IL - Droit au travail et au reclassement social
Ce droit doit être assuré :
l ar le p erfec tio n n onien t de la loi des emplois réservés ;
^>ar ^ établissement d un statut pour les militaires de carrière victimes de la guerre et maintenus en activité ;
Par les compensations de carrière à accorder aux fonctionnaires anciens combattants ou à leurs veuves ;
A droiL égal, par la préférence accordée en toutes circonstances aux victimes de la guerre el aux anciens combattants (munis d’une carte à cet effet) à l’égard des noncombattants ;
En matière de dommages de guerre, parla priorité de paiement pour les victimes de la guerre et anciens combattants.
ML — Droits spéciaux en matière île prévoyance sociale .
Maintien, développement et autonomie des Offices nationaux de mutilés et de pupilles de la Nation.
Création de 1 Oliîce national du combattant, organisation du Crédit.
Organisation de la retraite du combattant.
\ oie de la loi sur les assurances sociales en 1 adaptant aux conditions particulières des anciens combattants et des victimes de la guerre.
I V » Droits c iv iq ues el mo ra u x ,
Droit de vote aux veuves de guerre non remariées.
Réforme du Code de justice militaire en vue d’assurer le maximum de garantie aux citoyens sous les drapeaux.
Amnistie des infractions militaires des anciens combattants, exception faite des cas de trahison, espionnage, insoumission, intelligence avec l’ennemi, désertion ; grâce amnistiante pour certains cas de désertion.
Réalisation des buts de la victoire, c’est-à-dire Je droit et la paix, par :
1 Le respect des traités de paix et le paiement des réparations dues à la France la pratique de la solidarité interalliée ;
VflïRKE (HAUTE-)
2» L’emploi de méthodes qui. faciliteront la constitution d’un monde nouveau basé sur les principes de droiL et de justice entre les peuples;
3“ Une action soutenue pour le renforcement et Tutilisalion des organismes internationaux : Société des Nations, Bureau International du Travail, Cour internationale de Justice*
La S. 1). N*, disposant d'une force morale susceptible de faire prévaloir l’esprit de paix, devra être dotée d’une puissance matérielle capable d’éviter la discussion de ses décisions.
Telles sont les lignes essentielles de notre programme. Nous sommes hautement partisans de la politique de Poincaré. Les idées républicaines, nationales, sociales et libérales qui sont les nôtres nous ont valu l’appui et le concours d’hommes qui ont conquis dans notre département l’estime et la confiance. L’un de nous a été, à la municipalité de Limoges, le collaborateur des hommes dont le docteur Chénieux était le cher respecté. G est un nom dont nous sommes fiers de nous réclamer avec lui. Jeunes et ardents, nous abordons la vie publique avec la volonté d’y faire œuvre utile. Ici comme au front nous n’aurons qu’un cri : <f Pour la France I »
VEYRIRAS, Agriculteur j Maire de Couzeix, Ancien Conseiller Municipal de Limoges — De PUYBAUDET, Agriculteur, Maire de Rompierrc-les-Êglises, Mutilé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — DUSSARTRE, Agent général d’assurances, Mutilé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, — OUVERT, Industriel, Maire de Verneuil, Grand Mutile de guerre, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — DESMAISON, Négociant, Conseiller Général de Saint- Germaindes-Relles, Ancien Combattant.^*
Liste du Parti ‘Communiste (3. F. I. G.) ■
Aux Electeurs de la Haute-Vienne.
Camarades Ouvriers et Paysans,
Le II Mai, vous êtes appelé à élire cinq députés. Pour ces cinq sièges, une multitude de candidats font appel â vos suffrages. Seul, dans cette bataille, notre parti lutte sur un terrain d’idées et n’a fait aucune compromission avec la bourgeoisie de droite ou de
gauche. .
Actuellement, plusieurs listes sont en présence. La liste, dite catholique, qui n est autre que la liste royaliste, mais qui masque sa véritable étiquette et a, comme tête de liste M, Jacquet, qui n’ose affronter les réunions publiques. Le 11 mai, les Limousins sauront rappeler à M. Jacquet que les émules de Daudet n’ont pas de prise datte notre département.
La liste des Aciens Combattants, surnommée liste fasciste, a comme chefs M. le docteur Basset qui est actuellement le porte parole de MM. Allegro t et Le Play. Les autres oandidats sont MM. de Pufbaudet, descendant de la vieille noblesse, Dussartre, Dumaison et Dovert. CeRe liste se réclame de M. Poincaré, e’esL tout son programme; elle donc contre les travailleurs.
VIENNE (HAUTE'-
La liste de concentration républicaine, elle aussi, se réclame de M. Poincaré, tout en se désolidarisant du Bloc National. L’un et l'autre, pourtant, firent la mémo besogne de 1919 à 1924. Comme tète de liste, M. Allegret, qui désire absolument être député, quel que soit le programme qui le ferait élire. Puis, M. Le Play, gros propriétaire terrien, exploiteur des paysans, réactionnaire avéré. C’est un adversaire dangereux pour la classe ouvrière.
Entre ces deux hommes, figurent MM. de Saint-Florent, Debrégcas et Lescluze, que les électeurs connaissent bien. Cette liste, qui n’ose défendre son programme, a la môme altitude que les candidats du Bloc National en 1919. C’est la liste de concentration capitaliste.
La quatrième liste est la liste qui se réclame du socialisme. Elle est composée de : Pressemane, Betoulle, Valière, Parvy, Chauly. Cis candidats ont approuvé la formation du Bloc des Gauches et ont scellé leur alliance avec de pâles républicains, comme le; citoyen Tarrade, de Châteauneuf. Réunissant leur programme, les socialistes ont accepté le marché des radicaux, qui ne sont en désaccord avec le Bloc National que depuis huit a dix mois*
Nos ex- camarades ne parlent pins de lutte de classe, ils ont pris le programme i\h ica et luttent {eux les ex-révolutionnaires) pour la République démocratique et sociale ! (Nous savons ce qu’elle vaut,)
En Haute -Vienne, le Bloc des Gauches existe moralement. La liste socialiste est soutenue par les radicaux qui, en 1919, la combattaient* Tarrade, battu en 1919 comme Bloc National, est aujourd’hui membre du Parti socialiste ! On ne nous dit pas pourquoi, 1 avenir nous le montrera, mais, pour nous, entre Allegret et Tarrade, point de différence.
En face de ces politiciens qui abandonnent leur programme pour des sièges électoraux, la Fédération Communiste oppose le Bloc Ouvrier et Paysan avec, comme candidats, le docteur Fraisseix, vieux pionnier du socialisme; Sénélas, ouvrier en chaussures , Chatenet, conseiller général communiste de Saint-Ma Lliieu ; Soulier, ouvrier céramiste et Vinour, ouvrier galochier.
Avec la liste communiste du Bloc Ouvrier et Paysan, on sort enfin de toutes ces louches et malpropres combinaisons électorales*
Entre les pantins de. la bourgeoisie, les profiteurs de la politique, et le Bloc Ouvrier et Paysan, la population ouvrière et les classes moyennes du Limousin sauronL choisir.
Nous avons confiance au verdict des ouvriers et paysans* Le 1 1 mai prochain, les travailleurs des usines et de la terre ne renieront pas leur passé et s affirmeront en masse sur la liste du Bloc Ouvrier eL Paysan.
Vive le Parti Communiste libérateur !
L a Fédéra lion Communiste de la II a u ( e- V\ en n e *
Liste d'Union Nationale et Catholique,
Électeurs,
Cinq listes de candidats se présentent à vos suffrages clans le département de la Haute-* Vienne*
Que vous proposent-elles?
Les deux premières, la liste communiste et la liste des députés socialistes unifiés sor-
VIENNE (HAUTE-
tacts, vous proposent la Révolution sociale, c'est-à-dire la Révolution sanglante, l'expropriation totale de vos biens, petits ou grands et la transformation de la société actuelle en société collectiviste.
Qu^est-ce qtic la sociéLé collectiviste?
C'est une société où personne, ni les individus, ni les familles, ne pourraient posséder en propre qaoi. que ce soit, mais où tout le monde serait fonctionnaire ou plutôt esclave de l'État.
C'est une société semblable h celle que Lénine-Qulianofï et sa bande infernale de Juifs ont essayé d imposer à la Russie,
Le Populaire du Centre lui-même l'a reconnu dans sou numéro du 17 octobre 1919, où il dit :
u Le Bolchevisme, c'est le. socialisme collectiviste marxiste. »
Or, qu'est-il résulté du Bolchevisme et de la Révolution russe?
Une immense famine;
Des massacres sans lin ;
Une guerre civile épouvantable et permanente.
En un mot, le socialisme, tel que le prêchent M. Betoulle el sa bande do charlatans, a transformé la Russie, autrefois grenier de l'Europe, en pays de la famine et de l'horreur, en véritable cimetière.
Les communistes et les socialistes unifiés sortants ne sont d'ailleurs pas républicains, puisqu'ils prêchent les uns et les autres la Dictature du Prolétariat, qui est la plus sauvage et la plus terrible de tontes, étant anonyme et irresponsable.
Deux autres listes se présentent sons l'étiquette républicaine.
La première, celle qui a été formée par M. le sénateur Mazurier, ami de Caillaux et de Mai vy, et que dirige l'ancien pasteur protestant M. Âllegret, est une Liste Maçonnique,
Les belles phrases qu'elle vous débiLc ne sont faites que pour vous tromper, car son programme est exactement celui que prêche la Franc-Maçonnerie.
La seconde, celle dite dT a Union Républicaine et Sociale », dont font partie MM. De-* maison, Du vert, Dussàrlre, etc., n’a pas de programme. Elle ne présente que des hommes. Ou, si elle a un programme, c’est le même que le programme maçonnique de la liste de M. le sénateur eailhuitiste Mazuricr. D'ailleurs, ces deux listes ont longtemps cherché à fusionner ensemble.
Enfin , il y a notre liste d' Union Nationale et Catholique.
Que vous propose-t-elle? Des hommes nouveaux?
Qui certes : des hommes d'une honorabilité et d'une probité incontestables.
Mais elle vous propose surtout des idées nouvelles, un programme.
Ce programme vous a été exposé, tout au long, dans le numéro spécial de L'Action Française r In Dimanche qui vous a été envoyé.
Il vous donne le moyen de réaliser tout ce que vous désirez, le moyen d'établir la tolérance religieuse, d'imposer le respect de la propriété individuelle et familiale, 1 impôt juste mais non inquisiteur; de faire dégorger les grands voleurs qui sont actuellement les maîtres du régime; de réduire le nombre des fonctionnaires inutiles et de mieux payer les fonctionnaires utiles ; d’assurer aux anciens comljaltants, h leurs veuves et à leurs orphelins des pensions qui leur permettent de vivre honorablement
Enfin, tout en donnant satisfaction à chacun elle fournit à l'Etat . le moyen de réaliser des économies, de réduire les impôts, de supprimer l'inquisition fiscale et d'imprimer à LagrïcuUurc, i\ l’indusLie et au commerce français un essor nouveau.
VIENNE (HAUTE
Electeurs Limousins,
Si vous vouiez oviter la Révolution sanglante et la guerre de revanche que prépare l1 Allemagne ;
Si vous voulez conserver les économies que vous avez mis tant de peine à réaliser ;
Si vous voulez assainir nos finances, actuellement la proie de spéculateurs sans scrupules ;
Si vous voulez pouvoir enfin vivre tranquilles en travaillant,
Votez pour notre liste dTUnion Nationale et Catholique,
El vous y Ouvriers Limousins,
Si vous voulez être désormais préservés contre les risques du chômage, de la maladie et de la vieillesse ;
Si vous voulez retrouver une véritable organisation de la production, de justes salaires et la sécurité du lendemain pour vous et vos familles,
Cessez d'être les jouets et les dupes des charlatans, et volez pour notre liste dTUnion Nationale et Catholique,
Votez pour nos Candidats :
Ëlie JACQUET* — Laurent LOUIS, — F. de; la GUÉRI VIE RE, Albert PESTÙUR. — Ch. SOURY-LAVERGNÉ.
VOSGES
7 députés.
Inscrits. 109.753
YûUn ta ... 89.025
Blancs et nula.... . 1.046
Suffrages âgftciinâ»,* ... ....... 87.93.2
M aj orl té ab so 1 u e. . . , . 43 . 90 7
Quotient électoral . . . 12.561
- Liste d’Union républicaine et nationale»
" MM# Flayelle . . 35.174
* Âmet . . . . . 3 ï , 343
Colin. 32.494
Guillcm. , . .. . 32.828
§ De r.esseui .......... . ....... 33.381
# Madilin.... . 33.071
#Mathis . . . . . 34.343
Total. .......... 234 730
Moyenne,. . . . 33.532
Liste d’Union républicaine.
MM.fVerlot . 21.462
Fonde.. . 19.724
Manuel . . . 17.464
Euîriet . . . . 18.804
Mamelet, . . . . . . . 17.970
Porterai . . . . . . 19.554
Sïmonet. . . 19. 250
Total . 134:228
Liste républicaine d Union des gauches.
MM. Schmidt... . v... . . 18.617
1 » Picard . . . 18,874
Elus . S au quotient .
{ à la plus forte moyenne - .......
MM. Divoux. 17.597
Ganiauj 17.762
Rénaux . . 17.867
Lapique . . . . 48 . 454
Yenard . . . . . . . 18. 002
Total . 127.173
Moyenne,.,...,,.... 18.167
Liste Socialiste.
MM. Darmûot. . . . 7 . 478
Seux . 6.929
Perrin . 6.848
Mai m bourg . . . 6.639
Tairelles. . . 6.770
Henry (Pierre). . . 6.786
Libraire . . . 6,694
Total . . 48.114
Moyenne . . . 6,873
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM. Finck . 4,860
Genty . . . - 4.833
Léonard lT.. - .... - . . - 4.971
Lorraine . . . . 4 . 938
Luron . . 4.808
Mervelet. . . 4.814
Kuenemann . . . 4.762
Total ........... 33.986
Moyenne - - 4,855
La liste Républicaine a obtenu une moyenne de 4.000 voix.
MM, Flayelle, Math ï s, Verlot, Picard,
MM. À met, De Lesseux, Madelin,
VOSGES
Liste d’Uïiiûn Républicaine et Nationale.
Messieurs les Electeurs el chers Compatriotes,
Les circonstances graves que nous traversons imposent à tou;; les bons citoyens le devoir de F Union pour la défense des intérêts vitaux de la Patrie menacée.
C’est pourquoi, faisant abstraction de quelques divergences d'idées que nous subordonnons à la nécessité du salut public, nous avons formé la liste d’Union Républicaine et Nationale qui vous demande vos suffrages.
Ces suffrages, vous nous les donnerez car, en immense majorité, vous voulez ce que nous voulons cl vous repoussez ce que nous repoussons.
Nous repoussons tout ce qui peut diviser le pays, parce que tout ce qui le divise ^affaiblit*
Nous vouions la concorde entre les citoyens, le maintien de cette amitié française ranimée pendant la guerre par la communauté des périls et des douleurs, et que certains de nos adversaires prétendaient étouffer aujourd’hui sous un renouvellement de vieilles gaines civiles.
Nous voulons la tolérance réciproque, le respect absolu de la liberté de conscience et d’enseignement, la consolidation de îa paix religieuse dans l’application meme des lois de la République interprétées loyalement et libéralement, rendant possible, notamment, la constitution des Associations Diocésaines qui vont restituer à 1 Église Catholique une existence légale*
Nous voulons que la victoire de 1918 ne se tourne pas en défaite financière, économique et sociale, préparant et appelant une nouvelle agression qui se serait déjà produite si la politique française de AL Poincaré, soutenue par nous sans aucune défaillance, n avait imposé le maintien de la paix et paralysé la préparation guerrière de V Allemagne par cet acte sauveur : F occupati on de la Ruhr*
Nous voulons que ia force française nécessaire a la paix du monde ne soit pas ébranlée financièrement par îa dépréciation du franc, cause de la vie chère, aggravée par ics spéculations de la finance ennemie exploitant nos difficultés qui résultent toutes de la fourberie de F Allemagne et de la charge quelle nous laisse de réparer les ruines qu’elle a causées.
Pour gagner cette guerre financière, nous voulons d abord ne plus rien abandonner de notre créance cl garder notre mainmise sur le gage productif de la Ruhr ,
Nous main tiendrons cét équilibre complet du budget que nous avons eu le devoir do rétablir en votant des impôts nouveaux qui constituent, certes, une lourde surcharge, beaucoup moins lourde cependant que l’énorme renchérissement de la vie qu’aurait entraîné la persistance de la baisse du franc ;
Nous continuerons la politique de stricte économie amorcée par la Chambre quand elle a volé une réduction de dépenses d’un milliard;
Nous poursuivrons la diminution des frais généraux de l’Administration, ia réduction du fonctionnarisme, l'abandon par 1 Étal de ce rôle d industriel et de commerçant pom lequel il m’est pas fait et la liquidation de ses monopoles ;
Nous continuerons à repousser toute inflation monétaire qui aurait en France les memes effets qu’en Allemagne et en Russie : misère pour les épargnants, pour les travailleurs ù les retraités de toutes classes sociales;
Nous exigerons toutes les mesures nécessaires, d’une part, pour surveiller, contrôler, au besoin durerpënt réprimer les opérations de la finance française qui aurait des liens avec la finance étrangère et agirait dans un son» contraire à 1 interet de 1 État , d autre part, poui
VOSGES
empêcher toutes les manœuvres tendant à fausser le cours des marchandises au profit de mercanlis dont V action néfaste est également préjudiciable aux: commerçante honnêtes et aux consommateurs ;
Mais nous repousserons toute mesure de suspicion ou d'inquisition oppressive qui risquerait de paralyser l'industrie et le. commerce ou de décourager l'effort admirable de nos agriculteurs qui servent le pays par leur travail acharné après l'avoir héroïquement défendu par leur inébranlable valeur;
Cet effort de la production agricole et industrielle, nous voulons le vi vifier de plus eu plus, spécialement par le développement des transports, l'électrification des campagnes, la mise en œuvre des ressources immenses de nos colonies qui peuvent donner leurs matières premières à tant de nos industries françaises, notamment à notre industrie textile, nous affranchissant ainsi d'une grande part du tribut que nous payons à l'étranger et dont la crise des changes nous fait sentir tout le poids;
H nous faut dans un avenir prochain une France qui, instruite par les épreuves de Ta près-gu erre, méprisant tous les sophismes, dégoûtée de tous les charlatanismes, renonçant à toutes les vaines querelles, ne voulant plus considérer que les réalités de la puissance et de la prospérité nationales, sorte de la crise qu'elle traverse actuellement plus forte et plus prospère que jamais, capable de se suffire à elle-même, une France qui n'ait besoin de personne et dont le monde entier ait besoin*
Messieurs les Electeurs et chers Compatriotes,
Quand ce jour sera venu, nous pourrons donner largement tout le développement qu'il comporte à notre programme de réformes dont nous n'oublions rien et que nous avons seulement amorcé par le vote récent de la loi sur les Assurances Sociales*
*Nous pourrons décupler la valeur des encouragements déjà attribués aux familles nombreuses pour l'accroissement de la natalité française de plus eu plus nécessaire sous peine de décadence rapide et mortelle* Nous ferons tout pour donner à ces familles la place à laquelle elles ont droit et nous sommes nettement partisans du vote familial*
Nous pourrons acquitter aussi notre dette sacrée envers les Anciens Combattants par l'augmenta Lion de la valeur des pensions et par l'institution, à titre de récompense nationale et de complément de pécule, d'une retraite pour tous.
Ces Anciens Combattants, qui ont sauvé la France dans la lutte sanglante, seront à là tête de ceux qui la sauveront encore dans les luttes de l'après-guerre et leur courage de citoyens sera à la hauteur de leur vaillance de soldats*
Messieurs les Electeurs et chers Compatriotes,
Si vous ne voulez ni la ruine ni le retour de la guerre, vous ne serez dupes ni des excitations à la discorde civile ni des divagations pacifistes qui, en présence du fait certain des armements de lf Allemagne et de sa volonté de revanche, sont un défi au bons sens, ni des calomnies impudentes prodiguées par ceux qui, responsables de la durée de la guerre non prévue et mal préparée, osent aujourd'hui nous reprocher de n'avoir pas réparé tout de suite et complètement toutes leurs fautes, par ceux qui, depuis 1919, prenant la suite du défaitisme glorieusement brisé par M* Clemenceau, ont empêché le résultat totalement victorieux de la politique française de M. Poincaré en lui refusant cette adhésion résolue de 1 unanimité nationale sans laquelle l'action extérieure d'un gouvernement ne peut prendre toute sa force.
Vous ne vous livrerez pas vous-mêmes, vous ne livrerez pas votre pays et vos enfants à ces hommes dont le triomphe électoral serait salué comme une défaite français^ par les cris de joie de l'ennemi*
VOSGES
Vous voudrez, au contraire, qu'il apprenne avec une colère impuissante que la France ne s'abandonne pas, ne se trahit pas elle-même, qu'elle reste debout dans sa volonté, droite et ferme de maintenir sa victoire et de sauvegarder toutes les conditions de sa force, garantie de la paix,
Alors, vous pourrez regarder avec confiance l'avenir qui, peu à peu, se dégagera des difficultés du présent, l'avenir dé prospérité pacifique et glorieuse que notre pays aura doublement mérité par la fermeté du cœur pendant la guerre militaire et par la fermeté de la raison dans la guerre diplomatique, économique et sociale qu'il aura gagnée comme il a gagné la première.
Vive la France !
Vive 3a République î
Maurice FLAYELLE, Député sortant, Conseiller général. ■— Camille AM ET, Avocat, Conseiller général, Chevalier de la Légion d’honneur, Ancien Combattant, Croix de Guerre. — Albert COU N, Docteur en Médecine, Ancien Député, Chevalier de la Légion d'honneur, Ancien Combattant* — * Louis GLILLON, Conseiller d' Arrondissement, Adjoint au Maire de Ihaon, Ancien Combattant* — Hubert i>e LHbS-EUX, Député sortant, Maire de Lusse, Conseiller général, Chevalier de la Légion d’honneur, Ancien Combattant, — Louis MADELIN, Agrégé de P Université, Chevalier de la Légion d honneur, Croix de Guerre, Ancien Combattant* — Édouard MATHIS, Député sortant, Maire de Yille-sur-IUon, Cultivateur, Président de i Union des Syndicats Agricoles V osgiens-
Liste d’Union républicaine.
Aux Électeurs Vosgiens !
La liste d'Union. républicaine qui se présente à vos suffrages, est composée d hommes qui placent au-dessus de tout l'Intérêt national*
Elle comprend sept républicains de gauche qui veulent grouper, dans la prochaine Chambre, une majorité républicaine assez large et assez solide pour constituer un Gouvernement durable.
Son programme national, laïque et social est celui qu'a exposé à la tribune de la Chambre, le 15 juin 1923, notre ^éminent compatriote M* Raymond Poincaré et qu’il avait résunié dans son discours de Senones, lors de 1 1 fête de la reconstitution de cette cité vosgienne :
« Dans le respect des institutions républicaines ;
« Collaborer à la restauration du pays et àda co isolidation de la paix ;
« Rétablir notre situation financière ;
« Inspirer à toutes les administrations publiques leurs devoirs envers I ELU ;
Xi Fortifier dans les esprits les notions d'ord c et cl ; méthode ;
s Relever la France épuisée* »•
VOSGES
G'eàl la réalisa Rôti de ce programme que nous vdilons assurer en faisant triompher lo H mai les idées dértiOCraüques que les républicains de tradition ont toujours défendues.
Ce triomphe, nous voulons l'obtenir sans compromissions.
Ni èdttljmOmi&fidnâ à droite ; ni compromissions à gauche 1
Nous voulons lè maintien de la paix, en exigeant des garanties pour la sécurité de .la Initiée, gn poiWsfeiMtt T application intégrale du traité de Vcteaillesj condition expresse dti ôdètffefitifeWt êtëôhofnîc(tié et iiliancier.de notre Pays,
Nous voulons défendre la propriété individuelle, sans laquelle il n’y aurait bientôt plus de liberté P
Nous voulons le respect absolu de toutes les croyances et de la liberté de conscience* Nous sommes inébranlablement attachés à la laïcité, sans laquelle il nj aurait bientôt plus de République.
Nous faisons appel :
A tous ceux qui sont fermement attachés à l'idée de Patrie ol qui placent la République aU-dbssus de toute discussion ;
À tous ceux qui veulent io respect de lu propriété individuelle, légitimement acquise pur le travail et. l'épargne ;
A tons ceux qui répudient la lutte de classes ;
A tous teux qui désirent assurer dans P ordre, l’évolution pacifique de lu démocratie Vers un idéal de liberté, de solidarité et de justice sociale.
Notais programme
Politique extérieure :
1° Stricte exéeuLion des clauses du Traité de Versailles ;
2° Approbation des mesures prises pour la sauvegarde du gage des réparations (occupation do la Ruhr) ;
3° Application des mesures indispensables pour assurer notre.. sécurité et resserrer nos alliances ;
Aa Fortifier l'autorité de la Société des Nations*
Politique intérieure :
r Application des lois laïques qui sont le complément naturel des libertés civiques, la garantie de la liberté de conscience et la côtidiüon de la paix intérieure ;
2‘- Maintien et perfectionnement de toutes les lois sociales ;
3fl Application équitable iïê l’impôt sür le revenu, Sans inquisition fiscale, niais avec sévérité pour les déserteurs de l'impôt
Qttèstions de première urgence.
a) Là vie chère :
Le problème est complexe-; mais P action du législaleur^tloiL d'abord s'exercer par la répression de 3a spéculation sur les produits alimentaires dé première nécessité.
Tous ses efforts doivent tendre à favoriser, par l'adoption d une politique agricole agissante, la protection et P intensification de la production agricole,
Lutter contre le dépeuplement doâ campagnes par une politique de transports, d’électrification et par la diffusion de l'ériseignenient agricole.
Reconnaissance des droits des bouilleurs de cru ; suppression de toutes les tracasseries et de toutes les inquisitions irritantes.
VOSGES
h) Les problèmes tîe la guerre :
Respect des engagements officiels à 1 égard des sinistrés et de toutes les victimes de la guerre.
Pas de révisiop de la loi du 31 mars 1919 sur les peqsion.s ; les drpits des iputilés et de tontes les victimes de la guerre -(orphelins, ascendants, etc.) doivent rester actuellement intangibles. Peur amélipratiqn nécessaire s’imposera dans lajvenir.
Développement des sports eq vge de l’amélioration des aptitudes physiques de la jeunesse.
Développement de renseignement technique industriel, commercial et ménager ; développement de l'apprentissage afin de former les cadres de 1 armée économique,
ç) Dans Tordre administratif :
Réforme profonde du régime administratif ; suppression des rouages inutiles ; économies dans tous les services, *
Responsabilité des chefs de service ayant pouvoir de déoteiom Garantie des droits civiques et des intérêts professionnels des fonctionnaires,
d) Dans le domaine fiscal : *
Apporter plus de justice dans la répartition des impôts, en imposant la richesse acquise proportionnellement à ses facultés, en demandant davantage au superflu, moins à Futile, et
rien au nécessaire, v
Substitution d’un régime fiscal clair et simple au régime Lracassier actuellement en
vigueur. ^
Protéger le salairp et J 'épargne ; respecter le secret des affaires et la liberté du loyer.
Équilibrer le budget par des recettes normales et permanentes.
Contrôle sévère des dépenses par le Parlement.
Poursuivre la restitution au profit de l’Etal de toutes les sommes indûment perçues à sor. préjudice.
Questions de demain .
Egalité de tous les enfants devant 1 instruction.
Développement de l’éducation populaire pour l'adolescence urbaine et rurale. Collaboration étroite et loyale du capital, de l’intelligence et du travail.
Opposition à la lutte de classe, si chère aux révolutionnaires, à la haine desséchante et stérile, d’un régime où, grâce à l’épargne, à la mutualité, à la coopération, aux assurances sociales, le travailleur ait, pour lui et les siens, non seulement la securité du lendemain, mais la facilité d’accéder à la propriété.
Protection de ■ l’enfance par l’organisation ralionelle de la lutte contre la mortalité
infantile el la tuberculose.
Aide efficace aux familles nombreuses.
Électeurs républicains [
Les candidats de la liste d'Union républicaine sont des républicain pprpuyéfi.qai n’ont jamais marchandé leur concours à la cause publique, des hQjprpe» dont le3 fionYjfiljppe démocratiques sont irréprochables et le dévouement infatigable poppn de vous tous.
Ce qu’ils ont fait hier, ils sont prêts à le faire deipain.
Leur expérience en matière d’administration communale et départementale, c(^ps es
VOSGES
questions agricoles, économiques et sociales est â la mesure de leur foi républicaine et démocratique.
Ils font appel à La confiance de tous les électeurs vosgiens qui veulent une République ordonnée et agissante, dans laquelle gouvernants et fonctionnaires, responsables, travaillent avec clairvoyance et résolution à l'assainissement de nos finances, à l'amortissement de notre dette, au progrès social dans l’ordre et la liberté, à la prospérité économique du pays, à la grandeur morale et matérielle de La France républicaine.
Constant VERLOT, Député des Vosges, Vice-Président du Conseil général, Maire de Senoues, Chevalier de la Légion d honneur. — Capitaine René FONGK, Député des Vosges, Commandeur de la Légion d'honneur, — Charles EULRIET, Cultivateur^ Conseiller d'arrondissement du canton de Charmes, — Albert MAMELET, Agrégé de l'Université, Chevalier de la Légion? d’honneur, — Henri MANUEL, Industriel, Maire d’fgney, Chevalier de la Légion d'honneur, — René P O RT ER AT , Président du Conseil général, Maire de Mi recourt, Chevalier de la Légion d’honneur, — Louis SIMON ET, Vice-Président du Conseil .général, ancien Député,
Liste Républicaine d Union des Gauches,
Aux Électeurs Vosgiens,
En, se présentant unis sur une lis Le de Cartel des Gauches, les républicains et les socialistes des Vosges reprennent une tradition qui les a toujours menés à la victoire.
La loi actuelle impose d’ailleurs aux républicains cette tactique d’union, puisqu’un deuxième tour de scrutin est impossible en faiL,
Nous aurions désiré voir cette union plus complète, La défaillance des députés élus par les républicains vosgiens en 19 19 et qui, depuis, ont toujours voté avec la réaction, nous au a empêchés.
L'heure est venue pour tous les démocrates d'en finir avec cette politique néfaste du Bloc National, qui a fait tant de mal à notre pays.
Son œuvre politique, économique et sociale peut se résumer ainsi ;
Le chiffre des dettes de la France a plus que doublé; la valeur de notre monnaie a été avilie et notre pays mené au seuil de la faillite.
Le gaspillage s'est développée sans frein, tanL dans la liquidation des stocks que dans les pays libérés, oh aucun contrôle sérieux n’a été exercé par ceux-là memes qui en avaient reçu mission, •
Les gros spéculateurs ont été protégés et leurs agissements ont sérieusement contribué à augmenter la cherté de la vie.
Aucune mesure efficace n’a été prise pour améliorer la situation des anciens combattants, mutilés et prisonniers de guerre ; Il en a été de même à l'égard des fonctionnaires et des pensionnés.
Toutes les classes laborieuses ont été accablées d'impôts écrasants (20 0/0 d’augmen-
VOSGES
talion sut tous les impôLs), alors que les gros profiteurs de guerre n’ont pas été inquiétés. On a été sans pitié pour les petits commerçants, petits arLisans et petits industriels.
On a commencé à dépouiller l'Etat des richesses de la Nation au profit des consortiums financiers*
Aucun crédit n'a été prévu pour l'exécution de la loi sur les assurances sociales, qui a été volée en un tourae-main à la fin de la législature.
Les principes les plus sacrés d'une démocratie eut été violés, par le vote du budget pour deux ans et par celui des décrets-lois.
Par sa politique antidémocratique, le Bloc National a profondément altéré la vraie -figure de la France pacifique et républicaine.
Cette politique néfaste a eu pour résultat l'isolement de la France.
Aussi, dans tous les départements, le Cartel des Gauches se dresse-t-il contre cette majorité sortante du Bloc National, qui a mal servi les intérêts de la Nation et compromis l’œuvre démocratique, laïque et sociale de la troisième Répubique.
II s'agit de réparer le mal immense fai ^ à noire pays.
Seule, l’union de tous les républicains, sans restrictions, nous permettra de sortir du gâchis.
Vous nous connaissez.
Vous connaissez notre passé.
Vous savez notre fidélité à la tradition républicaine.
Cela nous permet de résumer brièvement notre programme.
Programme minimum ou cartel des gauches*
Principes.
La République est la forme essentielle de la démocratie organisée sur la base du suffrage universel.
Le Cartel des Gauches veut la défense du régime et son développement, excluant tout pouvoir personnel, toute dictature de classe.
Politique extérieure :
Le Cartel des Gauches place la Patrie au-dessus de toutes les querelles intérieures. Il réprouve l’exploitation intéressée du sentiment naLional, qui ne peut être l’apanage d’aucun parti*
Résolument attaché à la paix, il se propose :
1“ Le rétablissement des accords avec les alliés, afin de lutter contre la réaction mon diale et contre toutes les formes d’impérialisme.
2» La défense de la Société des Nations, élargie et fortifiée par les moyens d’action qui lui font actuellement défaut, et particulièrement par une force armée internationale capable d'assurer l’application des decisions de la Société des Nations,
Seule, cette action permettra de réduire le fardeau de la paix armée, qui pèse si lour-
dament sur les peuples,
3° L’affirmation des droits imprescriptibles de la France aux justes réparations que doit l’Allemagne. Ces réparations, nous les exigerons, en plein accord avec nos alliés.
Défense nationale. — Le service obligatoire, base deda nation armée, doit être réduit au strict minimum : une année au plus.
YQSÜJy S
Il faut, dès le temps de paix, préparer la mobilisation industrielle, complètement indispensable au régime de la nation aj-mée*
Ç’çét dire que nous nops consacrerons à rorgamsatjon, rationnelle et scientifique de la défense du pays.
PoHtilique intérieure :
Pokiique fiscale et économique. — Stricte application de l'impôt sur le revenu.
Régime fiscal clair, évitant toutes jes trapesseries dont se plaignent tous les citoyens et nota minent les petits commerçants.
Mesures énergiques contre les impôts indirects pesant plus lourdement sur les laborieux et sur les familles nombreuses que sur les riches*
Défense des richesses et des grands services de T État contre les convoitises des ploutocrates d'affaires et de finance*
Répression impitoyable de la fraude fiscale.
Économies strictes dans les dépenses publiques; suppression des emplois inutiles dans les administrations parasites et non dans les services utiles où le personnel est déjà trop restreint*
Large l'écupératïon sur les gros bénéfices de guerre; récupération impitoyable du tropperçu sur les gros dommages de guerre, de manière à éviter tout impôt nouveau*
Amortissement jle notre dette par un emprunt interallié gagé sur la créance allemande. Mesures énergiques contre la vie chère par une répression impitoyable envers les accapareurs et les spéculateurs.
Reprise des relations économiques avec la Russie, seul espoir des malheureux porteurs de fonds russes, v
Anciens combattants, mutilés et prisonniers de guerre :
A ceux qui opL combattu pour le Droit et la Civilisation; qui ont durement soufiert pour le pays; à toutes les victimes de la guerre, le Cartel des Gauches assurera un régime de pensiofls qui suivra toujours ia hausse du coût de la vje.
Il créera une loi prescrivant remploi obligatoire des aqeiens combattants, mutiles et réformés de guerre*
11 exigera l'amnistie complète pour toutes les victimes des erreurs des Conseils de guerre*
Il soutiendra les justes revendications qui seront présentées ppr les anciens combattants ou leurs associations.
Politique sociale :
Respectueux de la propriété individuelle, quand elle est 1 instrument de travail ou le fruit du travail du propriétaire, le Cartel des Gauches 8 -élève contre les abus qui en détruisent la légitimité et contre l'exploitation du travail par le capitalisme*
Sans prétendre limiter réArolution de l'organisation sociale par le libre jeu des insti Mutions républicaines, d exige ;
Le respect des lois ouvrières, notamment des huit heures, sauf pour lragripulture* / Il assurera :
L’évolution du salariat vers T accession à la propriété par Y association, la coopération des produc leurs, l’artisanat ;
vôââfes
La défense des droits syndicaux pour tous et les libertés civiques des fonctionnaires ;
L'application immédiate et intégrale de la loi sur les assurances Sociales ;
L’organisation méthodique et complète de l'hygiène et dé la salubrité publiques ;
La lutte contre les fléaux sociaux : tuberculose, syphilis, etc. ;
La protection efficace des familles nombreuses par la création de primes importantes ;
La construction généralisée d'habitations à bon marché et la lutte contre le taudis;
La réintégration des cheminots révoqués;
L'amnistie poui1 les syndicalistes et les fonctionnaires injustement révoqués?;
La juste indemnité réclamée par tous les fonctionnaires, à laquelle ils ont droit par suite dè la hausse du coût de la vie ;
La protection de la femme et de l'enfant, tant au foyer qu’à l' usine.
Agriculture. — Association des agriculteurs â l'exploitation et à la fabrication de tous les produits qui leur sont nécessaires.
Législation contre les trusts et les accapareurs, pour empêcher la hausse deâ matières premières et assurer la vente des engrais à bas prix.
Examen scientifique en toute indépendance, par rapport aux syndicats financiers, de la question de la production de Y azote.
Electrification aussi rapide que possible des communes ruralès.
Création d’un Office de la main-d'œuvre agricole.
Coopération pour Y achat en commun des machines, des semèiîcM et des engrais.
Encouragement aux syndicats d'élevage, aux concours et aux sociétés agricoles,
EnquêLe méthodique et sincère sur les besoins et les ressources de la France pour obtenir futiiisation la plus productive du sol national, de façon à réduire les importations.
Développement du crédit, des assurances et de la coopération, pour la vente en commun des produits agricoles et l'essor de la petite industrie.
Enseignement. — Egalité absolue de tous les enfants devant l'instruction.
Ecole unique.
Accession des jeunes gens suivant leurs aptitudes, et non d'après leur foi Lune, à tous les degrés de renseignement secondaire, supérieur, technique ou professionnel.
Organisation rationnelle de Renseignement postscolaire, de façon à assurer la continuation de f oeuvre do Jules Ferry.
Laïcité , — Respect absolu des consciences, à commencer par celle de l’enfant. Liberté de erüire ou de ne pas croire, de pratiquer un culte ou de s'abstenir de toute démonstration confessionnelle. . j -
Respect intégral des lois laïques et- défense du corps enseignant.
Réformes administratives. — Réorganisation administrative de la France par la décentralisation des services, en réduisant la paperasserie et eh donnant plus d'autoMlé, de pouvoir et d'initiative aux administrations locales.
Politique départementale :
Percées des Vosges.
Développement de nos stations thermales et climatiques.
Aménagement des vallées pour une meilleure utilisation de la puissance hydraulique et la protection comrc les inondations.
Création de services d'autobus et de lignes de tramways, et amélioration dés services existants.
- VOSGES
Défense et amélioration du privilège des bouilleurs de cru, par la suppression des vexations et l'augmentation du taux de la consommation familiale, en tenant compte du nombre de personnes de chaque famille,
Démocrates 3
Qae vous soyez républicains sincères ou socialistes,
N'oubliez pas que le 1 1 mai prochain, c’esL vous qui déciderez, pour quatre ans, des destinées de la France,
Vous ne voudrez plus renouveler votre confiance aux députés du Bloc National qui ont saboté la victoire.
Vous volerez pour les candidats de la liste républicaine d'Union des Gauches, qui sauront réparer les fautes de la majorité sortanLe.
Vous vqus joindrez à nous pour défendre nos institutions républicaines menacées par
cens qui oc songent qu’à la dictature.
Vous voterez pour notre liste tout entière parce que, si vous rayez un nom, vous favorisez nos adversaires qui sont les adversaires du peuple, c'est-y-dire vos ennemis.
Si vous êtes pour une politique de paix, de justice fi -cale, de progrès social, vous voterez pour la liste républicaine d’Union des Gauches,
Votant pour nous, vous libérerez les Vosgés de la tutelle de la réaction et vous restere z dans la tradition républicaine de ce département.
Aux urnes ! Pas d'abstentions !
Vive la France!
Vive la République!
Iftnri SCHMIDT. — Camille PICARD. — Louis DÏVOUX. — Alfred CANI'ÂUX. — Léon RENAUX, — Louis LÂPICQUE, — Pierre VÉNÀRD.
Liste Socialiste -
Citoyens T
yous êtes appelés à élire vos représentants à la Chambre des Députés, QiT allez-vous faire?
Vous venez de subir l'expérience d’une mauvaise paix, succédant à la plus meurtrière et à la plus ruineuse des guerres.
Mauvaise paix, puisque — à l'intérieur de ce pays* — le Gouvernement, animé de Tunique volonté de consolider les privilèges des possédants, a fait une politique tellement réactionnaire qu’elle a paru justifier les espérances des partis qui rêvent de fascisme et de retour aux régimes politiques déchus. Politique de provocation a l égard de la classe ouvrière; politique de méfiance et de brimade à l'égard des salaries de 1 Etal; politique de
VOSGES
menace pour les conquêtes de la démocratie; politique de vie chère et d’incertitude materielle pour la grande masse de la population ; politique, enfin, qui a été impuissante à assurer meme ce minimum d’ordre et de justice que le régime capitaliste — malgré les tares qui le condamnent dans son principe même — peut cependant comporter*
Un monde troublé et qui, sortant de la guerre, peut justement craindre d’en voir reparaître les calamités ; une France ruinée et qui semble prèle à renoncer aux droits que le peuple a achetés de sa peine et de son sang, tel est, citoyen, le triste bilan de la politique suivie depuis Î919 par le Bloc National,
Les candidats de la liste socialiste se présentent à vous non pas avec des promesses, mais avec un programme de transformation du régime et de revendications immédiates. Comme en 1919, ils vous déclarent que la solution complète et définitive des difficultés qui viennent die l'essence même du capitalisme ne sera trouvée que le jour où les travailleurs de toute catégorie, maîtres du pouvoir, mettront fin aux luttes entre classes, aux rivalités entre nations en instituant un régime qui assurera à tous les citoyens leur droit aux richesses sociales et qui rendra enfin possible la fraternité entre les hommes et l'amitié entre les nations.
Mais les candidats socialistes vous disent en même temps que les problèmes auxquels la politique du Bloc National a donné tant d'acuité et qui doivent être tranchés sans délai ne peuvent être résolus qu'en faisant triompher les revendications immédiates qu’ils ont inscrites sur leur programme.
Dans le domaine de la Politique extérieure, les socialistes pse prononceront en toutes circonstances :
Pour les solutions de droit.
Contre les solutions de force.
Pour les accords internationaux, seuls capables d’assurer les réparations légitimes dues par l' Allemagne et proclamées par sa classe ouvrière.
Contre Inoccupation de la Ruhr qui, sans apporter le moindre soulagement au contribuable français et en augmentant au contraire ses charges, a diminué, ainsi que le Comité des experts vient de rétablir, les capacités de payement de l'Allemagne*
Pour une politique d’amitié avec les autres nations.
Contre la politique du Bloc National qui tend à isoler la France dans le monde et à lui donner ligure de nation vindicative, impérialiste et haineuse.
Pour une politique de collaboration entre les peuples au sein d une véritable Société des Nations.
Contre une politique de combinaisons diplomatiques et d’alliances dressées lea un s contre les autres et qui conduit fatalement aux conflits et à la guerre.
Pour des mesures militaires et navales qui — en attendant le désarmement général et simultané de tous les pays — réduiront à huit mois la durée du temps de service sous les drapeaux, permettant ainsi l’allégement sensible du budget de la guerre et rendant '200.090 travailleurs à la production agricole et industrielle.
Contre tous programmes tendant à maintenir une longue durée du service militaire et à séparer l’armée d’avec la nation.
Dans le domaine de la politique intérieure, les candidats du parti socialiste s'inspirent h la fois du souci de hâter la réalisation du socialisme et de la volonté de consolider et d’élargir les conquêtes de la démocratie.
Il faut équilibrer le budget. Le Bloc National qui avait dit « l’Allemagne payera » a été incapable, même à coup de milliards d’impôts nouveaux, de sortir du déficit. Les candidats du parti socialiste veulent prendre les ressources nécessaires :
Dans la révision sévère des marchés et des profits de guerre.
VOSGES
Dans J a conscription des fortunes, aussi légitime assurément que la conscription de hommes el dans un prélèvement sur le capital avec large dégrèvement h la base;
Dans une taxe sur ('enrichissement.
Dans la perception stricte de l'impôt sur le revenu et des- taxes d'enregistrement ;
Dans une entente internationale permettant d’éviter ou de réprimer ïa fraude, l'évasion ou la désertion des capitaux;
Dans l'établissement de monopoles fiscaux portant de préférence sur les objets de luxe ou de consommation inutile, et même dangereuse, comme i alcool;
Dans la participation financière de Frétai à tous les commerces et industries suffisamment concentrés ;
Dans la reprise de l’exploitation, au compte de la nation, des chemins de fer et de tous les grands moyens de ■ transport maritimes, fluviaux et terrestres, des mines (houille, potasse, fer et autres minerais), des grandes usines métallurgiques, des forces hydrauliques, des carburants, des raffineries et de F alcool, des banques et des compagnies d'assurances.
Nous réclamons la reprise de tous les services publiques, de toutes les richesses nationales qui, sous l'action des intérêts économiques, ont été livrés par l'Etat k la cupidité de compagnies et de sociétés capitalistes.
Les partis de réaction prodiguèrent des promesses aux travailleurs des villes et des campagnes pour avoir leurs bulletins de vole en 1919. Aujourd'hui, les travailleurs savent ce que vaut ecife fausse monnaie. Ils n ont pas même obtenu l'amnistie pleine et entière qu’ils étaient en droit d'attendre et que le Parti socialiste ne cessera pas de réclamer.
Nous voulons aussi que ceux qui participent activement à la création des richesses soient protégés, eux cl leur famille, contre les risques qui les menacent. Dans ce but nous réclamons :
L'institution de l'assurance sociale, comprenant la maladie, l'invalidité, la vieillesse, le décès, la maternité, Je chômage;
La généralisation de la journée de travail de huit heures, ou de la semaine de quarante huit heures au maximum;
La garantie d'un minimum de salaires fondé sur le coût réel de la vie;
Le règlement de F immigration, de la main-d'œuvre étrangère, avec égalité de salaire pour égalité de travail ;
La reconnaissance, sans aucune réserve, du droit syndical;
L'ajustement automatique des traitements et salaires des employés de l’État à l’indice
de cherté ’deda vie ;
La révision générale de la loi sur les accidents du travail pour la rendre protectrice des travailleurs, plus juste à leur égard, plus sévère pour les fautes et négligences patronales ;
La réintégration des cheminots révoqués;
L’application intégrale des conventions adoptées par les Conférences internationales du travail. t
En ce qui concerne plus spécialement les travailleurs agricoles ;
L'extension des lois qui protègent ou protégeront les ouvriers de l'industrie : accidents, salaires, durée moyenne du travail, hygiène, couchage, nourriture ;
La tarification des fermages et allocation d'indemnités de plus-value a l'expiration des baux;
L'organisation coopération des petits propriétaires, fermiers et métayers, pour la production, la vente des produits, rachat des semences, machines et engrais;
L’assurance contre la grêle el la mortalité du bétail.
Emce qui concerne tous les invalides du travail quels qu’ils soient, mutilés de la guerre, pensionnés militaires ou civils, titulaires de retraites ouvrières et paysannes, victimes d’ac-
N* i il 1
VOSGES
ci dénis du travail. Lotis exposés, pour des causes diverses, aux memes misères, le relèvement des pensions insuffisantes ou dérisoires que leur alloue aujourd'hui une société ingrate.
En ce qui concerne particulièrement les victimes de la guerre, nous entendons que soient défini Liment reconnus les droits des prisonniers cle guerre et des ascendants, vis-à-vis desquels la Nation tout entière a contracté une dette sacrée, et que soient améliorées considérablement les lois qui concernent les combattants et les mutilés.
Les pensions doivent être proportionnées non pas au grade mais à l'étendue de Y infirmité et elles doivent suivre les mouvements de hausse que les circonstances impriment au cours de l'existence.
En outre, les hommes qui, par leur participation, à la guerre, ont sacrifié plusieurs années de leur existence doivent trouver dans la société civile qu’ils ont défendue certaines facilités et certains avantages.
S'écarter de nos conceptions serait méconnaître les idées de justice au nom desquelles les dirigeants de la politique mondiale ont entraîné les peuples dans la conflagration universelle.
Pour la mère et pour l'enfant :
Nous réclamons leur protection rigoureuse, le contrôle médical de tous les enfants, la „ création de sanatoria scolaires, d'écoles et de colonies de plein d'air.
L’organisation de l’enseignement doit être complètement modifiée.
Le Parti socialiste demande :
La fusion de tous les enseignements, intellectuel et physique, classique, technique et agricole, en un service unique d'éducation nationale, gratuit et obligatoire à tous les degrés, permettant, par une suite de sélections et de spécialisations, d'utiliser au mieux des intérêts sociaux la variété des aptitudes individuelles.
La preuve décisive de l'incapacité des partis de réaction de comprendre les besoins les plus pressants des classes ouvrière et moyenne nous a été donnée, sans contredit, par leur refus de voter les crédits indispensables à résoudre le problème capital de l'habitation.
Ils n’ont pas compris qu’il n’y a rien tic plus urgent pour le bien-être de la famille, pour la main-d’œuvre nécessaire à la production, pour lutter efficacement contre la hausse des prix des loyers, que la construction en grand d’habitations.
La solution du problème de J1 habitation ne se trouve que dans les mesures suivantes que propose le Parti socialiste ;
Expropriation générale des immeubles malsains ;
Création par les communes, avec le concours de fEtat, du service publie de l'habitation ;
Affectation immédiate de sommes importantes à la construction de logements salubres.
En attendant l’application de cfes mesures :
Interdiction d’expulser les locataires de bonne foi ;
Limitation rigoureuse de la hausse des prix des loyers de 1914.
Tel est, citoyens, le programme des candidats de la liste socialiste qui se présentent aux suffrages des travailleurs manuels et intellectuels du département des Vosges,
En votant pour les candidats honnêtes et laborieux, qui souliennent ce programme devant le corps électoral et qui sont rigoureusement décidés à Je défendre au Parlement, vous abattrez le Bloc National.
Vous hâterez l’heure de l’émancipation totale des travailleurs.
Vous mettrez un peu plus de justice entre les hommes.
Vous hâterez la paix du monde, et vous introduirez immédiatement dans les mœurs
YOSGES
poUiiipa.es de ce pays un peu de cette propreté morale dont les élus du Bloc National et certains radicaux, leurs complices — ont depuis de trop longues années fait bon marché.
Henry B ARMONT, Avocat à la Cour d'Àppel de Paris, Socialiste. — 'Léon SEUX, Ouvrier Ajusteur, Secrétaire adjoint de la Fédération Socialiste des Vosges (S. F. h 0+). — Hilaire- Adolpbe PERRIN, Facteur enregistrant, gare de Docelles, Secrétaire du Groupe (S. F. L 0.). — Pierre MAIMBOURG, Marchand Étalagiste, Trésorier de la Fédération Socialiste (S. F. I. 0.). — Marcel VÀiRELLES, Ouvrier Verrier, Conseiller municipal de Gironcourt-sur-Vraine (S, F. L 0.). — Henri PIERRE, Ouvrier Textile, Conseiller Prud’homme à Shïnt-Bié (S. F. 1. 0.}. — Louis LIBRAIRE, Ouvrier Ébéniste, Trésorier du Groupe Socialiste d’Ëpinal (S. F. L 0.)*
Parti Communiste (S. F. î. O.).
Aux Electeurs des Vosges.
Camarades,
De nouveau, les politiciens viennent solliciter vos suffrages. Une fois tous les quatre ans, ils se souviennent ainsi que vous êtes le peuple souverain et mendient vos bulletins de vote avec des promesses plein la bouche — des promesses qui ne sont jamais tenues, qui ne peuvent pas être ternies.
Ceux des Vosges, nous les connaissons bien.
Il y a d'abord les candidats d’extrême droite — dits d’ « Union Nationale » — les Flagelle, les Ma Ibis, les de Tmguy, survivances du passé, partisans des régimes déchus, exploiteurs depuis des siècles des travailleurs vosgiens.
Une autre catégorie d'exploiteurs, aussi dangereux, se présente sous l'étiquette Union Républicaine : le VerloL politicien notoire, un des responsables du Panama des régions dévastées ; le Fonde, pantin vaniteux, enfant du peuple grisé par une gloire menteuse î le Manuel, dit « le Toulousain », que tisserands et tisserandes connaissent bien. C’est la Hste des Hautes Cheminées, G^csl la liste à Lederlin, le Rilliet des Vosges.
Et voici le Cartel des Gauches. Vieux mot, vieux hommes ! A côté d’un SchmiL, d'un Picard, les deux mêmes qui ont sollicité l'appui du grand corrupteur Büliet, politiciens roués, nous voyons des socialistes, membres d’un parti fantôme : un Léon Rénaux, en réalité ex-socialiste, allié à ceux qu'en 1919 il combattait ; un Louis Lopicque, socialiste de circonstance « Cartel des politiciens avides du pouvoir, prêts à renier toutes les idées, a trahir toutes les causes !
D'autres hommes ont revêtu l'étiquette du Parti Socialiste S. F, L O. Ce sont des imposteurs! Iis cherchent, comme les autres, à capter votre confiance ; un Daimont, arriviste évincé d'une liste du Bloc National dans la Seine et qui veut le siège de Piton; un Seux, trop connu, hélas ! dos ouvriers, qui fut successivement anarchiste, syndicalisterévolutionnaire, communiste, puis syndicaliste-réformiste, puis socialiste S. F. L O. — Bnaud en miniature — aujourd'hui partisan de tout ce qui le nourrit.
VQ5GES
Quant à la l iste Del vaux , qui vient de sortir, nous a en parLerons pas* Fabriquée de toutes pièces par les « Hautes Cheminées », son rôle de comparse, à T avantage de k liste Varlot, est trop évident pour qu’il soit utile de s’y arrêter.
Electeurs 1
Voilà les hommes qui, une fois de plus, vont tenter Je vous endormir.
* Serez-vous assez conscients de vos intérêts pour ne pas céder à leurs mensonges? C'est toute la question l
Ouvriers et paysans vosgiens [ ,
Le Parti communiste, parti des ouvriers et des paysans, vous dît :
« Envoyez au diable les politiciens de toutes nuances ! Dites-leur que vous êtes assez grands pour faire vos affaires vous-mêmes» bigniftez-lcur votre dégoût en votant pour les candidats du Bloc ouvrier et paysan, pour les hommes de votre classe, que le Parti Communiste a pris au champ, à l’usine, au bureau, eu dehors de toute ambition, hormis celle de mener le combat révolutionnaire contre le Régime qui tue!
« Vous commencerez ainsi à cimenter votre unité de classe! Vom préparerez le moment oh, suivant l1 immortel exemple de vos frères russes, nous renverserons, tous ensemble, les aiïameurs de droite et de gauche, les polichinelles de la politique, les traîtres de tout acabit, pour édifier la Société du Travail 1 »
Le Parti Communiste n’a pas d’autre but en participant aux élections.
La Fédération Communiste des Vosges.
Liste Républicaine,
Notre programme,
La Politique, c'est la discorde.
Pas de Politique L. .
Suppression des Impôts de Consommation.
Abolition de l’abominable impôt sur les Salaires.
Augmentation de l’impôt sur les « Gros Revenus ».
Maintien de la loi de huit heures dans les Mines, les Usines, à l’Atelier, etc., avec dérogations autorisées, les heures supplémentaires payées double»
Abolition de la loi de huit heures pour les campagnes.
Amnistie générale et réintégration des révoqués, cheminots, etc», etc.
Réduction de la durée du Service militaire.
Extension du privilège des Bouilleurs de cru.
Réduction du traitement des Députés,
Interdiction du vote par procuration.
VOSGES
Suppression, pour les Députes et Sénateurs, du parcours gratuit en chemin de fer.
Respect de toutes les opinions, de toutes les croyances*
Respect de la Propriété*
Liberté absolue pour toutes les manifestations ouvrières, syndicale?, corporatives, religieuses, dans la rue, tant qu’elles ne troublent ni Tordre, ni la tranquillité publique.
Augmentation des Salaires pour les Ouvriers, des Traitements pour les Fonctionnaires et les Employés, selon les fluctuations du coût de la vie.
Places et emplois réservés aux anciens Combattants et. Mutilés de la grande guerre*
Primes importantes h la Natalité*
Exonération d’impôts, aide efficace aux familles nombreuses.
Suppression des emplois inutiles, diminution des gros traitements, permettant, sans grever le budget, d’augmenter les petits*
Maintien de tous les Monopoles d’Etat, avec adjonction de ceux du Sucre et du Pétrole,
Les Syndicats de Fonctionnaires autorisés.
Réglementation de la main-d’œuvre étrangère.
Avec les Radicaux, avec les Socialistes, avec les Droitiers, avec les Communistes dans leurs revendications chaque fois qu’elle seront justes*
Contre toutes les illégalités, contre toutes les injustices toujours.
Et ce que je promets, je le tiens I.**
A* DEL VA.ÙX*
YONNE
4 députés.
Inscrits* . .... h . *. Sfl * 033
Votant^., * . 70.077
Bkncs et nuis. 1 *31 î
Suffrages exprimée *,**.,**.. OS *766
MM* GLanvm .* . . . . 18.821
Garnier 1 8 * 077
Total*.., . 70*403
Moyenne. ........... 19*124
Majorité absolue** ... 31*384
Quotient électoral . * . 17*101
Liste d’ Un ion républicaine démocratique et sociale.
MM* Flandio.* . . ,..* . - . 31,443
Mi! lieux. , . . . . . . *•■■**-■ 30.871
Perreau- Pradier . 31 *173
Regnîer* *.**,..*.*.***,,.., . * - 30* 897
Total . . 124,384
Moyenne. 31 ■ 006
Liste du Cartel des gauches*
MM, Boully . . . . . ... . 19.92(1
Boijard ■ 19 « ^78 \
Liste d’Union républicaine et socialiste*
MM* Jobert . . . . 14,283
Galien .*,,.*,*.,.., ***...*.*,**,■* ■ 12* 026 Marti n *.,**, * . * . * ■ 12 * 85G
Rënailour (Tournaire dit) . * . , * . 12.184
Total . 51,349
Moyenne. 12, 837
Liste du Bloc ouvrier- pays au.
MM. Cholard*. . . . . 5.120
Levrat. . . * . * . . u,09l
Lux ..**,**.* . . . . à. 082
Moreau .**.,, - . * ^44
Total.*.*.,.,*** 20*337
Moyenne***,..,, . 5,084
Elus
l au quotient. ,♦..♦,****, f à Sa plus forte moyenne.
MM. Flandin, Boully.
MM, Perreau- Pradîer, Régnier.
Liste d'union républicaine démocratique et sociale.
Aux Électeurs du Département de V Yonne.
Chers Concitoyens,
En 1919, au lendemain de la guerre, nous vous avions promis de consacrer tous nos efforts et tous nos soins au relèvement de la Patrie,
Nous nous représentons devant vous avec la juste fierté de 1 œuvre accomplie.
YOèNE
L — La Politique générale,
La Paix sociale.
Pendant ces quatre années, la France, après l’échec de la grève générale bolcheviste de 1920, a connu une ère de paix sociale complète. Elle a travaillé dans le calme k la reconstitution de sa puissance économique. Elle a refait ses stocks de matières premières, remis, en culture ses terres incultes, reconstruit ses usines et ses maisons dévastées, réorganisé son outillage économique. Seule de toutes les grandes nations européennes, elle a évité les troubles profonds qu’engendraient la ruine du crédit public en Allemagne, le chômage généralisé en Angleterre, la grève générale et la jacquerie révolutionnaire en Italie, la famine et le bolchevisme en Russie,
Le Relèvement naèiormL
Malgré Faugmen talion des charges fiscales, rendue nécessaire par la liquidation des dépenses de la guerre, et plus encore par la carence de FA lie magne, refusant de payer ses dettes, l’Agriculture, le Commerce, l'Industrie sont, dans l’ensemble, prospères, et ont récupéré leur puissance d'épargne* Tous les ouvriers travaillent, et le chômage n’existe nulle part.
L'équilibre du Budget. — La Défense du franc *
Pour obtenir ce résultat, Jt.ous n'avons pas hésite, bravant les attaques perfides de nos adversaires, à voter les impôts nouveaui qui consolidaient le crédit de l’État et la valeur du franc. Nous nous sommes pleinement associés à, la politique de M. Poincaré pour comprimer les dépenses publiques, Lutter contre le fonctionnarisme envahissant, chercher le remède à la vie chère par l’ équilibre du budget de l'État et la revalorisation de franc. Les résultats obtenus nous donnent pleinement raison.
La Politique pacifique de la Franëë;.
Contrairement aux affirmations mensongères des défaitistes de la paix qui continuent leur oeuvré abominable de défaitistes de la guerre, le Gouvernement de la République a imprimer a la politique française un caractère essentiellement pacifique.
Nos A II lance s.
Pour assurer Je maintien du traité de Versailles et pour nous prémunir contre une tentative éventuelle de revanche de l'Allemagne, nous avons groupé en un faisceau d’alliances la Belgique et les puissances de la Petite Entente, intéressées comme nous au maintien de la Paix.
Nous avons conservé, malgré les divergences de vues et' d’intérêts inévitables, les relations les plus cordiales avec nos grands alliés de la guerre : ^Angleterre, les États-Unis d’Amérique et l'Italie, Et l'on est mal venu à parler de l'isolement de la France à l’heure même où tous ses allies proclament leur accord avec elle sur les conclusions du rapport des experts chargés de déterminer les capacités de payement de T Allemagne.
YONNE
La Société des Nations.
Enfin, nous n’avons négligé aucune occasion de renforcer l’action et l’autorité de la Société des Nations, dans l’espoir qu'elle deviendra, quand elle aura été pourvue de moyens d’exécution, la garantie même de la paix future.
Les Réparations,
À f égard de f Allemagne, qui a organisé sa faillite pour ne pas nous payer, nous avons pratiqué une politique de contrainte et de prise de gages, comme tout créancier soucieux de ses intérêts le fait a l'égard d'un débiteur défaillant.
L’occupation de la Ruhr,
L’occupation de la Ruhr, si violemment critiquée par nos adversaires, ne nous a pas seulement mis entre les mains un gage productif qui fait rentrer dans la caisse des réparations des milliards, mais elle garantit noire sécurité nationale en privant l'Allemagne de son arsenal industriel. Nous soutiendrons jusqu'au bout, comme nous l’avons toujours fait, la' politique des réparations de M, Poincaré, parce qu'elle défend la créance de la France et qu'elle nous assure la paix.
il. — La Politique intéhieube.
Nous vous avions déclaré que les questions économiques primaient, à notre avis, les questions politiques. Nous nous sommes strictement conformés a ce programme,
La Défense des Intérêts agricoles *
Nous vous avions promis d'encourager la production agricole. Nous avons fait aboutir la loi créant les chambres d' agriculture. Nous avons voté la loi pour Y électrification des campagnes, subventionnée désormais par l’État, Nous avons voté les lois des 20 mars et
5 août 1920, étendant la capacité des syndicats agricoles, instituant un Office national du Crédit agricole, donnant à l’agriculture les moyens de crédit que nous nous étions engagés à lui procurer!
Pour les Bouilleurs de Cru.
Nous vous avions promis une amélioration du régime des bouilleurs de cru : nous l'avons obtenue. Noua nous engageons d’ailleurs à la perfectionner dans la mesure de nos moyens.
Les Économies , *
Nous avons réduit les dépenses publiques de 48 milliards et demi en 1918, à 28 milliards et demi en 1924. Les dépenses militaires ont été réduites de 18 milliards 185 millions en 1919, à 4 milliards 935 millions en 1928, et les dépenses civiles de II milliards 3l7 millions à
6 milliards 23i millions en 1923. Nous avons fait confiant au Gouvernement pour réaliser
fdlïNE
un nouveau milliard d'économies et nous consacrerons, demain comme hier, tous nos efforts à diminuer les charges du budget. Nous pensons, en effet, qu'il ne suffit pas .de réaliser l’équilibre budgétaire, comme nous Pavons fait, mais qu’il faut, dès que cela sera possible, par de nouvelles économies, amortir notre dette et alléger le contribuable.
La Justice fiscale.
Nous avons atténue l’inquisition fiscale à l’égard des artisans, petits commerçants et industriels en votant le forfait pour la laxe sur le chiffre d'affaires. Nous avons renforcé la répression h l’égard des grands fraudeurs du lise, Nous avons voté les dispositions permettant d’assurer le contrôle des déclarations d’impôt sur le revenu, À cette forme d’impôt qui est le meilleur instrument de justice fiscale, nous restons résolument attachés. Nous considérons qu’appliqué avec fermeté, il apporterait au Trésor des ressources suffisantes pour atténuer les taxes qui grèvent les denrées de première nécessité et qui pèsent particulièrement sur les classes laborieuses,
Contre les Prâfîleurs.
Nous vous avions promis de poursuivre lés profiteurs de guerre et d'après guerre : nous avons voLé la loi ordonnant la révision de tous les marchés de la guerre et celle ordonnant la révision des dommages accordés dans les régions libérées.
La Réduction des Charges militaires.
Nous vous avions promis de diminuer vos charges militaires. Nous avons réduit le temps de service de trois ans à dix-huit mois. Partisans du service d’un an, nous avons voté tous les amendements présentés dans ce sens, mais nous nous sommes trouvés dans la minorité, Ne pouvant mieux faire, nous nous sommes ralliés au service de dix-huit mois, plutôt que d© consacrer par une aveugle intransigeance le,maintien du service do trois ans,
A ss urances sociales .
Nous vous avions -promis le progrès social : nous avons voté la loi des pensions et la loi des assurances sociales. Nous avons voté toutes les dispositions proposées pour diminuer les charges des familles nombreuses.
Pour les Victimes de la guerre .
Nous nous sommes associés à toutes les mesures proposées en faveur des blessés et mutilés de la guerre, en Faveur des familles des morts héroïques. Nous n’avons jamais renié, nous, la grandeur de leurs sacrifices ni marchandé les réparations qui leur sont dues,
Le Problème de la Natalité et les Familles nombreuses.
Nous encouragerons, demain comme hier, les familles nombreuses en faveur desquelles on ne fera jamais tissez pour combattre la dépopulation qui risque de ruiner nos campagnes.
YQMR
La Paix religieuse et 1a Laïcité.
Nous sommes fermement attachés à la neutralité de TÉUjt, garantie de la pais: religieuse* Nous considérons comme intangibles les lois laïques et nous repousserons toutes les propositions qui auraient pour objet de les modifier-
Electeurs,
Vous nous renouvellerez votre confiance :
Parce que nous ne vous avons jamais trompés ;
Parce que nous vouions sauvegarder la pais extérieure, et intérieure;
Parce que nous exigeons que l'Allemagne s'exécute ;
Parce que nous voulons que la République poursuive jsop çpuyre de progrès démocra* Lique et social dans Tordre par la collaboration de toutes classes elmqn dans le scandale,, au profil de quelques exploiteurs, imprévoyants d'avant guerre, défaitistes de la guerre, internationalistes d'après guerre ;
Parce que notre politique est celle de M. Poincaré, en qui le pays a mis toute sa confiance ;
Parce que vous nous connaissez ; parce que nous sommes, comme vous, les fils laborieux de la Bourgogne ; parce que nous sommes dévoués aux intérêts du pays qui nous a vu naître; parce que nous sommes des serviteurs passionnés de la France et de la République*
Pierre-Étienne FLANDRN. — Félix MÏLL1AUX. — Pierre PER- RE A U-PR A DI ER * - Étienne REGNIER,
Liste du Cartel des Gauches*
Citoyens,
L’heure est venue des redditions décomptés pour vos représentants- Élus le 16 novembre 1919, ils ont depuis cette date négligé de vous entretenir de leur action parlementaire* Pour eux, sans doute, le temps est passé où les représentants du peuple considéraient comme un devoir de multiplier les contacts avec leurs électeurs et de justifier publiquement leurs votes.
Vous leur reprocherez ce silence et, en leur place, vous établirez Je bilan de leur législature : >
Dette accrue jusqu’au danger de banqueroute;
Monnaie avilie ;
Paix aussi coûteuse que la guerre avec tous les risque* d'insécurité ;
Isolement de la France ;
Libertés en péril sous un régime d'iniquités sociales.;
Spectacle démoralisant de l’impunité pour les profiteurs de la guerre et de la paix;
Abdication du Parlement devant l’Exécutif;
La République en danger livrée à l'audace des partis de réaction*
La situation est grave.
Pour 1 améliorer et sauvegarder à la fois l’intérêt général bien compris et la doctrine
YONNE
républicaine, vous ne pouvez pas compter sur ces élus qui, manquant à leurs promesses, ont été les artisans de la ruine nationale et de la réaction*
Ils font partie de ce Bloc National qui, de toutes parts, soulève contre lui le mécontentent populaire* Par eux, nos institutions républicaines sont menacées et la paix compromise*
D’aucuns penseront qu'il eût été préférable qu’un régime électoral plus simple, plus honnête, permît à chaque parti d'aller â la bataille avec son drapeau.
Le mode de scru tin n'est pas changé,
fl a contraint les républicains de gauche à adopter une formation de combat qui dresse contre le Bloc National le Bloc des Démocrates unis et solidaires*
Il n'a pas dépendu des organisateurs du Cartel que certaine fraction n'y figure : les adhérents du parti socialiste français, plus soucieux d'assurer le triomphe do la République que ïe succès de telle personnalité ambitieuse, s’uniront par leur vote à la majorité des forces de gauche. Nous leur demandons, au nom d’une nécessité impérieuse qu’ils comprennent, un sacrifice d’amour-propre.
Citoyens,
Le programme minimum sur lequel nous avons fait l’union comporte les points suivants :
Des garanties d’ordre civique : le respect de la liberté individuelle, de la liberLé d opinion, do la liberté de conscience et à cet égard, le retrait de l1 ambassade du Vatican et 1 application des lois laïques*
Des satisfactions d'ordre social : le maintien et le développement des lois de progrès lO.ciaL
Pour le salut même du pays menacé par la banqueroute : la restauration des finances par d*énergiques mesures comprenant une meilleure organisation des monopoles et des services publics, la répression de l'évasion fiscale, l’impôt général sur îe revenu atteignant les valeurs au porteur, la surveillance des placements à l’étranger et, s'il le faut, l'impôt sur le capilal reposant sur le cadastre des fortunes mobilières et immobilières et comportant de larges exemptions à la base ; des mesures de protection de la production française au point de vue agricole, industriel et commercial contre l’accaparement et la spéculation r la solution urgente des problèmes de la vie chère et de la stabilisation du franc.
Pour l'équité démocratique : l'école unique, gratuite à tous les degrés.
Pour un avenir de fraternité humaine : la réduction maximum des charges militaires, premier gage d’une politique extérieure de pabj qui prépare la réconciliation des peuples, sous l'égide de la Société des Nations.
Élaboré par le Cartel, dont la confiance est notre indéfectible soutien, ce programme devient le nôtre. De toute notre énergie, nous en poursuivrons sans tarder la réalisation.
À vous de dire, Citoyens, que vous êtes d’accord avec nous pour que la République laïque redevienne îe régime de la liberté politique, du progrèséconomique et social, et pour que la France, victorieuse sans arrogance, mais satisfaite dans ses droits, s’attache dans ses relations extérieures aux seules solutions de justice et de paix.
Georges BGULLY, Professeur à l’E. P. S* de Tonnerre, Croix de guerre, Républicain Socialiste* — - Alfred BOIJARDj Agriculteur, Maire de Saint-Braoeher, Socialiste S, F. L 0. — - Albert GITAN VIN, Agriculteur à Cheny, Radical. — Albert GAR¬ NIER, Industriel â Léchères-Joïgny, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Membre du Comité exécutif du parti radical-socialiste*
YONNE
Liste d'Union Républicaine et Socialiste.
Chers Concitoyens,
La Fédération Socialiste de l’Yonne nous présente à vos suffrages. Nous travaillerons de toutes nos forces et de tout notre cœur à la prospérité de notre beau département. Nous prêterons notre concours à tout ce qui peut vous être utile, et nos efforts ne sauraient se
ralentir, , , ..
La prochaine législature aura h résoudre d*i ni portail Les questions ; la tache a remplir
sera vaste. Les intérêts primordiaux du pays y seront enjeu. Dans la discussion des lois, nous nous inspirerons des principes de liberté et de justice auxquels nous entendons rester toujours fidèles.
Le pays demande la Paix. Nous nous appliquerons à faire respecter le désir du pays.
Notre Fédération nous a désignés parce quelle sait que nous défendrons avec énergie
les intérêts de notre Pays et de noire Département,
Nous serons pour vous et pour chacun de vous des amis sincères et accueillants auxquels vous pourrez vous adresser en toute confiance. Nous viendrons souvent vous demander votre avis.
Électeurs de l1 Yonne,
Telle est notre ‘politique Elle est la vôtre. Vous en assurerez le 11 mai prochain l’éclatant succès et nous puiserons dans votre confiance des forces afin de servir avec un inébranlable dévouement le programme démocratique et socialiste qui seul peut concilier la conquête de tous les progrès dans le respect de toutes les libertés.
Aux Républicains j aux Socialistes, à tous les t ravailleurs.
En 1919, près de 30.000 électeurs de gauche ont été dépouillés, en vertu do la loi électorale, de toute représenta lion, par les 30.000 voix de la liste Flandin, ou liste des droites, grossie de républicains trompés par une détestable campagne de mensonges.
L’année 1919 a été le scrutin de la confusion, de la peur, et de l’injustice. Les Républicains et les Socialistes vont aujourd hui faire la justice et rétablir la ciaité.
Au reste, la question n’intéresse pas seulement l’Yonne, mais la France entière.
C’est avec fierté que nous pouvons revenir sur notre défaite. C’est nous qui, des 1918, presque seuls, en France, avons dénoncé l’incapacité des négociateurs du traité de Versailles et la faillite certaine de'leur œuvre. C’est nous qui, malgré la censure, malgré la campagne officielle de mensonges et de calomnies, avons essayé d’arrêter notre pays dans penle ou on l’entraîne. C'est nous qui avons annoncé que l’Angleterre et l’Amérique ne garantiraient pas nos frontières Pour avoir fait notre devoir, nous avons été battus. A l’heure actuelle, on est unanime à reconnaître que nous avions vu juste. L’insécurité générale du monde, es menaces de complications, le relâchement de nos alliances, le poids écrasant de nos charges, tout ce que nous avions prévu s’est réalisé. Hélas 1 nous avons eu trop raison.
Les Républicains et-les Socialistes de l'Yonne vont mettre fin à ce scandale.
Trois politiques s’affrontent dans l’élection de l’Yonne, comme elles s'affrontent des demain dans la France entière.
Celle des forces de réaction groupées autour de M. Flandin.
Celle des forces de stagnation groupées autour de M. Albert Cxarmer.
Celle des Forces de progrès groupées autour de Jobert pour sauver la République et
F avenir de la France.
A l’intérieur : c’est un réveil de la réaction comme on n’en avait pas connu depuis
YONNE
le 16 mai ; l’École laïque dénoncée dans ses maîtres et ses méthodes et menacée dans son existence par la proportionnelle scolaire ; les- excitations des droites aboutissant à des brimacies contre ceux qui ont l’audace de vouloir défendre ïe régime.
Au point de vue financier, par suite du traité de paix, la France plie sous les charges mais la justice devant 1 impôt demeure en rêve. Le capital oisif ne paye pas sa part, tandis que l agriculture, le commerce, les classes moyennes, les retraités, les travailleurs de toute catégone sont menacés par le fisc. La fraude s’étale, scandaleuse et impunie ; la spéculation se donne libre cours. Résultat : la vie chaque jour plus difficile et plus chère.
Au point de vue extérieur : les gouvernements successifs, paralysés — on doit le reconnaître - par les détestables stipulations du traité de Versailles, n’ont pu obtenir les réparations necessaires de l'Allemagne ni régler nos affaires avec les Alliés. Prisonniers des engagements du Bloc national, ils n’ont tenté aucune politique hardie de reconstruction européenne. La 1< rance, déjà victime de la mauvaise paix, se voit encore partout méconnue et calomniée. Jamais, en fait, son avenir n'a fttê chargé de tant de menaces.
Républicains et Socialistes, si vous voulez voir continuer et s’aggraver ce régime dont souffre chacun de vous dans ses intérêts, dans sa vie quotidienne, vous voterez pour nos adversaires de la liste Flandin ou nos concurrents de la liste Boully, Si vous voulez voir améliorer votre sort, vous voterez pour nous.
>iolre programme est court. Nous ne promettons que ce que nous pourrons tenir
A intérieur : défense énergique des institutions républicaines ; maintien des lois de ai u te , éducation gratuite a tous les degrés pour les enfants sans autre distinction nue intelligence ; retour au scrutin d’arrondissement, le seul qui maintienne le contact avec 1 électeur et permette de lutter contre l’influence de l'argent.
Réduction du service militaire par une organisation plus rationnelle de la nation arm ce ; suppression des périodes rétablies par la loi du V avril 1923; défense résolue des o sen lonf.es victimes de la guerre, malheureusement contestée aujourd'hui ; améiioratiou de la loi en leur faveur. Vote de l’amnistie.
Révision des tarifs de chemins de fer.
Liberté absolue de la productiou agricole ; que toutes les facultés soient données aux agucu leurs pour obtenir a bon compte les engrais indispensables, et pour intensifier la culture ; mettre a k disposition des cultivateurs les semences sélectionnées, les machines, le materiel nécessaire ; développement du crédit agricole.
Donner le plus large appui à toutes les manifestations de l’activité rurale.
i lise en pratique d’une poliLique de protection pour k viticulture. Lutter contre la fraude.
I ermettro la destruction de tous les animaux nuisibles, notamment les sangliers et les lapins.
droits eL°U1' a la l0lde iy°6 pûUl'Ies bou!lleurs de cru. Reconnaissance absolue de leurs
d'opinion"^ abS°1Ue ^ renSe1, ^ t0US le* citoyenSl Aucui,c brimade pour expression
. , SuPPresai°n du vole par procuration. Les parlementaires ne doivent recevoir une indemnité que s’ils sont présents.
Développement de tous las sports.
En matière financière : Économie stricte dans les dépenses publiques; répression seneuse dos gros fraudeurs fiscaux ; emploi des moyens pour faire restituer aux profiteurs de guerre les milliards qu ils ont indûment touchés. K
Aucun impôt nouveau avanL que les « déserteurs de l’impôt a aient payé
Suppression de 1a taxe sur le chiffre d’afraires eL de l’impôt sur les salaires.
Méconnaissance de la propriété commerciale*
^Jt^fÜOnrmé^ P0Ur 1,annulaüon de nos d<=ttes envers les Alliés, notre pays ayant fait assez de sacrifices. ‘ *
YONNE
Les questions de politique extérieure dominent aujourd’hui la vie de la France ■ il faut les résoudre en reprenant les relations avec la Russie ; par le développement de la Société des Nations, dont la force sérieusement organisée permettrait d’espérer la fin du régime de paix armee qui ruine l’humanité et arrête Ja civilisation.
Républicains et Socialistes, voici l'heure de la justice électorale dans l’Yonne.
Les honnêtes gens, trompés on 191 fl, écouteront le cri de leur conscience.
lous contre le Bloc national qui mène notre pays à la ruine!
lous pour la République de Lous ceux qui travaillent, qui assurera la grandeur de la France et la paix du monde !
A. JOBERT, ancien Député. - J. CAHEN, Qhef d’informations politiques et parlementaires pour la Chambre et le Sénat, Admirn strate er du Populaire de V Yonne. — J-hL RENAITOUR, ^Ilomme.de lettres, de la, ligne de la République et du Parti (S, b. L O.). — François MARTIN, Cultivateur et Débitant,
Liste du Parti Communiste (S, F, I, G,).
Aux Électeurs de V Yonne t
Travailleurs I
Si nous examinons la situation politique du département de l’Yonne, à la veille des élections législatives, nous sommes eh présence de trois programme distincts.
Le programme du Bloc National, représenté par les députés sortants, élus au scrutin du R> novembre 1919 et dont les votes n’ont fait que protéger les financiers et les industriels pendant la "uepre et accal:,ler d’impôts indirects le modeste budget des
Le programme du Bloc des Gauches, blôe formé de politiciens, d’arrivistes, incarnant cette bourgeoisie soi-disant démocratique, sans programme défini et qui pendant plus de quarante ans de pouvoir a trompé lous les travailleurs. Dans notre département, l’ambition des canddata de gauche les a empêchés de constituer une liste unique. Nous avons donc à coté de la liste officielle élaborée par les loges maçonniques de l’Yonne, et approuvée par la rennKm du Cartel des Gauches, à Auxerre, le 13 avril dernier, la liste de Joberf, ex-député de 1 Yonne, renégat du Parti socialiste et qui devait figurer sur la première liste s’il n avait
vonlu imposer son colistier Coben, exclu du Parti communiste par la Fédération de Selnect-Oise,
Face à ces trois listes des représentants ou des serviteurs du capitalisme, la Fédération Communiste de l’Yonne dresse la liste du Bloc Ouvrier et Paysan, composée de travailleurs de I usine et 'des champs
Ce sont vos camarades, vos frères de misère, exploités comme vous et qui représentent directement la classe ouvrière et paysanne; ils partagent votre labeur et vos souffrances, ils sont seuls capables de les comprendre et de vous défendre.
Vous ne voterez pas pour ceux qui ignorent tout de votre vie et de vos besoins, pour ceux qui vivent de votre exploitation, quelles que soient les étiquettes dont ils se parent.
Vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc Ouvrier et Paysan.
Les Candidats.,
ALGER
Nous pensons que, nos personnalités se complétant, nos efforts combinés serviront utilement à la Chambre les Intérêts du département.
Nous revendiquons hautement notre part dansPaniour de la Patrie. Notre passé et nos origines sont les plus sûrs garants de notre dévouement pour elle et de notre clairvoyance en ce qui concerne les périls extérieurs, La France héroïque doit être protégée contre de nouvelles agressions et elle doit recevoir les justes réparations qui lui permettront, dans la paix, de reprendre son essor,
Ccst la République qui a sauvé la France et qui lui a rendu F intégrité de ses frontières ; la France et la République ne font plus qu'une*
11 ne nous suffira pas d'être loyalement respectueux des lois républicaines comme si nous étions résignés à nous y rallier. Ces lois, lois sociales et laïques, sont les nôtres; elles doivent être efficacement appliquées, sans sectarisme, et, comme représentants de la Nation, nous les défendrons énergiquement contre toute atteinte, soit directe, soit dissimulée.
Jamais la France n'a eu autant besoin de Ja vigilance des Chambres.
Mais, à l’heure de la consultation électorale, la responsabilité est aux citoyens, comme elle incombera demain à leurs élus.
Demain Ira se jouer le sort de l'Europe, Le spectre de la guerre peut à nouveau se dresser. Nous voulons la paix et nous comptons sur la Société des Nations régénérée pour l'assurer,
La situation financière doit retenir toute notre attention, 11 importe qu'un budget soit
voté annuellement^ sincère et complet.
Fl faut des finances saines pour que notre change sc stabilise et pour que le travail, les salaires, la production et le commerce soient à l’abri des perturbations désastreuses qu’ils ont subies dans ces derniers mois.
Dans le bouleversement général des conditions de F existence qui a suivi la guerre, les problèmes sociaux sont innombrables.
Nous n’avons ni la fatuité, ni la prétention de posséder les formules pour les résoudre tous instantanément.
Nous n indiquons ici que ceux qui nous paraissent les plus urgents ■
Garantir aux victimes de la guerre, mutilés, grands blessés, veuves de guerre et orphelins, le respect de la dette sacrée que la nation a contractée à leur égard.
Organiser la IuLte contre la vie chère, surtout pour protéger les humbles, c'est-àdire tous ceux, salariés, peti ts fonctionnaires, retraités, qui vivent sur des revenus fixes que les charges de l'existence dépassent toujours.
Atténuer par la péréquation des traitements ou par des indemnités l'injustice sociale de cette infériorité*
Répartir équitablement les charges fiscales en tenant compte des facultés de chacun.
Réprimer sans pitié les manœuvres qui ont pour but de mettre à profit les variations des cours en vue de spéculations.
Assurer à chacun la sécurité de sou logis, c'esL-à-dîre la fcranquüité de la vie familiale, sans faire du propriétaire, qui fut souvent un travailleur, une injuste victime*
Prévoir l'avenir, c'est-à-dire protéger les familles nombreuses, encourager législativement et moralement le relèvement de fa natalité française.
L Algérie est partie intégrante de la Nation cl sa représentation au Parlement doit être réglée comme celle des départements métropolitains.
L Algérie mérite qu’on lui fasse confiance : la décentralisation administrative est pour elle pins nécessaire que celle d lui département ou d’une commune. Les pouvoirs des Délégations financières ne sont plus en rapport avec son développement et ses besoins,
File est, avant tout, surtout dans le département d'Alger* un pays agricole.
ALGER
Il faut donner à la colonisation des terres et les moyens de les exploiter; capitaux et main-d'œuvre.
Il faut réorganiser le système des concessions, en y comprenant équitablement les enfants des colons algériens et les* victimes de la guerre*
Il faut favoriser les procédés de crédit agricole et augmenter la capacité des caisses régionales,
À la réalisation de ce vaste programme, nous consacrerons tout notre dévouement , tous nos efforts.
Vive la France !
Vive la République !
Vive F Algérie !
Henri F1Q1U, Député sortant, Grand blessé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — André MALLARMÉ, Agrégé des Faculté de Droit, Professeur de droit constitutionnel et administratif à ITJniversité d'Alger*
Liste Républicaine des Intérêts économiques et de Progrès social.
Citoyens,
Nous nous présentons à vos suffrages en pleine loyauté, libres de toute attache et soucieux seulement de travailler pour le bien de la République.
Nous ne voulons pas, en vous soumettant un programme irréalisable, vous conduire dans le domaine de la chimère* Il nous faut, froidement, sans passion, nous bien mettre en face de la réalité et, sans promettre autre chose que do servir la Nation de toutes nos forces vous exposer nos idées sur les problèmes qui seront soumis à^vos représentants au Fadement*
Tout d’abord, nous tenons à déclarer que nous sommes entièrement sans restriction* partisans de la Politique suivie, tant à l’extérieur qu'à l'intérieur* par le Président Poincaré, Notre admiration pour cette politique ne date pas d aujourd’hui et n'est motivée par aucune arrière-pensée électorale* Elle remonte à l'époque où ce grand homme d'Etat a pris le pouvoir, avec la ferme volonté de faire payer le Boche et de grouper autour de lui tous les hommes épris de progrès, de paix sociale, de concorde nationale et de libéralisme républicain.
Vous devez, Citoyens, avant de déposer votre bulletin de vote, être complètement 4 claires : votre bonne foi ne doit pas être surprise, et tel qui, hier, systématiquement, a refusé sa confiance k l'éminent chef du Gouvernement est mal venu aujourd'hui d'essayer de justifier sa conduite et de se réclamer de la politique qu'il a combattue I
On voudrait, certes, pour égarer l'opinion, nous représenter comme « réactionnaires w et nous attribuer des sentiments qui ne sont pas les nôtres.
iS° 1471
ALGER
Nous déclarons hautement que nous sommes sincèrement républicains : nous voulons le respecL le plus entier de toutes les Lois républicaines, dont nous réclamons l'application, avec le plus large esprit de tolérance, sans + sectarisme et sans distinction de races ou de religions.
Adversaires résolus de tous ceux qui voudraient troubler l’ordre social, nous sommes aussi les ennemis de toute dictature, certains de répondre à 1 opinion générale car, en Algérie, nos esprits indépendants n'ont jamais supporté l'oppression.
Ce que vous voulez, et ce que nous désirons, c'est Funion et la concorde, mais à condition qu'elles ne soient pas exclusives des bonnes volontés et des énergies républicaines.
C’est par l’union de tous, avec un esprit résolu de rendre notre Patrie plus belle et plus grande, en dehors des ambitions particulières, que la France et 1 Algérie pourront travailler dans le calme et la prospérité. , t ^
A l'extérieur, nous estimons que la France, forte et respectée, doit^se garantir contre toute nouvelle agression* Nos sacrifices ont été assez grands, notre sol assez arrosé du sang de nos héros, pour que, victorieux, nous puissions faire payer l'ennemi vaincu,
, Nous soutiendrons F occupation de la Ruhr, seul gage sérieux que nous devons à la fermeté du Président Poincaré,
‘Notre Nation3 délit les qualités superbes ont fait l'admiration du monde, ne doiL pas rester courbée sous le joug financier de l'étranger.
La politique du Gouvernement Poincaré, politique combattue par nos adversaires* porte aujourd'hui ses fruits et nous voyons la valeur de notre franc së stabiliser alors que la livre et le dollar ont baissé dans les mêmes proportions.
Au point de vue économique, l’Algérie doit prendre la place qu'elle mérite.
.sous nous attacherons à favoriser son expansion et à lui faire accorder les libertés auxquelles elle peut légitimement prétendre.
Les Assemblées Algériennes, utilement transformées, verront par notre action leurs attributions élargies et pourront, en collaboration avec le Gouvernement et les Représentants à la Chambre des Députés et au Sénat, conduire l1 Algérie vers de hautes destinées.
Une plus juste application des taxes et des tarifs douaniers permettra au Commerce et à 1 Industrie de prendre leur plein développement*
Une organisation mieux comprise des voies de communication terrestres et maritimes, 1 amélioration de nos lignes ferrées, la recherche de transports moins longs et moins onéreux, l'intensification du réseau automobile, l'outillage et l'aménagement de nos ports sont des questions qui intéressent la vitalité du pays. Les relations maritimes avec la Métropole et avec la Corse doivent être étudiées avec soin, pour permettre à nos concitoyens d'obtenir une rapidité plus grande, des prix moins élevés et de ne pas être à nouveau les victimes d'incidents graves analogues à ceux qui ont marqué la fin de l’été 1922,
Tous nos efforts tendront aussi vers la protection du colon dont nous connaissons les besoins et les difficultés; nous veillerons à sa securité cl à la sauvegarde de ses intérêts. Nous nous efforcerons de lui assurer le bénéfice de ses récoltes, notamment par les œuvres de coopération et de mutualité : caves et silos coopératifs, prêts à faibles intérêts. Nous donnerons le plus grand soin à l'œuvre de colonisation, source de la véritable prospérité de l’Algérie, pays essentiellement agricole.
Le producteur, à l’abri de la spéculation, aidera le consommateur à lutter contre la vie chère.
ÀLGBft
N olra Alméria, encore trop inconnue, doit être l1 objet d'une propagande série use et acti ve en Fr a n ce ét à Té ( ra n ger .
■Enfin, l’exploitation des richesses du sous-sol et îa solution des problèmes miniers sont de première importance et méritent toute l'attention du Parlement et des Assemblées Algériennes,
Certes, beaucoup de ces questions sont du ressort de ces assemblées; mais il faut aussi l'intervention du Gouvernement et des Chambres pour les mener à bien.
Il appartient aux représentants de la Nation de rechercher V amélioration matérielle et morale des travailleurs, de ceux qui ont consacré leur vie au Pays et de ceux qui souffrent.
Plus que jamais, la sollicitude des Pouvoirs publics doit se porter sur les familles nombreuses qui réclament des avantages réels leur permettant d'élever leurs enfants,
'Mous serons heureux de poursuivre l'attribution de primes à la natalité, de développer o,u de créer des organisations de secours aux femmes en couches et aux nouveau-nés, de rendre plus active el plus efficace l'assistance médicale aux indigents, d installer des sanatoria cl de seconder le dévouement du personnel des hôpitaux. *
Nous nous efforcerons de rendre accessible à tous renseignement supérieur pour arriver progressivement h renseignement entièrement gratuit et permettre aux enfants du peuple de parfaire leur éducation et leur instruction. Les arts industriels, les écoles d'apprenti sauge et d'agriculture ont besoin d'être perfectionnés et développés.
Nous avons toujours été des ardents défenseurs des sports qui font une race plui robuste et plus saine : nous ne manquerons pas d'aider les admirables sociétés qui poursuivent ce noble buL
Une législation stable, sinon définitive, pourra rendre moins aiguë et moins énervante la crise des loyers. Il faut que le locataire n’ait pas toujours devant lui la vision de ses meubles jetés à larue et qu'il ne soit plus sous la menace constante de la spéculation. Mais il faut aussi que le propriétaire soit assuré de récupérer les produits légitimes de ce qui est son bien. L'entreprise des maisons a bon marché, déjà commencée par les municipalités, devra être élargie et les co nsi ru et ion s nouvelles favorisées par la réglementation du prix des matériaux.
La reconnaissance de la propriété industrielle et commerciale, heureusement poursuivie, rendra plus prospère la situation économique du pays. *■
Une des tâches les plus délicates et les plus difficiles de vos représentants sera d’établir un système d'impôts moins vexatoires et plus productifs. L’impôt sur le revenu est particulièrement défectueux : combien savent s'y soustraire, alors que îe commerçant, remployé, le fonctionnaire, le petit rentier et l'ouvrier sont frappés inexorablement. Notre budget a besoin de ressources et, en période de crise, tous les citoyens seront prêts a collaborer a l'œuvre nationale. Mais il faut que le profiteur de la guerre, le spéculateur rendent gorge et il faut aussi que le Boche n'oublie pas que nous sommes ses créanciers el que nous saurons exiger le payement de notre dû.
Les petits retraités, aux prises avec les difficultés de la vie, auront en nous des défenseurs sincères. Les cheminots savent ce que nous avons fait pour eux et n’ignorent pas que nous soutiendrons toujours leurs justes revend ica lions.
Le taux des pensions civiles et militaires dort être établi équitablement : les citoyens qui se sont dévoués à la Patrie doivent recevoir la récompense qu’ils sont en droit d'attendre.
Nous considérons comme un impérieux devoir de chercher, sans relâche, radoucissement des maux de toutes les victimes de la grande guerre.
iV° 1471
AL GEK
Mutilés glorieux, veuves de guerre admirables, orphelins de la Nation, anciens combattants, nous vous donnons ta ferme assurance que vous trouverez en nous des hommes prêt* k seconder vos efforts et à vous faire donner ce que vous avez acquis par votre courage, par vos souffrances, par votre sang!
Ni Réaction, ni Révolution ! tel est notre programme républicain.
Ordre et union dans la paix et te travail, pour une France plus grande et toujours phis aimée.
Vive la France !
Vi vc J a Ré p ubl i q u e I
Vive lTÀlgérie !
Raymond LAQLTÈRE, Avocat à la Cour d’appel d'Alger, Délégué financier, Conseiller général, Membre du Conseil supérieur de F Algérie, Croix de guerre. — Philippe DECOCK, Colon, Présidenl de la Confédération des Vignerons des trois départements algériens, Ingénieur des Arts et Manufactures, Docteur en droit.
Liste Républicaine Indépendante.
Citoyens,
.Eu 1919, an lendemain de la terrible tourmente, la France victorieuse, mais meurtrie, avait besoin de panser au plus tôt ses profondes et dangereuses blessures. Pour accomplir, dans le calme et ta concorde nécessaires, cette œuvre de reconstitution, sï énorme et si difficile, il fallaiL le consentement, le concours unanime, sans réserves, de tous les Français. À celte seule condition, grâce à unep union étroite et indéfectible entre tous les citoyens, sans exception, la France pouvait imposer à ses ennemis à peine désarmés, comme a ses alliés encore méfiants, le respect absolu du Traité de Versailles. L exécution intégrale du traité devait, en effet, non seulement consacrer la victoire morale du Droit contre les inqualifiables agressions de la barbarie allemande, mais surtout permettre notre relèvement économique et financier, hâter le retour du pays à la vie normale* en donnant, d une façon effective et rapide, toutes les réparations matérielles auxquelles avaient incontestablement droit toutes les victimes de la guerre,
La France avait encore une autre fâche à remplir, aussi formidable, aussi urgente que ïa première : il lui fallait organiser V après-guerre, permettre à tons ceux qui avaient abandonné leurs foyers et leurs affaires pour voler au secours de la Patrie en danger de se ressaisir, de reconstituer leur vie et de contribuer, par une activité nouvelle et sans entraves, à replacer1 la France au rang des nations fortes et prospères.
G’esÉ à cette heure, si grave pour nos destinées, que le pays envoya au Parlement des représentants en qui 11 avait -placé ses plus chers et ses plus fermes espoirs. Or, les deux premières années qui suivirent la signature de la paix, ne furent qu'une suite ininterrompue
ALGER
des plus cruelles déceptions. Avec l'avènement au pouvoir de M. Briand , s’ouvrit une ère de reculade, de renoncements continus. De capitulation en capitulation, M, Briand, l’homme « de la main au collet de l’Allemagne », menait la France vers Fabîme, discréditant chaque jour un peu plus notre pays et préparant, au dedans comme au dehors, le sabotage de U Nation.
Au dedans, M. Briand, en continuant à pratiquer la politique sectaire des Malvy et des CailJaux, n'hésitaiL pas à dresser le bloc des gauches contre les autres éléments de F opinion saine et libérale de la Nation et ne craignait pas, en ravivant le vieil esprit de lutte antireligieuse, de rallumer une guerre fratricide, comme si un président du Conseil avait à s’imposer îa tâche de ruiner cette « Union sacrée » qui nous avait donné la victoire!
Au dehors, M, Briand, mettant la France à la remorque de l'Angleterre, semblait s'ingénier à nous acculer à l'impossibilité absolue de faire respecter le Traité de Versailles* Ht jamais un vrai Français ne devra oublier que cTesl M Briand qui laissa scandaleusement amputer la créance française de 40 0/0, presque la moitié de la dette que les Allemands nous avaient reconnue! ' r
Cette situation menaçait de réduire la France, victorieuse pourtant, à une double faillite : faillite de son prestige moral dans le monde. Tel était l'aboutissement fatal de la néfaste politique du « bloc des gauches ». On vit reparaître, à ce moment critique, un homme dont îa haute ambition fut de vouloir sauver la paix comme M. Georges Clemenceau avait sauvé la victoire. M. Raymond Poincaré vint se remettre au service du pays contre les ennemis du dehors et ceux du dedans*
C’est depuis cette époque que le « Grand Parti Français d’Algérie », devant l’hostilité exprimée clans de nombreux votes importants, par nos députés contre M. Poincaré, ne cessa de lutter contre le « bloc des gauches », saboteur de la paix de Versailles, et contre les alliés de ce bloc, les partis des sans-patrie, de la haine et de la guerre civile. Maisje « Grand Parti Français d’Algérie » ne s’est pas constitué uniquement pour défendre un homme dont la personnalité et le courage civique devraient imposer l’admiration et le respect à ses ennemis eux-mêmes. C’est pour la politfque incarnée, à l’heure actuelle, par ce grand Français, mais qui est loin de lui être exclusive et personnelle, que notre parti revendique l’honneur de combattre. C’est pour cette politique nationale et sociale qui, seule, peut nous sauver à l’heure angoissante que nous traversons.
Cette politique est également celle d’un puissant groupement métropolitain qui comprend 250 parlementaires et plusieurs ministres de la majorité fidèle a M. Poincaré, la « V édération Républicaine de France », à laquelle le « Grand Parti Français d'Algérie » est officiellement rattaché.
Le Grand Parti Français d Algérie s'est surtout organisé pour îa défense d'une politique algérienne et nord -africaine, dont les directives s'inspirent étroitement de la politique métropolitaine, et dont le programme ne peut être réalisé dans toute son ampleur que par le triomphe de cette formule :
France, d'abord !
La politique algérienne découle tout entière de ce principe : maintien absolu de la prépondérance française dans le Nord de l'Afrique. Or, ce principe est, précisément, sap^, battu en brèche par tous les adversaires de la politique nationale de M Poincaré :
Par le bloc des gauches, dont certains hommes, comme M. Herriot, se sont mis k îa tête d’un mouvement en faveur de la représentation indigène au Parlement, bloc des gauches dont les candidats officiels sont MM. Mallarmé et Fiori.
Par les communistes, qui ont décidé, lors de leur dernier congrès, que le mot* d'ordre de combat devait être l’indépendance des indigènes des colonie^ autrement dit, pour ce qui nous concerne, l’Algérie aux Arabes.
ALGER
C'est en présence de ce danger que le Grand Parti Français d'Algérie a fait appel, dans ce pays, à tous les bons Français, sans dis Line Lion , qui veulent, avec nous, le triomphe des revend ica Lions algériennes suivantes :
Nous voulons :
Le relèvement intellectuel, moral et matériel des indigènes, mais sans octroi de droits politiques que, du reste, la masse musulmane ne réclame pas et dont elle ferait mauvais usage k la première occasion. Suffisamment représentés dans toutes les assemblées algériennes, les indigènes non naturalisés n'ont pas besoin d'avoir des représentants au Parlement. Nous sommes hostiles à la conscription obligatoire des indigènes, porte dangereusement ouverte a l’octroi des droits politiques.
Nous demandons l’extension du peuplement français en Algérie. Nous sommes ici rintellîgence et la force, et nous devons tendre à être ie nombre. Pour cela il faut :
Faciliter l’établissement des Français d’origine et d'adoption ,et la colonisation du pays par l’octroi plus large de concessions et de terres domaniales ; par le retour à la loi de un an du service militaire pour les Français, nés en Algérie, et pour les Français qui aurons pris rengagement de résider cinq ans au moins en Algérie; protéger efficacement la propriété et le travail en prenant des mesures contre ^insécurité, plaie rongeante de la colonisation; encourager la moyenne et la petite propriété rurale, seules capables d'attacher le possesseur au sol et de fonder des foyers, source féconde de civilisation ; faire réellement de l’Algérie une nouvelle France en encourageant toutes les classes de la société à s’installer dans ce pays, retenir les Français, retraités en Algérie, par une prime à la résidence; promulguer une loi déterminant la propriété foncière indigène, afin de permettre aux acquéreurs français de devenir, en toute sécurité, propriétaires des domaines qu’ils auront mis en valeur ; limiter la vente aux indigènes de domaines cultivés par les colons français; outiller, selon les méthodes modernes, l’Algérie agricole et industrielle de façon à obtenir le meilleur rendement de l’exploitation des richesses incalculables du sol et du sous-sol algérien; aménager l'hydraulique agricole; organiser les œuvres de prévoyance et de crédit agricole.
Dans le domaine économique, le G. P, F. A., LouL en ayant un programme d'ensemble, étendu et étudié, estime devoir accepter les directives et les suggestions de tous les groupements spécialisés et qualifiés, tels que « Confédération des agriculteurs et des vignerons », Syndicats commerciaux, Chambres d'agriculture et de commerce.
Au point do vue social, le G. P. F. A. met en tête de son programme le respect absolu de la liberté de conscience, estimant qu’aucune réforme sociale sérieuse et durable ne peut s’accomplir sans la liberté d opinion, le respect des croyances. Nous sommes donc les adversaires résolus de tout sectarisme, de toute contrainte des consciences, de toute atteinte à la liberté de penser. Nous sommes partisans de toutes les réformes aboutissant au bien-être des classes laborieuses qui constituent lame, ia force vive de la France, Mais nous estimons que ces réformes ne doivent pas être incompatibles avec la sauvegarde de la patrie et l'intérêt de la nation. Loin de vouloir dresser les Français les uns contre les autres dans des luttes de classes, nous aspirons à une union, solide et rationnelle du capital et du travail. Nous sommes pour le respect des biens quels qu'ils soient, pour la liberté du travail, non moins précieuse que la liberté de penser, non moins sacrée que la propriété. Nous estimons que le capital, unique garantie de la liberté du travail, de la propriété nationale, doiL être respecté. Mais nous sommes partisans d’un prélèvement, déterminé par la loi, sur les trop grosses fortunes. Trop de citoyens possèdent un énorme superflu, alors que tant d'autres manquent du nécessaire. Nous sommes pour les réformes fiscales équitables et judicieuses, pour la suppression de l'impôt inique sur les salaires, pour la création d’aine caisse Nationale des retraites obligatoires pour tous les travailleurs ,^sa ns prélèvement sur les salaires. ^
Dans le domaine de l'éducation, nous sommes les défenseurs de la liberté entière de
ALGER
l'enseignement k tous degrés, ^oms le contrôle normal de l’État, Gel enseignement, nous le demandons gratuit à tous lies degrés pour tous ceux qui en sont intellectuellement dignes; nous sommes partisans de l’encouragement judicieux à TéducaLion physique, caÿsuble de contribuer à la régénération de la race.
Nous demandons une révision du statut des fonctionnaires pour supprimer les trop nombreuses inégalités entre les serviteurs de T État qui, lorsqu'ils font leur devoir et remplissent leurs fonctions avec intelligence et conscience, ont droit, du plus modeste au plus haut placé, aux mêmes garanties étaux mêmes sollicitudes de la part de l’État. Nous sommes partisans de la suppression du quart colonial qui profite surtout aux possesseurs de gros traitements. Mais nous demandons son remplacement par une indemnité fixe, la même pour tous les fonctionnaires coloniaux cl progressive suivant le nombre d'années de service dans la Colonie,
La sollicitude de tous les citoyens et des Pouvoirs publics doit aller aux familles nombreuses, pour les honorer elles avantager. Nous demandons l’application h l’Algérie des lois eu vigueur en France,. Nous sommes partisans du vote familial : nous faisons nôtres les revendications de toutes les victimes de la guerre condensées dans les «-cahiers de la Erance combattante ». Estimant qu’il faut enfin une loi équitable pour le propriétaire honnête et pour le locataire do bonne foi, nous adoptons les revendications de la Ligue des Locataires du départe ment d’Alger. Nous proposons le déclassement des terrains militaires et leur cession pour la construction d'habitations à bon marché, afin de remédier à la ense des logements. Enfin, à l'heure actuelle, où une vague de mécontentement déferle sur le pays, devant l'insolence des mereantis et des vautours encouragés par l'inertie d’un Parlement qui n’a rien fait contre la vio trop chère, nous sommes partisans de mesures sévères et de sanctions rigoureuses contre les spéculateurs.
Citoyens,
Si vous êtes avec nous dans l’ordre contre les partis de la haine et de la guerre civile, contre tous les exploiteurs du peuple; si vous estimez que nous avons le devoir de lutter contre les . organisateurs de l’insurrection des indigènes - si vous reconnaissez P urgente nécessité de défendre la prépondérance française dans le payn, et de mettre en valeur, dans l’intérêt même de la Mère-Patrie, les immenses ressources de l’Algérie; si vous croyez enfin devoir lutter pour la poliLique nationale et sociale que symbolise à l’heure actuelle M. Poincaré, vous voterez, sans hésitation, pour les deux candidats présentés par la « Fédération Républicaine de Franco » et par le « Grand Parti Français d’Algérie »■; vous mettrez, le 11 mai, dans l’urne, un bulletin aux noms de
Charles COLLOMR1, Croix de guerre. — Victor TRENGA, Docteur - en médecine.
Amnistie générale aux victimes du capitalisme : condamnés militaires, faits de grève et délits politiques.
Réintégration de^ tous les révoqués des services publics.
ALGER
Justice populaire, — Généralisation du jury. Suppression de la1 Magistrature. Abolition des Conseils de guerre et des Bagnes militaires. Constitution d’une .Haute-Cour populaire pour juger les responsables de la guerre.
Reconstruction. — Paiement immédiat des dommages de guerre restant dus aux petits sinistrés. Révision des indemnités accordées aux sinistrés de la, grande Bourgeoisie. Répression do trafic des bons de cession.
Expropriation du grand capital. — Socialisation des Banques, Mines, Transports, Usines? Assurances, Pétrole, Sucre, Etablissement eTuu contrôle ouvrier par les Comités d’usine* Journée de 8 heures; (> heures pour les industries insalubres. Minimum de salaire* Droit de coalition et de grève aux Fonctionnaires et aux Travailleurs étrangers*
Finance. — Extinction de la Dette publique par la saisie des grandes fortunes. Suppression de l'impôt sur les salaires eL de t’ impôt indirect frappant la consommation*
* Extérieur- — Annulation du Traité de Versailles, Alliance avec F Union des Républiques soviétiques. Organisation des Etats-Unis d’Europe*
La Terre appartient à ceux qui la cultivent* Expi'opriaiion des grands propriétaires fonciers. Remise des fermes et métairies expropriées soit aux Coopératives agricoles, soit aux familles de ceux qui les cultivaient précédemment. Les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la propriété perpétuelle de leur bien. Crédit agricole cl Etat pour le perfectionnement de la technique et de Fou tillage. Electrification des campagnes* Admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques de ferme au bénéfice des lois ouvrières et des assurances sociales.
A ers la conquête du pouvoir* — Formation d’un Gouvernement ouvrier-paysan*
Abolition de la Constitution Bourgeoise*
Suppression de 1 Année permanente et de l’industrie privée des armements.
Formation d’une Milice 'Ouvrière-Paysanne pour, la défense des conquêtes du Bloc Ouvrier- Paysan.
Organisation d une véritable Démocratie sur la base des Soviets ouvriers et paysans, associant les Syndicats à la gestion des Services publics*
Dictature du prolétariat. — - Loyers. — Taxation des loyers* Réquisition des locaux d habitation. Construction par les Municipalités d’immeubles à loyers bon marché* O/gani-. sation du logement en service public*
Vie Chère* — Répression de la spéculation ci de 1 accaparement.. Contrôle des prix par les commissions syndicales et coopératives avec l’appui financier du Gouvernement Ouvrier- Paysan*
La Femme* — La Maternité rétribuée comme fonction sociale. Pour la femme, égalité des droits civils et politiques. Salaire vital garantissant l’indépendance économique* Services collectifs pour l’organisation de la vie ménagère.
L'Enfant* — Instruction obligatoire, laïque et vraiment gratuite de tous les enfants jusqu’il Page de 10 ans. Mise à la charge de l’Etat des .-rirais d’en Lrelityi et d’éducation de la jeunesse ouvrière et paysanne, fanant preuves d’aptitudes spéciales.
Hygiène publique. — La Société doit garantir à chaque être humain les meilleures conditions possibles de développement et d’hygiène. Un régime qui laisse mourir 140*000 enfants tous les ans, 200*000 tuberculeux et syphilitiques est un régime qui doit disparaître.
Solidarité. — Assurances sociales sans cotisation ouvrière contre tous les risques afférant à la vie, au travail des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires. Salaire minimum aux Mutilés et Retraités du Travail et de la Guerre.
Le Comité directeur du Parti Communiste (S. F* L C,).
ALGER
Liste du Parti Socialiste (S, F. I. O,).
Aux Electeurs,
Travailleurs des villes et des campagnes,
Petits commerçants, petits colons,
Retraites et petits rentiers,
Fonctionnaires,
Vous tous qui coopérez à la vio active de votre pays ; vous tous qui avez cru aux belles paroles des élus du Bloc National, examinez ce que vous ont coulé quatre ans de législature de cette majorité.
À l'intérieur :
Un déficit permanent malgré 30 milliards d’impôts annuels ;
Une dette de 435 milliards ;
L’immense gabegie des régions dévastées ;
Le mercantilisme et la vie chère,
A l’extérieur :
La France isolée et la paix menacée.
Vous refuserez donc vos suffrages à tous ceux qui se réclament de ce Bloc National et de sa politique dont M+ Poincaré porte la lourde responsabilité ; à tous ceux qui veulent une dictature violente, fasciste ou bolcheviste ; à tous ceux qui n’ont aucun programme précis et qui n’apportent aucune solution aux grands problèmes sociaux.
Vous voterez au contraire pour les candidats socialistes S. F, L O. qui veulent :
intérieur :
L’amortissement de la dette par le prélèvement sur le capital ;
L’impôt sur le revenu et la fortune acquise substitué à l’impôt de consommation ;
La révision des marchés de guerre et la reprise des bénéfices excessifs.
La répression vigoureuse de la spéculation et L’abandon du protectionnisme outrançier;
La défense énergique des lois sociales et laïques.
La mise en pratique d’une politique d’accords internationaux destinés à garantir la paix par le désarmement général et simultané et a obtenir le paiement des réparations.
Nos candidats: A. Cayron, Conseiller municipal d’Alger, et R. PesLre, Professeur (syndiqué), ne peuvent être confondus avec les communistes.
Notre Parti, en effel, n’a jamais accepté les théories de violences et a constamment refusé d’obéir aveuglément aux conditions de Moscou.
Ils travailleront de toutes leurs forces h l’application de ce programmé en attendant la grande transformation sociale qui, par la réalisation du socialisme, libérera définitivement
ALGER
Liste radicale nationale.
Aux K lecteurs du département d’Alger.
La Chambre qui va cire élue en mai 1924 aura à trancher, à l'extérieur, des questions angoissantes et vitales pour la Nation. À l'intérieur, elle aura à résoudre les problèmes d’ordre social et financier les plus graves et les plus gros de conséquences. Voici comment nous envisageons la solution des principales questions actuellement à l’ordre du jour :
Au point de vue extérieur :
Assurer l'exécution intégrale du Traité de Versailles, Payement, par les Boches, des indemnités fixées. Sécurité de nos frontières* Contrôle militaire des armements en Allemagne* Liquidation des dettes interalliées*
Maintenir les mesures de sécurité les plus prudentes, les moyens de contrainte les plus énergiques, telle l'occupation de la Ruhr, à l'égard d'un ennemi irréductible qui ne craint, qui ne respecte que la force. Consolider la Société des Nations en mettant h sa disposition des sondions pratiques qui lui donnent la possibilité d’imposer ses décisions.
Relever notre franc contre lequel se dresse une coalition clans laquelle nous avons la douleur de retrouver certains de nos alliés d'hier unis à nos éternels ennemis*
Au point de vue financier :
Reviser, assouplir notre système ïmposi taire pour arriver a une répartition plus équitable des charges entreAes contribuables et une compression énergique, mais rationnelle, des dépenses.
Arrêter l’ inflation et amortir progressivement la dette publique*
Mettre en valeur nos colonies, qui peuvent fournir è la métropole la plupart des produits qu’elle tire de Té [ranger. '
Mettre en exécution des mesures sévères pour mettre un frein a fa spéculation ; assurer, par voie de conséquence, la baisse du coût de la vie avec, comme corollaire, la réduction automatique des dépenses publiques.
Au point de vue social :
Maintenir intangibles les institutions républicaines, qui, seules, peuvent servir de base aux œuvres de relèvement, de paix et de concorde nationale.
Maintenir les lois scolaires, les lois laïques dont le but est d'assurer la neutralité de l'Etat en matière de croyance religieuse et la liberté de conscience chez tous les citoyens.
Démocratiser plus largement renseignement Jà tous les degrés, de façon i\ faire émerger les sujets intelligents et travailleurs de tous les milieux et de toutes les classes de la société*
Respecter la loi de huit heures avec des modalités a déterminer dans un esprit de bon vouloir et de loyauté entre tous les intéressés.
Développer, en faveur des classes modestes, la construction des habitations à bon marché*
' Reviser eL mettre en vigueur immédiate la loi sur les assurances sociales votée à la
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dernière heure, mais dont l’application est retardée faute de quelques dizaines de millions que i’on peut et qué Ton doit trouver facilement dans le cadre d’un budget de 25 milliards.
Terminer cl appliquer, dans le plus bref délai, la loi sur la propriété commerciale actuellement en discussion.
Procéder à rétablissement, toujours réclamé, toujours promis et jamais réalisé, du statut des fonctionnaires, de façon à leur donner la tranquillité immédiate, îa sécurité du lendemain et maintenir plus étroite leur solidarité avec la bonne marche des affaires publiques.
Réviser et étendre la nouvelle loi sur les pensions, qui n’a pas donné satisfaction à certaines catégories de petits retraités de l’Etat, des départements et des communes.
Régler, dans te meilleur esprit de reconnaissance, de réparation et de justice, la dette contractée par l'a Nation envers les victimes de la guerre * mutilés, veuves, orphelins, ascendants, anciens prisonniers de guerre.
Reviser, avec des dispositions plus généreuses et plus efficaces, la loi créant des allocations aux familles nombreuses ; étudier les avantages de toute sorte qui doivent constituer des encouragements réels et positifs à la natalité au lieu des privilèges dérisoires concédés jusqu 'ici.
Au point de vue algérien ;
Accorder aux départements algériens un nombre de députés calculé d'après le chiffre de la population européenne comme dans les départements français.
Reviser la loi de 1900 avec une autonomie plus grande, plus confiante et avec un droit en regard pour les Algériens dans la préparation des lois et décrets qui doivent régler leurs destinées et les conjuguer avec les destinées de nos sujets indigènes.
^ Liquider la question des transports maritimes entre la France et F Algérie, dont la charge devient de plus en plus écrasante pour les Algériens.
Développer la colonisation officielle en donnant une plus large part aux mutilés, aux victimes de la guerre et aussi aux fils des Algériens obligés d’aller chercher* dans d autres colonies, des exploitations qu'on leur refuse ici.
Appliquer simultanément ou dans un délai restreint, en Algérie, les mesures tutélaires édictées, en France, au profit des fonctionnaires, des travailleurs des P, T. T., des chemins de fer d'intérêt général et d'intérêt local et de tous les travailleurs de l'Etat par l'élaboration immédiate des décrète ou dos règlements d’administration publique qui doivent les rendre applicables à l’Algérie,
Au point de vue agricole algérien :
Développer le crédit mutuel agricole pour l'application intégrale à l'Algérie des lois et règlements déjà appliqués en France.
Créer des tarifs réduits spéciaux pour le transport en France ou l'exportation à l'étranger des excédents de nos produits agricoles : primeurs, vins, céréales, huiles, agrumes, tabacs, etc. ; créer également des tarifs réduits pour les engrais de toute sorte ; rechercher k V étranger dos consommateurs pour les excédents des produits algériens et encourager F exportation de ces excédents.
Propager T utilisation du carburant national.
Réorganiser les Chambres d'agriculture en les dotant do personnalités civiles et d’un statut calqué sur celui des Chambres de; commerce, /
Au point do vue politique :
Nous avons énuméré plus haut les réformes d’ordre social et économique qui ont un lien avec fa vie politique du pays.
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Nous avons indiqué que, dans une République bien ordonnée, les profils, comme les charges, doivent être répartis équitablement entre tous ceux qui y collaborent d'après leur / participation à l'œuvre commune, soit en travail, soit en moyens matériels ou intellectuels.
Nous estimons que l'évolution qui doit se produire dans cc sens dans nos sentiments, dans nos mœurs, ainsique tes réformes qui en seront la conséquence, doivent être réalisées aussi rapidement que possible, mais dans Tordre et daus la légalité et avec le respect de la propriété.
Nous nous réclamons donc du programme du parti radical et radical-socialiste, niais nous sommes dans l'obligation de nous séparer, momentanément, nous l'espérons, de ce parti en raison de l'opposition que ses dirigeants ont manifestée contre l'éminent Président PoinCaré dans sa politique d'exécution des traités et du redressement du franc.
Nous sommes d e & a d mira leurs de cet én ergio u e Première t nous n ou s pr orne Lions de lui donner tout notre appui si vous nous faites Thonneur do vous représenter à la Chambre des Députés,
Voilà, chers électeurs, comment nous définissons, dans son ensemble, le rôle que nous nous efforcerons de remplir si nous sommes élus.
lAm de nous, commerçant, industriel, dont les opérations s'étendent en France, au Maroc et eu Algérie, est particulièrement versé' dans les questions économiques.
L'autre, propriétaire-viticulteur, aura à connaître plus particulièrement des questions agricoles.
Tous deux, nous sommes les amis des modestes, des prolétaires dont nous connaissons bien les besoins et les aspirations.
Nous resterons, en outre, en communication permanente avec les groupements coinmereiaux et agricoles et avec les groupements ouvriers d'Alger et de l'Algérie, Nous recevrons avec empressement leurs enseignements et leurs directives, dont nous nous inspirerons chaque fois que ce sera possible et utile*
La présence de l'iin de nous, pendant une longue période, au Conseil général d'Alger et aux Délégations financières constitue une bonne et solide p réparti on pour passer h Pétude des affaires plus importantes et plus graves à traiter à Paris.
A fous, citoyens, de nous dire, par votre vote du 11 mai, si vous nous croyez qualifiés pour remplir le mandat que nous sollicitons de vous.
Vive la France !
Vive l'Algérie !
Vive la République !
Pierre BERTRAND, propriétaire, industriel, négociant à Alger. — JL- F* MULLER, proprié taire- viticulteur, ancien vice-président du Conseil général, délégué financier, maire de Marengo.
Liste de MM. Damnas et Missel,
Chers Âmîs,
Nous cédons à vos instances amicales en affrontant le lion populaire, le suffrage universel ; nous relevons en votre nom le drapeau des humbles et des prolétaires*
ALGER
Nous le faisons comme ouvriers aux prises avec les difficultés de la vie, difficultés économiques de l'après-guerre.
Citoyens ,
Votez pour nous sans hésiter eL votre vole ne s'égarera pas. Modestes ouvriers, nous sommes aux prises, comme la pluparL d'entre vous, avec la vie chère eL la difficulté du lover. C'est-à-dire que tous nos efforts tendront h régler en toute justice ces questions vitales qui laissent, dans l'inquiétude du lendemain l'immense majorité de la population de notre chère Algérie,
Personne ne doit être victime de la guerre, personne ne doit en être bénéficiaire. Chaque propriétaire a le droit de vivre, chaque commerçant a le droit de vivre, mats tout travailleur a le droit de faire vivre sa famille par le fruit de son travail.
Nous voulons garantir aux ayants droit le respect de la dette sacrée que la Patrie a contractée envers eux.
Nous voulons lutter à outrance contre les mcrcanlis, promoteurs de la vie chère.
Ramener :
1° La vie à son état normal d’avant guerre;
0 2° Les impôts à une plus juste répartition.
En ce qui concerne les familles nombreuses, nous voulons que l’État alloue une prime de naissance assez élevée par chaque enfant, et la suppression complète de tout impôt à partir de trois enfants, en ce qui concerne le prolétaire, et ce dans l'intérêt de la Patrie, pour assurer la repopulation, qui va de jour en jour en décroissant.
Pour remédier à la hausse d®- franc, nous demandons que Ton taxe les fortunes, et l'on prélèvera ainsi des sommes fabuleuses capables de restaurer la hausse du franc*
Nous demandons aussi la suppression de certains emplois dans nos grandes Administra lions, emplois vraiment inutiles.
Nous voulons enfin le bien-être du peuple, sans distinction de race ni de religion*
A la réalisation de notre programme, nous consacrerons tout notre dévouement jusqu’à ce que satisfaction complète nous soit donnée.
Vive 3a France !
Vive la République î
Vive l'Algérie 1
Etienne ÜAUMAS, Mutilé de guerre. Employé de commerce. — Léon MÏSSOL, Artiste décorateur, Officier d’ Académie.
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