chiffre d'affaires qui devait faire merveille et avait été réclamée par les Chambres de Commerce (qu’en dites-vous,
* petits commerçants ?)
Cette taxe frappait lourdement les classes pauvres et les classes moyennes qui voyaient, par elle, monter Je coût de la vie dans des proportions inquiétantes ; elle infériorisait le petit Commerce et les coopératives qui la payaient quatre, cinq fois et plus, cependant que les grosses firmes commercicles ne 1 acquittaient qu une fois, s approvisionnant sans intermédia ire s à la production. Elle donna naissance à la plus tracassière des inquisitions fiscales à l’égard des petits commerçants désarmés par l’ absence de comptabilité.
Mais tous ces 'sacrifices n équilibraient toujours pas nos budgets : notre monnaie souffrant de cette politique financière et de la politique extérieure baissait; le franc tombait en janvier 1924, à 3 sous et demi, ce qui conduisit la Chambre à voter le double décime (20 0/0 d’augmentation sur tous les impôts), portant ainsi la charge de 300 francs à 360 par habitant, et à 2 J 60 francs par an pour une famille de quatre enfants.
Nous en sommes là, maintenant : 450 milliards de dettes soit une hypothèque de 50 0/0 sur les richesses françaises.
Le payement des intérêts, 15 milliards 500 millions pour 1924, supportés par les contribuables, les prêteurs étant exonérés de tout impôt pendant qui n/e ans (eadeau fait par le Bloc national avant de cesser ses travaux). Des impôts accablants et la vie chère, le franc encore à six sous.
Qu’eu dite/- vous, travailleurs des villes et des champs, classes moyennes, petits rentiers ruinés par la baisse de vos titres et plongés dans la misère par 1 insuffisance de vos revenus, petits retraités, civils et militaires, pensionnés de guerre et mutilés du travail ?
Certes, la politique fiscale et financière du Bloc national a été funeste et ruineuse ; mais elle n'est pas le seul élément de son passif* Au point de vue économique et social, son attitude n'a pas été moins préjudiciable aux intérêts du pays. *
Contribuables, Consommateurs, Travailleurs,
La majorité défunte a liquidé les stocks français et américains à des prix dérisoires qui ont permis aux trafiquants de s'enrichir encore aux dépens de 1 Etat; elle a manque de vigueur dans le recouvrement des bénéfices de guerre ;
Elle a laissé gaspiller et voler 20 milliards dans les régions dévastées et ne s’est décidée à exiger la poursuite des coupables qu'après que le député socialiste Ingels eut dévoilé à la tribune les scandales qui sont aujourd'hui patents ;
Elle a supprimé la loi sur la spéculation illicite et supprime les poursuites déjà engagées contre les gros spéculateurs, rendant ainsi la liberté aux rois du capitalisme qui, maîtres des monopoles privés, ont pu faire monter le prix des marchandises et réaliser sur la misère des profits immoraux ;
Elle a bazardé le bien de la Nation en cédant la flotte d’Élat, qui avait coûté 1 milliard 300 millions, pour 200 millions à l'ensemble des armateurs ravis ;
Elle a cédé le monopole des allumettes cjui avait rapporté 78 millions en 1923, et dont les bénéfices étaient en progression, pour 25 millions et une taxe de 80 millions par an, qui ne manquera pas d'être incorporée dans le prix de vente des allumettes.
VIENNE (HAUTE-
Elle a brimé les organisa Lions syndicales de la classe ouvrière, poursuivi et fait prononcer la dissolution de la Confédération générale du Travail;
Elle a nié le droit syndical aux fonctionnaires et leur a interdit de manifester leurs opinions politiques en dehors de leur service;
Elle a désorganisé lés services publics en , supprimant 75.000 fonctionnaires parmi les plus modestes et les plus utiles : cantonniers, facteurs, instituteurs, sans toucher à une seule des prébendes des chefs de service, des généraux et des amiraux sans commandement.
Républicains et Socialistes,
Les quatre années qui viennent de s'écouler ont vu s'accomplir une série d'attentats contre les conquêtes politiques arrachées depuis trente ans.
Nous avons vu nommer des aumôniers généraux au grade et à la solde de général de brigade auprès des formations militaires séjournant hors des frontières.
*Noiis avons vu rétablir l'ambassade auprès du Vatican, les congrégations v revenir en France par échelon.
Nous avons vu supprimer des écoles de hameau et Faciliter par là la création d'écoles libres concurrentes de nos écoles laïques et neutres.
Nous avons vu ia Chambre renoncer à son pouvoir de faire les lois, qu'elle avait reçu du suffrage universel, et T abandonner entre les mains de l'actuel président du Conseil, violant ainsi la Constitution.
Voulez- vous que cela continue?.
Ou voulez-vous que cela cesse, pour que renaisse l’activité économique dans le monde, seule capable d’atténuer les conséquences désastreuses que nous dénonçons et qui auraient pu être moins étendues si nos ayk avaient été écoutés?
Voulez-vous que la paix se rétablisse et que, par une politique extérieure prudente et conciliatrice, nous aboutissions à l'accord entre les alliés, à une solution raisonnable du problème des réparations compromis?
Voulez- vous, enfin, que s'éloigne le cauchemar du recommencement de la guerre?
Si oui/vous ne vous laisserez pas abuser par le camouflage des listes qui nous sont opposées, dont les candidats n'osent se recommander du Bloc National, mais qui ne le désavouent pas et bénéficient des secours financiers dt la Ligue des Intérêts Economiques et du Comité des Forges, bailleurs de fonds pour assurer la victoire du dit Bloc.
Vous voterez sans ratures pour la liste Socialiste complète.
Citoyens,
SI, comme nous l'espérons, vous nous envoyez à la Chambre pour une nouvelle période de quatre années, voici quelle sera notre attitude :
Nous continuerons nos efforts en faveur de l'organisation des classes ouvrières et rur :s en vue de hâter la réalisation du socialisme qui fera de la République démocratique, une République sociale arrachant les travailleurs de la ville et do la campagne à l'exploitation capitaliste.
Et nous continuerons, tout en nous efforçant à préparer la réalisation de notre idéal, à défendre les intérêts et à améliorer la situation de ceux qui sont les créateurs de toutes les richesses, C'est pourquoi nulle réforme, tendant à ce but, ne nous laissera indifférents.
Nous citerons, entre autres, pour les ouvriers, le maintien des lois existantes qui leur sont profitables; la solution de ce fléau qu’est le chômage par l'assurance de ce risque; l'amélioration de la loi sur les accidents du travail; la construction d'habitations ouvrières en plus grand nombre’ pour mettre lin à la crise des loyers; le droit syndical et la liberté d’opinion pour les fonctionnjiires, pour les travailleurs salariés de l'agriculture comme pour
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les travailleurs de toutes catégories. Nous réclamerons le vote rapide de la loi sur les assurances sociales, et, pour les victimes de la guerre, l'amélioration de leur situation matérielle qu'il faut relever jusqu'au niveau qu'avaient fixé les législateurs qui ont voté la loi de mars 1919; pour les petits fermiers et métayers, nous renouvellerons les propositions relatives à la plus-value de l’exploitation à la sortie du bailleur, à la réglementation des baux de fermage et de métayage qu® nous avons déposées au cours de la législature dernière et que la majorité n’a pas voulu examiner; nous renouvellerons aussi notre proposition déposée dans la dernière législature, tendant à voter un crédit élevé pour améliorer les moyens de travail et augmenter les rendements de la petite propriété, des fermiers et des métayers.
Nous agirons pour obtenir la réintégration des fonctionnaires révoqués pour leurs opinions ou pour leur action syndicale, et celle des cheminots frappés en 1920.
Nous soutiendrons, à ce point de vue, combien d'autres réformes qu'il serait trop long cl' énumérer.
Dans l’ordre financier, nous demanderons qu’on s’efforce de renoncer aux emprunts, puis :
La révision des marchés de guerre et l'application de la loi sur les bénéfices de guerre i\ l’occasion de laquelle trop de complaisances ont été exercées au profit des gros assujettis.
La répression des fraudes fiscales, surtout celles qui résultent de l'usage des titres au porteur.
Due contribution spéciale sur les grosses fortunes, suivant des modalités qui en faciliteront le versement.
L'organisation des monopoles fiscaux sur des bases industrielles et commerciales.
La nationalisation de certains monopoles privés qui sonL un danger publie.
Le contrôle des grosses maisons commerciales et industrielles, trustées et maîtresses du marché, pour éviter que les abus et les profits scandaleux des dix dernières années se continuent.
D autre part, sî la majorité est ce que nom espérons, nous exigerons d'elle qu’elle revienne à l'intérieur à une politique laïque et républicaine et à une politique plus favorable à l’égard de la classe ouvrière et paysanne eL à l’égard des fonctionnaires.
La Politique extérieure, '
La politique internationale de la nouvelle majorité devra être orientée dans le sens de l'entente et de la conciliation et aboutir h des accords par concessions réciproques qui Eû.ent définitifs, si nous. voulons que noire situation financière s'améliore.
C’est h ce prix que se relèvera notre crédit, donc la valeur du franc, ce qui entraînera une réduction sensible de notre dette étrangère, et la diminution du coût de la vie et des matières premières ainsi que la reprise de l'activité commerciale et industrielle.
Notre pays devra se tourner vers la Société des Nations. Ses pouvoirs devront être renforcés, Seule, elle sera ainsi capable de nous assurer la securité et la paix en éloignant les dangers de guerre et. en en réduisant les risques, et le nombre. Seule, elle sera la garantie de paix qui permettra la réduction simultanée et progressive des armements et l'économie des dépenses militaires prévues aux budgets de toutes les nations (5 milliards pour la France).
Des relations normales devront reprendre entre tous les pays, si nous voulons que se réparent les ruines matérielles et financières qui ont été Je fruit de la grande catastrophe de 1914-1918,
C'est pour cette œuvre, citoyens, que nous sollicitons vos suffrages.
Nous comptons sur vous, comme vous devez compter sur nous !
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\h ne nous feront pas défaut, pensons-nous. Puissent les autres départements suivre vos traces afin que le i 1 mai la chute du Bloc National soit un fait accompli et que de vos poitrines s'échappent les cris ardents qui diront vos espoirs.
Vive la H au te- Vienne républicaine et socialiste !
Vive le parti du travail!
Vive la paix universelle l
Léon BETOULLE, Député sortant, Maire de Limoges. — Adrien PRESSES! ANE, Député sortant, Conseiller général, Maire de Saint- Léonard, — Sabinus VALIÈRE, Député sortant, Conseiller général. — Jean PARVY, Député sortant, Conseiller général — Albert CHAULY, Gérant de l'Entrepôt des Vignerons Libres de Maraussan (300 propriétaires co associés), Député sortant.
Liste de Concentration Républicaine,
Électeurs,
Dans la confusion des listes et des programmes en présence, vous - attendez des idées claires et précises. Voici les nôtres :
Partisans résolus d’une République vraiment démocratique et sociale, nous inspirant des principes de la Déclaration des Droits de T Homme, défenseurs ardents de toutes les libertés, notre position est très neLte.
D une part, nous nous séparons des partis révolutionnaires qui font appel a la lutte des classes* qui attendent de la violence, avec la destruction delà propriété privée, l’avènement du collectivisme ou du communisme, qui ne peuvent qu'amener le désordre et unifier la misère, avilir la démocratie dans la démagogie, abaisser les intérêts de la France devant ^Internationale marxiste.
D’autre part, nous nous séparons de tous ceux qui, de près ou de loin, se déclarent les partisans de la Réaction Politique ou Sociale, c’est-à-dîre d’une abjuration de tout ce qu’a fait la République depuis cinquante ans.
Adversaires de toute dictature, néus voulons nous consacrer à la seule œuvre qui compte, celle du développement de la Démocratie et du Progrès social, dans la Liberté, la Pai x , L’ü rd re e t le Travail .
À l’heure si grave que nous traversons, où toutes les énergies doivent être mises en action pour le relèvement de notre pays meurtri, nous faisons appel à ions ceux qui constituent ia grande famille Républicaine, qui ont conservé au cœur le grand idéal républicain, le souci de la vie de la nation, la préoccupation d'un sort meilleur pour le peuple, et qui par leur union assureront le salut et l'avenir du pays î
Mous voulons en conséquence :
La liberté et la protection du travail, fécondé par les progrès des Associations Svndic : ct des Groupements professionnels ; la collaboration des classes, vivifiée par un esprit de justice cl de fraternité.
VIENNE (HAUTE-
La Paix sociale et la Paix religieuse» dans le maintien des lois de laïcité, la neutralité sincèrement pratiquée et le respect des consciences, quelles que soient les croyances et les opinions des citoyens.
Électeurs,
La Vie de la France dépend de sa sécurité» de son travail’, de ses financés.
Polit iq o e ex t êr i e ü re .
Nous voulons avant; tou b que soit assurée la sécurité delà France, C’est le -problème vital du moment présent. Notre pays a conquis par cinq ans de souffrances le droit de ne plus être troublé dans son labeur. Il a le droit aussi de pratiquer en toute indépendance la politique qui lui est propre, et dont le mot d’ordre lie lui sera imposé ni par Londres, ni par Berlin ou Moscou. 11 a le droit enfin d’obtenir de l’Allemagne les jusles réparations qui lui sont dues.
Sur cc point nous rd abdiquerons rien de nos justes revendications ï nous défendrons la poli tique du Gouvernement actiiel qui a obtenu l'adhésion presque unanime du Parlement, parce quelle est celle du Droit et de la Justice, qui auraient éLé de nouveau foulés aux pieds, si F Allemagne avait pu continuer à violer impunément ses engagements» et a préparer une nouvelle guerre, parce qu’en réalité, cette politique a sauvegardé la Paix et la Civilisation du monde.
On le voit bien aujourd'hui par les travaux des experts, par les conclusions de la Commission des Réparations, par l’adhésion des nations étrangères qui reconnaissent que la France a eu raison. Les Réparations seront donc réglées sur les bases du Rapport des experts, le traité de Versailles sera exécuté et ainsi, après avoir gagné la guerre, nous n'aurons pas perdu la Paix,
II faudra dès lors se préoccuper de faire vivre la Société des Nations, afin que reposant sur une base démocratique, expression de la volonté des peuples, disposant d organes complets de décision, d'exécution et de sanction, elle puisse organiser; les États-Unis d’Europe établis sur la Justice et le Droit, et assurer ainsi enfin, avec le désarmement général, la Paix Universelle et Définitive.
Électeurs,
La victoire de la France, sa prospérité économique, son relèvement financier, sa sécurité territoriale sont enfermés dans les unies * voter pour ceux qui semblent plus préoccupés des intérêts de l’Allemagne que ceux de la France, ce serait vous contredire et' vous détruire
vous- meme ï
Politique Economique ,
Nous poursuivrons avant tout la décentralisation par le Régionalisme, condition essentielle du relèvement eide la prospérité de la France. Notre département doit devenir le centre d’une Région considérable et vivante dont Limoges est le chef-lieu, C est dans ce cas que devront se développer les Associations Syndicales et professionnelles qui enverront leurs représentants à h Assemblée Régionale : industriels, commerçants, agriculteurs, patrons et ouvriers étudieront les lois avant qu’elles leur soient imposées ; réglementeront le travail sous le contrôle de l’Etat ; institueront renseignement technique ; poursuivront t amélioration de la production ; mettront en valeur tontes les richesses de la Région,
Immense programme avec lequel nous nous sommes familiarisé^ et a la réalisation
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duquel nous apporterons tout notre effort, de même qu’à l' utilisât; on de notre domaine colonial par une politique sage, équitable et méthodique.
Nous voulomi spécialement protéger la production paysanne : nous combattrons donc toute réglementation portant atteinte à la liberté de vente des produits agricoles, eL nous appuierons toutes les mesures tondant à favoriser la petite propriété, l’amélioration du rendémon t des terres et les associations mutuelles.
En ce qui concerne le commerce et l'industrie, nous demanderons l'abrogation des lois qui paralysent notre essor économique. Tout ce qui a été fait pour la liberté du Commerce et de l’Industrie devra être maintenu et développé. fl faudra également étudier et réaliser un ensemble de mesures destinées à améliorer les transports ; favoriser la production et r exportation ; à accroître nos ressoi^pes pour obtenir une balance commerciale de plus en plus favorable à l'amélioration de notre change. En y ajoutant la réduction de la circulation fiduciaire, une politique douanière d'accords commerciaux, inspirée de vues réalistes nous ouvrant des débouchés stables, 1 amélioration de notre outillage national, une politique éclairée d'amortissement, la condamnation des monopoles privés ou monopples de fait, le développement de tous nos moyens et ressources (forces hydrauliques, électrification des campagnes, exploitation plus rationnelle du sol, etc.), nous aurons indiqué les moyens vraiment sérieux et féconds de lutte contre la vie chère.
■ Politique Sociale .
Nous voulons assurer a chaque travailleur sa pleine indépendance économique. Notre idéal est une organisation sociale où l'ouvrier sera élevé do Tétai de salarie à celui de collaborateur et d'associé.
G%t pourquoi nous demanderons que soi! continuée T étude actuellement entreprise par le Conseil supérieur du Travail sur le principe de la participation aux bénéfices ; nous attacherons aussi une grande importance a I exLenüon du Crédit agricole à long terme et du - Crédit populaire. La généralisation de la petite propriété, immobilière et mobilière, esL pour nous la seule solution du problème social qui soit conforme k l'intérêt général. Il faut mettre le capital suffisant d&p s les mains des hommes jeunes et vaillants qui deviendront une force sociale.
Ni.vUS demanderons la mise en exécution de la Loi sur les assurances ouvrières. Nous voulons pour les familles nombreuses des avantages positifs, matériels et civiques. Nous voulons lutter contre la dépopulation, nous attaquant à tout ce qui ruine et déprime notre race. Noos estimons en elfet que devant ce problème angoissant, comme devant celui de la misère, il ne suffit pas de créer quelques œuvres d'assistance sociale. Il faut engager une lutte énergique contre tous les fléaux sociaux, multiplier les dispensaires d'hygiène sociale, les habitations onwieies claires et saines, assurer la sécurité de Pepargne, créer une exis-" tence plus heureuse aux champs, dégrever et alléger largement, suivant le nombre des en fan I s, le poids des impôts et celui du service militaire.
Pour toutes ces améliorations on aura de l'argent par une meilleure gestion des entreprises qui alimentent nos monopoles d'État, mais surtout par une union féconde du capital et du travail, par cette collaboration heureuse grâce â laquelle le pays connaîtra une prospérité insoupçonnée.
Pol iliq u e Fi n au c 1ère ,
Nous plions sous le poids d’une dette et d’un budget énormes. Mais ne l’oublions pas : si les impôts sont lourds, c'est avant tout par la faute des Allemands qui n’ont pas tenu leurs engagements et pour lesquels nous avorté avancé plus de cent milliards au titre des
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réparations, sans compter les pensions aux mutilés, aux veuves et aux orphelins. Nous nous prononçons pour le maintien de l'impôt progressif sur le revenu, mais sans inquisition. Nous voulons améliorer et simplifier le régime fiscal du petit commerce et de îa petite industrie en remplaçant les impôts actuels par rétablissement d’une taxe forfaitaire unique perçue sans investigation.
Nous voulons plus de justice et d’égalité dans l’établissement de l’impôt. Nous voulons que les combattants, revenus chez eux après plusieurs années de souffrances, ne soient pas inquiétés avant qu'on ait achevé de faire payer les profiteurs et les bénéficiaires de la guerre.
Ce qu’il faut surtout, c’est asseoir la situation financière de la France en corrigeant notre .système fiscal, en récupérant ce qui nous est dû, en diminuant nos dépenses par des économies, en débarrassant l’Etat de ses charges inutiles, en augmentant nos recettes par un accroissement de notre production.
Garantissons donc à ceux qui peinent, à la terre., à l’atelier, au bureau, que le bien par eux acquis a la sueur de leur front leur restera à eux et à leurs enfants ! Refaisons les lois incomplètes ou incompréjiensibles. Laissons plus de tranquillité et de liberté à nos concitoyens.
Electeurs,
Bien des points encore seraient à préciser.
Réduction des charges militaires au minimum compatible avec les nécessités de notre défense nationale, tant que nous devrons l’assurer.
Programme des revendications des anciens combattants auquel nous donnons notre entière adhésion, en ajoutant que notre reconnaissance ne doit pas se manifester pnp des mots, m ai s p a r d es 'a c tes .
. Statut des fonctionnaires qui devrait être rapidement voté, afin qu'ils aient les moyens de défendre leurs intérêts professionnels et soient, mis à l’abri de tout arbitraire.
Réforme des pratiques et des règlements parlementaires (réduction du nombre de sièges, vote obligatoire, etc.), afin d’assurer un travail législatif plus rapide, dans l’ordre et la méthode.
Reforme administrative, fonctionnaires travaillant suivant les méthodes économiques de l'industrie, jugés dTaprès leurs capacités, et dont le pouvoir de décision et la responsabilité seraient augmentés, *
Réforme de i' Enseignement, développement dans toute îa France d’un enseignement technique et agricole qui puisse orienter les jeunes gens vers des carrières productrices ; instruction intégrale ouverte gratuitement à/tous, afin que tous nos enfants puissent y accéder selon-leurs aptitudes,
Ce sont de larges réformes assurant à l'individu plus d’ indépendance et plus de bien-être dans une solidarité plus féconde, plus étroite, de toutes les forces de la nation. C’est l'ascension continuelle qui conduit du Travail à l’Emancipation d'une humanité consciente de sa détresse, à une humanité à laquelle sourit un peu de bonheur.
C'est la République en action [
Electeurs.
Nous voulons l’harmonie intérieure de la France, contribuant à son rayonnement à travers le monde.
Nous voulons la 'Paix, rêve de nos soldats de la longue guerre.
Nous voulons une France qui demeure la plus haute personnalité morale entre les peuples.
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Chers C o nel ioje ns,
- Vous connaissez mieux maintenant noire idéal.
Nous voulons que la République tienne toutes ses promesses- que dans d'union des hommes de cœur et de bonne volonté, elle fasse un pas décisif en avant sur la route difficile du Progrès social.
C'est pour la délense de cet Idéal que nous ne nous sommes pas dérobés à l'appel qui nous a été adressé par îa grande majorité des élus, républicains de notre département.
Nous n'avons livré nos noms à la lutte politique, qui de notre côté a été respectueuse de tous nos adversaires, que pour répondre à un devoir. Si vous estimez que nous pouvons vous être utiles, vous accomplirez le vôtre.
Vive la France!
Vive la République de Paix et de Progrès social !