‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 113 sur 124 · ORAN · texte numérisé non relu

ORAN

2 députés.

Inscrits . 54.399

Votants,,, . , 37,542

Blancs et nu U . 1 . 309

Suftïüges exprimés , « . . . . 30,233

Majorité absolue . ... 18.117

Quotient électoral ... 18.1 10

Liste du Parti républicain démocratique et social,

MM, Molle. . 13,326

Payri . . 12.630

Total.,..*,,..,. 25.050

Moyenne,., . 12,078

Liste d’Union républicaine.

MM. Petit,,,,.,.,,. . 20.674

Bous Frei$sineng\. . . . 20.090

Total. . . . 40.704

Moyenne . . . . . 20,382

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM.. Àmardeith . . 2.403

Barassût . . 2.479

Moyenne.,...,. - - 2.480

Liste Dosportes-Bruneau (pour mémoire)*

La Péta des Républicains indépendants a obtenu une moyenne de uG rois,

La liste républicaine socialiste Indépendante une moyenne dë9S vois.

Elus à la majorité absolue. ........... . . MM. Petit, Rouï-Freismneag.

Liste dJ Union Républicaine.

Messieurs et chers Concitoyens,

Tels nous nous sommes présentés devant vous en 1919, tels nous nous représentons en 1924, C’est sur un programme d'union républicaine, de concorde nationale et de progrès social que vous nous avez élus. C’est sur ce même programme, intégralement maintenu, que nous sollicitons à nouveau vos suffrages.

► Les institutions que la démocratie française s’est librement données, les principes considérés comme les bases du régime républicain sont intangibles.

Convaincus que la laïcité de l’Etat est la condition et la garantie de sa neutralité, à l'école, dans la pratique des cultes, dans toutes les aspirations de la conscience, nous voulons ia pleine libêrté pour toutes les croyances religieuses et pour toutes les opinions.

Epris de réformes et de progrès, nous voulons qu’ils s’accomplissent dans l'ordre et la

— .ws -

GIUN

1 finalité. U» pays qui peut affirmer et faire prévaloir scs volontés. par le suffrage universel doit étnôià l’abfi des discordes et des convulsions sociales. Un pays qui a subi une atroce invftsioa et une guerre longue et douloureuse, dorit .» souffre encore, dont il souffrira longtemps, doit pouvoir se ■reconstituer par le -travail et l'économie, dans iWaieéntent des partis et la Paix publique.

Voilà pourquoi nous avons été et nous sommes des candidats d'union républicaine, laissant seulement hors de cette union les extrémistes oie d roitelet de gauche dont les doctrines ne peuvent aboutir qu’à lu dictature, aussi haïssable qu’elle vienne d'fcii haut Ou d’en bas.

Mais l’union républicaine ne saurait se . fonder sur l'abdication des principes et des règles fondamentales du. régime. Leur respect scrupuleux est seul capable de grouper1 toutes les volontés, de coordonner eL de fondre. tous lesreiforts pour le relèvement et la reconstitution de la France ; leur observation. loyale peut: seule. laisser aux représentants du peuple dans le respect de tous les. droits. qu'ils .tiennent du suffrage universel, l'indépendance et la dignité ans lesquelles, l’action parlementaire ne serait qu abaissement ei- servilisme.

binon et concorde dans les lois de . la. République !

Nogs demandons à tons les bons citoyens de se rejoindre, "-'avec nous, dans cette pen&ec.

, ^ Comment, on effet, pourrions-nous admettre quelle Nation soit livrée aux discordes let s épuisé en querelles intestines, quand, ayant ; gagné la. gu erre, il lui reste à gagner i la Paix? L Allemagne a été vaincue sur les champs de. bataille, mais elle se refuse à exécuter le Traité de \ ersailJes et à payer la restauration de nos régions dévastées.

Nous rendons hommage, avec l’unanimité du Conseil général d’Oran, au «cand ‘patriote Raymond .Poincaré qui a dé masqué,. devant, nos Alliés, et devant le Monde. entier la fourberie de notre debitrice, et qui a pris l’initiative .de mesures énergiques pour obliger celle-ci à tenir ses, engagements. Nous avons, en toutes. circonstances, soutenu sans réserves le Pré- ' si dent du Conseil dans sa vigoureuse politique extérieure -et, si -vous nous -faites dlhmffieur de nous renouveler votre confiance, vous pouvez .être assurés que, dans l’avenir comme dans le passe, de Tout notre cœur, nous nous associerons ;à. la défense obstinée- des. droits de la th r a uce , ■vis-.a-via d’une en nom i e toujours rôcaic i imu te .

, La I l'*;nce Gat pacifique. C'est un odieux mensonge de la présenter comme belliqueuse et impérialiste. La Société des Nations, .conception généreuse entre touLes, a ou et aura tout notre .appui et tout notre concours pour son organisation «t son développement. Mais, jusqu’au jour, que. nous appelons de tous nos vœux, où elle sera en état d’imposer, partout dans le monde, la justice et la paix, la République aura l’impérieux devoir de sauvegarder par sesipmpFQs moyens les intérêts supérieurs et la sécurité de la Patrie

f Chers Concitoyens,

Nous avons concienae dlavoir, au cours -de celte législature, pleinement, rem pli notre d&voi r - et d être demeurés fidèles à notre promesse de défendre, avec -passion les intérêts de 1 U rame j de 1 Algérie et de ïa iF rance.

Ayiaut suivi la .politique extérieure que Jes événements nous imposaient, nous aveu* dans le domaine intérieur, porté toute noire attention sur les problèmes économiques ' financiers et sociaux* ^ 9

Nous nous sommes pleinement associés à :1a réalisation de toutes les réformes susceptibles d apporter un peu plus de bien-être, un pou plus de sécurité matérielle à tous les traye die urs. Nous a vons maintenu les lois sociales acquises et nous nous sommes efforcés de les améliorer et de les compléter. Toutes les mesures destinées à favoriser lé relèvement ce la iia table , eu donnant au* familles nombreuses les avantages et les privilèges auxquelles elles ont droit -dans le corps social, ont reçu notre chaleureux assentiment, Nous avons, de

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même, énergiquement appuyé tout ce qui, dans la crise générale du logement, pouvait garantir la stabilité du foyer familial, notamment le perfectionnement des lois relatives à la construction d’habitations à bon marché. La loi sur les assurances sociales, que la Chambre a adoptée avant de se séparer et que nous avons votée, apparaîtra, dès qu’elle sera en vigueur, comme une des plus nobles affirmations de l'esprit de la solidarité collective. l)ansj le même ordre d’idées, la réforme du régime des pensions a etc la réparation d’une injustice dont il n’était pas possible que les vieux serviteurs de 1 Etat souffrissent plus longtemps, et notre effort personnel, en cette matière, s’est étendu jusqu’aux employés et ouvriers départerrien taux et communaux.

Nous avons défendu ardemment les droits des victimes de la guerre: mutilés, veuves et orphelins de guerre, ascendants, anciens combattants,’ et nous nous sommes employés de notre mieux pour qu’elles voienl triompher plus largement leurs légitimes revendications. La situation financière, seule, n’a pas permis d’y faire complètement droit. Nous connaissons les vieux des grandes associations d’après guerre. Nous ne cesserons de lutter pour qu’elles obtiennent satisfaction. Nous avons aussi réclamé l’amnistie pour toutes les infractions militaires commises par des anciens combattants, exception faite pour la désertion à

l'ennemi et la trahison, * *

Investis de votre confiance, nous poursuivrons, pendant la prochaine législature, avec la même largeur de conception, la réalisation des réformes sociales de tous ordres attendus par la démocratie. L’assainissement des finances nationales sera l’objet de notre souci permanent. La mise eu application du programme d’économie suggéré par la Comrmssion Marin aura tout notre appui.

Mais, en Algérie, eu Oranie, nous avons des intérêts propres qu’il s agit de mettre en harmonie, dans tous leurs aspects, avec les inLérêts de la Métropole, de dégager et de lame prévaloir. ^

L'Algérie attend, depuis de longues années, une réforme administrative et une réorganisation de ses grandes Assemblées financières qui, en augmentant ses libertés, lui permettront de compléter sou outillage économique, de développer la colonisation, notamment par r attribution de terres aux fils de colons, décroître ainsi rapidement la mise en valeur de son sol et d’asseoir solidement sa prospérité -- de contribuer par là même et puissamment au relèvement delà France. .

Notre agriculture, source première de la richesse du pays; notre commerce, conditions de la vitalité de l'agriculture ; notre industrie naissante ont besoin d’être énergiquement soutenus et leur essor est étroitement lié à une administration et à une législation liberales

et clairvoyantes. . ,

Tous les groupements agricoles, tous les groupements commerciaux savent qu ils n ont jamais fait appel en vain à notre concours; ils savent de même que notre activité s’est traduite par des résultats tangibles dont ils ont pu apprécier les heureux effets. Nous nous garderons d’une ennuyeuse énumération. Nous rappellerons seulement qu’en obtenant la suppression de la taxe de 1,10 0/0 sur les produits algériens à leur entrée dans la Métropole, nous avons fait disparaître un véritable droit de douane que supportaient nos producteurs et qui alourdissait les transactions. Nous rappellerons seulement qu’en faisant voter4Ia loi sur le crédit agricole, nous avons doté nos colons, dont i’ admirable labeur est la force et l’honneur de l’Algérie, d’une institution -qui, si l’on y joint l’effet bienfaisant des docks coopératifs,' mettra à leur disposition, au moment des récoltes, à un taux duntérets très réduit, des crédits suffisants pour qu’ils puissent se soustraire à la vente forcée a vil prix, sans profit aucun pour les consommateurs. Ainsi, les producteurs de blé auront la faculté d’attendre l’établissement des cours normaux et échapperont aux usuriers. et aux spccu ateurs. Ainsi l’agriculture pourra produire et produira avec la garantie de ne pas être irustree de la juste rémunération de son travail et le développement incessant de la production entraînera la diminution de la cherté de la vie^

NJ 1471

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Chers Concitoyens,

Nous ne sommes plus des inconnus pour vous : quatre années de mandat vous ont permis de nous juger. Nous croyons avoir justifié vôtre confiance par nos actes; nous croyons avoir répondu à vos espérances par notre activité et notre dévouement. Vous savez maintenant si nous sommes capables de rendre de nouveaux services. C'est sur t’œuvre accomplie pendant notre première législature qu'il vous appartient de vous déterminer.

Si vous voulez continuer avec nous et avec tous les bons, sincères et loyaux républicains, la politique d union républicaine, de concorde nationale et de progrès social qui est la nôtre ; si Vous estimez, avez nous, qu'il faut ici l égalité de traitement pour tous les citoyens français sans distinction de race ef^de religion et que doivent être écartées a jamais toutes les anciennes querelles politiques, religieuses ou sociales, vous nous renouvellerez votre confiance, le 1 1 mai prochain. Nous poursuivrons notre tâche, à la Chambre, dans le même esprit que précédemment avec le même zèle, avec la même foi, consacrant toutes nos forces, tout notre coeur k l'exercice de notre mandat, n’ayant qu’un è pensée, n ayant qu un but; la prospérité de la h rance et de î Algérie, la grandeur matérielle et morale de noire Patrie républicaine.

Vive la France !

Vive l'Algérie !

Vive FOranie î

Vive la République 1

ROUX-FREISSi'NÉNG, - Claude PETIT.

' Députés sortants.

Parti Républicain Démocratique et SociaL

Électeurs, ^

J A la suite de la décision prise par l’Assemblée plénière de la section départementale du parti, nous avons l'Honneur de solliciter vos suffrages aux élections législatives du Il mai prochain.

Le Parti républicain démocratique et social a joué dans fa Chambre, dont le mandat vient d’expirer, un rôle de tout premier plan. Composé d'hommes aux convictions inébranlables, qui ne transigèrent jamais avec leur devoir de républicains, comptant en particulier parmi ses présidents d’honneur M. Poincaré, ce parti a soutenu énergiquement et sans lu moindre défaillance cet homme d'Etat en qui s’incarnent tous les espoirs de la France d'après guerre.

Au point de vue de la politique extérieure, ce grand parti estime avec M. Poincaré que la France doit, par une altitude de fermeté inébranlable, obtenir de l'Allemagne responsable de ia guerre îa juste réparation des ruines qu elle a accumulées sur notre territoire.

Il estime aussi que ce but doit être poursuivi dans un sentiment d'entente et de collaboration loyale avec nos Alliés d’hier, mais dans les conditions de dignité et d’indépendance que requiert l’honneur de la grande nation victorieuse que nous sommes.

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Au point de vue de la politique inférieure , ses directives demeurent* les suivantes :

Politique d'ordre, d'économie et de patriotisme fiscal nécessaire au relèvement de qptre situation économique et au redressement du franc, dont la bonne tenue constitue le meilleur moyen de lutter contre la vie chère.

Surveillance et répression des agissements des spéculateurs, qnî sont précisément favorisés par H notabilité de notre change. Faire rendre gorge aux profiteurs de la guerre.

Politique de paix, religieuse basée sur le maintien des lois de laïcité et de la neutralité de rfilat, le respect absolu des opinions philosophiques et religieuses, de la liberté de conscience et d’enseignement. Maintien des relations avec le Vatican.

Le Parti républicain démocratique et social est de ceux qui ont toujours travaillé et quî veulent continuer h travailler à la réunion, de tous les Français confondus par une c o n cor d e d éfm i t i ve , d a n s u n s e n ti m en t â' eut F a i de mut uc 1 1 e et d! a m o u r de la Ré p u b i iq um Politique sociale de solidarité humaine et de fraternité nationale. L’Etat a le devoir impérieux d’engager la Nation dans la voie, de la réalisation des progrès sociaux, si passionnément attendus et de provoquer, diriger et protéger par son action et sa législation tous les efforts des individus et des collectivités privées, en vue d’accroître le bien-êLre et les garanties d'existence de ceux qui travaillent et qui souffrent,

La politique sociale de P État doit, au reste, se soucier également de tous les éléments de la Nation, Elle doit se préoccuper aussi bien des classes moyennes menacées dans leur existence par la cherté croissante de la vie, qu'elle doit à la dignité humaine de rendre la vie possible aux classes ouvrières sur lesquelles continuent de peser, de plus en. plus rudement, les conséquences d'une instabilité économique sans précédent.

Au surplus, nous prétendons que la disparition, des classes moyennes dans notre pays signifierait la ruine de nos institutions démocratiques, car elle enlèverait du même coup au travailleur le légitime espoir d’accéder à un peu d’aisance, et qui, si cette possibilité lui est interdite, risque de le jeter dans le désespoir des décevants mirages communistes.

Loin de l’éloigner des lois ouvrières qui ont donné à la classe des travailleurs un commencement de sécurité, les aspirations de noire Parti le rendent plus résolument syndicaliste que jamais, car il nous paraît que le syndicalisme est un très efficace instrument de progrès et de justice sociale.

Nous sommes partisans, tout au moins dans l’industrie et autres activités analogues, du maintien de la loi de Huit heures, que le Parti républicain démocratique et social considère comme une des bases du régime actuel du travail.

Mais au tout premier plan des progrès à ne pas difïérer un seul instant se placent :

1° L institution d’assurances sociales suffisantes, et non à caractère d’aumône, contre le chômage, la maladie, la vieillesse et lit mort du chef de famille ;

9° L’instruction gratuite, dans renseignement secondaire et renseignement supérieur, des enfants biens doués et travailleurs des classes pauvres ou modestes, avec allocation aux chefs de famille, dans la mesure juste et nécessaire, d’une indemnité compensatoire du gain que ne rapportera pas au foyer familial l'enfant qui poursuit ainsi ses études.

En ce qui concerne la crise dès loyers, il faut définitivement la résoudre par la reprise1 dé la construction sous la subvention de l’État, si c’est nécessaire, pour mettre fin au régime précaire des prorogations.

La politique économique du pays devra tenir compte de la nécessité d'accroître, d^amé- Horer ou de moderniser notre outillage national, tant' au point de vue industriel qu’au point de vue agricole.

Sous ce dernier rapport, nous estimons qu’il est possible et indispensable de développer rapidement la production agricole.

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